The Lighthouse
Note moyenne
3,5
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285 critiques spectateurs

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CloakBack
CloakBack

6 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2025
The Lighthouse est une expérience de cinéma rare : dérangeante, envoûtante, et volontairement déroutante. Avec son noir et blanc granuleux, son format carré oppressant et ses sonorités maritimes assourdissantes, Robert Eggers nous plonge dans un huis clos mental où la frontière entre réalité, mythe et délire se brouille constamment.

Le film repose sur un duo d’acteurs magistral : Willem Dafoe, vieux marin mystique et inquiétant, crache des monologues shakespeariens avec une intensité démente, tandis que Robert Pattinson incarne un jeune homme qui s’enfonce dans la folie avec une rage et une fragilité bouleversantes.

Ici, pas de narration classique : le film avance comme une spirale, une descente dans l’isolement, la culpabilité et le chaos. On y lit des échos de mythes antiques, des figures psychanalytiques, du Lovecraft et des rêves fiévreux de marins perdus. Tout est symbole, tout est suggéré. Ce n’est pas un film qui explique. C’est un film qui dérègle.

Certains y verront un exercice de style trop appuyé, un symbolisme pesant ou un trip arty un peu gratuit. Et c’est un risque assumé : The Lighthouse ne cherche pas à plaire. Il cherche à laisser une trace, comme une hallucination humide qui vous suit après la séance.

Personnellement, j’ai été happé par sa beauté noire, sa mise en scène millimétrée, sa tension physique, et cette impression de chaos intime en gestation. C’est un film crasseux, sauvage, mental — une plongée dans un cerveau en train de se fissurer.

Ce n’est pas un film qu’on “aime” ou “n’aime pas” facilement. C’est un film qu’on subit, qu’on digère… ou qu’on rejette en bloc. Mais c’est un film vivant.
gregbutton
gregbutton

41 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 février 2025
Après une très belle réalisation, prometteuse, de The Witch Robert Eggers revient avec the lighthouse. Si je dois reconnaitre un bon film de par sa réalisation, ses acteurs, ses intentions je dois avouer m'être terriblement ennuyé devant celui-ci. Le rythme est terrible et je ne sais si c'est le spectateur ou les acteurs ou les personnages qu'ont a voulu rendre fou ? Intention oui c'est sur. Je n'ai pas non plus apprécié le scénario et l'histoire.
En somme un bon film mais qui ne m'a pas plu du tout.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 741 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2025
Le talentueux Robert Eggers, réalisa en 2019 un huit clos qui fera beaucoup parler de lui. Malgré d'innombrables qualités comme sa mise en scène ou les interprétations de Pattinson ou de Dafoe, je n'ai absolument pas accroché... J'ai trouvé le début "trop rapide" et sa dernière heure "trop lente" : la folie des personnages m'est passé outre, car j'ai l'impression qu'elle n'a jamais été installé, me faisant perdre dans un récit prometteur mais vague... Déception totale... en espérant qu'un autre visionnage me fera changer d'avis mais j en doute fort
The Gears
The Gears

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2025
Une œuvre fascinante, mais creuse

Robert Eggers livre avec The Lighthouse un film visuellement impressionnant, mais frustrant par son absence de substance. Tourné en noir et blanc avec un cadrage carré oppressant, le film brille par son esthétique unique et son ambiance sensorielle maîtrisée. Les performances de Willem Dafoe et Robert Pattinson sont remarquables, tout comme l’utilisation du son qui renforce une atmosphère anxiogène et morbide.

Cependant, derrière cette façade soignée, le film peine à raconter quelque chose. Les références mythologiques et psychanalytiques semblent superficielles, et l’intrigue floue s’égare dans des hallucinations répétitives sans offrir de progression ou de réflexion profonde. L’expérience devient alors un exercice de style élitiste, davantage destiné à flatter les amateurs d’art visuel qu’à offrir une connexion émotionnelle ou narrative.

Malgré sa beauté formelle, The Lighthouse est une œuvre fascinante mais vide, un tableau mouvant qui manque d’âme.
No Quarter
No Quarter

9 abonnés 539 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2024
Un huit clos en noir et blanc, bien sombre et crasseux. On navigue entre réel et imaginaire avec pour échappatoire des allucinations pour chacun des deux personnages. Le travail sur le son est excellent et les images, bien aidées par le format et le noir et blanc, renforcent le côté oppressant du décor. Willem Dafoe et Robert Pattinson délivrent une impressionnante prestation. Un film sur la folie plus qu'un film sur la vie de gardien de phare. Néanmoins le côté phallique du phare et le dénouement du film ne paraissent pas si clair que ça.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2024
The Lighthouse de Robert Eggers s'impose comme une œuvre dense, où mythe, psychanalyse et horreur fusionnent pour sonder l’isolement, la masculinité et la folie.

Le phare, point d’ancrage de toutes les ambiguïtés, se dresse à la fois comme décor oppressant et protagoniste omniprésent. Tantôt refuge, tantôt lieu de damnation, il symbolise une frontière entre terre et mer, réel et irréel, devenant une métaphore de la psyché humaine en déroute. La matière sonore (grondements des vagues, cris des mouettes, sirène incessante) martèle l'esprit, traduisant la perte de repères des personnages.

Ici, la chronologie s’efface, la logique vacille. Débarquer sur cette île, c’est franchir un seuil vers un ailleurs qui défie toute ancre dans le réel, un univers parallèle où les repères temporels et spatiaux s’effondrent. L’île devient un espace hors du monde, où chaque moment semble suspendu entre le tangible et l’onirique.

Dans les confins symboliques et oppressants du phare battu par les vents, les personnages deviennent des archétypes universels, reflétant les luttes fondamentales : Thomas Wake, figure tyrannique et quasi divine, évoque Poséidon, tandis qu’Ephraim Winslow, jeune subordonné attiré par cette lumière interdite, s’inscrit dans le mythe de Prométhée, dont l’audace précipite la chute.

Le phare, à la fois lieu et protagoniste, cristallise cette confrontation. Wake, gardien jaloux, incarne l’autorité oppressante bridant l’émancipation de Winslow, tel un gardien des enfers condamnant le héros à expier ses fautes.

The Lighthouse s’inscrit dans une esthétique archaïque et mythique, mêlant l’imagerie maritime aux récits bibliques et tragédies grecques. Les dialogues, empreints d’un lyrisme intemporel, renforcent cette impression d’épopée intemporelle. Par son jeu magistral de lumière et d’ombre, Eggers transforme chaque plan en une fresque vivante, explorant la folie humaine.
Etienne Massot
Etienne Massot

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2024
Si vous êtes un fan de Transformers, Fast & Furious, ou de scénarios aussi serrés que le jeans de Jason Statham dans The Beekeeper, alors foncez voir The Lighthouse.

Ici, on nous sert une bonne dose d'action dans un huis clos embrumé, avec au menu des bagarres poisseuses, une sirène un peu trop à l’aise avec la nudité, des quantités d'alcool qui pourraient faire rougir un marin, et des chants qui résonnent comme un karaoké après minuit.

Seul bémol : pas de course de bateau… Et pourtant, avec les mouettes qui se font démonter façon Banlieue 13, on se croirait presque dans une baston de rue avec des plumes. Entre deux engueulades magistrales, le réalisateur nous questionne subtilement sur des thèmes d'actualité : la sécurité des bâtiments publics et l’urgence d’un RH compétent pour gérer des crises, surtout quand on est coincé avec un collègue pas très stable.

Alors oui, vivement un The Lighthouse 2 avec Vin Diesel en guest-star.
Dylan M
Dylan M

22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2024
Film très dérangeant avec une ambiance plutôt sombre (accentuée par le fait que le film est volontairement en noir et blanc), on ne comprend pas où le film veut nous emmener au début. Pattinson et Dafoe excellents dans le rôle de ces 2 personnages qui deviennent fous… bon film qui ne plaira pas à tout le monde
Nicoco
Nicoco

19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2024
De la folie en noir et blanc à 3: Pattinson, Dafoe et nous spectateur!
Court mais intense; on en ressort interloqué!
Génial.
OzDeniro
OzDeniro

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2024
Un film qui ne peut pas laisser indifférent

J'avais aimé the witch donc plutôt hypé

Y'a plusieurs aspects que j'ai aimé

D'abord ce qui saute aux yeux c'est cet aspect visuel très sombre et lourd, qui transmet aux spectateurs l'inconfort des personnages
L'image est granulée, le format est réduit pour accentuer le sentiment de cloisonnement, la lumière (et surtout son absence) est magnifiée
L'ambiance sonore assez folle vient enrichir tout ça. Certains pourraient la trouver trop présente, et vue comme une ficelle pour rajouter de la tension mais j'avoue que je suis assez sensible a ce genre de sons dans un film

Les acteurs. Wow. Pattinson ne me surprend pas, j'ai vu quelques uns de ses films Post Twilight donc je connais son talent, mais il est vraiment fort. La scène dans laquelle il est complètement bourré et se met a danser frénétiquement est incroyable en terme d'acting. Celle où il fusionne avec la lumière du phare également

Mais c'est vraiment Dafoe qui m'a cloué :ouch:
Je l'ai jamais vu aussi bon dans un film. Sa tête naturellement flippante et sa barbe de capitaine haddock font qu'il colle parfaitement au rôle de vieux loup de mer ronchon et inflexible. Son accent, ses tiques de langage, ses tirades.... la scène ou il se fait enterrer vivant, reçoit de la terre plein la gueule et continue
Vraiment bravo a lui pour cette perf

Enfin concernant l'histoire et le cœur du film, j'ai aimé l'alchimie entre les 2
Je kiffe d'une manière générale les films sur des hommes qui sombrent progressivement dans la folie, Pattinson le fait très bien a tel point que Defoe passe pour le saint d'esprit de l'histoire :gba:
La complicité et complexité de leur relation est palpable

Plus qu'un conflit entre 2 fous sur une île mystique, j'y ai aussi vu des références mythologiques, d'abord avec Prométhée attiré par la lumière comme Gollum par l'anneau, Prométhée qui s'est opposé aux dieux comme si Defoe incarnait le dieu de la mer (Poséidon ?), son châtiment avec les corbeaux, les sirènes

Certaines scènes sont cheloues et j'avoue ne pas avoir compris toutes les subtilités du film, mais c'est du bon cinéma d'auteur
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2024
Un chef d'œuvre. Le réalisateur Robert Eggers réunit Robert Pattinson et Willem Dafoe autour d'un récit fantastique rempli d'hallucinations.
dev_chef
dev_chef

114 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2024
Film brillant, entre la comédie et l'horreur. Des scènes dérangeantes, un arrangement parfait, Une VO splendide. C'est ce qu'on attend d'un film A24. Un des meilleurs thrillers que j'ai rarement vu. A voir !
darkvash
darkvash

140 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 février 2024
Bon, n'étant pas assez doué intellectuellement ou n'étant pas un puriste du cinéma de genre, ou, n'étant pas simplement la cible, je n'ai pas compris ce film, ou du moins l'intention.
Filmé en noir et blanc, dans un format inusité, on suit ces deux personnes dans un phare.
1h50 de vide, de performance d'acteur incompréhensible et de néant.
1h50 de perdue...
Mais je n'ai sûrement rien compris...
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 janvier 2024
Prix de la critique internationale (Cannes 2019), présenté à la QR, " the lighthouse" a divisé la critique.

Le scénario est minimaliste : deux gardiens de phare sont bloqués sur une île en raison d'une tempête. Leur relation dégénère rapidement.

Si la première partie laisse supposer une réalisation de bonne tenue, la seconde tombe ( selon moi) complètement à côté.

Le prétexte de départ n'est presque pas développé et " The lighthouse" tourne rapidement en rond.
ammimoussa
ammimoussa

12 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2024
Le huis clos amène des situations que la personne lambda ne peut pas comprendre.sans être une personne extraordinaire j ai vécu une expérience militaire dans le désert algérien nous étions quelques dizaines de personnes en vase clos pendant de longues semaines alors oui la promiscuité l absurdité des tâches quotidiennes la misère physique .
J ai reconnu dans ce film toute la absurdité et le la folie de la situation .
Ne cherchez pas de logique mais essayez de comprendre le désarroi du cerveau humain lorsqu il est confronté a des éléments que seul l animal peut gérer .
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