La Lutte des Classes
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315 critiques spectateurs

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Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2019
Une comédie sociale de très bonne tenue, drôle et intelligente, qui aborde un thème passionnant. Michel Leclerc bouscule les idéaux de ses personnages en les confrontant aux fractures sociales sans basculer dans le pessimisme et le misérabilisme.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2019
Une comédie avec une forte charge sociétale, caustique et ironique, impertinente. Tout y passe : le vivre ensemble, le communautarisme, la religion (toutes !), l’éducation, au travers d’un couple mixte qui tente par respect pour ses valeurs de résister aux relents de boboïtude. Ces parents (Leïla Bekthi et Edouard Baer) se trouvent confrontés au travers de leur enfant (excellent Tom Levy) à leurs contradictions, entraînés par celles de leur entourage amical moins scrupuleux qu’eux. Survie en milieu non pas hostile mais issu de la diversité. Ce n’est pas le premier fil, ni le dernier (filon inépuisable) sur le sujet de la (proche) banlieue parisienne qui, dans ses rares maisons anciennement ouvrières des quartiers populaires attire quelques parisiens ayant fait une bonne affaire avec la revente de leur précédent bien immobilier. Après, il faut faire avec la carte scolaire ! Quelques scènes et dialogues, provoquant une franche hilarité parmi les spectateurs, resteront à coup sûr cultes. Les messages ne manquent pas. Seul petit bémol, sur la fin le sujet s’essouffle. Comme un manque d’inspiration pour conclure le propos d’une façon ou d’une autre. Du coup, les dernières scènes s’empilent de manière assez brouillonne. Je mets quand même 4 étoiles pour tirer la note vers le haut car à 3,2 seulement au moment où j’écris, ce film le mérite amplement.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2019
Sous forme de comédies un réflection sur les classes sociales et le mélange des populations. On regrettera néanmoins qu'Edouard Baer fasse du Edouard Baer pour attirer la caméra sur lui.
PLV : à érserver à ceux qui ne veulent pas sortir de chez eux
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Ce film est poussé à l'extrême pour apporter une certaine dérision sur tous nos problèmes de société et du vivre ensemble....
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2019
C’est le grand retour de Michel Leclerc sur les écrans et il retrouve avec « La Lutte des Classes » ce qui avait fait le sel et la pertinence du « Nom des Gens », c'est-à-dire que sous des airs de comédie alerte, réussie, enthousiasmante parfois, se cache une vraie réflexion sur les convictions, sur les idées, sur ce qu’est devenue la société française aussi. Son film est très réussi dans sa forme car on sent que tout est très soigné, le rythme est soutenu, les dialogues sont très écrits, et la bande originale, sans être exceptionnelle, donne une couleur optimiste au film. Evidemment, je ne parle pas des morceaux du groupe de rock de Paul, son personnage principal, qui parodie un peu les Béruriers Noirs avec des textes outranciers quasiment éructés sur des guitares saturées. Michel Leclerc filme la banlieue comme on ne voit pas souvent, pas celle des Cités mais celles des petits pavillons, des écoles de quartiers de petite taille, la banlieue des marchés du samedi matin et des salles polyvalentes colorées. Il apporte aussi un soin particulier aux costumes, qui ici en disent toujours très long sur les gens qui les portent. Que ce soient des perfectos élimés, des tailleurs pantalons ou des hijabs, c’est par le vêtement d’abord que les personnalités s’affirment ici, comme si cela avait presque autant d’importance que les idées. Construit autour de trois rôles principaux, campés par Edouard Baer, Leïla Bekhti et le jeune Tom Levy, le film fait la part belle aux seconds rôles. Si Leïla Bekhti est parfaite en jeune avocate (véritable incarnation du mérite républicain), et si Tom Levy est très attachant en gamin turbulent, c’est Edouard Baer qui tient le haut du pavé. Batteur de rock, très ancré dans la gauche militante (visiblement c’est de famille, comme c’est souvent le cas), il ne veut rien renier de ses engagements, et se retrouve presque prisonnier de ses propres certitudes. Edouard Baer est formidable, et dans certaines scènes il est même plus que ça ! Je trouve ça bien qu’Edouard Bear flirte ainsi avec une certaine autodérision, en ce moquant gentiment de lui-même et de l’image qu’il renvoie parfois. Quant aux seconds rôles, qui sont nombreux et très bien croqués, ils sont tenus par Ramzy Bedia, Baya Kasmi, Claudia Tagbo ou encore Eye Haïdara et leur personnages mériteraient presque plus de lumière qu’il en ont, tellement ils semblent riches et pétris de contradictions eux aussi ! Le scénario est finalement bien plus complexe et riche que le pitch du film pourrait le laisser supposer. Le propos de « La Lutte des Classes » va bien au-delà de savoir si on peut continuer à être « de gauche » tout en scolarisant ses enfants chez les cathos. Evidemment, c’est le point de départ du film mais, en dépit parfois du manque de finesse de certaines scènes, le long-métrage en dit long sur la France d’aujourd’hui, une France de plus en plus communautariste, ou paradoxalement tout le monde est arc-bouté sur ses propres certitudes tout en marchant en permanence sur des œufs à propos de tout ! Quand je parlais du manque de finesse du scénario sur certains points, c’est le cas lorsqu’il rentre dans l’école. Ici, soit l’école est riche et catholique au point d’en être une caricature, soit l’école publique est dénuée de moyen au point aussi d’en être elle aussi une caricature. Et je ne parle pas du pédagogisme ridicule de l’institutrice, qui n’existe que des comédies du cinéma et dans les phantasmes des réactionnaires de tous poils. Quand le film parle de l’école, il tombe dans la caricature et c’est bien dommage car quand il parle du reste, il vise juste. Dans « La lutte des Classes », ce que je trouve très réussi, c’est que tous les personnages cristallisent toutes les ambigüités de l’époque, tous ont raison et tous se trompent, tous leur arguments font mouche même quand ils se contredisent, parce que la vérité est complexe, les arguments pour la démontrer le sont tout aussi. C’est une société qui n’a plus les repères binaires d’il y a 30 ans : la Gauche, la Droite, le Bien, le Mal, le laïc, le religieux, tous les repères sont brouillés, et il faut désormais vivre dans cette époque confuse, et fonder une famille, avoir des enfants, les élever, les scolariser, avoir des amis, côtoyer ses voisins, faire carrière, avoir un mode de vie plus ou moins en rapport avec nos convictions, c’est devenu difficile, et le film le montre parfaitement. Du coup, on peut passer l’éponge sur l’institutrice ridicule, le voisin juif orthodoxe qui construit des murs, la maman femme au foyer et donneuse de leçon et toutes ces petites choses un peu caricaturales. La fin du film et certes inattendue mais elle aussi un peu caricaturale. Le dénouement final, très politiquement correct pour le coup, est presque aussitôt désamorcée par Michel Leclerc, et j’aime bien cette fin douce-amère qui explique que si les choses semblent réglées en apparence, au fond elles ne le sont pas plus qu’avant ! « La Lutte des Classes » est une comédie intelligente, très bien écrite et qui permet à Edouard Baer de composer un personnage truculent, alors fermons les yeux sur les petites exagérations et sur les petites facilités du scénario, ne boudons pas le plaisir de ce moment de cinéma réussi.
m_queen
m_queen

251 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2019
Caustique et juste , ce film a de quoi faire réfléchir. Édouard Baer est parfait dan son rôle de gauchiste figé dans l'adolescence. Beaucoup de justes remarques sur la scolarité. .. Le tout émaillé de moments drôles même si parfois on rit jaune.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2019
La lutte des classes est un film social, et politique. La comédie est actuelle, moderne. Le sujet est sérieux mais il est traité d’une façon drôle, assez légère, tendre et attachant. Michel Leclerc aborde la question de l’éducation et des écoles à travers l’histoire de Sofia et Paul. Un couple qui décident de partir vivre en banlieue pour inscrire leur enfant dans le public. La première partie est mieux réussie. On regrette la deuxième partie du film avec une série de clichés ou encore la morale (qui semblent assumés). Mais l’ensemble reste sympathique

Sofia et Paul sont incarnés par Leïla Bekhti et Edouard Baer impeccables .Ils ont l’air de s’amuser autant que le spectateur.

Sincère et drôle, la comédie est portée avec talent par Leïla Bekhti et Edouard Baer
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2020
Une thématique éculée (la diversité sociale à la française) ne pouvait aboutir qu'à un scénario d'une confondante banalité. Les clichés tant de fois vus et revus s'enchaînent avec dextérité, pour une soupe de bons sentiments moralisateurs.
Reste un jeu d'acteurs honnête...
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2019
Comédie menée avec humour et malice sur des sujets qui grattent beaucoup dans notree société malade : l’école laïque, la mixité, le communautarisme, l’attitude bobo. Tout le monde en prend pour son grade, mais sans moralisme, jugement péremptoire ni envolée gauchisante ou droitière. L’auteur montre des situations du quotidien avec ses difficultés à les gérer, à réaliser ses convictions, mais tout reste très drôle et très malin.
D’excellents acteurs avec un couple vedette très réussi, un bon rythme qui ne faiblit pas. Une très bonne comédie sociale.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2021
un film finalement assez agréable à regarder, malgré un début tonitruant qui donne envie de le fuir, avec cette scène où le gaucho-anar négocie le prix de vente de son appartement à la baisse avec l'agence immobilière car il est par principe contre la spéculation immobilière. La suite est plus nuancée, même si souvent caricaturale où 'enchainent les scénettes mettant en évidence la difficulté d'être toujours en ligne avec son idéal. Le fil conducteur est celui d'une l'école primaire de Bagnolet où notre couple arabo-français, qui est aussi avocate-batteur se heurte à al dure réalité de la mixité sociale dans un milieu à dominante immigrés, avec d'une part le souci du bien être de leur fils, la famille étant tiraillée entre l'école publique médiocre ( enseignante caricaturale, directeur efficace et peu orthodoxe) et l'école publique de Paris (avec des ruses qui s'éventent pour y accéder) ou l'école Privée où tous leurs amis ont placés leur rejetons.
Le réalisateur est finalement tendre avec ses personnages bourgeois ou immigrés qu'il croque avec tendresse tout en dénonçant les excès de leurs idéologies ou cultures top formatées et peu ouverte
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2023
Beaucoup de thèmes forts abordés dans cette comédie : la banlieue, la mixité sociale, le racisme, la tolérance, l’intégration, le rejet… tous dans un joyeux brouhaha qui manque parfois de profondeur mais qui au final dresse un panorama précis et réel de la France du XXIème siècle. E.excelle dans son rôle anarchiste qui se cherche.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2019
La lutte des classes est un concept politique théorisé par Karl Marx, mais c'est aussi le titre d'un film français sorti en 2019. Il lorgne vers la comédie mais son propos est en réalité très sérieux au sujet du fameux "vivre ensemble" dans ce pays. On doit ce long métrage au réalisateur Michel Leclerc qui avait fait le remarqué Le Nom des Gens en 2010. 

On y suit les aventures d'une famille parisienne qui décide de vendre son petit appartement pour un pavillon en Banlieue à Bagnolet, afin d'avoir plus d'espace pour les enfants qui viennent agrandir cette famille. Mais le choix de Bagnolet n'est pas anodin, il s'agit de la ville de naissance Sofia, incarnée par une excellente Leila Bekhti. En plus d'être sa ville de revenir dans sa ville de naissance, elle emménage dans la maison de ses rêves, un pavillon qu'elle pouvait voir de la chambre son son HLM lorsqu'elle était enfant. Son compagnon Paul, incarné par un Edouard Bear qui n'a besoin de fournir aucun effort pour dépeindre un gauchiste convaincant, souscrit totalement à ce projet. Oui, à ce stade, inutile de préciser que tout ce beau monde est de gauche, tolérant, multi culturaliste, bobo, mange bio et j'en passe !

Mais une fois confronté à la vie en banlieue, toutes ces convictions de gauche vont peu à peu vaciller. Mais par l'acte même d'opérer une plus-value sur la vente de l'appartement parisien, le pêcher originel était déjà commis. Par la suite, notre couple sera de plus en plus testé, notamment sur la scolarisation du petit dernier. L'école élémentaire publique du quartier semblant toute indiquée pour notre couple. Pourtant, au fil du temps, l'évidence ne va cesser d'être contestée par la réalité. Les tensions et incompréhensions sont inévitables dans cette école républicaine laïque mais pas tout à fait imperméable au fait religieux. Surtout avec une maîtresse apeurée qui ne cesse de s'exprimer avec un jargon inintelligible tout droit sorti des directives du ministère de l'éducation nationale (hilarante Baya Kasmi). Les différences culturelles entre les enfants de différentes origines sont aussi parfois sources de problématiques. La violence enfin, ne tarde pas à effrayer quelque uns de nos bobos bien pensants qui ne tardent pas à envoyer leur marmot dans le privé ! Sacrilège, pourtant ils votent à gauche, mangent bio et cultivent des légumes dans un jardin partagé. Ce que pointe ce film, c'est une certaine hypocrisie d'une gauche hors sol qui prétend défendre les plus faibles, les opprimés. Mais qui, une fois confrontée à tout cela dans le quotidien, prend ses jambes à son cou pour fuir. 

Mais cette dénonciation se fait sans méchanceté et avec beaucoup de pertinence. D'une part, en montrant que non, il n'y a pas de territoire perdu dans la République, et que lorsqu'on y met du sien, on peut parvenir à coexister avec des personnes différentes. Ainsi, le rôle du directeur de l'école interprété par un fabuleux Ramzy Bédia est une bouffée d'oxygène permanente à chacune de ses scènes.  

Dans ce contexte très naturaliste, on force à peine les traits. Et pourtant, la démarche cinématographique n'est pas oubliée dans la construction des plans et surtout dans l'écriture du scénario, des rebondissements et des dialogues. De sorte que, s'il y a une morale dans ce film, c'est que tant que nous pourrons dialoguer, nous pourrons résoudre les problèmes. Une sorte de Deus ex machina montre quant à lui ce qui menace réellement le pacte républicain, le manque de moyens dans le service public. Et dans une inspiration malicieuse, un objet qui crée parfois des tensions va s'avérer être un instrument permettant un véritable sauvetage. 

La lutte des classes est un film intelligent, drôle qui donne à réfléchir et qui parle mieux d'une certaine France que bon nombre de personnes qui ont leurs ronds de serviette dans les médias.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2022
On passe un bon moment avec cette comédie déjantée taillée à la mesure de Edouard Baer, idéal en vieux punk batteur et rebelle indécrottable. Il est bien entouré d'une palette d'acteurs de la diversité, Leila Bekhti en tête. Le tout sur fond de chronique sociale de la diversité dans l'école publique à laquelle se trouve confrontée les bien-pensants de gauche. Le scénario n'évite pas certains clichés, mais l'ensemble maintient son rythme et ses portraits à contre-emploi. Et nous concocte quelques scènes bien campées (le clip du groupe Amadeus 77, les travaux dans l'école, la maitresse débordée, le voisin juif garant sa voiture avant le shabbat…). Le petit écran va bien à ce documentaire militant d'une France bariolée et multiculturelle.
DVD-avril 22
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2025
beikti est top, baer aussi. film ode au multicuralisme plus que la lutte des classes puisqu'il n'y en a qu'une vraiment. plein de clichés. ca se regarde. c'est une satire de la gauche idéologique.
maatkare
maatkare

85 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mai 2019
une comédie très enlevée et qui aborde le sujet sous beaucoup d'aspects. un petit bémol pour quelques seconds rôles que l'on aurait souhaité plus développé (Sébastien Chassagne est totalement sous-employé, par exemple) et une fin un peu trop convenue.
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