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2,5
Publiée le 13 janvier 2020
Le film prometteur au début, s'enfonce rapidement dans une spirale hallucinatoire et cauchemardesque qui peut rebuter. En gardant la proposition de départ on aurait peut-être gagné à maintenir une forme plus classique et à installer un suspense sur le thème "qui est fou "?, et faire surgir le fantastique peu à peu tout en gardant une certaine ambiguité sur le modèle du Locataire ou des Innocents ( d'autant qu'il y a qq plans interessants notamment avec la sirène ou la creature poulpe ). Là j'avoue que l'entassement de scènes crados sur d'interminables délires d'alcooliques provoque à partir de la 2de moitié du film un certain effet de lassitude.
Une merveille absolue. Un chef d'oeuvre comme il en sort un tous les 10 ans. Esthétiquement merveilleux. Jeux des acteurs époustouflants. Ambiance sonore incroyable et anxiogène. Dialogues splendides. Histoire étrange et mystérieuse...
Une véritable performance d'acteur, Pattinson et Dafoe sont remarquablement justes, dommage que le scénario soit aussi décousu, moins de délires visuels aurait amélioré l'ensemble même si cela est justifié, c'est malgré tout du bon cinéma, l’ambiance est remarquable grâce au noir et blanc.
Willem Dafoe est impressionnant, Pattinson étonnant. Deux grandes performances d'acteurs au service d'un film malheureusement inutile, prétentieux et vide.
Une rétrospective de la folie chez deux sujets alcooliques. Film sans grand intérêt. En première lecture, ce film peut servir de support au sujet de l'addiction à l'alcool, les troubles psychologiques et les hallucinations visuelles sur les patients ne bénéficiant pas d'une prise en charge médicale et psychiatrique. Ce film a fait le choix de trop de métaphores incompréhensibles. Il est regrettable de ne pas avoir fait le choix de guider un peu plus le spectateur.
Ce n'est pas un film agréable à regarder de bout en bout tant il est rugueux, ce qui est parfaitement réussi. Il donne tout à fait une impression de vieux film à l'ambiance forte et brumeuse. Les odeurs, la crasse, l'eau, l'inconfort, l'alcool, les personnages sont très bien dépeints. Tous les sens sont présents, ce qui reste rare dans un film. Je me demande s'ils se sont inspirés d'une légende à propos d'un phare qui serait hanté en Ecosse et dont les derniers gardiens seraient devenus fous, se seraient suicidés ou auraient disparus... Toujours est-il qu'ici, règne un mystère inquiétant, d'ailleurs, nous ne sommes pas certains de ce que l'on doit craindre, mais on n'est pas sereins. Pour apprécier ce film, interdiction d'aller le regarder en VF ! Le superbe accent de Willem Dafoe dans ce film fait partie intégrante de son jeu d'acteur et donne un rythme très particulier à son personnage et à ses paroles. Au milieu de cet univers virile, assez sale et sombre nait une poésie incroyable, de part l'accent de W. Dafoe encore une fois, mais aussi par le soin apporté au choix des mots, contribuant aussi au mystère. Je me suis sentie à des moments, un petit peu comme dans une chanson de Tom Waits. Les chants, les poèmes et les danses viennent alimenter cette poésie. Bien sûr, je pourrais parler de la beauté du noir et blanc et des jeux de lumière, mais d'autres l'auront certainement fait mieux que moi.
Robert Eggers a su une nouvelle fois se démarquer du cinéma contemporain. Ce film brille par la composition de ses plans, l'utilisation pertinente de la luminosité, l'originalité du scénario, sans oublier les prestations inoubliables de Willem Daffoe et Robert Pattinson. L'atmosphère présente durant tout le film est incroyablement oppressante et la solitude provoque une folie qui devient palpable. Ce film est surprenant et original. Je le conseille, surtout aux amateurs de thrillers mais aussi à ceux qui voudraient découvrir un cinéma qui sort de l'ordinaire.
Je n'avais pas apprécié The VVitch, mais j'attendais quand même pas mal The Lighthouse, notamment pour sa distribution et son esthétique. Mais malheureusement ça n'a guère plus pris chez moi que le film précédent. En fait je n'y vois qu'un exercice de style qui ne me déplaît pas, mais qui ne m'emporte pas non plus.
Disons que j'aime bien l'idée de faire un film dans un format quasiment carré, où les éclairages, surtout sur les visages, sont là pour donner un côté expressionniste au film. Disons que esthétiquement ça en jette. Mais le problème, c'est que dès le départ on a cette mise en scène, ces lumières, qui montrent dès le début que ces deux personnages sont tarés... ils sont tarés avant même de mettre les pieds sur l'île... Et donc il n'y a pas réellement de mystère, de tension, d'implication pour les personnages, ils sont juste fous, la mise en scène nous le dit depuis le début.
Bien sûr, je n'ai rien contre le fait de suivre des fous, mais clairement filmer pendant 1h50 des gens fous dans un phare, qui vont faire des trucs de fous, ben jamais ça ne m'a surpris, jamais ça ne m'a fait rentrer dans cette histoire que je trouve atrocement plate... dénuée de tout mystère, de toute ambigüité. C'est le pire pour un film qui se veut original de la sorte, je trouve ça attendu et convenu.
Le type a un parti pris de mise en scène et il s'y tient tout le long, donc dès le début on sait que ça fait être beau, je ne retire pas ça au film, mais une fois la claque prise, ça ne se renouvelle pas et donc on s'y habitue jusqu'à que finalement ça ne fasse plus grand chose. Il n'y a pas réellement de gradation dans la mise en scène pour montrer la folie... Éventuellement un peu dans le montage, que j'ai bien aimé, puisque tout semble parfois s'accélérer dans les tâches quotidiennes dans le phare, on a un montage alterné que le même personnage qui fait différentes choses, ce qui renforce finalement la perte de repères temporels et l'impression du personnage d'être totalement perdu sur cette île...
Mais pour moi ça n'est pas suffisant...
Et même au niveau du jeu d'acteur que tout le monde loue... alors j'adore Pattinson dont la carrière est des plus intéressantes depuis qu'il a arrêté les romances idiotes à l'eau de rose façon Remember Me ou de l'eau pour les éléphants... mais là, clairement... ben il fait ce qu'on attend de lui, il est fou, pareil pour Dafoe. Plus que leur jeu d'acteur, c'est la mise en scène qui met en valeur leur folie et notamment la lumière. Bref, ils sont bons, pas de problème, mais je ne vois pas là une performance exceptionnelle, je vois de bons acteurs qui font ce qu'on leur demande correctement.
En fait pour moi ce film manque d'âme, de mystère, il joue toutes ses cartes d'emblée et après il n'a plus grand chose à proposer de plus. Peut-être aurait-ce été mieux en court métrage ?
D'habitude j'adore les productions A24 mais la un peu déçu par ce film peut être car c'était l'un des films que j'attendais le plus cet année. Bref un réalisateur prometteur grâce à The Witch, son premier film, ici un films en noir et blanc et en ~4.3, bon c'est la mode des films d'auteur le 4.3 mais rien ne le justifie dans ce film je trouve, par contre le noir et blanc est vraiment utile car il donne un aspect très noir, très sale, sinon un casting très bon là rien à dire mais voilà le scénario est vraiment pas très intéressant et le film est beaucoup trop lent pourtant je n'ai pas de problème quand c'est lent mais ici c'est vraiment inutile je trouve, certains me diront que c'est pour faire ressentir la folie grandissante des personnages, déjà la folie apparaît à plus de la moitié réellement du film donc la faire apparaître un peu avant n'aurai rien changé vu qu'il ne se passe pas grand chose même si tout n'est pas à jeter loin de là, le réal maîtrise quand-même même la caméra par sa mise en scène, sa photographie et autres, des images vraiment dégueulasse qui peuvent faire leur effets, conclusion j'en attendais beaucoup donc je suis un peu déçu malheureusement.
Admiratif devant la réalisation, et le travail de l'image, j'ai beaucoup plus de mal en revanche à rentrer dans l'histoire, qui est très particulière et me laisse en dehors. Le gros point fort reste tout de même Dafoe et Pattinson.
Des images noire et blanc psychédéliques, deux personnages qui deviennent complètement dingo, et vous obtenez un film original et déjanté. Mais c'est parfois cru, tout le monde n'aimera pas.
L'escroquerie de la fin d'année 2019 vient donc de Robert Eggers qui signe un film d'horreur imbitable, visiblement sous référence becketienne mais sans avoir rien compris à Beckett. En additionnant le format carré à un noir et blanc cafardeux et à un jeu d'acteur particulièrement outrancier, on se retrouve face à un film formellement éculé qui réussit l'exploit d'inventer son propre académisme tant son dispositif est fixe et fonctionne en vase clos. On se fout en effet très vite de savoir ce qu'attendent nos deux ivrognes perdus dans leur phare puisque la bizarrerie à l'oeuvre ne comporte aucun signe déchiffrable : la complaisance est totale et le schéma scénaristique répétitif dont il est question en est ici la preuve. Pour rendre l'absurde passionnant, il faut avoir un sens de l'infime variation et du détail (ce que Beckett possède) dont Eggers est dépourvu. On doit donc subir d'innombrables scènes de beuverie qui composent avec des monologues au discours pseudo mythologique et des images oniriques impossibles à interpréter avant d'arriver à un final abscons qui nous achève pour de bon. 'The lighthouse" est une véritable purge auteuriste qui confirme la mise en valeur injustifiée de jeunes "masters of horror" comme Robert Eggers ou encore Ari Aster, ce dernier ayant déjà sévi avec le déprimant "Midsommar".
Sublimé par sa photographie en noir et blanc au format 4/3, "The Lighthouse" plonge le spectateur dans un immersion totale au coeur d'un 8 clos psychologiquement éprouvant dans l'isolement de deux talentueux comédiens faces à eux mêmes.