Déjà une très grande maîtrise de la part de Joel Coen (sur la réalisation) ! Dès les premières minutes, le film se découvre une âme, un mariage plan/musique qui captive. Le scénario se laisse apprécier, le casting, et les prestations qui vont avec, sont remarquables, et la touche d'humour fidèle au frères Coen marquera l'arrivée de cette excellente patte dans le cinéma. "Miller's crossing" sort son épingle du jeu dans la catégorie "gangsters", et deviendra le premier film des frères Coen à rendre accroc le spectateur.
"Miller's crossing" a de nombreuses qualités mais n'est pour moi pas l'un des meilleurs Coen. Je lui reproche surtout un scénario qui repose beaucoup sur des personnages secondaires que l'on ne voit que très brièvement, ce qui donne un sentiment de confusion et nuit à la lisibilité de l'ensemble.
Excellent Cohen sur une période ayant inspirée bien des réalisateurs. L'ambiance soutenue par la musique ainsi que les acteurs plongent irrémédiablement les spectateurs dans ce film lent mais dense.
Film sur la mafia où le sardonique l'emporte sur le pathétique, grâce au dosage des effets, avec cette ironie des parodies de western (à la différence par exemple du récent "Il Divo" dont je goûte moyennement l'artillerie lourde...). En plus, c'est somptueusement réalisé, la musique est divine, les deux rivaux très attachants, les raclées ne se comptant plus pour le plus jeune, qu'on croit vite fait pour "la belle venimeuse", une pulpeuse créature à la voix de velours. Une suite de joutes pleine de rebondissements, je pense à ce fer rouge appliqué sur une cible autre que ce que la logique commande !
C'est un film de gangsters qui retrace de l'intérieur une lutte intestine entre le parrain et un rival en pleine ascension. Le personnage principal passe de l'un à l'autre, occasionnant de multiples rebondissements en tous genres. La mise en scène est léchée, l'image travaillée, et les prestations bonnes, à l'instar de J.E. Freeman ou John Turturro. Le scénario est assez complexe, parfois un peu poussif. Si j'ai apprécié certaines surprises (comme le cadavre qui apparaît), l'ensemble m'est apparu quelque peu indigeste. L'histoire n'est que le prétexte à un enchaînement de scènes, certes soignées, mais qui se suffisent à elles-mêmes. Les frères Coen se sont un peu regardé le nombril. Ils se régalent de montrer un cadavre encore chaud en se focalisant d'abord sur un détail, puis en faisant entrer le corps dans le cadre avec le sang qui coule (le député abattu au début du film, etc). C'est gentil, mais cette suite d'idées scéniques ne fait pas un grand film.
Troisième réalisation des frères Coen, Miller's Crossing est un polar parfaitement réalisé et interprété. A l'époque de la Prohibition, le scénario sait nous tenir en haleine et les personnages sont tous intéressants. Quelques scènes de fusillades viennent entrecouper cette histoire aux nombreux rebondissements. Avec Barry Sonnenfeld à la photographie et Carter Burwel à la composition musicale, l'univers des gangsters prend toute son ampleur. A noter les apparitions de Sam Raimi et Frances McDormand.
Une oeuvre à part dans la filmographie des frères Cohen. Une oeuvre, hélas, mal maîtrisée pour une fois où règne tout le long cette impression de "bâclé". la faute sans doute à cette accumulation de clichés, de postures propres au genre, auxquels les frères Cohen donnent un écho maladroit. En clair, un échec. N'est pas Léone ou Coppolla qui veut.
Quelques longueurs. Quelques personnages peu ou pas exploités (Mink par exemple). C'est tout pour les reproches. Pour le reste, c'est une ode au film noir, magnifiquement réalisé, avec un scénario en kevlar et quelques personnages cohen-iens comme on les aime!
Probablement un des meilleurs films des Coen, "Miller's Crossing" appartient à ce genre de films de gangsters qu'on a déjà vu maintes et maintes fois mais qui finissent toujours par emporter l'adhésion du spectateur. Sans être révolutionnaire, ce film marque quand même un léger tournant dans le genre, les frères Coen n'hésitant pas à utiliser l'ironie ; et ils le font très bien. "Miller's Crossing" est sorti la même année que "Le Parrain III", et il est évident que les jeunes Coen (troisième film seulement) avaient mieux réussi leur coup que Coppola. Et il a également eu une influence certaine sur la série "Boardwalk Empire", avec ces conflits entre italiens, irlandais et Juifs durant la prohibition (à noter un petit rôle de Steve Buscemi dans le film, d'ailleurs). La mise en scène est irréprochable, et si les acteurs sont tous bons (Gabriel Byrne se faisant casser la gueule assez fréquemment), c'est tout de même John Turturro qui livre la prestation la plus mémorable.
Décidemment, les frères Coen nous épateront toujours. Avec Miller's Crossing (1991), on retrouve derrière la caméra Joel Coen (Fargo - 1996) et à la production, Ethan Coen (O'Brother - 2000) dans un sombre thriller typé années 30, pendant la Prohibition aux Etats-Unis. Mêlant humour noir et twist à répétition, comme ils aiment le faire, les frères Coen nous embarquent dans une drôle de partie d’échec, où chaque échiquiers sont en mauvaise posture, l’un menaçant l’autre, et vice versa, chacun se retrouve à la place de l’autre, chacun hérite de la mauvaise place, jusqu’au moment où il se retrouve avec une balle dans la tête. Doté d’un scénario brillamment écrit et mis en scène, on se retrouve au milieu d’une ribambelle d’acteurs fort en gueule qui durant tout le film nous en font voir de toutes les couleurs. Un film de gangsters qui se déroule sous nos yeux au fur et à mesure que l’intrigue se dévoile. Avec dans les personnages principaux, une belle brochette, notamment Gabriel Byrne, en héro rusé et manipulateur, les excellents John Turturro, Jon Polito & Albert Finney, sans oublier aussi Steve Buscemi & Mike Starr. Un casting à la hauteur du film pour un petit bijou du polar noir.
Quand le cinéma absurde des frères Coen rencontre le film de gangsters,ça donne un mélange détonnant!!"Miller's Crossing"est d'ailleurs plus un hommage à l'époque de la Prohibition,qu'une réelle tentative d'en détourner les codes.Bien sur,on retrouve les personnages loufoques,avec un humour bien décalé comme il faut.Les gangsters sont montrés comme des hommes sans coeur,uniquement intéressé par l'argent.Le héros(Gabriel Byrne)est d'ailleurs bien conscient de son existence pathétique,mais ne peut que voguer entre 2 parrains au gré de ses intérets.Assez profond comme scénario avec,entre autres les fameux passages dans la forèt.Malgré tout,le film souffre de nombreuses longueurs,avec une mise en scène parfois discutable.Sortir en mème temps que les Affranchis a du lui faire mal,mème si c'est sur un autre terrain.
Mon dieu quel ennui ! Je suis une grande fan de la période de la prohibition, de ses gangster et de la mafia. Habituellement je me régale et j'en sort globalement satisfaite. Sans dire que j'ai vécue 2h12 de torture je me suis tout de même passablement ennuyée. On suit donc Tommy qui est le faire valoir des grands mafieux de la ville. Il sait tout sur tout, ce qui lui permet de monter des plans et de manipuler les différents protagoniste. On a beaucoup de mal à cerner son personnage tellement il est faux, et change très souvent de camps s'ils ont peut dire cela ainsi. Pour un film se déroulant pendant l'interdiction de l'alcool, je trouve que cela se passe relativement bien, chacun circule avec une bouteille tranquillement. Alors certes la police est corrompu mais delà à ce que les particuliers n'essayent même pas de se cacher, je trouve cela gros. L'histoire a certainement un intérêt, mais je ne l'ai trouvé qu'à la fin quand tout nous est révélé. Mais le reste à été vraiment très long. Le casting est intéressant, il ne me semblait pas connaitre Gabriel Byrne qui m'a un peu fait penser à Sean Pen. Contente de retrouver Albert Finney et Jon Polito. J'ai passé un moment mais ce film ne m'a pas non plus transcender, je l'ai trouvé assez banal dans le genre même si les scènes de fusillades sont impressionnantes.
"Miller’s Crossing" est beaucoup moins déjanté et drôle que "The Big Lebowski" ou "Arizona Junior". Nous ne retrouvons pas l’humour noir tant aimé dans "Fargo". Un polar noir qui souffre de quelques longueurs mais d’une intrigue pas déplaisante. Le film reste néanmoins très bien filmé.
Encore un très bon film des frères Coen, en voyant le début et l'histoire du film on se demande comment il vont faire pour y ajouter leur patte puis au final leur style et bien présent et on rigole beaucoup, de plus le film bénéficie d'une très bonne reconstitution et d'un très bon scénario.