L'Homme à la caméra
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Shawn777

831 abonnés 4 001 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2017
Ce film soviétique muet (car il n'y avait à la base pas du tout de musique) sorti en 1929 et réalisé par Dziga Vertov est très bon. C'est un film expérimental qui n'a pas pour but de plaire ou quoi que ce soit d'autre mais juste d'expérimenter tout ce que le cinéma et ses techniques ont à proposer. Il n'y a donc pas de scénario donc pas d'histoire et donc pas de construction narrative. Ce n'est simplement que la vue de plusieurs choses qui n'ont rien en communs entre elles et qui ne sont filmées que pour être le support des essaies cinématographiques du réalisateur. La mise en scène est également surprenante car c'est un méta-film, un film dans le film, où nous suivons un caméraman mis dans diverses postures (surtout à la fin où elles n'ont souvent aucunes logiques) filmant des rues et des gens et c'est vraiment nouveau et assez inattendue pour l'époque. Pour l'époque, c'est tout de même très révolutionnaire et ça ne fait pas si longtemps que ça que le cinéma existe qu'il y a déjà des films en marge des autres. Encore une fois, pour l'époque, les effets spéciaux et les autres effets utilisés sont vraiment très bons et reste même encore aujourd'hui très correct. Nous avons même des "scènes" qui sont à la limite de l’hypnotisme tellement il y a de plans qui se suivent très rapidement. C'est tout de même plus agréable de le voir aujourd'hui avec de la musique par-dessus, notamment celle du Cinematic Orchestra qui rythme beaucoup le film et qui est tout simplement très bonne. "L'Homme à la caméra" est donc une œuvre très intéressante qui plaira surtout aux étudiants et aux passionnés du cinéma.
Moorhuhn
Moorhuhn

169 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2011
Superbe découverte! L'homme à la caméra est l'illustration, sur un peu plus d'une heure, d'un concept cinématographique intéressant. Vertov applique ainsi à l'écran sa théorie du Kino-pravda ("cinéma vérité" en français) selon laquelle une représentation objective de la réalité au cinéma pourrait être approfondie davantage pour laisser apparaître à l'écran une autre forme de vérité. Une nouvelle vérité qui permettrait de dévoiler au spectateur ce qu'il ne voit avec son simple oeil.
Durant tout le film on a un défilé de quasi toute la grammaire cinématographique, Vertov joue littéralement avec l'image, il l’accélère, la ralentit, l'arrête et enchaîne les séquences par une habile maîtrise du montage. Un cadre: Une ville. Des protagonistes: ses habitants. Par le biais de sa caméra le cinéaste observe ce peuple qui travaille, se divertit, qui vit. Le travail sur l'image rend ça très fascinant, limite hypnotique, j'ai adhéré à la démarche en tout cas mais j'ai du mal à mettre des mots sur mon ressenti. J'ai trouvé le parti-pris intéressant et digne d'intérêt, c'est audacieux, visuellement brillant et ça reste un important témoignage historique, très instructif. C'est aussi un film sur le cinéma, un film qui voit naître cet art, son art. Vertov ne cache pas son opérateur, ses manières de faire, la conception de son oeuvre en général, ce qui donne résultat à un documentaire expérimental qui touche un peu à plusieurs sujets, un peu à la manière d'un Marker notamment., d'une façon totalement libre. Un film qui m'a marqué mais qui bénéficierait de plusieurs autres visionnages tant il a des choses à dire.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 septembre 2011
Dziga Vertov nous prévient d'emblée. Son film n'a pas de scénario, pas d'acteurs, pas de décors. Partant de ce point de vue, peut-on parler de cinéma ? Certains cinéastes d'aujourd'hui prétendent que le cinéma, c'est avant tout un scénario et des acteurs : c'est réducteur, et ça explique surtout la pauvreté du cinéma contemporain. Cela dit, peut-on faire du cinéma sans acteurs et sans scénario ? Peut-on toujours parler de cinéma ? On est tenté de répondre "non", mais le "oui" n'est pas impossible : un documentaire réussi peut être une oeuvre de cinéma, sans acteurs et sans scénario. Sauf que "L'homme à la caméra" n'est pas un documentaire, car un documentaire parle de quelque chose. Dans le genre expérimental, le film de Jean Vigo sur Nice est bien un documentaire. "L'homme à la caméra" n'est pas, lui, un film sur Odessa. Un film sur le cinéma ? Allez savoir... Toujours est-il que Vigo nous ment un peu. Il y a des décors... naturels, certes, mais comment dire que ce ne sont pas des décors ? Il y a des acteurs, si l'on compte tous les figurants qui passent devant la caméra : outre l'homme à la caméra lui-même, le scène du couple qui divorce ressemblerait presque à une scène de cinéma classique, avec des dialogues (muets, certes) et des gestes. Et, il y a forcément un bout de scénario, même s'il n'est pas écrit : on imagine mal comment certaines scènes ont pu être filmées sans être imaginées à l'avance. Ce que dit Vertov n'est pas à prendre au pied de la lettre, mais pourtant son film n'est pas un film de fiction. Ce n'est pas un documentaire non plus. Est-ce que cela est toujours du cinéma ? La réponse est évidemment oui, c'est même du pur cinéma, sous sa forme la plus extrême. En regardant attentivement le film, on réalise que Vertov a appliqué quasiment tous les procédés de mise en scène et de montage : champ/contrechamp, travellings, ralentis... etc. Le montage est d'ailleurs absolument exceptionnel. Pas aussi inaccessible qu'on pourrait le croire, "L'homme à la caméra" est une oeuvre incroyable dont a du mal à imaginer qu'elle date de 1929.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2015
"L'Homme à la caméra" est un film qui aura marqué l'Histoire du cinéma par ses trouvailles techniques et la façon dont elles sont mises en scène. Le film raconte la journée d'une ville, son réveil, ses moments de pause et sa fin. On retrouve ce schéma dans les procédés qu'utilise Vertov, à savoir l'arrêt sur image, le montage parallèle, l'image accélérée ou encore le split screen dans un usage purement expérimental. "L'Homme à la caméra" est également vertigineux dans son imbrication du film que le spectateur voit et le tournage du même film. Regarder le film en même temps que le film en train d'être fait, c'est en quelque sorte une façon de créer un rapport dynamique entre l’œil (celui de Vertov apparaît à l'écran à de nombreuses reprises) et l'action. Et si on ne peut ignorer que les différents procédés deviennent répétitifs, il est tout de même assez fascinant de voir comment le cinéaste est parvenu à assimiler une technique et à l'utiliser sous des formes parfois improbables et souvent spectaculaires.
Trelkovsky
Trelkovsky

85 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2011
Rien qu'avec ce film, Dziga Vertov montre qu'il est un génie. Sans scénario, sans acteurs, il parvient à créer une oeuvre cinématographique pure, absolue, et fait ressortir brillamment la puissance du 7ème art. Avec un montage ultra-révolutionnaire pour l'époque et encore incroyable aujourd'hui, il offre un film très subjectif, offrant de nombreux procédés filmiques audacieux, et démontre de façon magistralissime que le cinéma est sans doute le prisme le plus évoquant à travers lequel l'on peut reconstituer le réel. Le réel oui, mais une vision de la réalité subjective : et c'est là que Vertov fait très fort, car il montre clairement que le cinéma est le moyen ultime par lequel l'Homme peut exprimer sa vision du monde; le moyen d'expression absolu. "L'homme à la caméra", c'est la force de l'image seule à son paroxysme. Un film plus qu'essentiel.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2012
Cinq ans après la publication de son manifeste visant à introduire le Kino-Glaz (Ciné-Œil), Dziga Vertov réalise L’Homme à la caméra, moyen-métrage avant-gardiste qui se veut diamétralement opposé au ciné-drame – ou tout bonnement la fiction – qui serait alors « l’opium du peuple ». Un message de début nous donne sans détour la forme et la couleur de cette œuvre – tandis que les superbes partitions musicales sont d’ores et déjà lancées –, en nous informant que celle-ci est dénuée d’un quelconque scénario, d’acteurs ainsi que tout ce qui pourrait appartenir à l’ordre du théâtral. Des idées on ne peut plus radicales qui ne pourraient probablement trouver que des détracteurs dans notre cinéma contemporain. Néanmoins, les partis pris du réalisateur auront tout de même permis à ce chef-d’œuvre d’exister. L’idée de base est simple : retranscrire la réalité telle que l’œil humain, dans son imperfection, ne peut le faire. Voici le cinéma que préconise alors Dziga Vertov, à travers cet essai cinématographique qui demeure, depuis, un pilier du cinéma expérimental. À noter par ailleurs que, sans lui, des œuvres comme l’incroyable Koyaanisqatsi n’auraient très certainement jamais vu le jour. Ainsi, L’Homme à la caméra dépeint le quotidien de la population d’Odessa et éternise par la même occasion l’époque au cours de laquelle se déroulent tous les évènements. Cette transition qui surgit entre les deux guerres mondiales. Les gens se baignent, l’industrie se déroule en travail à la chaine etc. L’Homme à la caméra est donc un documentaire véritablement précieux qui, malgré tout, n’oublie pas la dimension expérimentale dans laquelle il fut réalisé. En effet, si Dziga Vertov impose son langage filmique, il va de soi que celui-ci engage aussi un certain style visuel. De fait, le réalisateur aura vite fait d’explorer de nombreux effets, ainsi qu’une mise en abyme brillante où le filmeur – le fameux homme à la caméra – devient le filmé. Où le cinéma, cette magie sur pellicule, se trouve désormais dans l’envers du décor. Toute la salle devient alors témoin de la fabrication du film même, en parallèle avec ce quotidien – qui tourne incessamment au rythme sempiternel des machines et tramways. Par conséquent, L’Homme à la caméra n’est ni plus ni moins qu’une immense curiosité pour le monde du Cinéma, qui a pour effet de bouleverser toute une manière de faire préalablement établie, loin d’une quelconque linéarité. Montages alternés et essais de trucages… Cette recherche d’un certain perfectionnisme s’avère brillante de bout en bout, images vibrant aux sons obsessionnels jusqu’à un final aussi éprouvant que jubilatoire. Par ailleurs, l’enregistrement de la musique, jouée par l’Alloy Orchestra, est une pure merveille qui s’adapte on ne peut mieux aux images qui défilent. En conclusion, une très grande cinéphilie émane de cet Homme à la caméra. Probablement pas celle qui se veut la plus objective mais au demeurant, le film n’en est pas moins un pilier du cinéma, expérimental ou non, à l’indéniable beauté artistique.
chrischambers86

16 219 abonnés 13 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2009
Un hommage èclatant au possibilitè de la camèra qui commence à tourner alors que la ville s'èveille progressivement où bus et trams èmergent des hangars, où les rues dèsertes s'emplissent peu à peu! Elle suit les habitants dans leur routine, travail ou loisirs! Une vie toute entière est resserrèe dans cette journèe..."L'homme à la camèra" rèsume bien la manière de Dziga Vertov: c'est l'histoire de la pellicule, de son entrèe dans la camèra à sa projection sur un ècran! La vie prise sur le fait se transforme en symphonie visuelle! Versov excelle dans le film expèrimental alors que la partie lyrique de son oeuvre rèsiste encore et toujours au temps qui passe! Le cinèaste met à profit toutes les ressources du cinèma: outre le montage, le ralenti, l'accèlèrè, la marche arrière, le dessin animè, les images multiples, les surimpressions, le collage, les virages-teintages, le montage mètrique, le contrepoint sonore! Son travail sur les intertitres est passionnant: il joue de la grosseur, de la place, de la forme, du mouvement, de la durèe des mots à l'ècran; il les fait dialoguer avec les images; il invente ainsi une diction, une èloquence visuelle! A cette fin, il multiplie recherches formelles et effets de montage sophistiquès, passant par exemple d'un clignement de paupières à un plan de stores qui s'èlèvent, ou s'associant la toilette d'une jeune femme au nettoyage de la ville! Un film audacieux et un classique important du 7ème art...
Redzing

1 463 abonnés 4 984 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2023
Voilà bien le genre de film qui ne plaira pas à tous. En même temps, il s’agit d’un documentaire soviétique muet et expérimental de 1929 ! A l’ère du zapping et des plateformes de streaming qui nous abreuvent de contenus tout neufs, pratiquement personne ne tombe « par hasard » sur ce genre d’œuvre. Si vous mettez la main (l’œil ?) dessus, c’est que vous êtes très probablement un averti et un amateur de cinéma…
Quid du film alors ? Dziga Vertov réalise ici un documentaire sur le quotidien d’une ville soviétique (en réalité, le tournage s’est partagé entre Kiev, Odessa, et Moscou). Il n’y aura ni intrigue, ni dialogue, ni acteur, le cinéaste se bornant à enfiler des scènes ordinaires. Ca a l’air bien ennuyeux sur le papier, et pourtant le long-métrage est tout simplement hallucinant.
Vertov et son chef opérateur Mikhail Kaufman font preuve d’une technique aussi riche qu’avant-gardiste pour l’époque. Split screens, plans débullés, jeux sur la profondeur de champ et les échelles. Images ralenties, accélérées, inversées, ou arrêtées. Stop motion et arrêts de caméras. Plans de compositions par superpositions. Montage frénétique et astucieux.
Même un simple plan sur une machine tournante est parvenu à m’hypnotiser. Tandis que les images sur les grands espaces font l’effet d’une claque, telle cette incroyable séquence avec de l’eau qui s’échappe en trombes d’un déversoir.
Vertov va carrément jusqu’à la mise en abyme et le méta. Filmant son propre chef opérateur en action, pour alterner les images entre les deux caméras. Ou montrant le travail de montage, ou un public découvrant son propre film !
A ceux qui craindraient de voir un film qui se limite à ces effets, soyez rassurés, il y a du fond. Car je peux déceler au moins deux intentions chez Vertov, à la lecture de ses manifestes.
D’abord, il s’agit clairement d’une œuvre pleinement alignée avec les idées marxistes. Pas de héros individuel, le film s’intéresse à la masse, la foule. Et il célèbre l’industrialisation permise par le communisme, dépeignant cette ville fantasmée comme une cité idéale, où, après l’effort le réconfort. On verra ainsi cette foule de travailleurs s’extasier par le sport et les divertissements.
Ensuite, le parti pris (radical) de Vertov est de vouloir construire le cinéma en tant qu’art indépendant. Il veut s’affranchir de la littérature ou du théâtre, raison pour laquelle il n’y a ni dialogue ni acteur. Je dois avouer qu’en tant qu’amateur de narration visuelle, le film tire sur ma corde sensible. Cette accumulation de pépites techniques ne constituant ni plus ni moins qu’une brillante démonstration : oui, le cinéma est un art, où ce qui compte n’est pas tant ce que l’on raconte, mais que les images et le montage permettent de le raconter de manière exaltante.
gimliamideselfes

3 456 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2011
Je suis assez embêté, parce que c'est le genre de film qui a tout pour que je l'aime, c'est tordu, expérimental, la mise en scène est géniale, le film se libère de toute intrigue, le montage est dantesque, mais je me demande si tout ça n'est pas un peu gratuit quand même dans le fond. Alors j'aurai envie de croire que non, voir un film qui s'appelle l'homme à la caméra, avec des mises en abimes sur le cinéma, je pense qu'il y a quelque chose à voir, autre que purement technique. Par contre je trouve qu'une heure c'est vraiment long, j'avoue que le film n'a pas su me captiver autant que je l'aurai voulu, je n'ai pas été hypnotisé par le rythme du film et ses images. En tout cas je suis quand même content de l'avoir vu, parce que malgré le fait de m'être ennuyé par moment, j'ai vu des choses géniales, des pures idées de cinéma, quelque chose qui est vraiment moderne en fait. Il fait parti des films que j'aurai aimé avoir pensé et qui collent à une certaine idée du cinéma que l'on peut se faire.
Alolfer
Alolfer

191 abonnés 1 846 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2024
Absolument indescriptible par le moment que je viens de vivre. 1929... le film a bientôt 100 ans, qu'il est toujours, le film avec le meilleur montage. D'une prouesse technique avant gardiste et experimental, son réalisateur a tout bonnement réalisé un film brillant pour son époque mais pas seulement. Encore aujourd'hui, il est impossible de ne pas se poser des questions du style : comment il a fait ça ?. C est d'une prouesse rare et une expérience exceptionnelle. 60 minutes de pure cinéma experimental. Certaines scènes sont d'une radicalité et le ton du film est dinguissime par son montage RÉVOLUTIONNAIRE ET UNIQUE. Rappelons que ce film est sorti en 1929... EXTRAORDINAIRE
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mai 2012
Comme dans un poème, Vertov multiplie les métaphores, les figures de style... Son objectif ici de trouver un langage unique au cinéma est atteint. Jamais le thêatre ou un autre art aurait pu produire une oeuvre similaire. Le film est audacieux et très bien réalisé. Chaque plan est d'une beauté incontestable et la gestion du mouvement est excellente. La gestion du temps également est fascinante. Le scénario reste très mystérieux, toujours avec ce cinéaste qui se promène à travers la ville. A voir et à analyser! Excellent film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 mars 2011
Même si le montage est exceptionnel, je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites qu'il n'y a pas d'acteur, ces gens joue puisqu'ils acceptent de passer à l'écran. De plus, certains ont des comportements n'étant pas naturels dans le but de faire une référence à la caméra (comme avec l'oeil qui s'ouvre et qui se ferme).
Mais le point sur lequel je suis en désaccord complet avec vous schindler, c'est lorsque vous dites que le film est subjectif : ça n'est absolument pas le cas voyons! Vertov était un communiste convaincu et ce film en témoigne. En effet, quand vous visionnez le film, vous voyez une ville en fonctionnement et ceci grâce à une masse d'individus mais jamais à un seul individu. Tous sont des anonymes et c'est en mettant en commun leurs effort qu'ils font tourner la ville et donc le film. Ceci est bel et bien le rêve que voudrait engendrer le communisme : la mise en commun des effort pour un meilleur résultat.
C'est ce que Vertov montre dans ce film qui est donc objectif de par ce fait.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2017
Tout simplement époustouflant d'audace.
L'homme à la caméra c'est le montage pur des images sans scénario et l'abandon du langage puisque même les cartons disparaissent.
L'adéquation de la musique de Chostakovitch est impressionnante.
La caméra filme la caméra, l'homme à la caméra est lui-même filmé.
Un objet de pure grammaire cinématographique. A voir absolument pour comprendre la proximité et les différences avec Péléchian.
OSC4R _
OSC4R _

82 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2022
Ça m’apprendra à ne pas me renseigner sur les films que je regarde.

C’est un film expérimental et il en faut, mais ça se regarde pas bien pour autant.

On a quand même plein de plans intéressants, une super musique et un réel sens du montage pour lier les deux.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2010
Ecrire ma critique...L’enfance de l’art cinématographique se mettant en abîme, dévoilant son contexte (l‘industrialisation de la société), ses ressorts (le voyeurisme, le mouvement - beaucoup de trains, de tramways, d‘automobiles, de chevaux…), ses procédés… et à la recherche de son autonomie. Un modèle de la démarche du cinéma expérimental ou d’avant-garde. C’est passionnant, émerveillant et indispensable pour quiconque veut se constituer une culture cinéphilique sérieuse.
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