Merci pour le chocolat
Note moyenne
2,8
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101 critiques spectateurs

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24 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 septembre 2009
Dans l'art chabrolien, dans cette peinture sociale où la bourgeoisie française se dissèque, chavire le vrai et le faux, dans le brouillard permanent du réalisme et de l'onirisme. Ne jamais prendre au premier degré son fantasme cinématographique est l'une des clés essentielles à la compréhension d'une oeuvre bien plus abstraite que concrète; l'interprétation substitue ce désir de comprendre. Merci pour le chocolat est le jouet d'une histoire étrange. Mika Muller, hantée par la formidable Isabelle Huppert, dirige une société de chocolats alors que son mari, André Polonski, inspiré par le grand Jacques Dutronc, est un pianiste virtuose. Paradoxalement, le nom du premier ressemble à une marque de chocolat bien réelle, et non fictive, tout comme le prénom de ce dernier qui rappelle un peu trop celui de Roman Polanski. Le décor est avant tout psychologique et s'enlise progressivement une ambiance expérimentale. En effet, ce couple est absent dans beaucoup de domaines, comme la vie en ménage tout simplement, pour symboliser une ambiance somnambulique. Leur fils est la somptueuse allégorie de cette humeur générale, et qui englobe la totalité du film; la mère l'exprime par une boisson qu'elle lui donne quotidiennement, qui l'endort à moitié, tel un somnambule qui prendra consciences par la suite de son état. Cette cruauté inexplicable s'enchaîne à une intrigue parallèle où une jeune fille venue de nulle part pourrait être la véritable fille d'André Polonski. Une rivalité entre le fils et la nouvelle venue explose l'édifice familial, la vérité est perpétuellement remise en question. Pourtant, les deux caractères s'allient contre la mère qui pourrait être l'objet d'une vengeance envers son propre fils, qui ne serait d'ailleurs peut-être pas le sien. Ces bouleversements, ces intrusions dans le cadre de cette famille bourgeoise, qui semblait si tranquille, sans histoire apparente, révèle le sombre tableau de personnalités équivoques. Ambivalent et complexe.
Xyrons

773 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2009
Merci pour le chocolat est un très beau film de Claude Chabrol. Le scénario fonctionne très bien et on est pris dans le film dès le début. Une mise en scène irréprochable de la part du réalisateur, une belle distribution avec notamment à l’affiche de ce film Isabelle Huppert, Jacques Dutronc ou encore Anna Mouglalis. Bref un très beau film que je conseille pour tout public, 15 / 20.
Pierre E
Pierre E

241 abonnés 665 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2007
Avec l’élégance habituelle de sa réalisation, Chabrol nous offre un suspense ‘chocolaté’, absolument délicieux, mené par l’interprétation de la magnifique et très raffinée Isabelle Huppert, qui habite le rôle de la troublante Marie-Claire Polonski, héritière des chocolats Muller, veuve noire qui tisse sa toile méticuleusement... Que cachent le chocolat Muller ? Secrets de famille et trahison en sont les principaux ingrédients, dans le cadre d’une famille issue de la bourgeoisie. Chabrol tient habilement son spectateur en haleine, laissant des parts d’ombre là où il faut. Vous en reprendrez bien une tasse...? Très certainement.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2019
Chabrol livre avec « Merci pour le chocolat » un de ses films les plus épurés. Finies les ambiances chafouines de la bourgeoisie de province souvent moquées dans ses films dès les années 60. A l’aube du 2e millénaire Chabrol fait un constat désarmant de la tristesse qui inonde ces immenses demeures où chacun semble vivre à côté mais sans véritable besoin de l’autre. Huppert devenue une habituée du maître, est une mante religieuse qui tue ses proches sans mobile apparent de façon mécanique comme elle semble vivre. Elle tue mais elle le fait en douceur en truffant son chocolat de somnifère. Il faut dire que l’on est en Suisse où il ne fait pas bon avoir un mot plus haut que l’autre. Bien entendu, quand la jeune Anna Mouglalis vient se rappeler au passé trouble de son mari et commence à tout doucement s’incruster on peut deviner que la potion maléfique ne va pas trader à ressurgir. Telle une araignée qui tisse sa toile elle tend son piège à sa jeune victime trop sûre d’elle. C’est ce que toute la critique a admiré du film. De mon côté le personnage joué par Dutronc me semble plus intrigant et maléfique. Visiblement il devine ce qui va arriver y compris à son propre fils et il ne fait rien pour ralentir la machine infernale. Au contraire il semble même se servir de l’absence de tout sentiment de culpabilité de sa femme pour assouvir au travers d’elle ses propres instincts meurtriers. Pour illustrer ce propos, Chabrol conclut de façon admirable son film avec un plan qui semble tout d’un coup nous indiquer les terribles liens qui unissent les deux époux. Magnifique mais tout de même un peu froid.
reymi586

562 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2011
Un bon Chabrol avec une bonne intrigue! Isabelle Huppert joue admirablement ce rôle! Une fin un peu prématurée, on veut en voir plus tant le film est entraînant!
zhurricane
zhurricane

98 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2012
Très grand film de Chabrol avec beaucoup de tensions et trois grand acteurs(Anna Mouglalis;Jacques Dutronc et bien sur Isabelle Huppert).
Hotinhere

798 abonnés 5 503 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2020
Un film aux accents Hitchcockiens, à l'intrigue perverse et vénéneuse porté par une mise en scène classique mais classieuse, des dialogues savoureux, l'interprétation géniale d'Isabelle Huppert, sous fond de musique de Liszt.
Michael78420
Michael78420

68 abonnés 1 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2022
Quelle ambiance oppressante. Isabelle Huppert est remarquable dans son interprétation de Mika, véritable psychopathe. Cette bourgeoise frêle, discrète, qui parle peu, juste assez pour retourner la tête des gens qu'elle approche. Elle manipule à tout va et personne ne s'en aperçoit ! Sûre de son pouvoir, elle clame : "J'ai une vraie puissance dans ma tête. Je calcule tout." Terrifiant ! Le genre de personnage qui invite le spectateur à revisiter les personnes qu'il a croisées dans sa vie, et se demander si elles n'étaient pas du même acabit. Malgré la qualité du scénario et du jeu de l'actrice, les lenteurs, le piano omniprésent, certains passages bizarres, m'ont laissé un arrière goût amer. Un film qui ne laisse pas indifférent en tout cas.
mickael l.
mickael l.

51 abonnés 139 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2024
Pas le meilleur des Chabrol le moins que l'on puisse dire . C'est lent et vraiment pas terrible . Les acteurs sont juste surtout Brigitte Catillon. Mais l'intrigue est spéciale . Ce film me fait penser à Poulet au vinaigre en nettement moins bien .
Zeugax Ouvier
Zeugax Ouvier

24 abonnés 190 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2024
Moyen parce qu'il y a Dutronc, pour le reste Hupert dans le rôle favori de la salope totalement désaxée, c'est trop toujours la même chose.. Ce n'est plus une actrice, c'est une caricature et le film a l'avenant.
pierrre s.

564 abonnés 3 438 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2019
Ni bon ni mauvais, un film assez quelconque dans lequel Chabrol s'amuse une fois de plus à critiquer le monde bourgeois.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 mai 2009
Claude Chabrol en dilettante dans toute les acceptions du terme. Il a construit son film à partir d'une idée intéressante mais avec un scénario peu travaillé, sachant sans doute qu'il pourrait s'appuyer sur la prestation de Huppert dans un rôle routinié pour elle. En utilisant Dutronc pour son faux coté détaché et en bénéficiant du talent de la jeune Anna mougladis aérienne (pourquoi aérienne? Je ne sais pas, mais pourquoi pas?) il sort finalement un film correct sans plus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Chabrol est un des rares metteurs en scène qui réussit à construire de grands films sur une intrigue totalement inexistante. "Merci pour le Chocolat" ne déroge en aucun cas à la règle. En effet, le cinéaste nous donne dès le départ les clés du récit et nous suggère même le dénouement ! Tout l'art de Chabrol est de mettre en place un suspense grandissant tout au long du film et remarquablement rendu par la musique et l'interprétation d'Isabelle Huppert. Bravo l'artiste !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Tout est clément du début jusqu'à la dernière scène, tout est adagio mais l'on sait dès le début que ce n'est pas clair qu'Isabelle Huppert cache un lourd secret. Dans une des scènes clés du film, Isabelle Huppert est couchée auprès de son mari qui dort, c'est la nuit, mais elle ne dort pas, elle pense, elle se souvient...
Magistral moment de cinéma !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

96 abonnés 4 391 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2023
C'est une histoire de famille, mystérieuse et surtout ambigüe comme les affectionne Claude Chabrol, avec pour toile de fond la tranquille Suisse provinciale et pour sujets quelques unes de ses figures bourgeoises. Autant dire que l'intrigue n'est pas dépourvue d'ironie chabrolienne.
Un des traits satiriques, subtil, du film relève des secrets de famille et plus précisément des secrets de naissance, qui semblent concerner ici la plupart des protagonistes et que ceux-ci ont couverts d'un voile pudique et honteux. La situation de départ est d'ailleurs celle de "La vie est un long fleuve tranquille", film auquel il est fait explicitement référence, comme si Chabrol s'amusait lui-même de ce cas de figure usé qui introduit son sujet.
Ainsi, Jeanne (Anne Mouglalis) apprend qu'elle pourrait être la fille du célèbre pianiste Polonski. La jeune femme étant elle-même pianiste, elle s'introduit chez les polonski, moins peut-être pour faire la lumière sur ses origines que pour y profiter de quelques leçons de piano du maestro. Cependant, le personnage central du film, tant sa personnalité et son comportement sont étranges, est celui d'Isabelle Huppert. L'épouse de Polonski, spoiler: qu'on soupçonne très vite d'avoir éliminer sa première femme, semble avoir l'idée d'en faire autant avec le fils du pianiste.

Quels sont les mobiles et les intentions de Mika dans cette comédie indéfinie qui parait flirter avec le fait divers criminel mais que son dénouement, moins spectaculaire ou théatral qu'attendu, ramènera à des proportions plus ordinaires? Isabelle Huppert compose la bourgeoise-type dont la prérogative de maîtresse de maison la plus cocasse consiste à préparer le chocolat à toute la famille...Superficielle mais équivoque, elle donne le ton du film. On n'oubliera pas pour autant les brillantes compositions d'un Jacques Dutronc affable et caustique, et d'Anna Mouglalis et Rodolphe Pauly, talentueux, dans les rôles des possibles enfants échangés. On regrettera néanmoins que la situation d'ensemble évolue peu, s'enlise parfois dans des dialogues évasifs et, qu'en conséquence, le récit manque un peu de relief.
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