Miller's Crossing
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214 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 février 2015
Un bon crû des frères Cohen. Un hommage au film noir et aux films de gangsters qui revisite totalement ces deux genres pour livrer une oeuvre à la fois sombre et drôle. Les acteurs sont tous exceptionnels: Gabriel Byrne est parfait dans son rôle de bandit cérébral et impassible, Jon Polito et John Turturro livrent de véritables performances. Le scénario avance très vite et peut parfois perdre le spectateur mais sa construction force l'admiration. Les dialogues sont très bien écrits et offrent une réplique culte à la minute. La photographie est soignée également et la mise en scène très efficace. Toute l'oeuvre des Cohen est déjà dans ce troisième film, de la loufoquerie de Fargo à la noirceur existentielle de Serious man, en passant par l'atmosphère oppressante de No country for old men.
SATSANGA
SATSANGA

12 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2013
Un bon film de gangsters des frères Coen mais malheureusement, c'est tout ! Avec eux, le scénario est comme d'habitude très bien écrit (quoique un peu complexe), le jeu des acteurs est toujours aussi subtil et l'humour noir décalé qui les caractérise est au rendez-vous mais la réalisation manque de punch et de rythme et on finit par trouver le temps long . Dommage quand on connait le talent de ces deux-là et qu'on sait qu'ils peuvent faire bien mieux . Agréable à regarder mais rien d'exceptionnel .
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2024
« Miller’s Crossing » sorti sur les écrans en 1990 est le troisième long métrage des frères Coen. Avec « The Big Lebowski », « Fargo », « Barton Fink », « The barber » et « Sang pour sang », il trône au sommet d’une filmographie désormais bien fournie (20 films en 37 ans). Comme ils en ont pris l’habitude, dès « Blood simple », les deux frères utilisent la technique invasive du Bernard-l’Hermite qui consiste à se doter de la coquille d’un autre crustacé pour protéger son ventre mou, non s’en avoir au préalable dévoré son occupant. Dévorant eux-mêmes livres et films depuis leur enfance, Ethan et Joel n’ont que l’embarras du choix pour trouver leurs « victimes ». Très amoureux de la littérature « hard-boiled » incarnée par Dashiell Hammett et Raymond Chandler ainsi que des films de la Warner des années 1930 qui en ont été tirés, ils décident après le succès d’« Arizona Junior » (1987) de nicher l’intrigue de leur prochain film au sein d’une grande ville sans nom, en pleine prohibition.
« La clé de verre » et « La moisson rouge » de Dashiell Hammett ainsi que « Yojimbo » (1961) d’Ari Kurosawa nourrissent l’intrigue et la découpe des personnages. C’est bien sûr à travers leur esthétique novatrice et les arabesques qui nimbent cette guerre des gangs irlando-italienne impitoyable que les Coen impriment leur marque de fabrique. Une complexité de l’intrigue dont ils auront bien du mal à venir à bout, demandant à une production compréhensive de les libérer trois semaines pour aller se ressourcer, non pas à « Miller’s Crossing » ce coin de campagne où les gangsters du film vont effectuer les basses besognes, mais à New York. Ils profitent de cet intermède salvateur pour écrire d’un jet le scénario de « Barton Fink ».
Il fallait en effet que les nœuds dramatiques de "Miller's Crossing" soient suffisamment serrés pour que le spectateur ne sache plus très bien à la fin si Tom Reagan, le personnage ambigu interprété par Gabriel Byrne, n’est qu’un opportuniste agissant au gré des événements et surtout de ses intérêts ou un génial manipulateur qui orchestre toute une série de trahisons pour sortir son chef de la nasse dans laquelle son retour d’âge l’a enfermé. Hésitant à éliminer un petit truand peu fiable (John Turturro) qu’il protège car il est le frère de la jeune femme qui lui a fait tourner la tête et chavirer le cœur (Marcia Gay Harden), Leo O’Bannion (Albert Finney) entre en guerre avec Johnny Caspar (Jon Polito) son rival italien dont il a de plus en plus de mal à contenir les ambitions territoriales. La solitude du pouvoir, l’angoisse qu’elle génère, les convoitises qu’elle suscite, la violence qu’elle déclenche, les trahisons qu’elle exige, tels sont les thèmes évoqués par Ethan et Joel Coen qui livrent avec « Miller’s Crossing » un exercice de style brillant souvent vertigineux, même s’il finit par enfermer un peu trop les personnages dans des comportements virant aux stéréotypes.
Quelques scènes sont époustouflantes comme celle qu’Ethan Coen nomme le « Thompson Jitterburg », simple accolade entre le nom de la célèbre mitraillette-camembert et celui qui désigne un danseur de swing. Une scène dantesque où Albert Finney, allongé calmement sur son lit, devinant grâce à la fumée de cigare qui passe à travers les lattes du plancher de sa chambre que deux tueurs viennent l’exécuter, écrase tranquillement son propre cigare pour aussitôt se jeter lestement sous son lit et descendre un premier tueur avant de cribler le second d’une rafale sans fin qui donne l’impression que sa cible est en train d’effectuer un pas de danse saccadé.
Les acteurs sont tous parfaitement choisis même si certains forcent un peu le trait comme John Turturro ou Jon Polito. On saluera particulièrement la performance d’un Albert Finney épaissi qui remplaçant Trey Wilson, ex-Nathan Arizona dans « Arizona Junior » mort d’une hémorragie cérébrale peu avant le tournage, apporte toute son humanité à ce caïd vieillissant qui refuse d’abdiquer sur ses principes et de surcroît affaibli par un amour qu’il devine impossible. Gabriel Byrne quant à lui distille tout au long du film un charme trouble qui permet à son personnage de quitter l’écran en emportant son mystère avec lui. Mais tout ceci ne serait pas aussi jouissif sans la partition sublime de Carter Burwell, mélange subtile entre jazz et folklore irlandais lancinant et bien sûr sans la photographie de Barry Sonnenfeld qui avant de devenir réalisateur travaille une dernière fois avec les Coen. Beaucoup affirment que « Miller’s Crossing » est le film le plus achevé des deux frères. Difficile de leur donner tort.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2021
Un polar noir brillant et décalé à l'époque de la prohibition, au scénario déjanté et à l'humour savoureux, et porté par un casting sublime.
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2014
Un film de gangster comme on aime en voir avec son lot de fusillades, de personnages atypiques, de meurtres en tous genres, de dialogues à la fois plaisant et tranchant. Malheureusement, l'histoire tourne un peu en rond, comporte quelques longueurs qui, à mon sens, auraient pu être évitées. Cependant, on ne s'ennuie pas et le fil du scénario est bien respecté et garde son suspens jusqu'au bout !!
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2014
Cette vision de « Miller’s Crossing » a été un peu particulière, étant donné que je venais de lire « La moisson rouge » de Hammett, sans savoir qu’il avait inspiré les frères Coen pour ce film noir. Cela me permet de signaler, déjà, une qualité : voici un bon exemple d’influence positive de la littérature sur le cinéma. Sans passer par l’écueil d’une adaptation officielle, les cinéastes reprennent la substantifique moëlle du roman (« nettoyer » une ville en faisant se monter les différents gangs les uns contre les autres), mais l’introduisent dans un autre espace, avec des autres personnages biens à eux. Ces gangsters coeniens sont tour à tour terrifiants (surtout « Eddie the Danish », sorte de personnification du mal, précurseur de Javier Bardem dans « No Country For Old Men ») et tour à tour drôles (comme le mafieux Johnny Caspar qui ne cesse de se réclamer d’éthique dans ses discours !). Cet humour est toujours bienvenu et efficace lorsqu’il intervient dans ce qui reste avant tout un vrai film noir. L’atmosphère est très prenante, et si la mise en scène peut sembler parfois classique (comparée à la folie baroque des meilleurs films des frangins), elle explose quelque fois lors de scènes-clés visuellement très fortes. C’est bien sûr le cas de la célèbre scène dans les bois ou encore au motif omniprésent du chapeau ; mais je pense surtout au braquage de la maison de Leo (Albert Finney). Séquence quasi-muette, débutant par un splendide raccord sur la fenêtre, nous faisant passer d’une scène intime à la scène sanglante, et se poursuivant avec les duels entre les gangsters et le maitre de la ville, finissant par les terrasser tout en restant en robe de chambre, le cigare à la main. De la pure jouissance cinématographique ! Et peut-être peut-on voir, d’ailleurs, une auto-parodie de cette scène dans « Burn After Reading », lorsque John Malkovitch se retrouve lui aussi, mais de façon ridicule, en robe de chambre avec un flingue dans une main et un verre d’alcool dans l’autre !
Bref, à travers cette galerie de personnages types, les Coen construisent un grand film noir, à l’ancienne, et réunissent déjà (c’était leur troisième film) l’essence de ce qui fera leurs univers, et leurs meilleurs films. Indispensable pour les amateurs des frangins !
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2019
Je ne suis pas un inconditionne des frères Cohen mais je dois avouer que "Miller's crossing" est un grand film de gangster. Plus que la lutte entre rivaux italiens et irlandais c'est une vraie série noire à l'ancienne que les frangins nous ont mijotés. Gabriel Byrne est juste impeccable dans ron rôle d'animal à sang froid, maitre manipulateur d'une ville transformée en baril de poudre ou il tisse petit à petit sa toile, et John Polito en mafieux italien psychopathe livre des moments jubilatoires avec des réparties parfois pas très éloignées des tontons flingueurs. Un reproche sur la forme quand même...pourquoi cette musique digne d'un western facon téléfilm années 80 ???? Pour le reste c'est du très bon. 4 / 5
pelu
pelu

27 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2019
Les frères Cohen nous propose une belle immersion dans le milieu gangster des années 30 beaux décors ,ambiance parfaite costumes d'epoques... Très bien retranscris. Pour ce qui est du reste je ressort un peu déçu du scénario qui est très simple, un peu trop linéaire... Le piège se met un peu trop facilement en place sans grande surprise on sait un peu trop d'avance l'issue du film. Malgre tout les dialogues et les prestations des acteurs sont Très bonnes tout comme certaines scènes. Cependant au final je ne suisbpa totalement convaincu je trouve que les frères Cohen ont fait de bien meilleur opus. Mais miller's crossing est une bonne plongée dans un film de mafia crédible qui a aussi un peu vieillit mais qui vaut le détour.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 février 2014
Les frères Coen rendent un magnifique hommage au film noir avec "Miller's crossing" : un des meilleurs films de gangster. Les Coen savent toujours soigner leur personnage en portant sur eux un regard à la fois tendre et acide, c'est particulièrement le cas du personnage de Gabriel Byrne. Brillant du début à la fin.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2012
Après une excellente comédie, Arizona Junior, d’une drôlerie incroyable, les frères Coen revenaient, avec Miller’s Crossing, à leurs premières amours : le film noir.

Leur troisième film affiche ce qui serait leur marque de fabrique au fur et à mesure des métrages : une esthétique hors du commun pour une atmosphère presque hors du temps. Malheureusement, Miller’s Crossing n’est que atmosphère et jamais vraiment très bien scénarisé. Les personnages y sont passionnants, les rebondissements plutôt originaux mais l’ensemble ne colle pas vraiment et le film se retrouve être une simple démonstration des talents plastique de la fratrie de Philadelphie. Quelques scènes, tout particulièrement, sont assez exceptionnelles, comme l’attentat sur Leo, que ce dernier, divinement interprété par un toujours parfait Albert Finney, déjoue dans une fusillade d’un comique volontaire incroyablement efficace ou l’offensive des policiers sur un bar, où on trouve une apparition parfaitement incongrue (et jouissive, cela va sans dire) de Sam Raimi. Mais jamais l’histoire du film ne vient magnifier ces prouesses techniques. Les acteurs sont pourtant très bons, surtout le couple Gabriel Byrne – Marcia Gay Harden, mais rien n’y fait, même John Turturro (pléonasme), dans un de ses meilleurs rôles.

Miller’s Crossing est visuellement magnifique, même auditivement grâce à Carter Burwell. Mais c’est aussi une histoire moyenne avec une narration médiocre. Un bon film.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2016
Du Cohen pur jus ! Un paquet de personnages tous plus intéressants les uns que les autres interprétés par des acteurs au top de leur forme ("G.Byrne" ne fera jamais mieux par la suite selon moi...) , un scénario captivant , une mise en scène simple mais accrocheuse le tout avec de l'humour, du rythme etc... L'histoire est captivante avec des rebondissements de partout : Manipulations, trahisons, mensonges etc.... Aucun temps mort pendant les deux heures du film qui passe en un clin d'oeil! Foncez donc sur ce vieux Cohen (si vous ne les avez pas tous déjà bouffé!!!) qui comme tous les autres a très bien vieilli et se regarde sans effort ..
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2014
Une sorte de parrain violent et délirant avec de bons acteurs peu connus mais complètement investis dans leur rôle. Une bonne recomposition de l'ambiance des années 30 et un très bon cru des frères Cohen.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2016
Un bel hommage des frères Cohen aux classiques des années 50 avec les mitraillettes ,le whisky les belles pépées et les règlements de comptes en tout genre ,l'histoire est parfois confuse mais la réalisation magistrale (des cadrages et une lumière aux petits oignons) et une interprétation puissante (un excellent Byrne et un Jon Polito genialissime en gros caïd) ne peuvent que nous convaincre de suivre ce film de gangster comme on n'en fait malheureusement plus.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 883 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2021
C'est un film noir au sens noble du terme: n'est-il d'ailleurs pas inspiré de D. Hammett?
On y retrouve G. Byrne, pas assez reconnu je pense, A. Finney aussi et le maintenant bien connu J? Turturro, pour ne citer que ces trois acteurs.
Le scénario est bien écrit et nous ballade entre plusieurs personnages, tous des gangsters bien sur, et c'est parfois un peu étriqué, disons qu'on s'y perd un peu. Les personnages ne sont pas présentés. On est tout de suite plongé dans les discussions et dialogues entre les différents intervenants.
La plupart des scènes sont des scènes d'intérieurs, et il y a peu d'action en fait mais c'est quand même noir, violent parfois.
Un bon film avec son empreinte bien à lui.
skell93
skell93

17 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2016
Miller's Crossing est un film intéressant grâce à son écriture et sa mise en scène : une histoire qui paraît simple qui prend par la suite des tournures imprévisibles, cela rend le film vraiment captivant, on ne voit pas les minutes passées, même si le film prend un peu de temps pour l'établissement des personnages et de l'histoire. De plus, la mise en scène et la photographie sont à souligner, c'est un film beau visuellement. Concernant les prestations, elles sont toutes correctes, aucun acteur ne sort véritablement du lot. Bref, un bon film de gangster posé par les frères Coen, divertissant.
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