Au début des années 60, le constructeur Ford sort à la chaîne des voitures ultra fonctionnelles qui ne font plus rêver. Le patron Henry Ford II envisage de racheter Ferrari, alors en difficulté pour redorer le blason de sa marque…Mais Enzo Ferrari préfère se lier à Fiat et renvoie les négociateurs de Ford d’une façon très méprisante…Piqué au vif, Henry Ford II décide de lancer un programme de développement d’une voiture de course capable de battre Ferrari aux 24 heures du Mans…Il décide de confier ce projet à Caroll Shelby, ancien vainqueur de l’épreuve en 1959 sur Aston Martin ( la seule victoire de la marque au Mans) reconverti, à la suite de problèmes cardiaques qui l’empêchent de piloter, dans la préparation de bolides sportifs à destination de clients fortunés…Shelby accepte à condition d’être secondé par Ken Miles, un pilote de circuit, excellent metteur au point mais au caractère bien trempé et à la mise dépenaillée, à cent lieues de l’image de la marque. . On est donc plongé dans un film à la dimension historique réelle, avec la rigueur due à ce type de long-métrage, et une aventure filmée à vive allure, qui maintient le spectateur en haleine jusqu’à la fin et lui permet d’ oublier les presque deux heures trente du film…Le film ne fait pas dans la dentelle et développe une approche très manichéenne , avec, aux premières loges, nos deux héros, et derrière, des hommes puissants de chez Ford, jaloux du succès de nos amis, et prêts à tout pour régner sur le groupe…en quelque sorte le film fonctionne comme un film de super-héros, avec les méchants opposés aux gentils …les deux acteurs principaux, Matt Damon et Christian Bale, s’en donnent à cœur joie dans ce récit haletant et notamment dans une dernière demi-heure d'anthologie où le spectateur se retrouve au niveau du baquet du conducteur, à 7000 tours moteur et frisant les 300 dans les Hunaudières… rugissements des moteurs poussés à bloc, prises de vues au ras du bitume, , adrénaline de la course et fébrilité dans les stands….On s’y croirait !!! … Certes il y a quelques incohérences, lancés à pleine vitesse, les pilotes n’ont probablement pas le temps de se jeter ces regards noirs, et doivent plutôt avoir les yeux fixés sur le virage suivant… Le film montre une Amérique au temps de l’optimisme et du capitalisme triomphants, fait un éloge du professionnalisme, de la camaraderie virile, et des sentiments chevaleresque…renoue avec une certaine idée du spectacle hollywoodien…C’est diablement efficace, écrit au cordeau et filmé à l’ancienne…. Certes le film ne fait pas précisément honneur à l’écologie et à la lutte contre le dioxyde de carbone, mais on se laisse entraîner dans un récit haletant et rythmé et finalement c’est un bon divertissement…
Dès le début du film, la qualité des prises de vues et du rendu sonore des courses automobiles sont flagrantes et raviront tous les amateurs du genre au cinéma. Rien à redire sur ce point, les cent millions de dollars de budget sont là : les compétitions sont stupéfiantes de réalisme et le spectateur se retrouve plongé entre les pare-chocs, auprès du levier de vitesse et de l’embrayage, à en avoir le souffle coupé. Et le bruit du moteur V8 de la Ford GT40 prend aux tripes ! Voilà donc pour les amateurs de course automobile qui trouveront facilement leur bonheur avec le long-métrage de James Mangold. Maintenant, pour les spectateurs peu en phase avec cet univers, il fallait que le scénario parvienne à susciter un peu de curiosité. Et malheureusement, contrairement au Rush de Ron Howard sorti en 2013, le sujet du film n’est pas d’un grand intérêt. En effet, la confrontation entre l’américain Ford et l’italien Ferrari est très américano-centré, parfois caricaturale (notamment dans la description des transalpins), et au final sans surprise. Heureusement, James Mangold bénéficie de la présence géniale de deux des meilleurs acteurs américains du moment, à savoir Matt Damon et Christian Bale. C’est d’ailleurs surtout la prestation de ce dernier qui, une nouvelle fois, suscite l’admiration. Son interprétation de Ken Miles, ce pilote britannique fantasque, est vraiment savoureuse en tous points. Pour autant, ses dernières sorties dans Vice et Hostiles étaient encore plus convaincantes, puisqu’il semble ici parfois un peu trop en roue libre. Au final, Le Mans 66 ravira surtout les amateurs de course automobile, moins ceux curieux d’une belle aventure humaine.
Grosse bouffonnerie américaine. Tellement ridicule que c en est risible. J aime les voitures, j aime les années 60, j aime Matt Damon, mais l ensemble ne tient pas la route.
Christian Bale et Matt Demon un duo qui fonctionne admirablement, 2h30 de film pas une seconde d'ennuie le rythme du film est particulièrement bien géré ! L'histoire est très intéressante on a envie d'en savoir plus sur ce fameux pilote Ken Miles bref on est vraiment pas loin du chef d'œuvre...
Mention spéciale a Christian Bale qui a un pouvoir comique que je ne soupçonnait pas et qui incarne son personnage jusqu'à en modifier sa démarche quel acteur!
Vraiment bon!!! Beaucoup plus original que prévu. Quels acteurs! A travers le monde de la course automobile, c'est une critique acerbe du monde hollywoodien. Vif et palpitant. Vivement recommandé.
Passionnant de bout en bout ! Ce film n'est pas à la gloire de Ford et montre un vice-président obtus et pour tout dire très con. Ce n'est que le courage de certains qui permirent cette victoire. Gloire à Carroll Shelby et surtout à Ken Miles !
j'ai adoré du début à la fin, très bon film! on a les sensations de course, on est plongé dans le film, pas le temps de s'ennuyer. les acteurs sont bons.