Le Lac aux oies sauvages
Note moyenne
3,4
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150 critiques spectateurs

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Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2020
Le lac aux oies sauvages résonne avec beaucoup de poésie. En réalité, cet endroit constitue un espace des plus sombres où les femmes, armées d'une ombrelle et d'un maillot de bains, s'adonnent à la prostitution, et les hommes organisent leurs réseaux mafieux. Nous sommes en Chine, dans un pays autoritaire, où on aurait tendance à penser que la délinquance n'a pas lieu d'être, face à une police efficace et aguerrie à la persécution de ses concitoyens. En fait, le film montre que même les pires dictatures n'ont pas le contrôle sur tout et que l'humanité trouve toujours les moyens pour se créer des espaces de liberté.

Le film relate la traque que les autorités mettent en place contre un chef de gang repenti, mis en cause dans un sombre assassinat d'un policier. Une prostituée, apparemment mandatée par un autre gang, s'engage avec le fuyard dans une sorte de quête d'absolu et de liberté. Si le récit semble apparemment complexe, la rigueur de l'écriture et de la mise en scène concourent à donner sens à un scénario d'une redoutable efficacité. Le spectateur est happé par cette course-poursuite qui raconte autant la volonté de tout un peuple de s'émanciper de la dictature chinoise, que le combat de femmes et d'hommes pour se sortir d'une misère endémique.

Il faut saluer une photographie très soignée. Ce lac aux oies sauvages paraît à la fois comme le siège de la déviance et un comme un espace poétique, ouvert à la liberté des êtres et à l'imagination. On ne s'ennuie pas une seule seconde dans ce récit qui continue, bien longtemps après le générique de fin, de donner l'impression d'avoir découvert la Chine au plus profond de ses entrailles.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2020
Après le superbe "Black Coal", Ours d'or à Berlin, Diao Yi'nan présentait à Cannes "Le Lac aux oies sauvages", film peut-être moins fort que son prédécesseur, qu'on pourrait taxer d'exercice de style, mais qui reste néanmoins admirablement mis en scène et complémentaire avec une autre réussite récente du cinéma chinois, "Les Eternels".
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2020
Un polar haletant, violent et cru, à ranger aux côtés de l'excellent "Les éternels", sorti cette même année 2019. Il s'agit aussi du beau portrait d'une prostituée opportuniste, prête à tout pour échapper à sa condition.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2019
« Le lac aux oies sauvages » est le dernier film de Diao Yinan dont « Train de nuit » sorti en 2008 m’avait intéressé. C’est un polar riche en hémoglobine mais plein d’une certaine tendresse, qui se déroule dans le milieu du « Jianghu » (de la pègre) où une rivalité entre 2 clans adverses va conduire à un concours de vols de motos où par hasard un policier va être tué … et toute la police de rechercher Zhou Zenong qui va être approché par la mystérieuse Liu Aiai, « baigneuse » (prostituée) de son état au lac des cygnes – une zone de non-droit -. Se sachant traqué de toutes parts Zhou va partager avec elle un marché sans savoir réellement pour qu’il elle travaille. La première rencontre a lieu dans une petite gare de banlieue dans une atmosphère très glauque où la pluie est omniprésente et associée à la misère du petit peuple chinois avec ses tripots clandestins, ses cours du soir pour les apprentis voleurs, ses restaurants aux néons vieillissants et ses micro-ateliers avec ses logements pouilleux … Les 2 personnages sont traqués par une escouade de policiers en civil pour mieux se fondre avec le milieu et par le clan adverse qui essaie de récupérer la rançon de 300 000 Yuans (un peu moins de 39 000 €uros) promise par la police. Dans ce polar où la majorité des scènes se déroulent la nuit, ce jeu de cache-cache va devenir de plus en plus périlleux d’autant que chacun semble trahir l’autre, mais Diao Yinan nous maintient en haleine y compris jusqu’à la scène finale qui est plutôt inattendue mais conforme à certains codes de l’honneur.
La lumière est finement travaillée avec des jeux d’ombres réussis, une scène dans un zoo où les yeux des animaux brillent sous la lune, une scène dans un vieux parc avec des miroirs déformants, une scène de danse avec des chaussures lumineuses … L’interprétation des 2 personnages principaux est d’une grande finesse.
Un polar parfaitement bien mené mais pourtant revenu bredouille de Cannes !
xando
xando

17 abonnés 63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 décembre 2019
Un film à la mise en scène virtuose et d'une beauté visuelle démente. Du grand cinéma. Diao Yinan nous plonge dans les bas fond de l'Empire du milieu et nous tient en haleine pendant près de deux heures. C'est une nouvelle réussite après son Black Coal déjà virtuose.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2020
Le Lac aux oies sauvages n'est pas un n-ième polar chinois ; c'est bien plus une sorte d'À bout de souffle ou de Badlands de l'Empire du milieu. Comme ses illustres prédécesseurs, le cinéaste trouve prétexte d'une cavalcade pour conjointement explorer les coulisses de son pays et tenter toutes les expérimentations possibles de son art. La mise en scène est exceptionnelle. Folle d'inventivité et de liberté, comme l'était celle des pionniers de la Nouvelle vague. Une bagarre dans un sous-sol d'hôtel captée en plans serrées, une course poursuite nocturne dans un zoo sous le regard de bêtes sauvages, le délire fiévreux d'un blessé croyant voir s'animer des articles de journaux, une tête de chanteuse tournant sur elle-même dans un cirque : tout est possible dans ce film. Le scénario, tout autant libéré des conventions, se démarque aussi par son ampleur. Le récit commence sous un pont de chemin de fer en une scène ample de rencontre entre un fugitif et une prostituée. Il se poursuit en un flashback, bientôt suivi d'un second pour comprendre la trajectoire de chacun. Les multiples aventures du couple s'accélèrent, s'accélèrent pendant l'heure trente qui suit jusqu'à une scène d'anthologie où tout s'arrête net le temps de manger des pâtes dans un restaurant. Tout est poésie dans ce film où l'on pense autant à Godard, qu'à Welles (les miroirs du cirque), Tarantino (les gros plans sur les pâtes), Wong Kar Wai (la chambre 302), etc. Le regard sur la Chine porté ici est terrible de cynisme : les infrastructures sont en déliquescence, les mafias partout, la prostitution à l’œuvre, les flics sont ridicules, des mourants crèvent seuls dans leur lit, etc. Parmi les rares bémols qu'on peut formuler, citons les acteurs qui ne sont pas toujours au meilleur, et l'occasion ratée d'une superbe mort antonionienne que la scène des pâtes offrait sur un plateau... Mais bon, Jia Zhang Ke n'est vraiment plus seul à porter la voix de la Chine dans le cinéma mondial ; il est d'ailleurs largement en train de se faire dépasser par des cinéastes plus inventifs encore que lui.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2020
Polar brillant, sanglant et sophistiqué d'un surdoué du cinéma chinois, jouant avec les ruptures de rythme, passant d'une tuerie sanglante à de longues déambulations silencieuses dans les rues d'une ville, exploitant magnifiquement l'étrange (surtout pour un oeil occidental!) décor de cette grande ville crasseuse comme seule une ville chinoise peut l'être pour prendre, au bord de son lac, de faux airs de cité balnéaire.... Wuhan, sur le YangTsé, a des aspects touristiques que le réalisateur a voulu gommer à tout prix pour ne nous montrer que la Chine de la corruption et des marginaux.
On est dans le monde des voleurs de motos. Un mafieux "centralisateur" répartit les quartiers à prospecter entre les différentes bandes (scène inspirée d'une histoire vraie). Mais un désaccord entre celle de Hua Hua (Qi Dao) et celle d"Oreille de chat" tourne au règlement de compte sanglant..... et en s'enfuyant Zhou Zenong (Hu Ge) tue un flic. Il est désormais un fugitif, avec une bonne prime attachée à sa personne.... mais, je vous le dis tout de suite, n'essayez pas de suivre. Entre les hommes du capitaine Liu (Liao Fan), ceux de la bande à Hua Hua et ceux de la bande adverse, tous chinois (évidemment....) jeunes et en tee-shirts, on ne s'y retrouve pas et à vrai dire on s'en fiche. Ce qui compte, c'est l'ambiance, mystérieuse et crapoteuse....
Hua hua est aussi proxénète. Sur les bords du lac, il y a des plages, où les familles piquent niquent, on se baigne, on canote -éventuellement on recrache du sperme, excusez moi, dans une séquence qui pour être tout à fait décente n'en est pas moins assez culottée..... Dao Yinan ose tout! Et, il y a donc des "baigneuses", (plus ou moins) jolies filles qui, élégamment mais très convenablement vêtues arpentent les berges. Si elles intéressent un monsieur, ils s'en iront discrètement chacun de son côté. Liu Aiai, une de ces baigneuses, (Gwei Lun Mei) est chargée de retrouver le fugitif pour le mettre en sûreté, mais Zhou Zenong ne pense qu'à sa femme Shujun (Wan Qian) et à son fils, qu'il a tellement négligés, et il voudrait que ce soit elle qui le dénonce, pour toucher la prime.
Le film commence par cette rencontre avec Aiai -il espère Shujun-, dans une gare de banlieue, la nuit, sous une pluie de misère. Il se continue à coups de flashbacks qui nous font remonter dans l'action, puis se poursuivra dans les rues de la ville, dans ce monde du jianghu, mélange hétéroclite de petits marchés, de garages à motos, de restaurants improvisés et crasseux, d'appartements sordides ouverts sur des cours improbables.... En opposition à cette triste urbanité, il y a quelques vues du Luna Park lacustre, avec son parc zoologique et une végétation tropicale luxuriante, autre monde, si loin, si proche....
Peu de dialogue et aucune psychologie. Les protagonistes nous restent totalement opaques. Surtout Aiai, que cherche t-elle, cette gagneuse? Les dernières images du film, lumineuses, nous la montreront sous un autre jour...
A voir évidemment!
NC N
NC N

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 janvier 2020
Quel navet. Mon dieu ! Niveau d'acteur et d'action digne d'un mauvais Bruce Lee à la différence que la photo est belle. Fuyez.
Antoine G
Antoine G

12 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2020
Ce film , outre sa magistrale mise en scène, nous donne, à sa façon, des nouvelles de la Chine . Loin de Shanghai, tout du moins de ses grattes ciel, les bas fonds laissent penser que le miracle chinois se nourrit lui aussi du crime organisé et de la déchéance de nombreux chinois
Brigitte C.
Brigitte C.

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2020
Film décevant. Trop lent et les acteurs inexpressifs. Sinon il y a de belles prises de vue. Deux scènes violentes voilà je suis sortie du film decuey
Perks of being Jo
Perks of being Jo

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2020
Esthétiquement très beau, Le Lac aux Oies Sauvages est un polar efficace à la narration et au montage un peu déroutant, avec certaines scènes marquantes, particulièrement les scènes d'actions qui sont parfois assez impressionnante. Beau film, belle histoire, et belle réalisation mais n'arrive pas à trouver une véritable originalité, j'avais l'impression d'avoir déjà vu ce film à certains moments, notamment dans son ton et sa palette esthétique.
wiix75
wiix75

5 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2020
2,5 étoiles pour la photographie. Sinon le scénario est faible. On a l'impression que c'est le scénario qui illustre les jolis plans et non l'inverse. Jeu des acteurs peu expressif et naïf.
Melvin Heurtebise
Melvin Heurtebise

4 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2019
C'est le genre de film symptomatique ou l'on voit trop de choses dans sa bande annonce qui est dantesque elle soit dit en pensant :).

J'étais tellement hypé j'en demandais peut être trop pour ce film, le premier film chinois que je vois. On sent l'influence du cinéma coréen d'ailleurs sur celui ci. En tout cas la mise en scène, les décors et le jeu d'acteurs sont très bons. Les couleurs de ce polar sont juste somptueuses et le réalisateur nous surprend à chaque plan mais cela traîne en longueur et je ne vois pas trop le rapport avec le titre du film et ce fameux lac d'ailleurs c'est bien dommage mais cela reste un bon thriller en tout cas !

3,5/5
Alvin LeFaiseur
Alvin LeFaiseur

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2020
Une grande beauté esthétique et maîtrise de la forme, du récit, de la photographie, du montage, du (faux) rythme, de la bande-son. Exceptionnel pour un premier film. Des interprètes touchants et justes. Une image de la Chine loin des clichés touristiques, ce qui n'est pas sans intérêt.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 février 2020
Après avoir été attaqué, un gangster tue un policier lors de sa fuite. Zenong Zhou est alors pris dans une chasse à l'homme avec une prostituée qui lui vient en aide. "The Wild Goose Lake" est un film assez style sur le plan visuel, mais dont l'histoire a tendance à trop s'éparpiller. Si le début est prometteur avec notamment quelques scènes d'action bien violentes et marquantes, le reste du film est très inégal. L’étau autour du personnage principal a beau se serrer, le sort de ce chef de gang est de moins en moins intéressant au fur et à mesure que les minutes défilent. Les très rares scènes d'action relancent un certain intérêt par intermittence, mais rien qui ne suffise à faire oublier un scénario décevant et confus et une intrigue superficielle. J'ai trouvé ce nouveau film de Diao Yi'nan mieux que "Black Coal" qui m'avait profondément ennuyeux, mais ce n'est pas encore l'extase... La moyenne pour la beauté de la photographie et ces quelques scènes d'action, mais l'histoire est vraiment trop faible et peu captivante.
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