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benjilamalice
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4,5
Publiée le 15 juin 2018
"Hérédité" se place plutôt dans la catégorie des films d'horreurs "psychologiques", genre qui se faisait surtout dans les années 70 et 80 et qui avaient un rythme différent des films d'horreur actuels qui favorisent une même structure ce qui fait qu'on a du mal à les distinguer les uns des autres ( et qu'il faut à leur tête un réal' et/ou un scénariste avec un minimum d'ambition et de personnalité pour faire sortir ces films du lot commun ).
Il est donc clair qu' "Hérédité" tranche de façon nette avec ce qui se fait ces dernières années et ceux qui cherchent un film lambda risquent d'être désarçonnés. Il prend le temps d'installer son ambiance lourde et le délitement de cette famille ( sans en dire plus sur l'histoire pour ne pas spoiler ). Toni Collette et Gabriel Byrne ( ainsi qu'Alex Wolff qui joue le fils ) sont pleinement investis dans leurs rôles et ne sont pas là pour cachetonner.
Le film ne se "consomme" pas rapidement et réclame d'être quelque peu en empathie pour les personnages ( on peut se raccrocher à Byrne qui joue le rôle du père et à qui on peut plus facilement s'identifier ). En gros, il faut jouer le jeu du film et accepter de voir revenir un rythme "autre" et plus lent que celui des métrages actuels.
Bref, pour ma part, même si je comprends que beaucoup soient déçus ( sans forcément argumenter plus que cela ) car ils ne se sont pas trouvés face à un film qui répond à leurs habitudes, j'ai été très satisfait de retrouver le temps d'un métrage une ambiance que je n'avais pas retrouvée en salle depuis longtemps. Un p'tit plaisir de cinéphile :) et dans ce genre, une réussite.
« Hérédité » est un film qui m'a bien dérangé par son côté angoissant et son ambiance glauque, mais il n'en est pas moins un film d'une très bonne qualité scénaristique, d'autant plus impressionnant que c'est la première réalisation d'Ari Aster. Le titre du film va peu à peu prendre tous son sens au fil de l'histoire. Lorsque la grand-mère Graham décède, elle va laisser derrière elle une sorte de « malédiction » (je ne peux en dire plus sans spoiler) qui va toucher un par un tous les membres de cette famille. Le rythme est assez lent dans la première partie, mais c'est pour bien instaurer les bases et cette ambiance assez malsaine qui va grandir de plus en plus jusqu'à la dernière seconde du film. La tension est bien présente et non forcée, on a la sensation de perdre pied comme les personnages. Les acteurs sont tous excellents, mais en particulier Tony Colette, l'interprète du personnage le plus névrosé de cette famille. Un film sur l'héritage familial dans le sens le plus obscur qu'il soit, dérangeant, malaisant mais frissonnant.
J'ai passé un excellent moment, ça vous prend au tripes et vous en ressortez déboussoler ! Les acteurs sont géniaux, et la mise en scène est géniale. Je conseille vraiment ce thriller horrifique !
Hérédité est bel et bien la claque que tout le monde vantait. Un film d’horreur qui devrait vraiment faire plaisir aux fans du genre les plus exigeants qui en ont marre de se voir servir toujours les mêmes films commerciaux qui demandent de débrancher le cerveau. Le film demande le plus grand silence dans la salle pour profiter pleinement de l’ambiance sonore et se laisser porter très progressivement par l’escalade dans l’horreur. Dépassant les frontières du film d’épouvante, le film de Ari Aster pourrait très bien séduire les fans d’histoires dramatiques même si leur faudra avoir le cœur bien accroché pour encaisser le spectacle qui les attend. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Attention, Hérédité doit impérativement être vu comme un film d’auteur déguisé en film d’horreur sous peine d’être descendu par un public qui s’y ennuierait ferme. Effectivement, le rythme n’est absolument pas celui auquel le jeune public d’aujourd’hui est habitué. On est davantage ici dans une esthétique des années 70 qui prenait le temps de développer la psychologie des personnages sans se soucier de l’action. Ainsi, la première heure nous décrit seulement la vie d’une famille un peu à l’écart du monde, visiblement minée par des deuils successifs qui la font basculer peu à peu dans la folie. Ce n’est que plus tardivement que des éléments surnaturels interviennent, s’inscrivant alors dans la lignée des films contemporains comme Conjuring ou Paranormal Activity. Toutefois, si le cinéaste n’évite pas quelques petits dérapages bis, il parvient à nous impliquer totalement dans son récit grâce à tout ce qui a précédé. Dès lors, les horreurs qui s’abattent sur cette famille nous touche bien plus et les quelques éléments frappants nous font davantage d’effets qu’ils nous surprennent par leur rythme soutenu, alors que rien ne se déroulait auparavant. Le tout est réalisé avec talent par Ari Aster qui fait preuve d’une belle maîtrise de l’espace et interprété avec implication par une Toni Collette hystérique. On rejoint ici les films de fou des années 70 comme le Possession de Zulawski. Bref, une œuvre fantastique importante, forte et puissante qui fait du bien en ces temps de formatage intensif. Là, au moins, on ne devine jamais ce qui va se passer.
Hérédité est sans aucun doute l’un des films d’horreur (à proprement parlé) les plus efficaces que je n’ai jamais vu. D’abord une véritable intrigue dans un film d’horreur (ça fait du bien); marre des histoires de poupées possédées ou d’esprits vengeurs. De plus, les acteurs sont juste fabuleux: tous présentent une performance forte qui marque. Je suis de ceux qui pensent que les films d’horreur ne sont pas nécessairement les films “à jumpscares� mais au contraire ceux qui me collent à la peau après le film. Alors quand je vois les critiques à 1/5 disant “il n’y a pas d’actions et que ça ne fait pas peur�, premièrement un film d’horreur n’est PAS un film d’action et de 2 si vous associez l’horreur aux jumpscares, n’allez pas voir ce film. Hérédité est tout simplement un film d’horreur plus profond que tous les autres films du même genre qui essaient juste de caler des jumpscares dans une intrigue tirée par les cheveux. Alors oui, si vous voulez juste voir Hérédité pour votre lot de jumpscares et de cris, n’y allez pas. Donc oui, 5/5, rien à redire sur ce film pour ma part.
Le genre horreur est souvent très périlleux, tant les formes ont déjà été largement exploitées dans le cinéma des années 70 et 80. Ici, « Hérédité » s’affiche comme un film qui hésite entre le drame familial et le pur fantastique. Sans doute même que la pire des horreurs n’est pas celle des monstres qui hantent l’univers de cette famille, mais les interactions familiales elles-mêmes, qui reposent sur des souvenirs macabres de schizophrénie, de somnambulisme et de deuils mal digérés. Le titre fait directement écho aux non-dits qui pèsent dans les relations familiales, mais aussi à la légende d’un Diable qui épouserait les corps de jeunes hommes. Force est de constater que tous les personnages sont habités d’une très troublante monstruosité. « Hérédité » est avant tout un film de casting. Le visage de la mère et de la petite fille dénote le génie des casters qui ont réussi à trouver des acteurs totalement faits pour le rôle. Ce sont des gueules taillées pour la fonction qui leur est assignée, à la manière presque des monstres de manège dans « Freaks ».
La tension s’immisce lentement dans un décor ultra stylisé. Lorsque la voiture de la famille s’enfonce vers le chalet perdu dans la forêt, on se croirait emporté dans une série à la David Lynch. L’étrangeté est partout, jusque dans l’agencement des accessoires qui composent avec des personnages principaux troublants. Le personnage de la mère, évidemment central dans le film, tranche avec un genre souvent très masculin, très juvénile en faveur d’une histoire où la femme devient l’élément central de cette course en enfer. Cette femme occupe tous les espaces du récit, perdue entre la tentation de sauver sa famille et une certaine dangerosité, proche de la folie. On pense au formidable « Shining » de Kubrick qui justement joue les ambiguïtés de la métamorphose d’un père, à la limite de la démence paranoïaque.
La grande qualité de « Hérédité » demeure la façon dont le réalisateur joue avec le temps. La durée du film est nécessaire pour faire avancer le film vers une issue démoniaque. Tout le problème est de savoir si le récit verse dans une clinique de la folie ou une clinique de l’expérience du spiritisme. Des critiques ont avancé l’hypothèse d’un film qui viendrait en rupture totale avec le genre comme « L’exorciste » l’avait été en son époque. On n’est pas loin de le penser, sinon que l’engouement sera évidemment moins vif, se perdant dans les limbes d’un consumérisme cinématographique.
Voilà avant tout un film d’ambiance. D’entrée, elle est pesante et intrigante. La mise en scène, serrée, solide, sans esbroufe, et le scénario, précis et bien écrit, font prendre leur temps à la mise en place des personnages et à un récit plutôt lent. On a l’impression qu’il ne se passe grand-chose mais petit à petit l’intrigue évolue, devenant de plus en plus lourde, mystérieuse, stressante voir effrayante. Le casting est formidable. Toni Collette, bien loin de Muriel, nous offre une superbe prestation. Gabriel Byrne dont le rôle est plus en retrait, est plus sobre mais tout aussi convaincant. Alex Wolff et Milly Shapiro (les enfants du couple) sont tout autant efficaces. Avec aussi la toujours impeccable Ann Dowd (Compliance, The Leftovers). Hérédité est donc plus un film d’ambiance et d'angoisse (qui m’a fait penser à The witch pour cela) qu’un film d’horreur à proprement dit. Une certaine expérience, techniquement superbe, pour ce premier film de Ari Aster qui s’avère donc être assez marquante. Un metteur en scène à suivre...
Après un tapage médiatique digne des films d'horreurs qui s'annoncent comme étant soit-disant le plus terrifiant de l'histoire, Hérédité a débarqué sur les écrans français fort de critiques élogieuses. Sans être révolutionnaire, Hérédité marche surtout grâce à la performance exceptionnelle de Toni Colette. L'actrice dévoile tout le talent qu'on la savait posséder sur grand écran et c'est un réel plaisir de la voir dans un rôle aussi accompli. Il faut aussi souligner qu'elle est bien aidée par les autres acteurs tout aussi talentueux, que ce soit Gabriel Byrne, Milly Shapiro ou Ann Dowd, tous sont parfaits dans leurs partitions. On peut être un tout petit peu plus critique envers Alex Wolff qui est un poil en dessous des autres acteurs. L'histoire est très prenante et on se suit à en suivre les divers rebondissements. Tout s'enchaîne de manière très fluide et Ari Aster sait faire monter le rythme de son film doucement sans jamais user de clichés du cinéma d'angoisse. Là aussi on apprécie vraiment la qualité du long-métrage a poser le cadre de son histoire, à faire évoluer les personnages tout doucement jusqu'à délivrer des scènes d'angoisse et d'horreur qui sont propres au film. Même si Hérédité ne se classe pas, pour moi, comme un film d'horreur il excelle dans la maîtrise de l'angoisse que génère son histoire. Cependant, il faut avouer que la fin du long-métrage ne m'a pas du tout satisfait, me poussant à me demander si le développement fait pendant 2h avait foncièrement été nécessaire. Néanmoins, le film sait profiter de décors parfaits pour son histoire, d'une bande son qui ne se fait ni trop ni pas assez entendre et surtout d'une réalisation splendide. La photographie est sublime et la gestion de la caméra par Ari Aster est digne des grands réalisateurs du genre. Hérédité n'est certainement pas la révolution du cinéma d'angoisse qu'on attendait mais se place comme digne successeur des classiques du genre. Là où le film mérite réellement d'être vu c'est surement pour son actrice principale qui se fond dans son rôle avec une facilité déconcertante.
Un réel chef d'oeuvre. Tout ceux qui ont mis moins de sales notes sont de simple demeurés pas habitué à réfléchir un peu. Dans ce film, le moindre détail est important pour comprendre l'histoire. L'intrigue est amené subtilement et l'ambiance devient de plus en plus pesante tout au long du film. Ça c'est un vrai film d'horreur, te faisant ressentir la détresse, le désespoir et la peur. C'est sur que ça change des simples "screamer" que les adolescents prépubères ont l'habitude de voir.
Alerte Chef d'oeuvre ! On sentait deja dans la bande annonce cette bande son et cette mise en scène de fou, et bien on a été servis, quelle claque, la maitrise de A à Z est assez folle, des moments de tension, d'oppression, de mystère, de silence incroyable. La plupart des mauvaises critiques sont des gens qui n'ont aucune culture du cinema, ils s'attendaient sans doute a un navet commercial a sursaut hyper prévisible peut etre. Bref la qualité des plans, de la mise en scène, du son, c'est propre, c'est soigné, il y a certaines scènes mémorables et cultes qui font froid dans le dos, ca parait presque réaliste c'est ça qui est fort. Les silhouettes en fond de pièces sont terribles, on a meme envie de s'approcher pour voir mieux, l'éclairage est parfait donc. Foncez si vous voulez voir un vrai film d'horreur version " L'Exorcisme " moderne.
Toni Collette grande actrice nous offre une prestation magistrale dans son rôle de femme éplorée par la perte d'êtres chers et de femme possédée. ce film d'épouvante est remarquablement interprété l'histoire nous tient en haleine jusqu'au dénouement final.
Carrément déçu par cet Hereditary qui, malgré une réalisation impeccable (en faisant abstraction d'une durée totale inutilement longue) ne propose en réalité rien d'autre qu'un exercice de style certes abouti mais à des années lumières de la puissance thématique que le titre (et la bande annonce) laissait augurer (et que la narration semblait amener lentement mais sûrement). Exit donc le chef d’œuvre espéré pour un film truffé de symboles divers et variés, dont la minutie n'a d'égale que la quantité ahurissante de vent qu'ils brassent. Alors oui le dernier quart d'heure est carrément flippant, oui l'interprétation est démente, oui il y a plein d'idées rhétoriques vraiment bluffantes, mais si au final c'était uniquement pour nous vendre de la secte crypto satanique, le jeu en valait-il la chandelle?
Un film d’horreur classique sur de nombreux points (spiritisme, démonologie, possession, etc.), mais qui réussit tout de même à être intéressant et divertissant. De plus, c’est un film qui est visuellement beau, avec des fondus et une excellente utilisation des arrière-plans, de la nuit et des reflets. En ce qui concerne l’histoire, il vaut mieux en savoir le moins possible ; évitez les synopsis et bandes annonces. En effet, le récit a quelques bonnes surprises et n’est pas trop lourd ; il y’a même une légère subtilité, non seulement visuellement (le film joue sur la déformation des objets dans la pénombre : nous avons tous, sous l’emprise de la fatigue et des émotions, eu l’impression de voir des choses étranges dans la nuit, qui n’étaient que des meubles aperçus de façon inhabituelle, ou rien du tout), mais aussi par rapport aux thèmes de l’histoire (le problème de beaucoup de films d’horreurs est qu’ils expliquent trop et mal, enlevant tout le charme au récit et ne permettant pas à l’imagination de combler le vide par de la peur ; ici il y’a un bon équilibre dans ce domaine : le film prend son temps et explique assez, sans pour autant alourdir le récit avec des questions/réponses superficielles et faciles).
Superbe film avec une ambiance malsaine géniale. Véritable perle d'horreur que l'on a pas eu depuis bien longtemps. N'écoutez pas les commentaires des petits moins que rien, frustrés, jaloux et incultes, qui inondent ce site. Quand on a pas le talent de faire du cinéma, on se contente d'en manger les miettes en crachant dessus comme ces cloportes mal nés. Le temps parlera pour ce film, et vous verrez qu'il entrera dans les annales, au contraire des autres tocards et de leurs pseudo critiques de petits franchouillards paumés...