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maatkare
85 abonnés
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4,5
Publiée le 7 mai 2019
une comédie très enlevée et qui aborde le sujet sous beaucoup d'aspects. un petit bémol pour quelques seconds rôles que l'on aurait souhaité plus développé (Sébastien Chassagne est totalement sous-employé, par exemple) et une fin un peu trop convenue.
C'est compliqué de suivre ses principes quand on n'évolue pas, quand on ne se remet pas en question, quand on n'écoute pas les autres. C'est stupide de les imposer, surtout aux enfants qui n'en ont rien à faire. C'est quoi la liberté ? Comment faire correspondre l'image que l'on a de nous avec ce qu'on est vraiment ? Un beau film qui soulève des questions avec beaucoup d'humour et d'émotion, les quelques clichés ne gachent rien.
J’avais beaucoup aimé Le nom des gens, moyennement aimé Télé gaucho mais là on touche le fond. C’est ennuyeux, c’est poussif et caricatural, quel dommage car les acteurs sont bons. La fin du film est complètement absurde et idiote, on se demande ce qu’a bien pu fumer le réal. Bref, n’y allez pas.
Des poncifs, de la bien pensance a tout de bras, des situations sans originalité, le tout forme un pudding aussi peu appetant qu indigeste. On s'ennuie ferme jusqu'au final grotesque... A fuir absolument
Film médiocre qui se veut militant mais qui tombe très rapidement dans le cliché grotesque. Au bout du compte tout n'est que caricature et aucun personnage n'est vrai. La prof de l'école publique parle à ses élèves en utilisant le vocabulaire des circulaires ministérielles, le directeur est plus animateur raté que directeur de classe, le paranoïaque de service obsédé par la sécurité est un juif orthodoxe, et tout à l'avenant. Jusqu'au titre qui sonne faux et qui EST faux ; les problèmes de l'intégration - car il est question de ça dans le film - ne seraient donc qu'une lutte de classes ? Et pour finir, l'école publique s'écroule….
On s'attend à un film comique, et effectivement on rigole souvent, mais c'est surtout un film social. Où on voit la difficulté d'appliquer ses propres principes à sa propre vie. Quand des auditeurs de France inter se retrouve à mettre leurs enfants dans l'école privée c'est que quelque chose n'a pas marché quelque part. Couple bien sympa formé par Edouard Baer et Leila Bekhti, même si la jeune avocate brillante avec le vieux rocker loser me semble le côté le plus improbable du film. Mais l'amour à des raisons que la raison ne connait pas. On sort de la salle avec quand même l'espoir que la mixité (diverse et variée) peut marcher, mais que ça demande du boulot.
Malgré la déception « La Vie très privée de Monsieur Sim », j'apprécie beaucoup Michel Leclerc, l'un des seuls réalisateurs français à offrir un cinéma « politique », du moins social, et ce toujours sous l'angle de la comédie. Ici, celui-ci s'intéresse à l'école publique, vaste et complexe sujet sur lequel il est presque impossible d'avoir un regard précis. Ce qu'a d'ailleurs très bien compris le réalisateur, ne prétendant jamais avoir la réponses à tous les problèmes (j'ai presque envie d'écrire « au contraire »), n'hésitant pas à tacler un peu tout le monde, sans jamais se montrer méprisant. Ainsi, bien-pensants, gauchistes « arrangés », intégristes, juifs : tout le monde a droit à sa petite (voire grosse) pique, devant faire face soit à leurs contradictions, soit à leur intolérance, l'occasion de quelques scènes vraiment très drôles spoiler: (la découverte du clip anti-pape découvert par le directeur de l'école catholique au moment de l'entretien en tête) . Dommage que certains passages ne soient absolument pas crédibles spoiler: (who, on te dit que toi et ton fils êtes condamnés à l'Enfer mais tu invites quand même la personne ayant tenu ses propos à dîner chez toi ? Sans déconner?) , l' « humanisme » de Leclerc étant « malheureusement » un peu trop grand pour être vraiment méchant, voire féroce. Au moins ne tombe t-il pas dans l'excès inverse : à chaque fois qu'on a peur que les bons sentiments prennent le dessus, une situation, une phrase viennent les en empêcher, le discours très « il n'est pas toujours facile d'être de gauche, surtout dans une ville populaire » étant habilement intégré au récit. Impression plutôt positive, donc, qui l'aurait été encore plus si le réalisateur avait su conclure : on sent bien qu'il botte en touche pour ne plus vexer qui que ce soit, la forme assez sommaire pouvant également être regrettée. Mais bon, malgré les maladresses, voilà au moins une œuvre évitant pas mal de pièges pour livrer un discours généreux sans être naïf, pouvant compter sur une talentueuse troupe de comédiens (l'irrésistible Edouard Baer en tête) pour faire de cette « Lutte des classes » une jolie comédie sociale.
Comédie sympathique cependant moins aboutit que le nom des gens, plus proche du téléfilm familial. Les questions posées sur l'identité et le vivre ensemble sont pourtant pertinentes, et la conclusion plutôt habile. Mais ça manque de piquant et on aurait aimé voir certains personnages plus développés.
bon sujet, pointantbien les ambivalences, les compromissions, la confrontation au réel, de l'individuel intime (son enfant) aux idéaux collectifs. Pas mal traité, mais en deçà de l'excellent Le nom des gens. Et une nouvelle fois le syndrome de la meilleure scène (clin d'oeil par ailleurs très bien joué à Ludwig von 88) surexposée dans la bande-annonce