Fait avec amour, il en va de soi, mais sérieusement? quelle idée d’"Halfeliniser" Valérie Lemercier pour lui donner la taille d’un enfant dans la première partie du film? ce n’est pas parce que Peter Jackson l’a fait avec les Nains et les Hobbits de son héxalogie qu’il fallait faire un truc pareil dans ce film ci aussi! D’autant plus qu’au-delà de coller un visage rajeuni (par ordi? maquillage?) de l’actrice sur un corps de préado, outre son teint pâle cadavérique tout le long du film, ce n’est pas en lui donnant une taille d’enfant, en l’habillant en enfant, et en lui faisant faire des mimiques d’enfants, que ça fait de cette actrice approchant les 60 ans un enfant! Aline à 10, 12, 14 ans, est juste: horrible, surtout avec sa voix d’adulte, pour ma part impossible de rentrer dans le film jusqu’à ce qu’elle atteigne l’âge adulte (ce qui correspond à une bonne heure), des bras de femme de 57 ans à 17 ans, tandis que le personnage est censé avoir une allure sportive, puis jeune adulte, toujours aussi pâle, la vingtaine, la trentaine, ce n’est que TRES tard dans le film, lorsque le personnage s’approche peu à peu de l’âge de son actrice, qu’Aline est crédible en tant qu’être humain: Là c’est créer un hobbit, mais sans le budget, et malgré l’amour que Lemercier a placé dans son film, l’intérêt général qu’on peut porter à l’histoire (rythmée, accrocheuse, et débordante de rebondissement), si on n’arrive pas à dépasser les effets spéciaux foirés, c’est toute une partie de l’expérience du film qui est gâchée:
Lemercier bouge son corps très, niveau chorégraphie, outre quelques erreurs dans les playbacks (de son côté comme du côté des violonistes derrière elle), elle s’en sort très bien et sur scène son personnage ‘fictif’ (dans sa période d’or), à fière allure. Mais ce visage blanc, dénué de toute texture de peau, comme ‘plastifié’, on croirait une rastérisation bon marché qualité DVD d’un film des années 60… avec l’ensemble des autres personnages en 1K de l’autre…
Pour le reste ça reste grandement mièvre, un jonglage borderline niveaux émotions, de l’humour raciste en l’encontre des québécois et de leur accent, bref, au milieu de la sincérité et des bonnes intentions, on tombe souvent dans le mauvais goût.
En dehors des anachronismes assumés par rapport à la vie de Céline Dion (que je ne connais pas, je ne fais que rapporté ce que Lermercier a dit de son film, ce que j’ai entendu, et lu), des anachronismes dans les différentes époques survolées (des années 30 à nos jours).
Timeline inutilement compliquée à suivre.
Bref, pour qui arrive à entrer dans le film (les personnes autour de moi étaient globalement satisfaites à la sortie de la salle), pour les personnes plus fermées et regardantes ‘des petits détails’, à vos risques.
Pour ma part trop de facepalm pour réussir à pleinement apprécier quelque chose qui pourtant aurait pu m’intéresser.