Soit on rentre dedans, soit on trouvera le temps long.
ce film est risqué de par son scénario qui traite de la folie, de l'enferment, du dédoublement et du trouble de l'identité. Si chaque spectateur pourra faire son interprétation, il est évident que plusieurs mythes grecs se côtoient ici (Odyssée, Prométhée, Poséidon) mais aussi je pense le concept de la dialectique du maître et de l'esclave théorisé par Hegel.
La mise en scène est inquiétante, oppressante à l'image de sa BO...
Les deux acteurs dont on a maintenant plus à prouver le talent sont exceptionnels !
Enfin on voit que Eggers c'est nourri de cinéma de genre puisque certains plans, certaines "idées" cinématographiques font penser au cinéma expressionniste allemand des années 20, à Kubrick, Hitchcock, Pasolini et même à Jean Vigo et son "Atlante" dans une scène en particulier. Mais ce film se montre toutefois original.
À voir même si je pense que pour un tel film il n'y a pas de juste milieu je pense: soit on accepte de rentrer dans le délire, soit on refuse et on passe 1h40 à se dire WTF..
Je ne m’attendais pas à rire et pourtant j’ai beaucoup ri. Jeux d’acteur excellents et relation entre les 2 que j’ai beaucoup aimé suivre et voir évoluer. Et même si la fin laisse perplexe, NOUS avons passé un très bon moment
Film marquant et intemporel joué avec brio par ses deux acteurs. Cela touche à l’expressionnisme, à l'onirisme, au surréalisme. L'auteur va jusqu'au bout de son propos et on pressent la fin. Film habité, violent, inspiré par différents mythes comme Icare .Sinistre et aussi viscéral. C'est difficile d'oublier cette oeuvre.
Film perché et mou, j'ai piqué du nez à plusieurs reprises tellement le rythme est lent. Les acteurs jouent bien et il y a quelques bonnes idées mais je n'ai pas accroché.
Disons que mis à part la technique utilisée (noir et blanc très contrasté, beaucoup de scènes nocturne, ambiance anxiogène) il n'y a pas grand intérêt à suivre cette histoire qui semble totalement irréelle et improbable. Au fait, qu'elle est l'histoire si ce n'est celle d'une descente aux enfers par le cercle vicieux de la haine : on peut se dire qu'elle est celle vécue par beaucoup de couples qui terminent divorcés, ou pire.
Que voilà une œuvre intriguante ! Le genre de séance ou l'on sort de la salle sans vraiment savoir si l'on a apprécié ou pas, mais finalement, on sait que l'intérêt est ailleurs. Du côté des points positifs on peut relever la réalisation, soignée, beaucoup de plans fixes et traveling contemplatifs et élégants. Un duo d'acteurs (Willem Daffoe et Robert Pattinson) excellents et très investis. une ambiance lourde, onirique, prenante et lorgnant sur le fantastique. Un vrai beau travail sur le son, avec notamment cette sirène entêtante en fond. Lancez vous dans le visionnage de ce film en étant avertis, ici pas de rythme effréné, on prends le temps mais le jeu en vaut la chandelle, avec une fin aussi violente que mystérieuse. Hante quelques temps après le visionnage !
The Lighthouse de Robert Eggers est un film singulier. Tout d'abord de par son format. Il est tourné en noir et blanc, l'image presque carrée, est en 1.19/1, ce qui est très inhabituel de nos jours. Cela permet de mettre en valeur le visage des acteurs et de mieux figurer un espace confiné.
L'histoire est d'une simplicité assez enfantine. Deux gardiens de phare prennent leur service pour 4 semaines, mais à cause d'une tempête, ils vont rester coincés dessus et céder peu à peu à la folie... Deux personnages principaux interprétés par Willem Dafoe et Robert Pattinson. Et les deux comédiens donnent tout dans chaque scène. Les différentes séquences vont figurer toutes les situations possibles et imaginables. De la banale prise de service à la besogne quotidienne. Puis aux manifestations paranormales, notamment l'apparition de sirènes, ou le comportement inquiétant des mouettes. Ce film bascule peu à peu dans quelque chose de macabre, et ce, de façon totalement irrésistible. Avec une photographie impeccable, on voit nos deux gardes sombrer car trop isolés.
Et cet isolement est palpable à chaque plan, tant ces images communiquent de messages. On a ainsi par exemple un début sans aucun dialogue pendant dix minutes. Mais l'image continue de parler et dire des choses beaucoup plus sensées que ce que peuvent raconter les personnages. Elle montre le fantasme, l'envie, la colère, la frustration, la douleur. Tout ce que peut occasionner un isolement infini en somme. Bien entendu, il s'agit là d'un langage cinématographique tout à fait inclassable, mais de façon très étonnante, il n'en est pas moins assez intelligible.
Prestation d'excellence pour ce duo d'acteur dans un film atmosphèrique nous rappelant la folie de Lovecraft. On peut rester en dehors mais ce film est innovant et aborde un style noir et blanc en 4/3 fabuleux. Une expérience sonore et visuelle que je recommande, un bon film.
Un noir et blanc magistral, une ambiance sonore du même acabit, un duo d'acteur offrant une vraie tension et une folie plus ou moins tendue.. L expérience est réussie.
“The Lighthouse” est inspirée d’une tragédie survenue en 1801 où deux gardiens de phare gallois se sont retrouvés coincés pendant une tempête. Robert Eggers, à qui l’on doit “The Witch” en 2016, met en scène Willem Dafoe dans la peau d’un capitaine alcoolique et Robert Pattinson son nouveau comparse. Seuls sur une île assez morbides, les deux hommes vont devoir se supporter pendant cinq semaines dans une ambiance plus qu’austère. Tourné en 35mm en format 4/3 dans un noir et blanc hyperstylisé, le cinéaste filme ses personnages au plus près. Il y donne un ton anxiogène à la fois dérangeant et obsédant. “The Lighthouse” est un conte horrifique qui ne ressemble à aucun autre, si ce n’est nous rappeler les premiers films noirs muets et l’exercice est intensément réussi. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un film vraiment ... étrange... Rien à dire sur le jeu des acteurs, qui en du en baver d'ailleurs... mais alors l'histoire !!! c'est un peu du n'importe quoi quand même ! lol ça part dans tous les sens, on comprend pas grand chose, ça des fois ni queue ni tête ! ... pas un film dont je me souviendrais
Bravo À Robert Eggers, mise en scène surprenante, dialogues incisifs et jeu d'acteurs exquis. Chapeau bas à Robert Pattinson la révélation de ce film sans nul doute. Son interprétation toute en retenu dans la quiétude du phare puis rugissante en écho des vagues qui les entourent. J'ai encore plus apprécié ce film la deuxième fois, je le recommande vivement.
Robert Eggers passe un cap avec ce long-métrage qui surpasse très largement The Witch qui m’avait laissé un souvenir mitigé lors de son premier visionnage en salles. Avec The Lighthouse, Eggers assume pleinement son statut d’auteur à part entière et ne sacrifie pas au sensationnel pour rester dans une zone grise qui laisse s’exprimer le sentiment d’insécurité et de mystère face aux événements relatés. Le tout est filmé avec brio, baignant dans une atmosphère inquiétante, aussi bien sur le plan narratif que sonore. Le cinéaste s’est appuyé sur des acteurs inspirés qui sont pleinement convaincants, y compris un excellent Robert Pattinson qui m’a convaincu pour la toute première fois. Les idées s’enchaînent sans que l’ennui s’invite et le final est tout bonnement l’un des plus beaux de ces dernières années. Un chef d’œuvre.
Ridicule, grotesque, outré, prétentieux. Les acteurs sont en roue libre, l'intrigue ne vaut pas tripette, les longueurs s'accumulent et le noir et blanc... Pourquoi? Mais pourquoi ce film également!