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NarnoNarno
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4,0
Publiée le 1 février 2019
Autant le dire dès le départ, “La Mule“ est un film de « vieux », sans vouloir manquer de respect au grand, mais inégal, C.Eastwood. En mettant en scène, dans son quotidien et ses manigances, ce papi “Tata“ nonagénaire, en re-passant derrière mais surtout devant la caméra, on découvre un C.Eastwood sans phare, dans les épaules d’un vieil homme qu’il est réellement aujourd’hui. Il y a comme un choc en découvrant les premières images de l’acteur-réalisateur. Puis le film prend un rythme lent, s’installe, investit l’espace (road movie) comme il sait aussi réduire le champ de l’intime (le retour à la maison) et du sensible. Et de là, on comprend que ce film, au delà d’une histoire hors-norme, est aussi un film un peu testamentaire du grand Homme. On y découvre l'individu, ses faiblesses, son adversité et sa pugnacité, et surtout malgré les rides et les gestes lents, l’incroyable vitalité de corps et d’esprit de l’acteur-réalisateur. Comme conscient de l’héritage qu’il comptabilise, par ses rôles ou sa propre vie, et inspiré du meilleur de sa filmographie. Car “La Mule“ prend un peu de “Un Monde Parfait“, “Million Dollar Baby“, Gran Torino“, voire de “La Route de Madison“, ses meilleurs films en tant que réalisateurs, dans lesquels il apparaît aussi en tant qu’interprète. Et en même temps, on retrouve la roublardise d’un vieil homme qui sait jouer des travers de son temps, un oeil moderne et facétieux dans un corps de senior immortel. La seule chose qu’on reprochera à “La Mule“, c’est de ne pas nous surprendre: son histoire de fond (la drogue) est cocasse mais tourne vite en boucle et n’échappe pas au schéma classique du genre. L’émotion est palpable à la fin, mais ne prend pas le dessus sur le sujet. A défaut de surprise, on est rassuré du retour de C.Eastwood au meilleur de sa forme. Il ronronne, certes, mais carbure au meilleur. “La Mule“ apporte malgré elle, une réflexion plus profonde du cas Eastwood, de son cinéma, et de l’importance indéniable qu’il a apporté au 7ème Art. Et qu’il semble encore à vouloir nous donner et nous offrir.
Malgré un scénario pas forcément très original, La Mule se détache du lot grâce à une mise en scène soignée et surtout le jeu de Clint Eastwood impeccable.
Avec Clint Eastwood on est rarement déçu et c'est encore une fois le cas. Même si la partie polar manque de muscle, on se retrouve toujours dans ses messages qui lui tiennent à cœur et à nous aussi, l'importance de la famille et des êtres qui nous sont chers.
Le retour de Clint Eastwood devant et derrière la caméra ! Même si l’acteur a pris un sacré coup de vieux (à plus de 90 ans quand même on ne peut pas attendre autre chose), il a toujours cette étincelle dans ses yeux et son humour sarcastique ravageur. Il s’attaque cette fois au thème de la drogue et des cartels mexicains, à la famille, au temps qui passe... C’était super !
Onze longues années après Gran Torino, Clint Eastwood effectue son grand retour à la fois derrière et devant la caméra dans un drame dont le scénario s’inspire d’un article du New York Times relatant la vie d’un ancien vétéran de guerre nonagénaire ayant travaillé pour un cartel de drogue mexicain afin de rembourser son endettement. Il reprend à l’occasion plusieurs acteurs ayant déjà collaboré avec lui parle passé : Bradley Cooper (American sniper, 10 Cloverfield lane, A star is born) et Michael Peña (Million dollar baby, Gangster squad, Ant-Man) dans le rôle des agents de police traquant le cartel, Laurence Fishburne (Mystic River, Batman V Superman, Passengers) qui les supervise, ainsi qu’Alison Eastwood (La corde raide, Minuit dans le jardin du bien et du mal, Les pleins pouvoirs), jouant également sa propre fille.
Largement habitué à la conduite, Earl Stone accepte d’effectuer la livraison de contenus secrets et on suit ses voyages comme dans un véritable road movie. Le personnage de Clint Eastwood se montre particulièrement touchant, aussi bien dans l’innocence de sa mission que dans les relations difficiles qu’il entretient avec sa famille, notamment sa fille et son ex-femme, qui lui reprochent ses nombreuses absences dues à son ancien travail d’horticulteur et à sa passion pour les fleurs, alors qu’il se tuait à la tâche pour nourrir sa famille. Sa VF est également très douce et calme, et surtout de très bonne facture pour l’ensemble des personnages. Un certain humour se dégage des dialogues qu’il entretient avec la jeune génération (quand il critique sans arrêt leur dépendance aux téléphones portables) ainsi qu’avec ses fournisseurs (l’appellation « papy » et leurs paroles en espagnol qui donnent du charme au récit).
Devenant de plus en plus performant sans que quiconque puisse l’imaginer comme passeur de drogue, il devient rapidement la meilleur mule du cartel et s’attire donc la surveillance de l’agent Colin Bates, avec qui il partage paradoxalement un dialogue très humanisant sur la difficulté de partager des moments avec sa famille quand on a un travail prenant. Il passe également de bons moments en faisant renaître des endroits abandonnés de sa petite ville grâce à ses finances, au point de rencontrer en personne le baron de l’organisation, interprété par Andy Garcia (Les Incorruptibles, Le Parrain 3, Ocean’s trilogie). Les musiques tantôt apaisantes tantôt entraînantes d’Arturo Sandoval donnent un cachet particulier à la narration, et le double sens du terme « mule » apporte une certaine personnalité au protagoniste. Un très bon film !
Quelques longueurs au début mais sinon un film du niveau de Gran Torino avec un Clint Eastwood parfait dans le rôle du vieux bourré de défauts mais attachant. A voir absolument pour ceux qui aiment le Clint Eastwood réalisateur. Une bonne occasion de le découvrir sinon.
En parfait contre-jour de Gran Torino, Eastwood taille la route et fait souffler sur cette Mule une rafraîchissante brise d’humour, contrebalançant habilement la pesanteur attendue du récit. Les personnages tertiaires, dont les petites mains du Cartel, détonnent par leur humanité, entre cliché et réel contrasté. Leur écriture font le sel de ce nouveau projet, par ailleurs bien rythmé et à la mise en scène plus d’une fois élégante.
Le film n’est pas dingue, le casting avait pourtant du potentiel! On a l’impression que C. Eastwood s’est construit un rôle sur mesure pour se prouver qu’il est encore dans le coup… Dommage cela n’a eu que l’effet inverse selon moi.
Earl Stone (Clint Eastwood) a consacré sa vie à son entreprise d'horticulture quitte à y sacrifier sa famille : sa femme (Dianne Wiest), sa fille (Alison Eastwood) ne le lui ont pas pardonné. Mais, avec le développement du commerce en ligne, son entreprise périclite. Aussi accepte-t-il sans trop y regarder la proposition que lui fait un cartel mexicain : convoyer des livraisons de drogue de plus en plus importantes entre le Texas et l'Illinois. L'agent spécial Bates (Bradley Cooper), récemment muté à Chicago, grâce aux infos que lui communique un narco qu'il a réussi à retourner, est sur les pistes de cette "mule" au profil inhabituel.
Le problème du dernier film de Clint Eastwood est qu'il se contente de suivre à la lettre le scénario que je viens de résumer. Sans surprise. Sans temps mort non plus. C'est la marque de fabrique du cinéma de Eastwood depuis une vingtaine d'années, un cinéma dont je n'ai jamais compris la vénération qu'il inspire. À rebours de ma génération, je ne tiens pas "Sur la route de Madison" ou "Million Dollar Baby" pour des chefs d’œuvre. Je n'ai pas le culot de soutenir qu'il s'agit de mauvais films. Mais je ne vois aucun génie dans leur mise en scène appliquée.
Sans doute "La Mule" frappe-t-il par l'humilité de son réalisateur qui n'hésite pas à se mettre (une dernière fois ?) en scène. Clint Eastwood a quatre-vingt huit ans. Earl Stone a le même âge. S'il a toute sa tête et une santé qui lui permet sans faillir d'avaler les kilomètres - et de passer toute une nuit avec deux charmantes donzelles - son dos s'est voûté, sa démarche est plus hésitante, sa peau parcheminée semble aussi fragile que du papier de soie. On est loin des poses virilistes de "L'Inspecteur Harry".
Pour autant - et contrairement à ce que son affiche annonce, avec un héros qui, tourné vers la gauche, semble regarder vers son passé - "La Mule" n'a rien de crépusculaire. Il baigne au contraire dans une lumière radieuse. Il se borne à défendre un message simple, qui trouvera un écho chez tous les spectateurs des deux bords de l'Atlantique : il ne faut pas perdre sa vie à la gagner ni sacrifier sa famille à son travail. Simple. Simpliste.
Clint Eastwood revient devant et derrière la caméra pour y incarner un horticulteur de 80 ans délaissant sa famille pour se consacrer à son travail. Clint a pris un sacré coup de vieux mais il assume sa silhouette courbée et sa candeur quand il accepte de convoyer ce qui va s'avérer être de la cocaïne à travers les Etats-Unis. Le film commence assez lentement au gré des voyages de la mule avec une bande son sympa, pour ensuite monter d'un cran avec la pression mise par les cartels. C'est une œuvre très personnelle du réalisateur qui n'a plus rien à prouver, une sorte d'introspection sur la place de la famille dans la vie et sûrement l'un de ses films où il se dévoile le plus,spoiler: notamment dans le final . A 88 ans, Clint Eastwood nous livre une œuvre qui ressemble à un testament sans vouloir l'enterrer trop vite.
Pour Clint Eastwood alors. Film assez plat, le scénario est très simple, on peut même le prendre en cours cela n'empêchera la compréhension. Bon jeu d'acteur de ce grand nom du cinéma, mais attention à ne pas se laisser émouvoir par les 88 printemps de ce Monsieur. Les critiques sont élogieuses, mais sont-elles vraiment sincères ou un peu gonflées par le nom sur l'affiche. Non, c'est sympa, mais un peu long et pas son meilleur film, on tourne vite en rond.
Ce drame biopic va s’inscrire dans les grandes réussites de Clint Eastwood. L’ancien acteur de Western continue de forger sa légende en tant que réalisateur. Cette fois, il s’attaquera au milieu des narco-trafiquants à travers le personnage d'Earl. C’est d’ailleurs lui-même qui jouera avec talent ce rôle d’un vétéran américain. Cela fait 6 ans qu’il n’avait pas été à l’affiche d’un film, c’est donc un plaisir de le retrouver là. Contrairement à d’autre films avec la même thématique, on ne verra pas de violence. Loin des fusillades ou des actes de barbarie, on se concentrera plus sur la manière dont Earl vit les choses. Montrer que de son point de vue, il est loin de toutes les conséquences néfastes de ce milieu. Il va juste faire sa petite part du travail et stop. Son personnage est très attachant, d’une part car il est en situation difficile et on sent qu’il est au bout du rouleau pour accepter ce « travail ». De l’autre, car son franc-parler fait des ravages. Clint Eastwood nous a habitué à jouer des hommes de cette trempe et encore une fois, il le fait parfaitement. On va donc se passionner pour l’histoire de ce retraité à la dérive financière. Le récit étant très bien construit, on se plonge facilement dedans et le rythme régulier fait qu’a aucun moment on ne dérive. La partie concernant Bradley Cooper va rajouter une diversité bienvenue. Comme de l’autre côté du miroir. De plus, j’adore cet acteur. J’ai donc savouré sa partie de l’histoire. Pour ne rien gâcher à la fête, il est accompagné de Michael Peña. Toute cette harmonie fait de LA MULE un film émouvant et prenant.
Encore un très bon biopic pour l'immense Clint Eastwood. Toujours avec son style assez lent mais très accrocheur, il nous fait vivre le destin hors norme de Léo Sharp. Il en profite pour évoquer la famille, des amitiés improbables, les sacrifices que l'on peut faire par amour des autres, etc... C'est un très beau film. Devant et derrière la caméra Clint Eastwood est toujours aussi bon. Si vous êtes fan du monsieur et que le rythme tranquillou du film ne vous fait pas peur, vous passerez un très bon moment.
La Mule, c'est l'histoire d'Earl Stone, un vieil américain qui a toujours privilégié son travail à sa famille, à tel point que sa fille ne lui parle plus. Malgré cela, il se retrouve à la retraite sans un sou et il se met à faire le transporteur pour des mexicains, sans se douter qu'il transporte de la drogue. Mais vu les sommes que ça lui rapporte, la tête de ses employeurs et les armes qu'ils portent, il finit vite par s'en douter, avant de le vérifier en ouvrant un colis. Mais avec sa bonne tête de vieil américain, les flics n'arrêtent jamais Earl qui devient rapidement la meilleure mule du cartel. La DEA le recherche activement. Mais Earl ne s'en doute pas et utilise l'argent qu'il gagne pour sa famille qu'il a trop longtemps délaissée. Il se doute bien que ce petit manège ne durera qu'un temps mais comment et quand cela va-t-il se terminer ? Clint Eastwood est une nouvelle fois parfait dans le rôle de Earl, terriblement sympathique, un peu pathétique, et incroyablement attachant. Tout le film repose sur lui, et il le porte aisément malgré son âge avancé. Les autres acteurs sont plus anecdotiques, malgré un superbe casting (Bradley Cooper, Michael Pena, Andy Garcia, Laurence Fishburne). Une belle histoire mais dont la fin ne m'a pas bouleversé, comme ce fut le cas dans Gran Torino. Je n'ai pas versé de larme, ce qui est révélateur pour ce type de film, je ne lui mettrais donc pas plus de 4 étoiles.