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Diabloxrt
91 abonnés
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4,5
Publiée le 20 août 2025
Après être passé du côté de chez Marvel, James Mangold s'attaque cette fois-ci à un biopic traitant de sport automobile. "Le Mans 66" est un film que j'ai longtemps hésité à voir, n'étant pas franchement très intéressé par son sujet. Pourtant, le temps m'aura rattrapé et, après l'avoir enfin découvert, je suis bien obligé de reconnaître la très bonne qualité de ce dernier. Ce qui me faisait peur, c'est le potentiel angle que pouvait aborder le long-métrage. Traitant d'une victoire écrasante de Ford au Mans, face à leur concurrent direct qui est Ferrari, j'avais peur de visionner un énième projet pour louer les États-Unis sans aucun recul. Ce genre de film est très fréquent à Hollywood, et la plupart ne sont pas très subtils avec cette idée. On se contente de dire que l'Amérique est géniale, et c'est tout. Cependant, j'ai été très surpris de voir que ce projet prenait une direction très opposée à cela. Effectivement, l'histoire traite de ces événements, mais elle ne cherche jamais à enjoliver les choses. Au contraire, puisque plusieurs fois au cours du scénario, la méthode américaine va se montrer inefficace et complètement hors de propos. À la place, le film cherche donc bien plus à redonner ces lettres de noblesse à l'homme derrière cette victoire et que l'histoire a peut-être trop laissé de côté : Ken Miles. Interprété à merveille par Christian Bale, le long-métrage est donc bien plus humain que prévu. Certes, on reste dans un esprit où l'Amérique gagne, mais nous sommes bien plus confrontés à une sorte de relecture du rêve américain. On va suivre ce garagiste avoir sa chance, les enjeux sont donc importants, et autant dire que le film saura les maintenir. Si la première partie possède quelques longueurs, elle n'est pas du tout inintéressante. Pendant la première heure, le film se concentre essentiellement à expliquer en quoi Ken Miles fut important. On se retrouve parfois face à du jargon technique dans les dialogues, mais tout reste compréhensible. On comprend vite où le film veut en venir, et on finit même par s'attacher à toute cette petite bande. J'ai déjà parlé de Christian Bale, mais j'ai également aimé le personnage interprété par Matt Damon. Je trouve que leur association est d'ailleurs très efficace, et que l'on y croit. Petit mot également sur la bonne performance de Jon Berthal, que je prends de plus en plus de plaisir à voir au cinéma ces dernières années. Par conséquent, tout cet assemblage d'éléments réels et de remise en contexte n'est là que pour amener à la seconde partie. Celle-ci se veut bien plus spectaculaire, et ce n'est pas pour me déplaire. Avec beaucoup de nervosité, James Mangold offre de superbes séquences de courses. On se sent investi au sein de celles-ci, notamment par un montage très dynamique. On passe rapidement de notre personnage, à la piste, en passant par le stand, tout en ne perdant jamais le fil de ce qui se passe. La multiplication des points de vue aide donc à augmenter la tension, et à maintenir notre intérêt. Alors, que ce soit sur le plan personnel ou dans sa représentation de la course du Mans, le film est un très joli succès. Il est particulièrement efficace dans son exécution, et il réussit à rendre un hommage vraiment poignant à l'homme qui a permis tout cela. Pour conclure, un biopic vraiment réussi.
Un remake brutal et efficace, qui modernise le film original avec une mise en scène nerveuse et une tension constante. Mais la violence excessive et le manque de finesse peuvent rebuter.
Captivant Monsieur Bale, nous amènes à le suivre jusqu’au bout de la course. L’aspect technique et physique sur fond historique est tout autant important. Rien d’autre pour autant pour en faire un film remarquable.
Je n’aime pas spécialement les films sur les courses automobiles d’habitude mais celui ci m’a séduite! On ne voit pas passer les 2h30 bien que le film soit parfois un peu long pour finalement arriver au but final étant la course. On s’attache à ce duo et les acteurs sont parfaits pour leurs rôles. Bref un très bon moment qui passe à 100 à l’heure !
Un film de bagnoles ? En apparence seulement. Et pourtant, j’ai accroché.
Autant être honnête : j’avais des doutes avant de lancer Ford v Ferrari. J’imaginais une suite de vrombissements, de moteurs surchauffés et de ralentis virils… et je dois admettre que j’étais à côté de la plaque. Ce film m’a surpris, par son intelligence de narration, son esthétique maîtrisée, et surtout par l’univers parfaitement reconstitué de l’Amérique des années 60. Les costumes, les décors, les voitures… tout respire une époque que je ne connais pas, mais que le film rend vivante.
Christian Bale est un vrai atout : drôle, brut, imprévisible, il donne au film une énergie singulière. Son accent (vu en VO bien sûr) m’a beaucoup marqué — je ne sais pas s’il est fidèle à la réalité, mais il donne au personnage un vrai relief. Matt Damon fait le job, plus sobrement.
Ce que j’ai le plus apprécié, c’est que le film ne se limite pas à la course. Il parle aussi d’amitié, de liberté, de création face aux logiques commerciales. Et à ce titre, il offre une critique assez lucide du système Ford lui-même : ses jeux politiques internes, ses dirigeants opportunistes, ses priorités marketing qui étouffent la passion des ingénieurs. Il y a là un regard amer sur les rapports de pouvoir dans le monde industriel, que le film ne glorifie pas, et c’est tout à son honneur.
Malgré cela, l’ensemble reste parfois un peu trop sage. On sent tout de même le besoin de flatter un certain patriotisme, avec la réussite à l’américaine et les figures héroïques très “droites dans leurs bottes”. Rien de gênant, mais une couche un peu brillante sur un fond plus nuancé.
Bref, une très bonne surprise. Pas révolutionnaire, mais efficace, humain, et bien mené. Même quand on n’aime pas les films de course.
Ce film est incroyable... alors j'avoue j'ai eu un peu de mal à me mettre dedans mais bon sang, une fois que l'aventure 'Le Mans 66' démarre, que c'est prenant !! J'ai adoré voir les coulisses de la guerre Ford/Ferrari, j'ai adoré voir l'acharnement contre le pauvre Ken Miles et surtout j'ai adoré assister à la course au plus près et voir cette arrivée mythique qui a spolié le pauvre Ken de la triple couronne... c'est effroyable et ça soule de telles coulisses... des coulisses comme on les aime quoi ! Ms en attendant ce film est excellent et mon grand, qui est amateur de course auto, a été comblé & il adoré partager ça avec son amoureuse et son Papa ! Youpi !
En tant que passionné de sport auto et des 24 heures du Mans, j'ai été emballé par ce film qui se situe selon moi dans la lignée d'un film comme "L'étoffe des héros" dans un autre domaine. Efficacité, justesse historique, spectaculaire ! Je ne comprends pas les (heureusement très rares) critiques qui le démolissent sous des prétextes d'ailleurs douteux.
Pas besoin d’aimer les courses de voitures pour aimer ce film d’amitié, d’espoir, de ténacité et de réussite. Les courses sont filmées comme si on y était, avec un rendu de l’époque époustouflant, il n’y a pas de temps morts, ça vibre et c’est palpitant. Le film parle bien plus que de mécanique et de vitesse, il a su immerger le spectateur dans la vie de Carroll Shelby interprété par Matt Damon. C’est surtout Christian Bale qui est époustouflant dans son rôle du pilote Ken Miles, allant jusqu’à lui ressembler physiquement de manière stupéfiante. Le réalisateur James Manigold (« Copland » et « 3h10 pour Yuma ») a su rendre hommage à ces légendes pour notre plus grand plaisir.
L'histoire véridique d'un tandem qui se donne pour but de faire remporter les 24 heures du Mans à Ford, constructeur dominant mais pas sur les courses. Le film est porté avec un duo de choc très agréable à suivre dans ses relations tumultueuses. Assurément un très bon film !
Dialogues et scénario très américains (avec bagarres / virilité de-mes-deux / humour-farce) pour retracer les débuts et les exploits de Ford aux 24 heures du Mans dans les années 60. Le film monte dans les tours dans la dernière partie avec la course elle-même, bien reconstituée et passionnante.
Le jour historique ou Ferrari, le constructeur mytique et référent en courses automobiles) dû admettre la supériorité de Ford en endurance alors que ce dernier partait de presque................... 0. Une fresque intense où rien nous est omit, pas même la fin... Le jeu d' acteurs est impeccable, l' intensité des courses nous est retransmis à son paroxysme. Ce film est puissant, viril et nous résume ce que fut la fin de l' hégémonie mythique de Ferrari en endurance alors que personne, vraiment personne, ne s' y attendait.... Les véhicules d' époque, la tension, la pression, le circuit du Mans, tout nous y est reconstitué dans le moindre détail. A voir et pas seulement pour les fans de courses de voitures de légende....
On est un peu obligé de comparer Le Mans 66 à Rush et on est un peu obligé de mettre Rush au-dessus sur la forme comme sur le fond. Cependant, Le Mans 66 reste très réussi avec un très bon duo Christian Bale - Matt Damon et une réalisation sobre mais efficace. Si les amateurs de sport automobile s'y retrouveront plus que les novices, les scènes de voiture sont très agréables à regarder et la tension lors des courses est bien maîtrisée. Cependant, certains points du scénario n'ont que peu d'intérêt finalement comme la rivalité avec Ferrari qui ne débouche sur pas grand-chose.
Le Mans 66 parlera surtout aux passionnés d'automobile. Les autres, sans s'ennuyer pour autant, prendront quelques shots d'adrénaline sonores ici et là, vibreront lors des courses et apprécieront l'interprétation désinvolte de Christian Bale.
Les dessous concurrentiels entre Ford et Ferrari nous servent ce qu'on est tragiquement habitués à voir : arrivisme, pots-de-vin, exigences impossibles, iniquité.
James Mangold qui dirige Matt Damon & Christian Bale ne pouvait donner qu'un. grand film. Le Mans 66 est une des tous meilleurs sur les courses automobiles. Ford essayant de casser la suprématie de Ferrari est forcément un moment d'anthologie. Christian Bale est comme à son habitude, habité par le rôle. Ses prouesses au volant nous colle au siège et le suspense est présent à chacune de ses courses. Matt Damon dans le rôle de Shelby qui donna le nom à une série de voitures, imprègne l'écran à chacune de ses apparitions. Un Grand moment d'histoire et de Cinéma .