Quand le cinéma absurde des frères Coen rencontre le film de gangsters,ça donne un mélange détonnant!!"Miller's Crossing"est d'ailleurs plus un hommage à l'époque de la Prohibition,qu'une réelle tentative d'en détourner les codes.Bien sur,on retrouve les personnages loufoques,avec un humour bien décalé comme il faut.Les gangsters sont montrés comme des hommes sans coeur,uniquement intéressé par l'argent.Le héros(Gabriel Byrne)est d'ailleurs bien conscient de son existence pathétique,mais ne peut que voguer entre 2 parrains au gré de ses intérets.Assez profond comme scénario avec,entre autres les fameux passages dans la forèt.Malgré tout,le film souffre de nombreuses longueurs,avec une mise en scène parfois discutable.Sortir en mème temps que les Affranchis a du lui faire mal,mème si c'est sur un autre terrain.
Quelques longueurs. Quelques personnages peu ou pas exploités (Mink par exemple). C'est tout pour les reproches. Pour le reste, c'est une ode au film noir, magnifiquement réalisé, avec un scénario en kevlar et quelques personnages cohen-iens comme on les aime!
Un excellent polar au scénario particulièrement bien ficelé porté par d'excellents acteurs au sommet de leur art comme Gabriel Byrne en homme de main prêt à tout pour sauver sa peau ou encore John Turturro en magouilleur lâche et manipulateur, le tout servi par une réalisation maîtrisée de Joel Coen. Le suspense est maintenu tout le long du film, un humour noir baigne tout du long cette atmosphère oppressante où ce sont ceux qui ne respectent pas la loi qui la dictent. Vibrant hommage aux films de gangsters de l'âge d'or d'Hollywood, ce film policier séduira les fans du genre ainsi que ceux des deux frangins.
1 étoile pour récompenser la photo de Barry Sonnenfeld. Y a même Sam Raimi qui joue dedans. Des acteurs bien trouvés, bon casting, ce qui est rare actuellement pour des films d'une autre époque et de bons décors. Très peu d'extérieurs bien sûr car là ça serait bien plus difficile mais ne chipotons pas. Manque d'intensité dramatique et de profondeur psychologique des personnages, de lyrisme aussi. L'histoire n'est pas passionnante et la BO absente, je ne le reverrai pas. Film somme toute superficiel, décevant donc des frères Coen.
Une délicieuse comédie noire ou rien ne fait défaut : l'image, la musique, les dialogues rendent une ambiance pittoresque de film noir de très grande qualité. L'intrigue est originale, la galerie de personnages complémentaires est irréprochable, tout comme le jeu des acteurs qui les campent (tous crèvent littéralement l'écran, du roublard Gabriel Byrne au lâche John Turturro en passant par le teigneux Jon Polito, avec mention spéciale à J.E. Freeman, terrifiant Eddie le Danois, dont la carrière d'acteur n'aura pas été des plus brillantes hormis quelques rares bons rôles dont celui-ci). En bref, un chef d'oeuvre d'humour noir, classique du polar et modèle de film de gangster, qui reste selon moi LE meilleur film de l'excellente filmographie des frères Coen.
A l'aube des années 1990, les frères Coen poursuivaient leur petit bonhomme de chemin essayant de se faire une place parmi les plus prometteurs espoirs du cinéma US. Après un premier essai très remarqué suivi du loufoque "Arizona Junior" ils se retournent vers le film noir avec "Miller's Crossing". Ce dernier est cependant une semi-deception pour moi, même si ce long-métrage contient des qualités tout fait respectables. En effet nos deux frangins signent une mise en scène des plus remarquables avec ces couleurs parfaitement stylisés ainsi que cette belle photographie alternant avec classe jeux d'ombres et de lumières rappelant les classiques du genre. La violence quant à elle, est souvent magnifiée comme un opéra ; je pense à la fusillade avec Albert Finney, magistrale. Et même si l'intrigue est assez confuse, Joel Coen confirme sa grande direction d'acteurs car aucun n'est à remettre en question ; on a même droit à une apparition de Steve Buscemi qui deviendra leur acteur fétiche. Mais "Miller's Crossing" reste quand même une petite deception car on ne retrouve pas le véritable univers des cinéastes à savoir cet humour noir et ces personnages toujours décalés. Ici on a l'impression qu'ils se sont juste contentés de rendre hommages aux vieux polars d'antan mais sans touche perso. Un côté plus déjanté aurait été le bienvenue (mieux vaut revoir "Bloody Simple") car leur oeuvre est honorable mais pas spécialement marquante.
« Miller's crossing » reste à ce jour l'une des plus belle réussite des frères Coen. Un long métrage esthétiquement très aboutis s'inspirant des films noirs des années 40. On y retrouve tout les clichés du genre, mais teinté d'ironie, ponctué également par des scènes de violence entre grandiose et absurde. Cette guerre des gangs est orchestré comme une partie d'échec, hors les Coen brouillent tellement les cartes de leur scénario qu'on ne sait jamais vraiment qui mène la danse dans ce jeu de massacre, même après plusieurs vision. Au final, personne n'en sort vraiment gagnant, tout ces hommes puissants et rusés reste condamnés à la solitude. Pas de glorification des gangsters donc mais une vision fataliste du milieu qui semble assez juste.
Film noir moderne avec une qualité d'écriture excellente de la part des Coen. Scénario complexe mais passionnant avec de nombreux rebondissements et dialogues cultes. Un casting d'habitués des réalisations des frères et ils sont tous au diapason.
Comme d'habitude, les frères Cohen signent ici une brillante réalisation grâce à un scénario prometteur (une guerre des gangs oppose 2 clans mafieux:celui des irlandais contre celui des italiens) bien maîtrisé, de bons acteurs qui apportent tous une touche humoristique plus ou moins importante, d'admirables décors instaurant parfaitement l'atmosphère dégagée par les Etats-Unis durant la Prohibition. Les passages mettant en scène les interventoins policières sont vraiment désopilants (on y retrouve l'humour spécifique aux frères Cohen); et une des répliques du film est culte (je ne dis pas laquelle). La fin est plus ou moins surprenante. Ceux qui aiment les frères Cohen ne seront pas déçus, les autres non plus.
Les frères Cohen font décidément quasiment que de bons films. On retrouve tous ce qu'ils aiment ; un tableau noir, de la violence mais sans excès, des personnages toujours atypiques et un scénario bien ficelé. A voir
En s'inspirant grandement de l’œuvre de Dashiell Hammett, les frères Coen signent avec "Miller's Crossing" un petit bijou de film noir se déroulant lors de la Prohibition et qui voit le gangster Tom Reagan jongler constamment avec ses amis et ses ennemis pour arriver à ses fins quitte à en prendre plein la gueule et à risquer sa vie plus d'une fois. Mais en digne héritier des héros de Hammett, Reagan parvient à rester sans cesse sur le fil du rasoir, coincé entre la pègre italienne, la pègre irlandaise, un arnaqueur juif et une femme qui l'aime aussi bien qu'elle le déteste. C'est sans doute le scénario le plus brillant et le plus tordu de toute l’œuvre des Coen, se montrant digne des plus grands polars, en ménageant le suspense et en nous menant de rebondissements en rebondissements. Et dans cette superbe reconstitution sublimée aussi bien par la mise en scène que par la photographie de Barry Sonnenfeld, les acteurs semblent trouver des rôles taillés sur mesure, que ce soit Gabriel Byrne, Jon Polito, Albert Finney ou même John Turturro en arnaqueur minable. A noter aussi la partition intrigante de Carter Burwell qui vient ajouter son charme à l'intrigue.
Génialissime film des Frères Coen. Ils réinventent le film de gangster, et s'amusent à varier les genres, passant de la comédie, au polar, au suspense. Bref, la réalisation est somptueuse, le scénario est tordu à souhait, et les acteurs sont tout simplement remarquables. Film culte.
J'aime beaucoup Miller's Crossing. Mais je l'ai vu sans bien comprendre les anecdotes et allusions qui font apparament le succès de ce film, je trouve le film très bien sans. Enfin voilà j'ai pas grand chose à dire d'autre, c'est pas non plus le meilleur Coen juste un exercice de style, et pour le reste c'est le syndrome Coen: des films de qualité comme on en fait plus (et comme ils n'en font plus dernièrement), nostalgie.
Il faut d'abord apprécier le travail des frères Coen en général, pour apprécier "Miller's crossing", par logique. Personnellement, je déteste cet humour noir alourdit par des symboliques laides, et ces ambiances dépressives qui remettent en cause l'être humain. Pourtant, il faut avouer que "Miller's crossing" est un beau film. A l'exception d'une symbolique toujours aussi peu claire (que représente le chapeau filmé en gros plan pendant plusieurs morceaux du film?) et d'un final surprenant au mauvais sens du terme (quel profit tire le personnage principal en refusant l'offre de Leo à la fin?), il y a une technique belle et épurée dans ce film ironique, subtilement cette fois, et surtout très drôle. Drôle, parfois effrayant car ménagant un suspens redoutable, esthétiquement très accompli et cohérent, et admirablement bien interprété par l'immense Gabriel Byrne. Albert Finney, lui, ne convainc qu'à moitié. Le reste du casting est irréprochable, avec une mention à Marcia Gay Harden et John Turturro. Mais pourtant, la musique originale n'est pas trop inspirée et est trop répétée, alourdissant un peu le grandiose du film. Dommage que l'émotion ne puisse y filtrer, même si le but était ailleurs, par exemple dans l'écriture de dialogues mordants et intelligents, ou dans la puissance de la satire du grand banditisme américain. Le rythme injecté y est proprement génial, dosant à merveille les scènes intimes et les fusillades homériques, les plans larges et les plans de visages, les travellings arrière/avant. Le grand jeu des contrastes photographiques sont eux aussi d'une nuance qui révèle un visuel complètement abouti. Donc on aime, ou pas, le travail psychologique des personnages écrits par les frères Coen, mais force est de reconnaître qu'ici, comme dans "The barber" et "The big lebowski", leurs seuls bons films, une bonne partie de la technique frise l'irréprochable. A voir.