Le Lac aux oies sauvages est certainement l'un des films les plus inventifs visuellement de cette année. Chaque cadre imprime la rétine par ses couleurs et ses idées très graphiques. Cependant à force de multiplier les effets de manche le réalisateur tend à oublier la profondeur du scénario et délivré une histoire un peu vaine. Une réussite contrastée.
Quand le cinéma chinois redonne au film noir ses lettres de noblesse, tout en rendant hommage à ses pairs... On assiste à un grand moment cinématographique. Chaque plan est une œuvre d'art, une traversée de la nuit où la rédemption passe par les femmes. Les êtres se frôlent à l'orée de cette lisière où l'amour pourrait devenir, mais il ne fait que naître là où il ne pourra jamais éclore. De cette noirceur, il en ressort étrangement une douceur et une ouverture vers le chemin de nouveaux possibles. Mais pour cela... les êtres de la nuit doivent s'éteindre.
6 233 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 18 juin 2020
Je regarde quatre films par jours. Je regarde des films de presque tous les pays du monde. Je regarde des films de France, des États-Unis, de Grèce (je suis grec). Je regarde des films muets et des films de super-héros. Mais je dois dire que Le Lac aux oies sauvages est l'un des pires films que j'ai jamais vus. Il est extrêmement ennuyeux et long et ne pensez pas que je n'aime pas les longs films. Le Lac aux oies sauvages était pour moi comme si j'étais devant l'écran pendant des années. Des années de malheur en enfer. Oh mon Dieu ayez pitié des gens stupides comme moi qui passe deux heures de leur vie à regarder ça. Présenté comme un thriller visuellement magnifique mais vide et ennuyeux comme l'enfer...
Un poil moins entraînant à mon goût que "les éternels" , son précédent film, cette nouveauté conserve trois méga points forts : - Scènes de vie quotidienne chinoise et notamment les bas-fond ultra appréciables et vraiment bien placées : on voyage total - Le travail de la lenteur et du silence toujours aussi beau - La lumière, et finalement l'ensemble du travail de réalisation est vraiment remarquable !!
Côté scénario par contre j'étais sur ma faim... L'attachement aux personnages est relatif, et c'est un souci dans le cadre d'une course poursuite : /
Très déçue par ce film . la critique polar époustouflant est bien exagérée. Le plus c 'est la réalité de la chine actuelle loin de pékin et shangai . Les conditions de vie y sont plus que déplorables et les cités du film misérable sont d 'un luxe par rapport a celles de ce film. Film long et étant un peu fatiguée je me suis battue pour ne pas m endormir.
Film pas mal mais sans plus. Quelques bonnes idées de mise en scène, quelques scènes esthétiques intéressantes et intenses. L'histoire est un peu terne dans le fond, un peu tirée par les cheveux.
Un film se réduit-il à un défilement de 24 photos par seconde ?
Pour Diao Yinan, ça semble le cas. Un film semble pour lui se réduire à un défilé de photos, presque sans rapport les unes avec les autres, mais partageant la noble ambition de graver des humeurs dans la psyché du spectateur.
Tant mieux si cette vision lui plaît, mais d'aucuns objecteraient qu'un film, c'est aussi une histoire, un sens de lecture, des personnages à qui s'identifier. En somme, un film, c'est aussi un tout, à l'aune duquel son esthétique prend forme.
De ce point de vue, "Le lac aux oies sauvages" fait de la photographie, mais du cinéma, rien n'est moins sûr. Des images, si envoûtantes qu'elles soient, ne font pas une histoire, un rythme et des personnages ! Aussi, "Lac aux oies sauvages" ne tient qu'une courte distance, avant que ses carences narratives ne le rendent tragiquement ennuyeux.
Polar froid et humide, Diao Yinan nous entraine dans son film comme une ombre dans la nuit. Une vraie claque esthétique due à une photographie millimétrée, néanmoins un petit bémol pour le scénario qui ne m'a pas attiré.
Diao Yinan, la cinquantaine, est un des quelques réalisateurs chinois dont les films parviennent à concourir dans les Festivals, et sont projetés sur les écrans des salles françaises. Son dernier long métrage, en compétition à Cannes, « le Lac aux oies sauvages » est un polar, tout ce qu’il y a de polar. Flics contre truands, meurtres, sang qui coule, on, n’est pas avare en hémoglobine, et au final, ce sont évidemment les flics qui gagnent. Mais il s’agit pour nous autre occidentaux, de déchiffrer ce qui se cache derrière le polar, car on sait bien qu’un film dénonçant crûment le régime n’aurait aucune chance d’être tourné. Quant à nous parvenir, mieux vaut ne pas y penser !
Un gang est réuni, le chef distribue les rues dont chacun aura la charge de ramener de l’argent. Les désaccords naissent, les coups pleuvent, un coup de feu claque. Les morts vont s’enchaîner jusqu’à ce qu’un flic soit tué. Le meurtrier est alors pourchassé. Mais une jeune femme, à l’allure androgyne, rôde autour du tueur de flic, sans qu’on sache vraiment qui l’envoie. Le chef du gang, la police ? à moins qu’elle agisse pour son propre compte, on ne sait.
Quand je parlais de décoder la pensée de Diao Yinan, il apparaît qu’entre flics et truands, la différence est celle du papier à cigarette, on les confond parfois à l’écran. Sans doute, le réalisateur mêle les uns et les autres dans un vaste marécage, terminé par la photo souvenir des flics triomphant sur le corps criblé de balles de celui qu’ils poursuivaient. Entre les uns et les autres, difficile de faire la part des bons et des méchants.
On retiendra néanmoins deux choses : la jolie Gwei Lun Mei, androgyne, qui livre une superbe composition dans le rôle de cette femme mystérieuse à souhait, et au final ou presque, le repas de pâtes et la façon dont Hu Ge, celui qui a tué un flic, mange ses bols de pâtes : ouvrez grand vos oreilles, c’est délicieux, enfin selon les goûts de chacun, je parle du bruit, mais aussi des pâtes sans doute ! Enfin, Diao Yinan nous plonge dans ces quartiers chinois où la misère rôde, petits métiers, là où chacun survit en espérant que flics et truands ne viendront pas régler leurs comptes. Sinon, le film regorge de scènes, tournées dans la pénombre, où les lumières jaillissent, ainsi que les coups de revolver qui font sursauter acteurs et spectateurs. Mais rien de très neuf côté polar !
Un film noir qui nous embarque ailleurs, très loin du cinéma américain et européen. Les décors sont dénués d'artifice, volontairement pour nous embarquer dans un conglomérat de baraques et de labyrinthes de ruelles vétustes. Le héros est un fugitif traqué par la police qui tisse sa toile autour de sa proie.
Une très belle histoire remplie de non-dits qui laissent parler nos émotions et notre imagination. De très beaux plans qui nous laissent admirer leur intérêt auprès des personnages aussi intéressant les uns que les autres...
j'ai été absorbé quasiment sur tout le film, néanmoins un peu longuet vers la fin ou d'ailleurs plusieurs personnes ont décrochés comme moi . Film qui tient la route
Il faut se laisser porter doucement par une intrigue, au début mystérieuse et déroutante, dans un climat quasi ininterrompu de pluie, dans un décor d'immeubles décrépits, d'arrière-cours mal éclairées, de marchés lugubres, pour découvrir peu à peu deux personnages attachants - un voyou courageux et une prostituée - qui tissent une histoire captivante au suspens bien entretenu. Alors bien sûr, on a déjà vu tout ça, notamment dans le cinéma américain des belles années, bien sûr on se perd parfois à discerner le bon du méchant, le flic de la balance, mais peu importe tant la beauté formelle du film - magnifiques images de la nuit sur le lac notamment - enveloppe l'histoire dans un somptueux onirisme mêlant scènes d'action - très - violente à un début d'histoire sentimentale à laquelle on voudrait croire. A mon sens, meilleur et moins hermétique que "Black Coal" (mais on est content d'avoir retrouvé la belle Gwei Lun Mei) et probablement pas davantage sponsorisé par l'office chinois du tourisme !