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GabbaGabbaHey
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4,0
Publiée le 10 mars 2011
Un excellent film d'Alfred Hitchcock ! Un thriller psychologique intensément prenant, et saisissant du début a la fin ! Joseph Cotton est naturellement exceptionnel dans son rôle, un personnage mystérieux, discret, intrigant... Un personnage fascinant, qu'on prend un plaisir fou a observer, en cherchant a le comprendre, en laissant le coté mystérieux de cette homme et du film lui-même nous submerger... Un film d'une grande qualité, tant dans la mise en scene que dans le scenario, le développement de l'histoire y est magistral et Teresa Wright est parfaite !
Comme très souvent chez Hitchcock, le point de départ est indéniablement intéressant mais très mal développé par la suite. Ainsi, ce doute qui plane sur la culpabilité de ce bon vieil oncle Charlie ne dure pas très longtemps... A lever le voile si tôt, l'intérêt se retrouve du coup tué dans l'oeuf, et c'est d'autant plus regrettable que Joseph Cotten campe un personnage suffisamment ambigu pour donner le change.
Alors s'engage le bras de fer entre Tonton et sa nièce, petite brunette toute menue, et ce jusqu'à la fin assez précipitée qui se hâte de tomber dans un ridicule à peine croyable : c'est bien simple, on n'en croit pas ses yeux ! à dire vrai, Hitchcock est coutumier du fait et les incohérences grotesques ne lui font pas peur, bien au contraire !
En ce qui concerne "le reste", c'est du cinéma à deux de tension délayé dans des parlotes à dormir debout et meublé avec un gros remplissage des familles sur un fond très vaguement musical de violons criards au bord de la rupture des cordes. On en rirait presque si on ne somnolait pas déjà aux trois quarts.
Hitchcock s'en donne à cœur joie dans ce film pour explorer tous ses thèmes de prédilection, notamment en se jouant de la famille modèle américaine avec des personnages au bord de la caricature, contrebalancés par les figures de ce couple improbable de la nièce et de l'oncle qui sont le centre de l'histoire et dont la relation amour/haine transcende tout le récit. Film policier sans l'être totalement, L'Ombre d'un Doute fait partie des meilleurs films du maître du suspense, qui distille par petites touches une atmosphère de plus en plus malsaine. Le style est un peu vieilli certes, mais le sens du rythme est bien là avec ce lent crescendo et ces explosions subites, Hitchcock empilant les retournements de situation et les surprises comme à l'envi. Maîtrisé et efficace.
Bonne mise en scène on voit parfois le style Hitchcock et parfois aussi c'est plus classique. Le scénario est roublard rencontre entre un criminel et une famille typiquement américaine "middle class". Cette famille est d'ailleurs très drôle je trouve, les acteurs sont un peu théâtraux.
Inutile de présenter ce huis-clos classique des polars; bien que le séducteur encombré de femmes joué par Cotten puisse faire un peu sourire aujourd'hui avec l'avénement du féminisme.
Considéré par Hitchcock comme son film préfère de lui-même, L'ombre d'un doute est un thriller psychologique dont le grand intérêt est le personnage mystérieux de Joseph Cotten (très bon), et son impact sur les autres. Le film enchaîne les dilemmes moraux et les rebondissements, on ne s'ennuie pas, mais pour moi ce n'est pas le meilleur Hitchcock.
Le personnage de Cotton est vraiment très intriguant. Hitchcock joue avec une double personnalité un peu secrète où l'on a beaucoup de mal à le cerner. C'est peut être la meilleure qualité à ce film. De plus, l'histoire est vraiment prenante, du début à la fin.
L'oncle Charlie va rendre visite à sa famille qu'il n'a pas vue depuis des années en Californie. Mais son comportement laisse entrevoir qu'il cherche à fuir quelque chose et sa nièce se demande bien ce qu'il cache... Un scénario savoureux et assez riche en suspense, on ne cesse de se questionner sur la vraie nature de cet oncle Charlie. Le doute se dissipe malgré tout assez vite, mais le film se poursuit sans tomber dans l'ennui que l'on pouvait redouter, grâce notamment à des personnages très consistants et à ce sentiment d'insécurité que l'on éprouve. Comme d'habitude, Hitchcock attache une importance particulière aux détails. Vraiment un très bon film et, bien qu'il soit en noir et blanc, on ne se doute pas qu'il est aussi vieux, car il fonctionne toujours et le rythme ne m'a pas paru trop lent.
Un oncle revient dans la famille de sa soeur.... Est-il aussi net et gentil qu'il le paraît ? Sa nièce a des doutes... Les personnages sont travaillés, et le tonton est superbement interprété par Joseph Cotten. Le film semble avoir un rythme assez lent et s'accélère dans les 20-30 dernières minutes.
En quelques plans, le grand Alfred nous montre tout son savoir-faire. C'est tourné avec virtuosité et une grande efficacité. Comme souvent chez lui, la famille est montrée de façon joyeusement cynique, avec le gentil papa lourdaud qui aime ses petites habitudes, la maman gâteau effrayante de bons sentiments, et les deux enfants délicieusement insupportables. Seule Charlotte, l'héroïne, la fille aînée, quoiqu'un peu nunuche quelquefois, est brossée de manière pas tout à fait méchante. Et l'oncle ignoble, manipulateur, est finalement bien plus intéressant que cette joyeuse petite bande qui s'enfonce doucettement dans un bonheur béat et stupide, au point d'être choisie par un journal comme la "famille typique des Etats-Unis"! Joseph Cotten s'en donne à coeur joie dans son rôle d'immonde salaud, qui vient troubler la vie mortellement ennuyeuse de cette famille finalement assommante. Dès que Charlotte devine qui est réellement son oncle si élégant, le suspense devient assez admirable, et rappelle, avec quelques variations, celui de "Soupçons", qui sera tourné un ou deux ans après. Toutefois, le film a du mal à démarrer au début, beaucoup trop consensuel pour être honnête. Mais ce début où tout semble aller bien, pour le plus grand ennui du spectateur, est savamment décousu par la suite, pour nous dévoiler peu à peu quelques vérités glaçantes sur l'hypocrisie d'une moitié de l'Amérique, et la naïveté imbécile de l'autre. Un Hitchcock réussi donc, que je ne compterai pas parmi les meilleurs tout de même.
"L'ombre d'un doute" était le film préféré de Hitchcock. Et c'est effectivement un film un peu à part dans sa filmographie. Moins porté sur le suspense et l'intrigue, le film est centré sur l'analyse du comportement des personnages. Ce qui intéresse Hitchcock ici, c'est leur psychologie et l'intérêt que le spectateur peut y porter. A cet égard, le personnage de la mère est une totale réussite tant elle nous évoque familièrement une certaine gentillesse et innocence typiquement maternelles. C'est surtout à elle que nous songeons, à la fin du film, après la mort de son fils et c'est encore par elle que fonctionne le sentiment de tolérance de la fille, qui cherche à épargner sa mère. Focalisant l'histoire sur une petite ville américaine et une famille type, le film peut presque se voir, à certains égards, comme une étude de moeurs des classes moyennes américaines. Sous l'apparente tranquillité de cette moyennisation de la société, se cache, dans l'ombre, le mal, comme le résumera Cotten lors d'un monologue d'une sourde violence. Cette thématique sera l'une des principales sources d'inspiration d'un certain cinéma américain, bien représenté par un cinéaste comme Lynch par exemple (on pense à Blue Velvet ou Twin Peaks). Hitchcock s'intéresse pour la 1ère fois à l'étude sociologique de sa nouvelle terre d'accueil. Au niveau de la mise en scène, cela se reflète par une certaine simplicité, laissant moins de place aux trouvailles et expérimentations stylistiques qui feront la qualité de ses oeuvres ultérieures. Mise en scène simple, mais en totale harmonie avec le film, certains plans étant très évocateurs et extrêmement efficaces (le gros plan sur le visage de Cotten, l'effet de grue dans la bibliothèque). Comme toujours, le film est par ailleurs truffé d'humour, ici personnifié par l'ami de la famille, Herb. "L'ombre d'un doute" n'est assurément pas le chef d'oeuvre d'Hitchcock mais reste cependant un très bon film, qu'on peut voir comme un classique, et une référence.
Un excellent Hitchcock. Drame familial au sein dune sympathique famille dune petite ville californienne, qui reçoit loncle Charlie, personnage mythique, adoré, surtout de la fille aînée. Sur fond dune phrase musicale récurrente (la Veuve Joyeuse), Hitchcock ayant quasiment levé dès les premières images le voile sur le suspense, réussit le tour de force de nous faire vivre, par lintermédiaire de la jeune fille, la naissance du doute, puis des questions-clefs sur la vraie nature du Tonton. Tous les personnages, même les rôles les plus secondaires, toutes les situations, mêmes les plus banales, sont parfaitement et rigoureusement construits pour participer à la montée de langoisse. Du grand art.
Ce n'est certainement pas le meilleur film d'Hitchcock. Il nous avait habitué a tellement mieux avec : Fenêtre sur cour, Psychose ou encore Les Oiseaux. Il n'y a pas assez de rebondissements pour moi. J'aurai peut être plus apprécié ce film lors de sa sortie car maintenant on est tellement habitué a voir des films imprévisibles. Mais a part cela le film est pas mal du tout. Je rappelle que c'est Hitchcock qui inventé le film a suspens. Ses oeuvres échappent totalement au temps qui passe. Parce que les films d'Hitchcock ont souvent été repris. De nos jours on voit beaucoup des reprises des ses films. Maintenant on ne fait plus la différence. Et c'est ceci qui fait de Hitchcock un des meilleur réalisateur au monde. Dans Sueur froides il a aussi crée les techniques de zoom, de travelling arrière et de vertige. Moi je ne les avais même pas remarquer. C'est en lisant certaines critiques que je l'ai constaté car encore une fois beaucoup de reprises de nos jours. Mais chaque réalisateur a sa propre technique par exemple : pou Tarantino c'est l'humour noir, pour kusturica c'est la différence entre le rêve et la réalité, pour Scorsese c'est les film de maffia, Pour Burton c'est les films d'animation, pour Kubrick c'est un visionnaire (c'est le Jules Vernes de notre époque), Pour Miazaki c'est les mangas féeriques, pour Allen ses films ressemblent a des films Européens, pour les frères farelly c'est l'humour débile, Pour Polanski c'est les films hards, Pour leone c'est les westerns, pour Chaplin c'est la technique du charlot.