Note moyenne
3,5
3697 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
35 critiques
4
76 critiques
3
80 critiques
2
47 critiques
1
29 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Film visuel surprenant..dur à regarder..un peu lent au début..à voir avec des sous titres car les accents très British de William Defoe et Robert Pattinson sont dur à comprendre en anglais..le film fait penser au"salaire de la peur" de clousot...Robert Pattison dans la pluie et le charbon fait penser à Yves Montand et Jean Gabin dans "la grande illusion" ou "la bête humaine"..entrain de devenir dingue sur cette île avec ce phare dans un brouillard constant... ce phare qui pourrait être le 3eme acteur du film..Defoe est aussi extraordinaire à son habitude...et puis y a même une sirène..c'est dire Robert Eggers le réalisateur qui avait juste réaliser "The Witch" un film d"horreur en 2015..a beaucoup de talent...et Robert Pattison brille par son interprétation vertigineuse..chaque image en pause de ce film peut être une photo d'art moderne noir, sombre et mystérieuse..on pense aussi à David Lynch à ces débuts....voilà à voir attention à la fin surprenante à souhaits..
Dans les trois cinéastes indépendants américains qui sont en train de revisiter le cinéma fantastique et horrifique, Robert Eggers est peut-être celui qui nous avait le moins convaincu avec son « The Witch », très beau visuellement mais bien trop lent et hermétique. Les deux autres, Ari Lester et David Robert Mitchell nous ont enchanté avec les extrêmes « Hérédité » et « Midosmmar » pour le premier et les envoûtants « It follows » et « Under the Silver Lake » pour le second. Un trio de cinéastes dont on risque d’entendre parler de plus en plus et qui nous changent des sempiternelles productions Blumhouse ou encore celles issues de l’univers de « The Conjuring » et formatées à l’extrême. Revenons à Eggers qui, ici, va plus loin encore dans la perfection plastique en nous livrant un pur exercice de style totalement original, unique et hors des sentiers battus. Avec ce que cela comporte de qualités et de défauts pour ce genre d’exercice. Et, fort heureusement, Eggers nous convainc pleinement avec son très pictural « The Lighthouse ».
On ne peut le nier, le choix du noir et blanc pour illustrer cette histoire de gardien de phare au XIXème siècle est payant et en totale adéquation avec le propos et l’univers recréé ici. Cela donne un cachet supplémentaire à cette œuvre qui n’aurait pas eu le même rendu si elle avait été en couleur. Ajoutez à cela l’image carrée, pas forcément utile quant à elle, et vous obtenez un effet et une patine vraiment particuliers pour un film qui semble sortir des débuts du cinéma parlant, voire qui aurait pu être muet. On pense beaucoup à « Nosferatu le vampire » et parfois aux films mettant en vedette les créatures de Ray Harryhausen. Les plans sont travaillées à l’extrême tout comme l’éclairage et Eggers sait tirer profit de tous les aspects de son décor unique, du phare lui-même, à la maison des gardiens en passant par les contours de cette petite île. L’aspect sonore joue également un rôle clé avec cette sonnerie stridente qui rend l’ambiance pesante. Quant au rendu de l’atmosphère, il alterne entre le mystérieux voire l’étrange et la carrément poisseux et désespéré, notamment lors de la tempête ayant cours dans cet endroit de bout du monde. Rien à redire, « The Lighthouse » est une œuvre plastiquement irréprochable dont le visuel rend hommage à tout un pan du cinéma d’antan et nous permet de voir, d’une manière documentaire détournée, le fonctionnement d’un phare à l’époque.
Mais sur le versant psychologique, c’est tout aussi probant. C’est à un voyage au bout de l’enfer que nous convie le script. Entre la solitude et la folie. On se rend bien compte que cet isolement ajouté à l’alcool et aux secrets des deux protagonistes va envenimer leurs rapports jusqu’au point de non-retour. Et autoriser de manière insidieuse l’incursion du fantastique dans sa forme première. C’est-à-dire qu’on ne saura jamais si le paranormal est de la partie ou s’il sort de l’imagination des personnages tout comme il faut accepter que certains faits resteront inexpliqués. Un respect du genre conforme aux récits d’Edgar Allan Poe auquel on pense également. Et il faut saluer les compositions hallucinées et hallucinantes de Robert Pattinson, décidément de plus en plus impressionnant au fil de sa filmographie, et de Willem Dafoe. Plus le film avance, plus ils interpellent et nous mettent KO jusqu’à un final tétanisant, terrifiant et horrible, visuellement comme mentalement. Mais on pourra regretter quelques scories propres aux auteurs se sachant doués. Eggers, comme Lester et Mitchell, aime se regarder filmer et « The Lighthouse » n’échappe pas à certaines longueurs et plan inutiles et décoratifs. De plus, le film se limite à ce qu’il propose en tant qu’exercice de style, rien de plus. Il y a aussi certains des nombreux traits d’humour noir qui sont dispensables. Une bonne partie du public restera sur le bas-côté il faut le savoir, c’est un film de niche, un peu comme « A Ghost Story » de David Lowery. Un film qui réussit sa proposition artistique et sa feuille de route mais ne sera aimable que pour les amateurs de ce genre d’exercice et les spectateurs avides de performances à Oscars.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
On ne peut le nier, le choix du noir et blanc pour illustrer cette histoire de gardien de phare au XIXème siècle est payant et en totale adéquation avec le propos et l’univers recréé ici. Cela donne un cachet supplémentaire à cette œuvre qui n’aurait pas eu le même rendu si elle avait été en couleur. Ajoutez à cela l’image carrée, pas forcément utile quant à elle, et vous obtenez un effet et une patine vraiment particuliers pour un film qui semble sortir des débuts du cinéma parlant, voire qui aurait pu être muet. On pense beaucoup à « Nosferatu le vampire » et parfois aux films mettant en vedette les créatures de Ray Harryhausen. Les plans sont travaillées à l’extrême tout comme l’éclairage et Eggers sait tirer profit de tous les aspects de son décor unique, du phare lui-même, à la maison des gardiens en passant par les contours de cette petite île. L’aspect sonore joue également un rôle clé avec cette sonnerie stridente qui rend l’ambiance pesante. Quant au rendu de l’atmosphère, il alterne entre le mystérieux voire l’étrange et la carrément poisseux et désespéré, notamment lors de la tempête ayant cours dans cet endroit de bout du monde. Rien à redire, « The Lighthouse » est une œuvre plastiquement irréprochable dont le visuel rend hommage à tout un pan du cinéma d’antan et nous permet de voir, d’une manière documentaire détournée, le fonctionnement d’un phare à l’époque.
Mais sur le versant psychologique, c’est tout aussi probant. C’est à un voyage au bout de l’enfer que nous convie le script. Entre la solitude et la folie. On se rend bien compte que cet isolement ajouté à l’alcool et aux secrets des deux protagonistes va envenimer leurs rapports jusqu’au point de non-retour. Et autoriser de manière insidieuse l’incursion du fantastique dans sa forme première. C’est-à-dire qu’on ne saura jamais si le paranormal est de la partie ou s’il sort de l’imagination des personnages tout comme il faut accepter que certains faits resteront inexpliqués. Un respect du genre conforme aux récits d’Edgar Allan Poe auquel on pense également. Et il faut saluer les compositions hallucinées et hallucinantes de Robert Pattinson, décidément de plus en plus impressionnant au fil de sa filmographie, et de Willem Dafoe. Plus le film avance, plus ils interpellent et nous mettent KO jusqu’à un final tétanisant, terrifiant et horrible, visuellement comme mentalement. Mais on pourra regretter quelques scories propres aux auteurs se sachant doués. Eggers, comme Lester et Mitchell, aime se regarder filmer et « The Lighthouse » n’échappe pas à certaines longueurs et plan inutiles et décoratifs. De plus, le film se limite à ce qu’il propose en tant qu’exercice de style, rien de plus. Il y a aussi certains des nombreux traits d’humour noir qui sont dispensables. Une bonne partie du public restera sur le bas-côté il faut le savoir, c’est un film de niche, un peu comme « A Ghost Story » de David Lowery. Un film qui réussit sa proposition artistique et sa feuille de route mais ne sera aimable que pour les amateurs de ce genre d’exercice et les spectateurs avides de performances à Oscars.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Robert Pattinson est également devenu l’un des acteurs les plus remarquables de sa génération, le plus fascinants dans son choix de rôle expérimental. "The Lighthouse" fera enfin taire les Pattinson Haters (s’ils regardent mêmeson film). Mais ce n’est pas la seule force de cette descente amoureuse dans la folie.
Maine dans les années 1890: Thomas Wake ( Willem Dafoe ), gardien de phare expérimenté, et son assistant, Ephraim Winslow ( Robert Pattinson)) commencent leur quart de travail de quatre semaines sur une petite île au large de la côte. Bien que le manuel stipule en fait que les deux équipes doivent alterner dans les équipes, le vieux marin ne laisse pas son jeune collègue se mettre au sommet de la tour. Au lieu de cela, Ephraim doit faire toutes sortes de travaux de bas niveau. Les tensions entre hommes augmentent, mais sont également interrompues par des moments d'intimité profonde (surtout lorsque l'alcool coule à flot). Lorsque les quatre semaines sont enfin terminées, une violente tempête s'installe, empêchant de quitter l'île. Peut-être même pendant des semaines et des mois ...
Robert Eggers a écrit le scénario de "The Lighthouse" à l'origine uniquement parce que c'était avec son projet de coeur " The Witch""Juste ne pas aller de l'avant. Avec la limite sur une petite île, qui non seulement perd la réalité des deux gardiens de phares gallois bloqués à partir de 1801, mais construit aussi toutes sortes d’autres mythes et légendes, il calcula en revanche de meilleures chances, car si il est nécessaire, avec moins d'argent il pourrait être réalisé. Mais ensuite, comme vous le savez, tout se passa très différemment: "The Witch" était toujours filmé et devint non seulement le chouchou de la critique , mais aussi un succès au box-office (plus de 40 millions de dollars de recettes avec seulement quatre millions de dollars).
et pourtant Eggers est revenu une fois à son ancien projet d’urgence. Cependant, "The Lighthouse" n’aurait guère eu l’air si il avait été réalisé il ya quelques années comme un débuts (sans parler du casting de deux stars de Hollywood). Eggers profite pleinement de sa liberté (financière) acquise entre-temps pour ne pas avoir à faire de compromis sur la mise en œuvre de sa vision artistique radicale. Le récit qu'il crée à partir des mythes pris et traqués par le mélangeur surréaliste est quelque chose de tout à fait propre, cauchemardesque. Et en termes de mise en scène, l'horreur gothique tombe même littéralement du cadre (hollywoodien):
Dans le format quasi-carré 1,19: 1, vous ressentez l'étroitesse de la situation avant même que les deux gardes n'arrivent sur l'île Le format inhabituel utilise également pour le laisser plus tard "reporté" par son protagoniste, on peut attendre dans "Le Phare" pendant des moments aussi longs. Le film commence déjà déprimant et laisse la menace se poursuivre jusqu'à ce que le générique final continue à grossir. Si la proue du bateau dans l’un des premiers aménagements fend la mer déchaînée, on se croirait directement dans un poème épique silencieux - certes restauré - terriblement restauré, incluant le pathos rustique. Mais ce n’est pas étonnant, car il a été tourné sur du vieux matériel 35 mm noir et blanc avec des objectifs antiques des années 1930. Un tel effort peut être prétentieux, mégalomane ou même monstrueux à l’époque de la photographie numérique moderne. Mais il paye:
Roma "aux images en noir et blanc les plus marquantes que nous ayons vues depuis longtemps.
Scènes difficiles pour les amoureux des animaux
Alors que Robert Pattinson, avec une moustache sauvage et un visage émacié, bat encore et encore un goéland (et son image de star adolescente) sur un rocher jusqu’à ce qu’il n’ait plus qu’une souche boueuse entre ses mains ensanglantées, Willem Dafoe joue ( " Van Gogh - Sur le seuil de l'éternité") Avec ses tirades dominatrices constamment contre son charme noueux naturel.
Cependant, le duo n'invite pas plus intensément l'atmosphère déjà menaçante. Les deux font également contrepoids aux images surréalistes comme une horreur avec un humour inattendu (bien que convenablement noir). Donc, Dafoe joue avec Thomas dans l’une des scènes les plus remarquables (et particulièrement amusantes) du film, car Ephraim a juste calculé que ses compétences en cuisine ne suffisaient pas à être appréhendées. Mais qui après des débuts célèbres comme "The Witch" est un second personnage visuellement (sinon nécessairement thématique) encore plus enivrant comme "The Lighthouse", riez bien ...
Conclusion: Un film fantastique photographié et formidable joué la descente dans la folie. Non seulement pour les fans de "The Witch" et les monstres mythiques de HP Lovecraft, mais aussi pour tous les amis du cinéma d’horreur aussi ambitieux que esthétique.
Maine dans les années 1890: Thomas Wake ( Willem Dafoe ), gardien de phare expérimenté, et son assistant, Ephraim Winslow ( Robert Pattinson)) commencent leur quart de travail de quatre semaines sur une petite île au large de la côte. Bien que le manuel stipule en fait que les deux équipes doivent alterner dans les équipes, le vieux marin ne laisse pas son jeune collègue se mettre au sommet de la tour. Au lieu de cela, Ephraim doit faire toutes sortes de travaux de bas niveau. Les tensions entre hommes augmentent, mais sont également interrompues par des moments d'intimité profonde (surtout lorsque l'alcool coule à flot). Lorsque les quatre semaines sont enfin terminées, une violente tempête s'installe, empêchant de quitter l'île. Peut-être même pendant des semaines et des mois ...
Robert Eggers a écrit le scénario de "The Lighthouse" à l'origine uniquement parce que c'était avec son projet de coeur " The Witch""Juste ne pas aller de l'avant. Avec la limite sur une petite île, qui non seulement perd la réalité des deux gardiens de phares gallois bloqués à partir de 1801, mais construit aussi toutes sortes d’autres mythes et légendes, il calcula en revanche de meilleures chances, car si il est nécessaire, avec moins d'argent il pourrait être réalisé. Mais ensuite, comme vous le savez, tout se passa très différemment: "The Witch" était toujours filmé et devint non seulement le chouchou de la critique , mais aussi un succès au box-office (plus de 40 millions de dollars de recettes avec seulement quatre millions de dollars).
et pourtant Eggers est revenu une fois à son ancien projet d’urgence. Cependant, "The Lighthouse" n’aurait guère eu l’air si il avait été réalisé il ya quelques années comme un débuts (sans parler du casting de deux stars de Hollywood). Eggers profite pleinement de sa liberté (financière) acquise entre-temps pour ne pas avoir à faire de compromis sur la mise en œuvre de sa vision artistique radicale. Le récit qu'il crée à partir des mythes pris et traqués par le mélangeur surréaliste est quelque chose de tout à fait propre, cauchemardesque. Et en termes de mise en scène, l'horreur gothique tombe même littéralement du cadre (hollywoodien):
Dans le format quasi-carré 1,19: 1, vous ressentez l'étroitesse de la situation avant même que les deux gardes n'arrivent sur l'île Le format inhabituel utilise également pour le laisser plus tard "reporté" par son protagoniste, on peut attendre dans "Le Phare" pendant des moments aussi longs. Le film commence déjà déprimant et laisse la menace se poursuivre jusqu'à ce que le générique final continue à grossir. Si la proue du bateau dans l’un des premiers aménagements fend la mer déchaînée, on se croirait directement dans un poème épique silencieux - certes restauré - terriblement restauré, incluant le pathos rustique. Mais ce n’est pas étonnant, car il a été tourné sur du vieux matériel 35 mm noir et blanc avec des objectifs antiques des années 1930. Un tel effort peut être prétentieux, mégalomane ou même monstrueux à l’époque de la photographie numérique moderne. Mais il paye:
Roma "aux images en noir et blanc les plus marquantes que nous ayons vues depuis longtemps.
Scènes difficiles pour les amoureux des animaux
Alors que Robert Pattinson, avec une moustache sauvage et un visage émacié, bat encore et encore un goéland (et son image de star adolescente) sur un rocher jusqu’à ce qu’il n’ait plus qu’une souche boueuse entre ses mains ensanglantées, Willem Dafoe joue ( " Van Gogh - Sur le seuil de l'éternité") Avec ses tirades dominatrices constamment contre son charme noueux naturel.
Cependant, le duo n'invite pas plus intensément l'atmosphère déjà menaçante. Les deux font également contrepoids aux images surréalistes comme une horreur avec un humour inattendu (bien que convenablement noir). Donc, Dafoe joue avec Thomas dans l’une des scènes les plus remarquables (et particulièrement amusantes) du film, car Ephraim a juste calculé que ses compétences en cuisine ne suffisaient pas à être appréhendées. Mais qui après des débuts célèbres comme "The Witch" est un second personnage visuellement (sinon nécessairement thématique) encore plus enivrant comme "The Lighthouse", riez bien ...
Conclusion: Un film fantastique photographié et formidable joué la descente dans la folie. Non seulement pour les fans de "The Witch" et les monstres mythiques de HP Lovecraft, mais aussi pour tous les amis du cinéma d’horreur aussi ambitieux que esthétique.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse

