Note moyenne
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Le film est d'une beauté plastique souvent hallucinante mais le cinéma n'est pas un simple art plastique et l'on s'ennuie devant tant de vacuité. L'écriture est extrêmement faible, c'est simple l'intrigue et les personnages sont inexistants. Reste une belle photo qui fait souvent référence aux film noir américains.
Le paradoxe de ce film policier, noir et violent, c’est la beauté de son cadre, la force de sa mise en scène, presque élégante, parfois virtuose. Sur une histoire banale le réalisateur-scénariste imagine son voyou se faire courser dans une zone de non droit où les prostituées font l’amour dans des barques et dans l’eau. On sait qu’il va vers une mort inéluctable, mais la manière de la conduire est déjà un regard sur ce monde désespéré qui prend pour décor la Chine mais pourrait tout aussi bien s’accommoder des taudis du monde entier. Mais aujourd’hui le renouveau du filon passe par cette veine chinoise qui ne renouvelle pas le genre, mais l’adapte à sa culture et en fait un genre nouveau. L’interprétation lente, énigmatique, est tout aussi exemplaire de cet esthétisme particulier qui donne des lettres de noblesse à un style qui s’en accommode parfaitement.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
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Tarantino a adoré ce thriller chinois lors du dernier festival de Cannes ... et il a bien raison ! Mention spéciale aux acteurs (inconnus chez nous !) et à l'opérateur photo pour ses images nocturnes éclairées par les néons de quartiers chinois défavorisés. A voir ++
Diao Yinan, la cinquantaine, est un des quelques réalisateurs chinois dont les films parviennent à concourir dans les Festivals, et sont projetés sur les écrans des salles françaises. Son dernier long métrage, en compétition à Cannes, « le Lac aux oies sauvages » est un polar, tout ce qu’il y a de polar. Flics contre truands, meurtres, sang qui coule, on, n’est pas avare en hémoglobine, et au final, ce sont évidemment les flics qui gagnent. Mais il s’agit pour nous autre occidentaux, de déchiffrer ce qui se cache derrière le polar, car on sait bien qu’un film dénonçant crûment le régime n’aurait aucune chance d’être tourné. Quant à nous parvenir, mieux vaut ne pas y penser !
Un gang est réuni, le chef distribue les rues dont chacun aura la charge de ramener de l’argent. Les désaccords naissent, les coups pleuvent, un coup de feu claque. Les morts vont s’enchaîner jusqu’à ce qu’un flic soit tué. Le meurtrier est alors pourchassé. Mais une jeune femme, à l’allure androgyne, rôde autour du tueur de flic, sans qu’on sache vraiment qui l’envoie. Le chef du gang, la police ? à moins qu’elle agisse pour son propre compte, on ne sait.
Quand je parlais de décoder la pensée de Diao Yinan, il apparaît qu’entre flics et truands, la différence est celle du papier à cigarette, on les confond parfois à l’écran. Sans doute, le réalisateur mêle les uns et les autres dans un vaste marécage, terminé par la photo souvenir des flics triomphant sur le corps criblé de balles de celui qu’ils poursuivaient. Entre les uns et les autres, difficile de faire la part des bons et des méchants.
On retiendra néanmoins deux choses : la jolie Gwei Lun Mei, androgyne, qui livre une superbe composition dans le rôle de cette femme mystérieuse à souhait, et au final ou presque, le repas de pâtes et la façon dont Hu Ge, celui qui a tué un flic, mange ses bols de pâtes : ouvrez grand vos oreilles, c’est délicieux, enfin selon les goûts de chacun, je parle du bruit, mais aussi des pâtes sans doute ! Enfin, Diao Yinan nous plonge dans ces quartiers chinois où la misère rôde, petits métiers, là où chacun survit en espérant que flics et truands ne viendront pas régler leurs comptes. Sinon, le film regorge de scènes, tournées dans la pénombre, où les lumières jaillissent, ainsi que les coups de revolver qui font sursauter acteurs et spectateurs. Mais rien de très neuf côté polar !
Un gang est réuni, le chef distribue les rues dont chacun aura la charge de ramener de l’argent. Les désaccords naissent, les coups pleuvent, un coup de feu claque. Les morts vont s’enchaîner jusqu’à ce qu’un flic soit tué. Le meurtrier est alors pourchassé. Mais une jeune femme, à l’allure androgyne, rôde autour du tueur de flic, sans qu’on sache vraiment qui l’envoie. Le chef du gang, la police ? à moins qu’elle agisse pour son propre compte, on ne sait.
Quand je parlais de décoder la pensée de Diao Yinan, il apparaît qu’entre flics et truands, la différence est celle du papier à cigarette, on les confond parfois à l’écran. Sans doute, le réalisateur mêle les uns et les autres dans un vaste marécage, terminé par la photo souvenir des flics triomphant sur le corps criblé de balles de celui qu’ils poursuivaient. Entre les uns et les autres, difficile de faire la part des bons et des méchants.
On retiendra néanmoins deux choses : la jolie Gwei Lun Mei, androgyne, qui livre une superbe composition dans le rôle de cette femme mystérieuse à souhait, et au final ou presque, le repas de pâtes et la façon dont Hu Ge, celui qui a tué un flic, mange ses bols de pâtes : ouvrez grand vos oreilles, c’est délicieux, enfin selon les goûts de chacun, je parle du bruit, mais aussi des pâtes sans doute ! Enfin, Diao Yinan nous plonge dans ces quartiers chinois où la misère rôde, petits métiers, là où chacun survit en espérant que flics et truands ne viendront pas régler leurs comptes. Sinon, le film regorge de scènes, tournées dans la pénombre, où les lumières jaillissent, ainsi que les coups de revolver qui font sursauter acteurs et spectateurs. Mais rien de très neuf côté polar !
À la fois violent et hypnotique, les héros de ce superbe film nous tiennent en haleine jusqu'à la dernière image. À souligner aussi l'esthétisme des prises de vues ....
le style chinois est un peu moins extraverti que le coréen, son voisin....il n'empêche que ce thriller reste passionnant, en particulier les prises de vue autour du lac, cette partie enclavée autour de la ville où règne le non droit...et la pauvreté cela reste un thriller haletant avec maints rebondissements très bien orchestré !
Quand le cinéma chinois redonne au film noir ses lettres de noblesse, tout en rendant hommage à ses pairs... On assiste à un grand moment cinématographique. Chaque plan est une œuvre d'art, une traversée de la nuit où la rédemption passe par les femmes. Les êtres se frôlent à l'orée de cette lisière où l'amour pourrait devenir, mais il ne fait que naître là où il ne pourra jamais éclore. De cette noirceur, il en ressort étrangement une douceur et une ouverture vers le chemin de nouveaux possibles. Mais pour cela... les êtres de la nuit doivent s'éteindre.
Voici un polar chinois de Diao Yi'nan (2019), l'auteur de Black Coal 2014 récompensé à Berlin. Voici surtout un film noir dans la grande tradition avec le destin fatal annoncé dès le début, le couple sans espoir et pourtant pas sans amour, le bandit au grand cœur (excellent Hu Ge), la charmante "baigneuse" désenchantée (non moins remarquable Gwen Lun Mei), la guerre des bandes, la police haïe par tous et prête à toutes le violence, la visite des quartiers déshérités au désordre inconcevable, la ballade sur le lac tranquille qui fait irrésistiblement penser à l'Aurore comme la réunion des voleurs fait penser à M, la scène des miroirs déformant à la Dalme de Shangai et la poursuite sans objet dans les ruelles sombres à Walsh, A Mann ou Huston : on est loin de la Chine modernisée et design des lofts de la nouvelle bourgeoisie de Hong Kong ou Shangai. Mais le film n'est pas "formaliste" (si cet adjectif a une signification quelconque) : c'est l'histoire d'un homme qui tue un flic par erreur et veut que sa femme, qu'il a abandonné il y a cinq ans, le dénonce pour toucher la prime et élever leur enfant. Les flics vont-ils court-circuiter son désir ? Un beau thème de tragédie n'est-ce pas.
Un film à voir pour son travail du décor et de la lumière, Diao Yinan, fan absolu des néons d'antan et des rubans LED d'aujourd'hui, est des réalisateurs chinois contemporains, celui qui sait le mieux mettre en lumière les petites villes de province, la beauté de la brousse industrielle (qui me manque..), leurs routes défoncées et leur vie grouillante.
Mais alors l’interprétation de Hu Ge... Outre qu'il est peu crédible en truand qui crachotte sa saucisse industrielle, que dire de son élocution? Gwei Lun-Mei était elle-aussi plus convaincante dans Black coal. C'est mon seul regret sur ce film: tous deux posent et surjouent plus qu'ils n’interprètent pendant la bonne première partie du film. Heureusement, la suite des événements les amenant à se bouger plus les fesses qu'ils ne parlent est par conséquent plus plaisante :-)
Petit message à ceux qui cherchent un message politique (c'est très français çà..), il n'y en a pas, et si vous vous perdez dans la foule des badauds, des flics et des indics, ce n'est pas bien grave, vous êtes bien entourés :-)
A noter pour finir que le titre français (les chinois sont très forts pour donner des noms poétiques à leurs lieux géographiques, et le réalisateur est, outre l'ASMR, un fan de cartes) est beaucoup plus sexy que le "rendez-vous de la gare routière sud"( 南方车站的聚会) original: EP.Jacobs et Diao Yinan n'ayant en commun que le goût de la brume et de l' intrigue, ce qui est déjà pas mal!
Mais alors l’interprétation de Hu Ge... Outre qu'il est peu crédible en truand qui crachotte sa saucisse industrielle, que dire de son élocution? Gwei Lun-Mei était elle-aussi plus convaincante dans Black coal. C'est mon seul regret sur ce film: tous deux posent et surjouent plus qu'ils n’interprètent pendant la bonne première partie du film. Heureusement, la suite des événements les amenant à se bouger plus les fesses qu'ils ne parlent est par conséquent plus plaisante :-)
Petit message à ceux qui cherchent un message politique (c'est très français çà..), il n'y en a pas, et si vous vous perdez dans la foule des badauds, des flics et des indics, ce n'est pas bien grave, vous êtes bien entourés :-)
A noter pour finir que le titre français (les chinois sont très forts pour donner des noms poétiques à leurs lieux géographiques, et le réalisateur est, outre l'ASMR, un fan de cartes) est beaucoup plus sexy que le "rendez-vous de la gare routière sud"( 南方车站的聚会) original: EP.Jacobs et Diao Yinan n'ayant en commun que le goût de la brume et de l' intrigue, ce qui est déjà pas mal!
Repéré avec notamment Train de nuit et l'impressionnant Black Coal, Diao Yi'nan figure parmi les cinéastes les plus prometteurs du moment. Ce que Le lac des oies sauvages ne confirme qu'à moitié tant ce polar nocturne et pluvieux se prend un peu les pieds dans le tapis, dans une stylisation extrême dont les qualités d'atmosphère ne peuvent masquer les défaillances d'un scénario principalement répétitif et contemplatif. Qu'il y règne une certaine opacité dans son récit, ce n'est pas si grave, c'était aussi le cas dans Un grand voyage vers la nuit de Bi Gan mais ce dernier avait pour lui un côté onirique assez fascinant (pas pour tout le monde, évidemment) qu'on ne trouve pas dans Le lac des oies sauvages. L'aspect romanesque, voire romantique du film est sous-jacent mais s'efface devant l'architecture alambiquée et pas si originale que cela de la trame policière, malgré le talent certain du metteur en scène, qui semble d'ailleurs en être un peu trop conscient. La virtuosité du film a quelque chose d'un peu gratuit dans cette chasse à l'homme qui n'est pas loin de tourner en rond et même à vide, loin d'égaler son modèle revendiqué, M le maudit de Fritz Lang.
Un voleur de moto tue un policier et se retrouve en cavale. Va alors se jouer une chasse à l'homme . Jai bien aimé le suspens le film est prenant par contre on comprend pas grand chose à la morale du film et son objectif cependant le film se regarde.
Très long avec un scénario brouillon. Pas d'intrigue. Je me suis ennuyée ce qui est rare chez moi au cinéma.
Un éblouissant polar aux images incroyables. Et la plus belle des femmes fatales ! Après Black coal, la confirmation d'un cinéaste majeur...
IL y a dans ce film, une multitude de scènes incroyables qui vont vous rester en tête tant la mise en scène cherche constamment des idées tout en rendant hommage aux films noirs entre polar urbain parfois très nerveux et parfois très onirique. Génial.
Claque visuelle ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un polar aussi intense. Un réalisateur à suivre...
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