Il s'agit du 2ème long-métrage de cet auteur et réalisateur iranien qui a eu de gros problèmes dans son pays et des menaces de mort à la suite de son premier long-métrage « Une famille respectable » présenté à Cannes en 2012 à la quinzaine des réalisateurs, mais interdit en Iran. Ce film pose un regard critique intéressant et étonnant pour ne pas dire choquant sur la société iranienne. Une émission de télévision utilise ainsi pour cadre le pardon en direct. Tout cela n'est pas innocent, car on cherche bien sur à faire de l'audience. On assiste tout au long du film à ce pardon orchestré par la production de cette émission sensée divertir et donner de l'émotion à un large public de téléspectateurs. C'est ainsi que le « culturel » vient au secours d'une condamnée à mort selon la loi islamique du talion encore en vigueur en Iran. Ce film d'auteur est bien réalisé et bien interprété.