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5,0
Publiée le 28 avril 2019
Je vois rouge c’est un documentaire sur le passé d’un pus du bloc communiste. Le passé de ces satellites de l’ex URSS, dérange encore nombre d’intellectuels et met en route de créations les plus variées. Tandis que les cinéastes roumain ont choisi plutôt la fiction pour montrer le passé rouge de leur partie, la réalisation d’une cinéaste française (forme dans une grande école de cinéma LAFEMIS) s’approprie de son pays d’origine en nous accompagnant dans une investigation pas facile. Pour son enquête, le pont de départ, c’est sa propre famille. En utilisant les moyens techniques d’époque, elle pousse son regard vers de nouvelles sources qu’elle utilise afin de construire une conversation cinématographique contemporaine. La connotation du titre, comme la réalisatrice elle même l’avoue, parle de situations gênantes, comme enquêter sur les siens, le passé d’un pays où les privilèges faisaient parti des personnes avec de postes clés dans la nomenclature d’un pays rouge. Dont son grand père ou des parents, lesquelles ont été pris pour « cible » par leur propre fille. Non, le film n’est pas là pour nous montrer le jugement, mais à l’inverse pour bien nous faire comprendre la différence entre deux générations. C’est un style panoramique sur un pays où l’on ne sait pas grand chose et dont le mystère règne encore, comme dans la plupart de pays du bloc communiste. C’est un documentaire à voir.
J'ai vécu en Bulgarie et je sais que pour vivre simplement à l'époque du communisme il fallait accepter l'idée que toute personne rencontrée tout ami pouvait être malgré sa volonté interrogé par la police politique. La réalisatrice mène une enquête sur son pays d'origine et avec opiniâtreté interroge le passé de ses parents. Elle utilise pour le faire toutes les méthodes que nous offre la technologie et devient elle-même ce qu'elle veut débusquer. Elle aurait fait une parfaite enquêtrice dénonciatrice au service de la Stasi. Par rapport à ses parents, n'y a t-il pas d'autres moyens d'obtenir la "vérité", simplement par l'amour et la confiance? On sait quand l'autre cache quelque chose, on le sent. On peut l'interroger alors avec bienveillance et arriver à cette fameuse vérité. Il se trouve que lorsque je vivais en Bulgarie j'étais ami avec beaucoup d'artistes et je savais qu'ils étaient interrogés à mon sujet. Certains me l'ont fait entendre, d'autres l'ont tu car ils savaient que je savais. Le film donne une impression de malaise. C'est parce qu'il est avant tout narcissique. Le narcissisme étant un ingrédient fécond de la création, nul doute que cette réalisatrice nous donnera d'autres films.spoiler: Sur le passé sexuel de ses parents par exemple.
Entre simplicité du dispositif et complexité dans l’histoire, la quête de la vérité quant aux parents de Bojina Panayotova, jeune réalisatrice brillante, en ce qui concerne la police secrète sous la Bulgarie communiste, fait un merveilleux documentaire qui fait penser à un réel film d’espionnage, voire même au Thriller, tant la tension accroît au fur et à mesure du récit. En mixant images d’archives, plans à la caméra ou même splitscreens à l’iPhone, Bojina Panayotova réinvente le cinéma, dépeignant le tableau d’une période qui peut paraître très enfouie dans l’Histoire à première vue, mais qui s’avère n’être pas tellement oubliée par les bulgares de nos jours.
Un vilain petit film égotiste qui utilise les pires méthodes de l'espionnage, de la manipulation du chantage affectif pour dénoncer justement ces méthodes du temps du communisme. La demoiselle se balade avec mini caméra smartphone ou enregistreur pour piéger ses victimes. On est mal à l'aise du début à la fin et on se dit que les parents malmenés sont bien patients et bien maso pour répondre à cette pseudo enquête sans risque et sans attrait.
Un documentaire d’un genre nouveau qui à rebrousse-poil reprend le cours d’une histoire écartée. Un passé jamais accompli, en jachère perpétuelle jusqu’au jour où Bojina, fille de communistes revient sur ce naguère qu’elle ignore, celui de ses parents dans son enfance communiste. Elle se souvient vaguement du bonheur alentour, de quelques privilèges qu’elle ne savait pas nommer , de la nomenklatura qu’elle ignorait alors. Et si son papa et sa maman avaient bénéficié de quelques avantages dans le cadre de services rendus à la nation. Ca la turlupine au point de remettre des mots sur cette histoire, des images et voir comment les uns et les autres fonctionnaient Ca s’appelle un film, un documentaire très exactement, exaltant par la nature même de son procédé Des photos d’avant, d’après, des vidéos familiales -ou pas- d’époque … Bojina Panayotova chamboule l’ordre d’une mise en scène pour illustrer le fouillis et la complexité. Remarquable Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Ce film me mets profondément mal a l'aise, génération gatée, protégée qui se permet de juger ses parents et de les mettre en pâture sans aucune vergogne à la vindicte populaire.Que sais t elle cette belle jeune fille de ce qu'elle aurait fait dans le meme contexte ? Qu'apporte t elle de plus dans cette histoire? Désolée, mais votre egocentrisme , toujours devant camera, est lamentable.Qu'avez vous prouver au final, hormis blesser vos proches, que l'humain est faillible, belle démonstration . Les justifications de la fin ne justifie rien de ce massacre familial. Ta generation doit effectivement se confronter au passé, mais , en y impliquant les siens alors que tu n'as rien vecu de leur passé? Juge? De quel droit? J'ai eu honte pour toi quand ta mere te demandant d'eteindre la camera tu as gardé le son, alors toi qui trahis les siens qui pense tu aurais tu trahi à cette epoque ? J'ai honte pour toi.