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Danielle G
14 abonnés
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1,5
Publiée le 11 octobre 2020
ce n'est que du voyeurisme. c'est tellement surjoué qu'on ne croit pas à cette "semblerie". je ne connais pas les us et coutumes barbares de ce pays mais laisser la sentence finale à une seule personne c'est énorme. sinon ce n'est rien plus qu'un prime d'une télé-réalité sans intérêt
L'histoire et le pitch du film était alléchant, autour de l'ère de la télé-réalité avec une vision et une culture venant entièrement du moyen-orient. Incroyable de se dire qu'une telle émission qui influait sur la vie et la mort d'une accusée jugée en direct par des votes de téléspectateurs existait encore il y a quelques mois en Iran. C'est fou ! Si l'idée du film était bien vu, le scénario n'est pas très bien écrit et assez bancale, souvent confus, avec des scènes parfois invraisemblables même dans une mécanique d'émission de télé-réalité... Heureusement, le casting iranien redonne un peu de puissance au film, surtout par la prestation de Sadaf Asgari qui joue Maryam, que j'ai trouvé superbe et émouvante. J'ai tout de même envie de ne pas être trop dur avec le film, car cela fait vraiment plaisir de découvrir de plus en plus le cinéma iranien avec des thématiques aussi fortes, ancrées et réellement représentatives de ce qui se déroule dans un pays apparaissant aux premiers abords comme moderne. Un cinéma engagé mettant souvent en péril leur réalisateur localement. Rien que pour ça, c'est louable et admirable.
J'ai eu un peu de mal à " me mettre dedans", et je me suis dit que je voyais un documentaire......J'ai marché, tout ce que j'aime, j'ai appris des choses, j'ai eu des émotions......
Décevant et plutôt pénible. Le sujet de ce film était prometteur : donner à voir une émission iranienne, bien réelle et glaçante, où les familles de victimes octroient ou non leur pardon aux "assassins" et, par là, les gracient. Mais voilà, les scènes où les propos tenus en régie se superposent à ceux tenus sur le plateau de l'émission donnent un mélange cacophonique particulièrement usant. Les personnages pleurent, crient, hurlent, sont sans cesse au bord de la crise de nerf ce qui fait qu'on sature comme dans les mauvaises télénovelas latinas. On aurait aimé un traitement plus sobre, plus sec, plus tendu et non une histoire qui en fait des tonnes et qui, finalement, n'émeut pas. On est loin des films iraniens puissants et sobres sur des sujets non moins graves comme "Un homme intègre" ou "Le diable n'existe pas" d'un autre cinéaste iranien : Mohammad Rasoulof. Dommage.
Ai vu le film choc "Yalda, la nuit du pardon" de l'Iranien Massoud Bakhshi. Dès la scène d'ouverture très simple mais efficace, on sait que nous avons devant nous un film de metteur en scène. Chaque plan, chaque scène raconte quelque chose et le réalisateur sait manier l'image et le montage comme un orfèvre. "Yalda" est un huis clos puisque tout se passe sur un plateau de télévision, lors de l'émission "le prix du pardon" émission putassière où le présentateur fait office de Procureur et le public de Jury, pour décider de la peine de mort ou du pardon d'un accusé. Cette émission a réellement existé en Iran. Maryam est l'accusée du jour, tout juste sortie de prison pour assister au tournage, entre des chansons de variété et des pages de pub, sa vie est étalée, découpée, simplifiée, exhibée dans des reportages à charge. En face d'elle, Mona la fille de son mari que Maryam a tué. Ce sera à Mona en fin d'émission de donner où non son pardon, si elle ne le donne pas, Maryam sera mise à mort, si elle pardonne Mona recevra une très forte somme d'argent des annonceurs de la soirée. La caméra ne quitte que très rarement Maryam qui passe de la révolte à l'apathie. La grande qualité du scénario est que Maryam n'est jamais aimable. Maryam dans tous les cas est la victime d'une société, d'un système judiciaire folklorique, de sa mère étouffante, et se retrouve prise au piège du direct de cette émission scénarisée animée et produite par des hommes. Massoud Bakhshi entretien en permanence la tension du film sans jamais tomber dans le suspens facile ou le pathos. Le mise en scène est millimétrée et nous suivons l'action en coulisses, sur le plateau, dans les loges en même temps grâce aux écrans de contrôle, caméras de surveillance et surtout l'écran télévisuel. Si "Yalda" dénonce en permanence la télévision iranienne c'est surtout un grand film de cinéma. Ce film a l'atmosphère de révolte et étouffante a obtenu le prix du public lors du dernier festival de Sundance. Film effrayant et essentiel sur une société en phase de perdition très avancée (tout comme "Drunk") où la télévision avec son image clinquante et ses propos simplistes brouille et enivre la population devenue incapable d'une réflexion personnelle et de libre arbitre.
Vu avec bonheur la veille du reconfinement ... bien plus subtile qu'il n'y parait, j'ai été tenu en haleine jusqu'à la fin ! Très bien filmé, on ne sait plus si c'est du cinéma ou de la réalité, sous les spots de cette machinerie qu'est la télévision. On ne sait donc pas jusqu'au bout si l'humanité va gagner au cœur d'un pays écartelé entre post-modernité et dogmes culturels ancestraux et paradoxaux. La seule frustration est de ne pouvoir tenir par la main cette jeune fille bien seule jetée dans l'arène ...
Le pitch de départ est énorme, il faut dire que les lois iraniennes sont dingues mais le film est éprouvant, pénible, prévisible (sauf le twist) et parait long malgré sa courte durée.
Film surréaliste excellemment bien interprété par quelques acteurs incarnant admirablement bien leurs personnages. Religion justice télé-réalité, cette trilogie montre combien l’absence d’une justice professionnelle et indépendante peut carencer toute une société....
Yalda n'est pas le prénom de l'héroïne du deuxième film de Massoud Bakshi mais le nom de la nuit du solstice, la plus longue de l'année, prétexte à réjouissances. C'est ce soir-là qu'est censée se dérouler un programme de télé-réalité iranienne (qui existait il y a encore quelques mois), baptisé ici "Le plaisir du pardon" (sic). Dans cette émission sidérante, au cours de laquelle des millions de SMS sont envoyés, la fille d'un vieil homme tué par son épouse "temporaire" (pratique iranienne déjà illustrée dans d'autres films) va ou non accorder son pardon et éviter à la meurtrière la peine de mort, tout en touchant une certaine somme (le prix du sang) réglée par les sponsors de l'émission. Incroyable et atroce mais vrai, c'est l'application de la loi du talion (aiguille) dans toute sa splendeur sous les yeux des spectateurs iraniens et de nous-mêmes, pour l'occasion. Nous voici voyeurs ébahis, car la fiction s'inspire forcément d'affaires réelles et singulièrement mal à l'aise devant un traitement frontal, sans beaucoup de subtilité, et ne lésinant pas sur les scènes mélodramatiques. C'est évidemment un "spectacle" prenant mais surtout à cause de son sujet et de son illustration évidente de la lutte des classes. La psychologie des deux femmes sur le plateau n'est qu'esquissée et l'étude réel des faits pas suffisamment explicite, Massoud Bakhshi préférant dramatiser son intrigue et susciter notre dégoût devant une telle parodie de justice. Le cinéma iranien, celui d'Asghar Farhadi, de Mohammad Rasoulof ou de Jafar Panahi, par exemple, nous a habitués à un peu plus de finesse dans ce monde de brutes.
Inspiré d’une émission de télé-réalité iranienne qui donne aux familles de victimes le pouvoir de sauver ou non les coupables de la loi du Talion, un drame intense et sidérant, mais un peu trop démonstratif, porté par une interprétation remarquable.
Le cinéma iranien se renouvelle en adoptant le ton du suspense grand public, tout en restant fidèle à ses thématique sociétales. Yalda est un beau portait de femmes tout autant qu'un récit efficace. On a de plus la confirmation que la télé-réalité ne fait pas des ravages qu'en Occident.
Ce qu’il y a de plus étonnant dans l’histoire que raconte ce film, c’est le fossé qui existe entre un pays disposant de tous les symboles de la modernité – élite cultivée, niveau de vie convenable, modernité, notamment – et la soumission à des impératifs qui nous paraissent relever quasiment de l’antiquité. Que ce soit la soumission de la femme à l’homme, du pauvre au riche, et de tous à la religion, le spectateur occidental le plus souvent athée – en tout cas peu pratiquant -, qui applaudit à metoo et arbore un gilet jaune dans la rue pendant des semaines et des mois à un peu de mal à comprendre que l’on puisse soumettre au vote des spectateurs l’application ou non de la peine de mort – la loi du Talion ! - à une femme un peu perdue au milieu du bazar médiatique de l’émission télévisée dont elle est l’héroïne. Sur le plan cinématographique, le film est mené comme un thriller au suspense régulièrement renouvelé par des rebondissements de telenovelas, et animé par des acteurs convaincants. De la pauvre accusée à la vilaine fille riche de la victime, des animateurs empathiques et prévenants au procureur sympathique plaidant pour que la sentence qu’il a demandée ne soit pas exécutée, tous forment un théâtre singulier et souvent rès surprenant, parfois caricatural certes, mais que l’on regarde sans déplaisir.
Un regard acerbe sur un choc entre tradition fondamentaliste et modernité superficielle. L'issue n'en est qu'incertaine, mais le mal-être du spectateur est lui bien concret. Ce sujet, brillant d'anticonformisme, est inégalement traité, mais réussit à interpeller nos consciences d'occidentaux.
De nos jours, en Iran, Maryam est condamnée à mort pour le meurtre de Nasser, son mari. Elle participe à une émission de télé-réalité pour demander le pardon de Mona, la fille de Nasser, la seule à pouvoir annuler sa pendaison.
Yalda, la nuit du pardon est inspirée de l'émission de télé-réalité iranienne "Lune de miel". La loi du talion, le prix du sang, le mariage temporaire... sont au centre du film dont l'intérêt premier réside dans l'indignité qu'un tel show télévisé est pu exister (il a été supprimé depuis).
Malgré ses bonnes intentions, Massoud Bakshi développe un scénario alambiqué dans une mise en scène brouillonne et frôle parfois le mauvais goût qu'il semble pourtant vouloir dénoncer. Le dessin de ses protagonistes est fait à gros traits, le poids des traditions et des inégalités sociales survolés.
Passé l'effet saisissant du contexte télévisuel, le film ne parvient pas à donner à sa dénonciation la dignité attendue.
Quand la loi du talion est érigée en spectacle de T-V réalité, on est dans le domaine de l'ubuesque . Confettis, sponsors, publicité, justice, quand la frontière entre le pardon et la condamnation à mort ne tient qu'à un SMS, on a le sang qui se glace. Bienvenue au pays des ayatollahs, au pays où on ne plaisante pas avec la religion et où pourtant on fait d'un homicide un show indécent. Dérangeant, absurde, et pourtant cette émission existe bel et bien. La réalité dépasse parfois la fiction...