3670 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
286 critiques spectateurs
5
35 critiques
4
76 critiques
3
79 critiques
2
46 critiques
1
29 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Geneviève T
18 abonnés
122 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 22 décembre 2019
Certes, la photo est splendide, certes les 2 acteurs sont sublimes, certes, on plonge, sans jeu de mots, dans un expressionnisme fort impressionnant, certes, il y a du Bunuel et du Man Ray, certes, seuls les gens trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrès intelligents et trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès cultivés se doivent d'adoooooooooooorer ce film... Or, il se trouve que je ne suis pas bête, Etudes sup et références culturelles qui ne craignent personne mais ce film... ce film...Quelle horreur ! Quel mal-être !!! Voulu bien sûr par l'auteur et il réussit parfaitement , mais qui n'a pas envie de prendre une douche, de se laver les dents au karcher et de se blottir sous la couette en regardant Mary Poppins après la vision de ce film, n'est pas humain ! Beurk ! Et nous fûmes plusieurs à éprouver un sentiment palpable de saleté, de moisi, de chiottes et autres vomis et semences, à la sortie... Si vous voulez rendre tout votre 4 heures ou vous vider de vos repas de fêtes, courrez y , sinon, aimez vos enfants, vos chéri(e)s et évitez ce cauchemar de 2 heures... mais les masos vont aimer...
1 ciaobella · 0 critique Critique lue 0 fois Aucun vote pour le moment
A tous ceux qui aiment un cinéma classique et mesuré, qui ont le goût des intrigues bien ficelées et sans grande surprise, ce film n'est absolument pas recommandé. "The Lighthouse", signé Robert Eggers, le réalisateur de "The Witch", est un film atypique, provocateur, où le mauvais goût est parfois érigé en valeur artistique, même s'il est indéniablement paré de poésie. Voici donc l'histoire de deux hommes, tous deux gardiens de phare sur une île déserte, l'un âgé et s'érigeant en maître tyrannique, l'autre jeune et acceptant d'abord une rude soumission avant de chercher à intervertir les rôles et à accaparer pour ce faire les clés de la lanterne du phare. Le tout dans une atmosphère glauque où la tempête est omniprésente et où les déluges de boissons alcoolisées sont propices à une violence et à une exacerbation des passions. A cela s'ajoute le fantôme d'une sirène qui devient un objet de désir de la part des deux hommes et nous vaut des scènes oniriques qui relèvent du cauchemar. Précisons qu'il s'agit d'un film en noir et blanc et que c'est le format carré qui a été retenu. Voilà qui n'est pas banal et qui renforce l'aspect atypique de l’œuvre de Robert Eggers. Autant le dire : c'est un chef-d’œuvre d'une beauté à couper le souffle et réjouissant pour l'amateur de références tant littéraires que cinématographiques. Car le film est parcouru de mythes littéraires et philosophiques - citons entre autres Œdipe, les sirènes de l'Odyssée et bien sûr Prométhée (la dernière image est drôle - si l'on peut dire - de ce point de vue). Mais il faut encore mentionner le capitaine Achab - du reste cité clairement dans le film - et surtout l'univers de Beckett puisque l'on reconnaîtra facilement le duo Vladimir-Estragon qui devient sur la fin Pozzo-Lucky à moins qu'il ne faille songer aussi au duo sado-masochiste de Hamm et de Clov dans "Fin de partie". Bref, pas une seconde à s'ennuyer, tant le film est propice à un décryptage savant fait de clins d’œil permanents. Et l'on ne saurait oublier l'influence de cinéastes dont l'inévitable Stanley Kubrick, celui de "Shining", on l'aura deviné. Bien sûr, il faut encore saluer la performance des deux acteurs Willem Dafoe et Robert Pattinson, le premier nous régalant de tirades à la puissance éminemment shakespearienne. Enfin, la bande son est une authentique merveille : dès le début du film, le spectateur est agressé par des sons de sirènes, puis giflé par la tempête qui sévit autour du phare, puis ce sont des grincements, des feulements, des bruits sourds ou percutants, - éblouissante musique de Mark Korven, d'une rare intensité. Vous l'aurez compris : c'est un film à voir absolument, même s'il est profondément dérangeant. On n'en remerciera que davantage Robert Eggers, un cinéaste qui compte désormais...
Tirée d’une histoire vraie, la trame de « The lighthouse » de Robert Eggers repose sur le choc frontal entre un vieux loup de mer, casquette de marin vissée sur la tête et pipe en écume au bec, qui du fait d’un accident a dû quitter la marine pour devenir le « gardien en chef » d’un phare et d’un jeune bûcheron dans les forêts boréales qui semble fuir son passé. Ce choc se déroule en huis-clos sur cette toute petite île au grand large de la Nouvelle-Angleterre en 1890, où tous les 2 sont partis pour une période de 4 semaines mais qui va s’éterniser du fait d’une tempête empêchant le navire d’assurer le relais des hommes et des vivres. Ce film en noir et blanc est d’autant plus oppressant que le format choisi est le format dit carré qui nous enferme dans cette histoire qui d’une relation de subordination de type père-fils quasi sadomasochiste (« La lumière est à moi » dit le vieil homme de ce phare phallique alors que l’autre est voué à toutes les corvées sous le flot incessant des embruns et de la pluie) va, l’alcool l’y aidant, basculer dans un cauchemar remuant de vieilles légendes marines (un Neptune - Triton terrifiant, une sirène lascive, des goélands « détenteurs des âmes de marins morts en mer » …) et le passé de ces 2 hommes, un cauchemar qui va virer à la folie et au thème de l’expiation, le tout étant porté par une bande son remarquable et une interprétation très poignante avec des plans assez inouïs. Un film complexe peut-être un peu trop long vu son caractère oppressant et dérangeant qui va crescendo mais qui mérite d’être vu car il témoigne d’un nouveau style de cinéma aux États-Unis.
C'est rare que je me retrouve à attribuer une aussi mauvaise note . Mais malheureusement je n'ai rien compris à ce film pendant deux heures où il n'y a aucune cohérence ! Il est indescriptible et ennuyeux .
Film métaphysique dans un décor expressionniste d'Epstein ou , plus encore , du cinéma de Fritz Lang . Huis clos suffoquant ( on flirt avec les codes de l'horreur ) dans un noir et blanc poisseux mais artistiquement sublime . Dafoe et Pattinson livrent une performance fantastique ( au sens propre comme au figuré ) , un face à face hallucinant , dans un décor carcéral où le spectateur est pris en otage sans possibilité de sortie de secours : impossible d'échapper à cet affrontement infernal avant la fin du film . Le réalisateur ne nous laisse pas souffler une seconde , même les moments de relâchement ( les scènes sympathiques de beuveries ) et d'apparentes réconciliations entre les 2 hommes ( des fous rires complices ) sonnent faux et ne sont que des sas provisoires et temporaires de décompression pour le spectateur . A mesure que les 2 hommes perdent la raison ( jusqu'au délire final ) le film devient protéiforme , aux interprétations incertaines: réflexion sur la folie ou dénonciation de la subordination humaine ? Personnellement j'y ai vu un combat acharné entre 2 monstres dont on sait d'avance que personne n'en réchappera . La mise en scène austère sur fond sonore strident ( le bruit quasi-permanent des cornes de brume en fond musical angoissant tel un monstre tapis dans l'ombre rajoute au climat surréaliste du film ) , les cadrages serrés , le fracas du vent et le bruit grondant de l'océan donnent au film une dimension fantastique et inquiétante....pour notre plus grand plaisir .
J'ai envie de lui donner le titre de chef d'œuvre mais je pense que j'ai besoin de retourner le voir. Rectification après le deuxième visionnage et une recherche approfondie je lui désert le titre de chef d'oeuvre absolu ! MON FILM PRÉFÉRÉE DE 2019! Une pure merveille.
En tout cas ce que je peux affirmer à l'heure actuelle c'est que Robert Pattinson et Willem Defoe sont dantesque dans leurs rôles ! Les dialogues sont merveilleux, on dirait la finale de Wimbledon 2008 ça se rend coup pour coup!
Certains plans sont magnifiques, on sent la folie s'emparer de Pattinson au fur et à mesure du film et on sent la solitude chez les deux protagonistes ne formant qu'une seule et même personne! Il y a un petit côté Freddie Mercury dans le film aussi notamment si on observe la forme phallique du phare niark...
La bande son est génial aussi et attise l'angoisse de ce lieu sordide. Je pense aller le revoir pour saisir les subtilités du scénario en tout cas un conseil ce fut une belle découverte !
Sur le plan esthétique, the lighthouse est une merveille. Le noir et blanc somptueux, le cadrage expressionniste, le travail sur le son et la lumière : tout est magnifique à l'écran. Quant aux acteurs Robert Pattinson et Willem Dafoe, ils livres, aux confins de la folie, des performances incroyable. Or le film peine à sortir du simple exercice de style. Long à démarrer, redondant et au final, un peu vain, le film n'en demeure pas moins un bel objet visuel dans lequel les références mythologiques se mêlent parfaitement aux citations de Melville. Intéressant à défaut d'être un grand film métaphysique.
Juste excellent, film anti commercial qui laisse une grosse sensation de malaise. Allez le voir. C’est bon de voir que de superbes films d’horreur psychologique sont encore faits aujourd’hui
Perdu entre les phares que sont shining, shutter Island, La bête humaine et la tragédie grecque le film se perd, nous perd, et la direction artistique somptueuse parvient péniblement à nous sortir de l'ennui de ce naufrage
Autant j'avais apprécié "The Witch", ici c'est différent. Un huit clos, du noir et blanc, un phare, l'idée de départ est intéressante. Après, faut s'accrocher ... ça parle beaucoup, ça picole, ça hallucine. Pas de scénario à proprement parler, plus une expérience visuelle et sensorielle au final. La fin, j'ai rien compris.
Passé l'ambiance singulière du début et la photos en noir et blanc pouvant donner du relief a l'histoire , la déception arrive vite. Le son trop fort et insupportable et ce huis clos pas crédible devient même ennuyeux. Reste quand même quelques scènes marquante.
The Lighthouse est un film radical. Dès les premiers plans, on sent bien qu'on s'engage dans un Eraserhead maritime et poisseux. Le format carré, couplé à un superbe noir et blanc, évoque la photographie des pionniers du XIXe siècle, mais aussi le fameux film polonais Ida. Comme attendu, le récit nous embarque dans le quotidien de deux gardiens de phare : le plus vieux est une épave de la vie surjouant une autorité totalitaire, son second est plus digne mais habité de secrets et de haine rentrée. Les pets, l'eau des chiottes, la crasse, la masturbation, les beuveries : rien ne nous est épargné. Rapidement, réel et imaginaire fusionnent, de sorte qu'on ne sait absolument plus où est la limite entre les deux. Souhaitant faire exploser tous les cadres, le cinéaste entraîne le spectateur dans les extrémités les plus glauques en un crescendo sans pause. L'irréalisme assumé nous coupe cependant d'une quelconque empathie pour les personnages, et le huis-clos devient creux et asphyxiant. Reconnaissons tout de même la performance hors normes des deux comédiens dont l'un déclame un texte épique tout en se faisant littéralement enterrer. On n'avait pas vu une telle mise à l'épreuve depuis Apocalypse pour un massacre. Bref, un film pour ceux qui aiment les expériences cinématographiques extrêmes.
Le vent, la pluie, la foudre, les éclairs et le tonnerre de Zeus frappent sans relâche les personnages de ce huis-clos en proie à une lutte sado masochiste à l’homosexualité latente. Ici, la folie, la crasse, la puanteur dans un vacarme incessant et oppressant, une tragédie empreinte de Mythologie grecque, des tableaux sublimes en noir et blanc, des dialogues Shakespeariens. Tout est surprenant dans ce chef d’oeuvres, le format, la couleur, la photo, la mise en scène dramatique où l’hédonisme et l’onanisme surprennent tour à tour et l’on se demande où les protagonistes nous entrainent et ce que l’on est en train de voir. Un cinéma d’art et d’essais des années 70. Sûrement pas un blockbuster, mais sans doute Brecht ne le démentirait pas; une œuvre d’art totalement à part… FM
" the lighthouse" présente cette année au festival de Cannes ne m'a pas convaincu. En effet en dépit de quelques images très forte surtout sur la fin du film, la présence de Robert Pattinson et Willem Dafoe et une ambiance assez angoissante, j'ai trouvé le scénario très brouillon, je ne qualifie pas ce film de film d'horreur il ne se passe quasiment rien. Décidément j'ai du mal avec ce réalisateur qui m'avait déjà déçu avec son précédent film " the witch".