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SebLefr3nch
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2,5
Publiée le 21 janvier 2022
Guillermo del Toro sait mettre en images et il a son propre style, c'est indéniable. Dans ce film noir, tous les ingrédients sont réunis répondre à la tradition des grands films hollywoodiens. Seulement l'époque a changé et malgré la qualité de la mise en scène et des acteurs (casting 5 étoiles) et bien on s'ennuie car on sait ce qu'il va se passer. La surprise n'arrive à aucun moment et les grands rebondissements ne sont même pas palpitants. C'est bien dommage car sur le papier, le film donne vraiment envie.
Le succès indéniable de « La Forme de l’Eau » aurait pu emmener Guillermo del Toro dans les tréfonds d’Hollywood, mais la subversion de ce dernier n’aura de cesse de l’inspirer et de manœuvrer son art, d’abord illustré par une esthétique identifiable, puis par la force de la suggestion, où plusieurs genres peuvent cohabiter. En proposant une nouvelle adaptation du roman éponyme de l’écrivain américain William Lindsay Gresham, la premier remontant 1947, il démontre une fois de plus que sa vision gagne à être contée et vécue. Avec tout un assortiment de personnages, fidèles au film noir, il maintient une emprise nécessaire sur la fatalité de son anti-héros, qui prendra le temps nécessaire pour gravir le sommet de l’art, celui qui séduit, qui rend curieux et qui détrousse le spectateur pour un soupçon de frisson et d’illusion, afin de mieux justifier la chute libre ultime de son orgueil.
La subtilité commence alors dans un tour de force, à coup d’artifices simples, mais pertinents. Dans une communauté de forains, Bradley Cooper incarne un Stan qui fuit la misère, bien qu’il veillera ensuite, par ses soins, à la cultiver et à jouer avec par mégarde. L’incursion dans ce film nous renvoie à l’origine même du divertissement à l’odeur du pop-corn. Sans perdre un côté « Freaks », la première heure installe toutes les problématiques qu’il emportera à Chicago, un des berceaux criminels de l’époque. Mais avant de pleinement tutoyer cette atmosphère des vices clinquants, on en vient à accompagner Stan dans une ascension, dont l’opportunisme lui fait cruellement défaut. Malgré lui, il est amené à interpréter des signes, à user de la voyance, se prêtent à l’exercice de mentalisme et met plus que sa crédibilité en jeu. Il jongle avec des lames à doubles tranchants et nous sommes là, à fantasmer sur ce qui pourrait lui arriver le pire s’il commet un faux pas. Une cascade de violence est à prévoir, mais est-ce une preuve suffisante pour catalyser toute la perte de son âme ?
Il faut également le voir par le prisme d’un cinéma hollywoodien qui galope entre des fausses volontés et de fausses ambitions, où Stan serait le principal artisan, maître d’une machine qu’il ne contrôle plus, car il serait parvenu à lui transmettre une autonomie néfaste pour elle-même et son entourage. C’est ce qui arrive sans doute aujourd’hui à ce genre d’œuvre que l’on cite et que l’on sacrifie devant quelques liasses de billets. La fortune réside donc ailleurs et del Toro nous le rappelle avec un dénouement tellement glaçant, que tout le monde finira avec les mains couvertes de sang. Pour Stan en particulier, il en gardera à jamais les traces, car ni son pouvoir de séduction sur Zeena (Toni Colette), son béguin pour Molly (Rooney Mara) ou son fantasme sur la psychanalyste Lilith (Cate Blanchett), ne le sauveront de sa destinée, toute tracée.
Il aura beau avoir la paternité mauvaise, il n’est pourtant pas le dernier des crétins d’un récit, qui recycle magnifiquement ses enjeux. Ce portrait d’une vie du cirque à la vie en société démasque ainsi les « charlatans », de sa trempe ou non, pour les ramener au même bourbier qui les a élevés et enfin enterrés. « Nightmare Alley » n’insistera pas davantage sur l’effet de surprise dans la seconde moitié de l’intrigue et préférera distiller son suspense comme le ferait un prestige à bout de souffle. Le cinéaste se contentera d’exposer la matière qui constitue aujourd’hui son outil de travail, de créativité et d’émancipation, quand bien même on viendrait à l’évincer de la scène, ou qu’il se sabote par le biais d’un art qui restera toujours à dompter.
Un polar percutant de Guillermo del Toro, avec un hommage louable au film noir des années 40, en raison de son cadre temporel, son ambiance, sa musique et ses divers symboles, dont la femme fatale incarnée ici par une époustouflante Cate Blanchett. Pas une longueur dans cette œuvre élégante et d’une réelle efficacité narrative. Du grand art !
Après les Oscars obtenus par La Forme de l’eau, Guillermo del Toro choisit de réaliser son premier film sans élément fantastique avec Nightmare alley. S’il change de genre, il conserve sa maestria visuelle et livre une œuvre plastiquement magnifique. Hélas, cette seconde adaptation du roman Le Charlatan de William Lindsay Gresham affiche une durée de 2h30 (soit environ quarante minutes de plus que la première version signée Edmund Goulding en 1947) et celle-ci se ressent car les personnages ne sont jamais attachants et l’histoire n’arrive pas à être véritablement passionnante d’autant plus que les deux parties du récit sont tellement distinctes que l’on a l’impression qu’il aurait été possible d’abréger grandement la première pour se consacrer plus à la seconde et offrir une durée plus facilement supportable. Nightmare alley est donc une œuvre visuellement splendide mais au récit peu prenant, à moins que l’œuvre puisse gagner en intérêt avec de multiples visions..
L'univers de Guillermo Del Torro....on se laisse vite prendre à sa magie . L'ambiance glauque , surnaturelle ....Bradley Cooper est magnifique dans son rôle d'homme toujours à la poursuite de son ombre . Franchement j'ai adoré.
Guillermo del Toro crée un parfait remake des films "rise & fall" traditionnels, dans de luxueux décors et costumes du New York des années 40 et une ambiance creepy de freak show à l'américaine. Le casting est également impeccable, bien que le jeu de Bradley Cooper manque d'authenticité. Néanmoins, le scénario hyper prévisible dessert le film, qui se veut à suspense. Reste la représentation de la cruauté du show business et la fable moralisatrice : qui sème le vent...
Visuellement très réussi, le dernier film de Guillermo Del Toro m'a laissé tout de même perplexe. Le casting est excellent, les décors magnifiques, mais j'ai trouvé l'histoire un peu trop triste et sombre à mon goût. Et la fin nous laisse franchement morose.
Est bien Mr (grand maitre numéro 2 for me après Spielberg), GDT est revenu en grande forme après le superbe The Shape of The Water. S'il a abandonné le fantastique. Il n'abandonne pas pour autant c'est thématique, qui sont bien les hommes (ou femmes) qu'il explore sous toutes les coutures, et plus particulièrement les plus effroyables d'entre elles.
Le film peut se composer en 2 parties. La 1er (au cirque, Del Toro chez lui) qui montre toutes les facettes et les illusions du show (et dans l'ensemble du cinéma). Ainsi que le parcours de Cooper (clairement l'une de c'est perfs les plus époustouflantes). De c'est début jusqu'à... La toute fin.
Quant à la seconde partie, elle révèle un aspect qui verse du côté des films noirs, notamment des années 30's/50's. La belle Cate Blanchett (dans un superbe rôle) est clairement là pour illustré le tout. Je n'en dirai pas plus, car je me suis laissé emporter sans rien connaitre. Et ça était l'une des délicieuses surprises du long métrage.
Tout le casting est formidable, a commencer par les 2 rôles en lead (Cooper/Blanchett). Mais pas seulement. Comme d'habitude avec Guillermo, tout les protagoniste on des chose a dire. Fasciner par le perssonage de Toni Collette, ému par le génial David Strathairn, emporter par la douceur de Rooney Mara...Et tellement d'autres : Richard Jenkins (surprenant, j'ai encore en mémoire sont rôle dans le dernier du réa), Willem Dafoe, Ron Perlman, Holt McCallany, Mary Steenburgen.
Chacun(e) apporte quelque chose au récit et au personnage de Cooper. C'est vraiment dingue de voir ou le film va, rien n'est épargné. Je pense qu'on a clairement le film le plus nihiliste du réalisateur (clairement). Ce qui détonne clairement avec son dernier, qui dévoilait beaucoup de noirceur, mais avec une telle lumière, un espoir qui illumine le tout. Ce qu'on ne trouve pas vraiment ici.
Et en parlant de luminosité. Que dire encore du boulot incroyable de Dan Lausten (John Wick 2/3, The Shape of The Water). Qui livre un film d'une beauté à l'esthétique encore plus folle que ce à quoi je me serais attendu. L'un des plus beaux que j'ai vu (avec West Side Story) de 2021.
Le seul "gros" bémol que je pourrais reprocher au film, et l'OST de Nathan Johnson un brin trop discrète a mon gout (sans être mauvaise, bien au contraire). Dommage qu'il n'a pas continué sa collaboration avec Desplat.
Le reste, c'est un écrin noir que le réalisateur nous a offert. Clairement à ne pas mettre entre toutes les mains. Mais pour les amoureux du genre (et du réa), c'est un petit bijou que nous a "encore" donné Del Toro... Pour changer. Et quand je vois le BO, je n'ai clairement plus d'espoir pour le cinéma U.S.
une très bonne intrigue même si l’on comprend très vite le dénouement. Un très bon scénario avec grande et belle distribution qui donne le rythme qui manque au démarrage lors de la première partie
Un très bel exercice de style de la part de Mr Guillermo Del Toro dans ce film noir (très noir , même....) . Le début ,dans le milieu du cirque des années 40 , revisite un peu le film " Freaks " ; j'ai bien aimé cette partie là , même si elle est un peu trop classique ! Bradley Cooper y est excellant ainsi que la superbe Rooney Mara . Après , c'est l'ascension dans la société de l'argent grâce à un numéro (volé...) de mentalisme qui dérape sur du spiritisme . C'est l'occasion de l'entrée en scène de la sublime Cate Blanchett dans le rôle de la vénéneuse et fatale blonde platine , psychiatre des riches et des puissants . Toute cette entreprise tournera mal et on voit arriver le final à des kms !! Je dirais une 1/2 réussite malgré un casting 5* et une réalisation brillante. Le film est très très sombre , déprimant et glauque , ça traine un brin en longueur et surtout j'aurais aimé beaucoup plus de fantastique ce qui aurait réveillé l'ensemble !
Un polar très sombre de del Toro ou se.mele le gothique,le freakshow et le pur polar, on peut le caractériser de sinueux et surtout déprimant qui nous interroge sur la nature humaine,tous les personnages sont médiocre, personne est à sauver ou presque. La mise en scène est impeccable,l atmosphère glauque à souhait voire cauchemardesque Bradley cooper est géniale,cate blanchet intrigante. Stan carlisle perdu et sdf s'immisce dans un camp de forain,il va peu à peu apprendre les activités et surtout le mentalisme ce qui va le servir pour s enfuir avec une jeune orpheline qui l a séduite Ces deux là vont s adonner à la voyance afin d arnaquer sans vergogne les gens de la grande ville.tout lui réussit jusqu au jour où il va rencontrer une psychiatre joue par cate Blanchett,ce sera le début de son cauchemar Le reste est à découvrir
Le seul regret que j'ai avec ce film, c'est de ne pas l'avoir vu avant. Du pur Hollywood, hollywoodien en diable, tous les genres réunis en un. Pourquoi ai-je laissé passer ça jusqu'à aujourd'hui ????? Faut y aller, je ne comprends pas pourquoi ce film marche si peu...