The Lighthouse
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Redzing

1 455 abonnés 4 947 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2020
A la fin du 19ème siècle, deux hommes prennent leur tour de garde sur un phare situé au large de la Nouvelle Angleterre. L'un débute dans le métier, l'autre est un vieux loup chargé de le superviser. Entre leur relation explosive, et l'environnement aussi isolé qu'hostile, les choses seront loin d'être sereines ! Comme les premières images le suggèrent, "The Lighthouse" est très loin du cinéma conventionnel, et s'inscrit largement dans du cinéma expérimental que n'aurait sans doute pas renié le David Lynch de "Eraserhead". Robert Eggers a choisi sur la forme de renouer avec le cinéma du début du 20ème siècle. Un format d'image presque carré, un noir et blanc très sombre et ombragé qui rappelle le cinéma expressionniste, une caméra souvent statique, des acteurs qui parlent avec un langage d'époque et des accents "marins" très théâtraux : presque tout y est ! Mais tout est fait avec grand soin, notamment la magnifique photographie, les plans inspirés et parfois dérageants, et la bande son particulièrement anxiogène (sons constants de vagues ou de corne de brume qui deviennent oppressants, musique minimaliste mais pesante). Sans parler évidemment des deux interprètes qui se déchaînent, livrant des prestations parmi les plus marquantes de leur carrière respective. Robert Pattinson et Willem Dafoe incarnent des personnages ambigus : un jeunot qui semble être un honnête travailleur mais laisse transpirer un lourd passé, et un vieux briscard aigri et injuste, qui sait se montrer aussi bon compagnon que grand mythomane. On y verra ces protagonistes sombrer dans la folie, sans vraiment savoir qui manipule qui, dans un thriller psychologique aux accents fantastiques. Le scénario réserve son lot de thématiques, abordant des sujets aussi variés que la folie, l'homosexualité, les légendes & écrits nautiques, ou encore la mythologie, pour décrire le mélange de lutte et d'amitié entre ces deux hommes. Le tout avec une série de portes ouvertes ou de questions posées qui resteront très souvent sans réponse explicite, laissant au spectateur le loisir de la réflexion. Et là où ce scénario aurait pu s'embourber dans un face-à-face au pire ennuyeux, au mieux prétentieux, il n'en est rien ici. L'ambiance hypnotique et surréaliste est très bien gérée, de même que la relation complexe entre ces deux hommes, si bien que l'on ne s'ennuie jamais. Sans compter quelques touches d'humour aussi surprenantes qu'efficaces. "The Lighthouse" étonne donc autant sur le fond que la forme, et constitue le genre de projet qui montre que le cinéma peut continuer à proposer des films ambitieux et audacieux, même après près de 125 ans d'existence.
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2020
Une trame simplicissime (deux hommes, un trentenaire athlétique et un sexagénaire handicapé, sont débarqués sur un rocher désertique et venteux, au large des côtes est-américaines, sur lequel se dressent un phare imposant, et quelques communs - ils doivent y effectuer une vacation de 4 semaines, le vieillard est l'habitué des lieux, le jeune homme remplace son assistant précédent, qui a disparu). Mais une histoire, à l'usage, infiniment complexe. Dans ce huis-clos singulier (puisque le ciel et la mer font le cadre extérieur - quoi de plus infini ?...) s'installent d'emblée tous les éléments d'un drame, avec "Wake" (Daniel Dafoe) en tyran et "Winslow" (Robert Pattinson,) son esclave. On y ajoute une tempête monstre, la relève qui n'arrive pas, les vivres qui s'épuisent, des beuveries sans trêve, et une issue sinistre semble univoque, et inéluctable. Quand il y a en fait plusieurs grilles de lecture - le film abordant autant le fantastique, les légendes, voire la mythologie, mais rendant aussi fort crédible une approche clinique, psychiatrique spoiler: (et si le vrai/faux "Winslow" était simplement en train de rêver ?)
.
Ce "The Lighthouse" est inclassable, et très dérangeant - il demande aussi à faire des efforts pour "entrer" dans le récit, pour éviter les chausse-trappes.... Il séduira de toute façon au moins par ses exceptionnelles qualités esthétiques et techniques (mise en images expressionniste, N & B fabuleux, format "historique" carré, son et montage pointillistes...).
Et les deux interprètes sont parfaits - Dafoe sans surprise, mais le bellâtre Pattinson, plus étonnamment ! Tous deux dans des rôles très réalistes (urine, fèces et semence, saleté, sang - bêtes et hommes...à gogo).
Une expérience déroutante à tenter....
L'AlsacienParisien

687 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2019
Pas de doute, Robert Eggers rejoint la team de la Nouvelle Vague du cinéma de genre où Ari Aster et Jordan Peele y mènent déjà la danse ! Après "The Witch", le jeune réalisateur signe une nouvelle fois une atmosphère très singulière, anxiogène et innovante. Pour ma part, je ne suis pas sorti indemne de "The Lighthouse" car sa vision de l'horreur et de l'épouvante bouleversent les codes habituels, que ce soit par sa forme d'antan, son écriture et son huis-clos presque théâtraux ou son imaginaire sordide. Difficile de chipoter face à l'envergure de cet ovni cinématographique qui, en plus d'être une réelle expérience de spectateur, se révèle être efficacement dérangeante et oppressante. Pas d'effusion d'hémoglobine, pas de jumpscare, pas de déjà-vu mais beaucoup de références à la mythologie grecque, aux légendes de marins et à la littérature. Ici, le concret flirte avec un fantastique obscur, fascinant et poétique. J'ai été emporté par cette virée dans la folie pure, à la double-lecture labyrinthique, qui offre à Robert Pattinson sa meilleure performance ! Ce rôle de jeune gardien de phare, silencieux et parano, est d'une grande complexité, surtout lorsqu'on y ajoute les codes de langage et corporels de cette époque ! Face à lui, on découvre un Willem Dafoe en vieux loup de mer expérimenté et mystérieux aux soliloques hypnotiques et au jeu expressionniste. C'est un film qui s'amuse à détourner les codes, les sens et les attentes du spectateur et qui accomplit la prouesse d'un jamais-vu. Rare, éprouvant, marquant et riche : ce sont les termes qui me viennent pour décrire mon expérience. Je suis sorti vidé, déboussolé... Pour son exercice de style épatant, ses acteurs jusqu'au-boutistes et sa plongée dans les abysses de la folie, "The Lighthouse" encombrera pendant un bon moment vos esprits !
romano31

323 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2020
Ayant fortement apprécié le premier film de Robert Eggers (The Witch), j'étais assez impatient de découvrir sa dernière réalisation d'autant plus que le casting et le synopsis du film m'attiraient fortement. Eh bien je ne fut pas déçu. Alors attention, il est clair que ce film va diviser. Soit vous accrochez à la proposition cinématographique d'Eggers soit pas du tout. Pour ma part, j'ai accroché et j'ai adoré cette ambiance à la fois pesante, morbide et glaçante. Robert Pattinson et Willem Dafoe nous livre tous les deux des performances absolument remarquables et le travail sur l'image (en noir et blanc) et le son est une belle réussite. The Lighthouse est un film qui nous entraîne dans un voyage aux confins de la folie humaine où s’entremêle réalité et hallucination. A découvrir donc si vous voulez vivre une expérience à la fois déroutante et fascinante. Robert Eggers est un réalisateur à suivre de près.
Estonius

4 743 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 mai 2023
Je n'ai rien bien au contraire contre les films ambitieux, encore faut-il ne pas confondre ambition et esbrouffe. Je m'explique, Eggers sait très bien filmer et il le montre il la toute la grammaire du cinéma dans la tête, et son chef opérateur le seconde bien. Encore faut-il savoir nous raconter une histoire, je veux dire une histoire qui nous accroche. Alors là c'est quoi ? Deux abrutis surjoués par leurs acteurs qui récitent des tirades impossibles et qui s'engueulent, autant dire qu'on a aucune empathie pour eux et qu'on ne se raccroche à rien du tout d'autant que la musique nous saoule… Alors j'entends les exégèses qui invoquent tous les saints du cinéma, la mythologie grecque avec Poséidon, Icare et Prométhée, et Freud pendant qu'on y puisque le phare est un symbole phallique, ce serait donc ça le sens du film, deux cassos planqués dans une bite ? Non si on veut parler mythologie invoquons plutôt Hypnos puisque c'était le dieu de l'ennui.
Alice025

1 896 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2019
: Après un premier film baigné d'une atmosphère dérangeante mais qui m'avait tout de même convaincu, « The Lighhouse » m'a moins interpellé. Certes, l'image est très belle et le rendu en noir et blanc donne un ton attrayant et ancien au film. Les acteurs Willem Dafoe et Robert Pattinson sont très bons. C'est une belle expérience visuelle. Mais l'histoire m'a laissé sur ma faim. Ces gardiens de phare partent peu à peu en vrille et sombrent dans la folie, mais j'avais imaginé un autre genre de folie, une autre mise en scène. Celle-ci ne m'a pas mis dans une sensation de malaise comme je l'avais espéré, ni dans ce côté si hypnotique comme je l'avais lu. Beau dans la forme, moins bon dans le fond.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2020
“The Lighthouse” est inspirée d’une tragédie survenue en 1801 où deux gardiens de phare gallois se sont retrouvés coincés pendant une tempête. Robert Eggers, à qui l’on doit “The Witch” en 2016, met en scène Willem Dafoe dans la peau d’un capitaine alcoolique et Robert Pattinson son nouveau comparse. Seuls sur une île assez morbides, les deux hommes vont devoir se supporter pendant cinq semaines dans une ambiance plus qu’austère. Tourné en 35mm en format 4/3 dans un noir et blanc hyperstylisé, le cinéaste filme ses personnages au plus près. Il y donne un ton anxiogène à la fois dérangeant et obsédant. “The Lighthouse” est un conte horrifique qui ne ressemble à aucun autre, si ce n’est nous rappeler les premiers films noirs muets et l’exercice est intensément réussi.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2021
Injustement boudé pour le public avec “The Witch”, Robert Eggers revient sur le thème d’un drame psychologique. L’accréditation à la catégorie épouvante-horreur pourrait en dérouter plus d’un, alors que la marque de fabrique de l’ancien chef décorateur de théâtre commence à s’inscrire dans le film d'auteur. Il faut tenter l’expérience, car elle se veut exclusivement sensorielle. Et pour ce faire, rien de plus souhaitable d’une salle de cinéma, nous confinant au fond de notre siège, à l’image de deux marins, isolé sur un rocher atypique. Le cinéaste porte un gros coup sur sa deuxième réalisation, grâce à la maîtrise du décor et de la photographie. Il emprunte énormément au style d’une époque reculée. Nous nous y croyons, nous sommes spirituellement transportés sur une île de la tentation, sans mauvais jeu de mots. De l’image choquante au voyage hypnotique d’un duo efficace, Eggers finit par pêcher la perle rare afin de nous glisser dans son filet qu’on ne verra pas venir.

Le mode d’emploi suggère donc des protagonistes limités en nombre, mais de qualité. Willem Dafoe, que l’on ne présente plus, reste aussi solide dans un jeu de folie, malgré une certaine retenue dans l’expression faciale et c’est un nouvel atout pour cet homme. Quant à Robert Pattinson, il est le jeunot de service dans un récit qui étire, tord et mâchouille son mystère en long et en large. Cependant, il faut lui reconnaître une ascension évidente depuis quelques années, une fois qu’il a pu donner de nouvelles couleurs à son épiderme. Ironiquement, le film est en noir et blanc, renforçant ainsi les ombres et les expressions fermées des acteurs. De même, le cadre en presque 1:1 (1.19:1 pour être exact) nous renvoie à la transition du cinéma muet et parlant. On joue alors sur ces détails esthétiques et techniques afin d’alimenter le ton de folie que boivent jour après jour ces matelots d’infortune. En serrant le cadre et en limitant les distractions de couleurs vivent, la majorité du travail est accomplie.

Le film n’hésite donc pas à user d’influences pour renouveler cette spirale hallucinatoire, car nous finissons par perdre le fil, jusqu’à ce qu’un éclairci dévoile ce qu’il est nécessaire de comprendre au sens le plus large possible. À aucun moment, l’œuvre est franche avec le spectateur, car il cherche à lui insuffler des émotions contradictoires, le laissant ainsi dans une position délicate sur une fine frontière entre le réel et l’imaginaire. Et cela fonctionne si bien grâce aux décors et une photographie impeccable, ce n’est pas à négliger. Le fantastique prend ainsi place avec une brutalité déconcertante. Ajoutons à cela des dialogues, voire des monologues tantôt crus, inspiré d’un vocabulaire authentique, tantôt Shakespearien, armant ainsi les personnages qui peuvent confronter leur passé ou leur mensonge...

Si l’on devait se souvenir d’un exercice récent qui a eu l’audace de nous embrouiller à ce point, il ne fallait pas avoir loupé le magnifique “Under The Silver Lake”, car les réponses s'y trouvent étrangement dans l’élément minéral ou bien il peut nous orienter, afin de mieux catalyser notre réflexion, qui explose aussi vite que la tête de Pattinson pour sa dernière interprétation. “The Lighthouse” ne fait donc pas exception et nous malmène d’un geste symbolique, car le film n’est qu'une métaphore dans son ensemble. Le phare dont il est question renvoie à un conflit sexuel fort, tout comme les présages ou les mythes de l’océan renvoient à des pulsions toutes aussi primitives. Le tour de force est donc réussi, l’ambiance gagne et elle ne laissera que des miettes, ou mouettes, derrière elle.
Shephard69

407 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2020
Quatre ans après son époustouflant premier long-métrage, Robert Eggers revient avec un nouveau film qui aborde des thématiques très proches de son oeuvre précédente comme l'isolement dans un environnement hostile, la lente plongée dans la folie et la confrontation face à de mystérieux phénomènes surnaturels. A mi-chemin entre "Eraserhead" de David Lynch pour son rythme peu trépidant et sa mise en scène presque lancinante et "Shining" de Stanley Kubrick pour sa dérive mentale aliénante dérangeante, malsaine, un film assez difficile d'accès, ambitieux et contemplatif, aérien un peu à l'image du récent "Ghost story" avec Casey Affleck. Un face-à-face incroyable entre Willem Dafoe et Robert Pattinson, tous deux extraordinaires de noirceur, de turbidité et d'électricité. Quelques passages vraiment saisissants, âpres mais un récit qui manque, à mon avis, un peu de renouveau dans son écriture, copiant de trop près à mon goût à la réalisation précédente du cinéaste américain "The witch". Un ensemble de très bonne facture mais qui n'est pas exactement le coup de coeur attendu.
eldarkstone

305 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 décembre 2019
D'un ennui total, avec une histoire sans queue ni tête ... seule l'interpretation des acteurs assez bonne vaut le coup dans ce très mauvais film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 29 janvier 2020
William Dafoe et Robert Pattinson sauvent un peu l'honneur.
Perso le film est long, trop long et se dirige à grand pas vers la folie dans le seul but de vouloir en faire trop, ça en devient lassant et donne une saveur de "je me la pète grave derrière ma caméra".
S'en est dérangeant voir écurant par moment.
j'ai tenu jusqu'au bout non sans difficulté. Le film n'en est pas moins mauvais mais pas vraiment d'intérêt à souffrir pendant deux heures. Il n'a rien d'un chef d'oeuvre, la mise en scène est anecdotique, la photographie très mauvaise, le format 4/3 inutile, seul le jeu d'acteur est bon, excellent même. Mais vraiment rien à faire ce film ne raconte rien et est prétentieux.
Kénan H
Kénan H

14 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2020
L'histoire du film est très simple on assiste à deux gardiens de phare qui font des corvée, et au fur et à mesure du film on assiste à la folie, et aux hallucinations de ses personnages.

Déjà les acteurs sont excellents, on ne peux pas
nier que Pattinson est un très bon acteur, et Dafoe est incroyable.
L'idée de base du film est très bonne, et la réalisation et le format d'image nous entraîne, dans ce rocher, et qu'est ce que c'est magnifiquement bien filmé .

Un film, qui est très bons dans son ambiance, son atmosphère, et son image, mais malheureusement son côté épouvante aurait pu être plus pousser, et la fin me déçu.
Maryse P.
Maryse P.

10 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2021
un film très très difficile à regarder, mais chef d'oeuvre, dont on ne ressort pas indemne, et puis quand on aime la mer, la vraie, celle qui mugit et rend fou et tue ... oui, vraiment, j'ai adoré ce film, et je ne pensais pas que Pattinson était aussi bon acteur !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 décembre 2019
A part le noir et blanc qui donne une certaine ambiance, ce film est d'un creux intersidérale!!
Ni queue ni tête, lent, aucun suspens.
NE PAS voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 mai 2019
Robert Pattinson est également devenu l’un des acteurs les plus remarquables de sa génération, le plus fascinants dans son choix de rôle expérimental. "The Lighthouse" fera enfin taire les Pattinson Haters (s’ils regardent mêmeson film). Mais ce n’est pas la seule force de cette descente amoureuse dans la folie.

Maine dans les années 1890: Thomas Wake ( Willem Dafoe ), gardien de phare expérimenté, et son assistant, Ephraim Winslow ( Robert Pattinson)) commencent leur quart de travail de quatre semaines sur une petite île au large de la côte. Bien que le manuel stipule en fait que les deux équipes doivent alterner dans les équipes, le vieux marin ne laisse pas son jeune collègue se mettre au sommet de la tour. Au lieu de cela, Ephraim doit faire toutes sortes de travaux de bas niveau. Les tensions entre hommes augmentent, mais sont également interrompues par des moments d'intimité profonde (surtout lorsque l'alcool coule à flot). Lorsque les quatre semaines sont enfin terminées, une violente tempête s'installe, empêchant de quitter l'île. Peut-être même pendant des semaines et des mois ...

Robert Eggers a écrit le scénario de "The Lighthouse" à l'origine uniquement parce que c'était avec son projet de coeur " The Witch""Juste ne pas aller de l'avant. Avec la limite sur une petite île, qui non seulement perd la réalité des deux gardiens de phares gallois bloqués à partir de 1801, mais construit aussi toutes sortes d’autres mythes et légendes, il calcula en revanche de meilleures chances, car si il est nécessaire, avec moins d'argent il pourrait être réalisé. Mais ensuite, comme vous le savez, tout se passa très différemment: "The Witch" était toujours filmé et devint non seulement le chouchou de la critique , mais aussi un succès au box-office (plus de 40 millions de dollars de recettes avec seulement quatre millions de dollars).

et pourtant Eggers est revenu une fois à son ancien projet d’urgence. Cependant, "The Lighthouse" n’aurait guère eu l’air si il avait été réalisé il ya quelques années comme un débuts (sans parler du casting de deux stars de Hollywood). Eggers profite pleinement de sa liberté (financière) acquise entre-temps pour ne pas avoir à faire de compromis sur la mise en œuvre de sa vision artistique radicale. Le récit qu'il crée à partir des mythes pris et traqués par le mélangeur surréaliste est quelque chose de tout à fait propre, cauchemardesque. Et en termes de mise en scène, l'horreur gothique tombe même littéralement du cadre (hollywoodien):

Dans le format quasi-carré 1,19: 1, vous ressentez l'étroitesse de la situation avant même que les deux gardes n'arrivent sur l'île Le format inhabituel utilise également pour le laisser plus tard "reporté" par son protagoniste, on peut attendre dans "Le Phare" pendant des moments aussi longs. Le film commence déjà déprimant et laisse la menace se poursuivre jusqu'à ce que le générique final continue à grossir. Si la proue du bateau dans l’un des premiers aménagements fend la mer déchaînée, on se croirait directement dans un poème épique silencieux - certes restauré - terriblement restauré, incluant le pathos rustique. Mais ce n’est pas étonnant, car il a été tourné sur du vieux matériel 35 mm noir et blanc avec des objectifs antiques des années 1930. Un tel effort peut être prétentieux, mégalomane ou même monstrueux à l’époque de la photographie numérique moderne. Mais il paye:

Roma "aux images en noir et blanc les plus marquantes que nous ayons vues depuis longtemps.

Scènes difficiles pour les amoureux des animaux

Alors que Robert Pattinson, avec une moustache sauvage et un visage émacié, bat encore et encore un goéland (et son image de star adolescente) sur un rocher jusqu’à ce qu’il n’ait plus qu’une souche boueuse entre ses mains ensanglantées, Willem Dafoe joue ( " Van Gogh - Sur le seuil de l'éternité") Avec ses tirades dominatrices constamment contre son charme noueux naturel.

Cependant, le duo n'invite pas plus intensément l'atmosphère déjà menaçante. Les deux font également contrepoids aux images surréalistes comme une horreur avec un humour inattendu (bien que convenablement noir). Donc, Dafoe joue avec Thomas dans l’une des scènes les plus remarquables (et particulièrement amusantes) du film, car Ephraim a juste calculé que ses compétences en cuisine ne suffisaient pas à être appréhendées. Mais qui après des débuts célèbres comme "The Witch" est un second personnage visuellement (sinon nécessairement thématique) encore plus enivrant comme "The Lighthouse", riez bien ...

Conclusion: Un film fantastique photographié et formidable joué la descente dans la folie. Non seulement pour les fans de "The Witch" et les monstres mythiques de HP Lovecraft, mais aussi pour tous les amis du cinéma d’horreur aussi ambitieux que esthétique.
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