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Michael R
138 abonnés
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3,5
Publiée le 30 janvier 2025
Un film A24 sur deux gardiens de phare, en noir et blanc, avec un format d'image carré... il n'y a pas de doute, c'est un ovni ! Son esthétique de film polonais, son format, son rythme lancinant, ses fulgurances lovecraftiennes, et son duo d'acteurs habités, plongent le spectateur dans une implacable descente vers la folie. Exigeant, abscon, il va laisser beaucoup de monde sur le quai, mais c'est une vraie curiosité.
Cette folie qui finira par habité le personnage principal occupe suffisamment l'esprit de son réalisateur pour que sujet et sa mise en scène se répondent. Avec un format contextuel du presque 1:1 photographique étriqué pour isoler et contenir, l'isolement est juste, non pas magnifique mais excessif des deux côtés du média. Le noir&blanc est juste contagieux et le travail sur la photo justifie à lui seul cette expérience presque sensorielle. Les deux acteurs sont juste à leur paroxysme et le travail sur sonore n'est pas autrement que dérangeant à en servir le sujet. Tout est en place malgré une direction précipitée dans ce découpage qui fait ressentir une excessivité soudaine, une évolution écourtée et ce, malgré une lassitude qui peut se faire ressentir. Toutefois, un projet sublime.
Après "The Witch" que j'avais adoré, Robert Eggers se ré-attèle au elevated horror (même si, encore une fois, je n'aime pas trop ce terme) pour nous pondre ce film en 2019, acclamé par la critique et de multiples festivals, auquel je n'ai personnellement pas accroché ! Nous suivons ici l'histoire de deux gardes d'un phare dont la folie les atteint progressivement au fil des semaines. En effet, censés rester quatre semaines sur la petite île, personne ne pourra finalement venir les chercher à cause d'une tempête. Bon évidemment, c'est un pitch qui rappelle tout de suite celui de "Shining" puisqu'en dehors du thème familial, on touche au même sujet ; à savoir un huis clos qui rend fou. Car, à l'instar de l'Overlook, le phare devient ici un personnage à part entière, un personnage mystérieux et malveillant qui n'a de cesse de faire tourner en bourrique nos deux personnages et qui les monte l'un contrez l'autre. D'un autre côté, nous avons également le traitement de la folie des personnages, un peu plus poussé que dans "Shining" puisque si le film de Kubrick touchait clairement au fantastique, celui-ci joue plus sur un côté thriller réaliste, c'est-à-dire qu'on ne sait finalement pas très bien ce qui est lié à l'imaginaire des personnages ou non. D'ailleurs, on n'aura jamais vraiment de réponses précises sur de nombreuses questions que l'on peut se poser ; ou non d'ailleurs. Et c'est ça la principale force du film ; soit on le suit de manière linéaire sans trop se poser de questions, soit on tente de le voir sous un autre angle afin d'y chercher d'autres interprétations. Et si cette partie là du scénario est très bien écrite, nous avons également une partie assez mollassonne. Déjà, il est difficile de rentrer dans le film avec ces personnages bourrus qui se parlent à peine et ces longs plans sur le phare et la mer qui font tout de suite penser à un film d'auteur un peu chiant. Malgré tout, ce sont des éléments très importants car ils permettent de construire l'ambiance et c'est une atmosphère très oppressante lourde qui pèsera ensuite tout le long sur le film. Malgré tout, si on ne rentre pas complètement dans le délire, comme c'est mon cas, eh bien, on s'ennuie souvent ! Oui, la mise en scène est très belle, oui le noir et blanc et son grain pellicule sont très réussis mais ça ne suffit pas à en faire un bon film pour autant. Concernant les acteurs, nous retrouvons Robert Pattinson et Willem Dafoe qui sont excellents mais qui sont très théâtraux, surtout avec leur accent et leur crise de colère ou de folie. C'est très bien joué et ce n'est pas de leur faute puisque c'est l'effet voulu par le réalisateur mais ça a tendance à sortir de spectateur du film, ce qui est dommage. Je comprends donc que "The Lighthouse" ait pu attirer autant de critiques élogieuses, surtout en cette période où "l'evated horror" est revenu à la mode, mais c'est un film qui ne m'aura en tout cas personnellement pas vraiment touché.
Techniquement irréprochable. Le noir & blanc et le format 4/3 servent bien le propos avec cette atmosphère poisseuse et étriquée dans ce huit clos halluciné. Après, difficile de savoir quoi en penser... Le sens est difficile à cerner. Les interprétations sont multiples. Je suis resté hermétique à la proposition. Mais je peux comprendre que ça plaise. À vous de voir.
Que dire sur ce film étrange? Je l'ai trouvé flippant, glauque et captivant. Une histoire complètement dingue avec des acteurs complexes et haut en couleurs. Je n'ai pas tout compris mais je le trouve diaboliquement efficace et me laisse perplexe.
Je n'ai rien bien au contraire contre les films ambitieux, encore faut-il ne pas confondre ambition et esbrouffe. Je m'explique, Eggers sait très bien filmer et il le montre il la toute la grammaire du cinéma dans la tête, et son chef opérateur le seconde bien. Encore faut-il savoir nous raconter une histoire, je veux dire une histoire qui nous accroche. Alors là c'est quoi ? Deux abrutis surjoués par leurs acteurs qui récitent des tirades impossibles et qui s'engueulent, autant dire qu'on a aucune empathie pour eux et qu'on ne se raccroche à rien du tout d'autant que la musique nous saoule… Alors j'entends les exégèses qui invoquent tous les saints du cinéma, la mythologie grecque avec Poséidon, Icare et Prométhée, et Freud pendant qu'on y puisque le phare est un symbole phallique, ce serait donc ça le sens du film, deux cassos planqués dans une bite ? Non si on veut parler mythologie invoquons plutôt Hypnos puisque c'était le dieu de l'ennui.
Prétentieux, bourré d'anchronismes vains. Ce film semble vouloir se donner des airs complexes et engagés alors qu'on y raconte rien de très nouveau ni dans le fond, ni dans la forme. Je doute que les faux intellos qui ont célébré ce film s'en souviennent réellement dans quelques années. C'est dommage car les acteurs y sont investis.
Après un "The witch" réussi, très original et clivant, Robert Eggers nous propose à nouveau un film d'horreur radical, unique, qui ne peut que diviser. Formellement le film est assez extraordinaire avec son noir et blanc sublimement éclairé, son format d'image qui rappelle l'époque où le film doit se passer, et sa bande son troublante. Robert Pattinson et Willem Dafoe offrent une prestation exceptionnelle, on retiendra de multiples moments forts, avec en point d'orgue une scène jamais vue spoiler: où Willem Dafoe se fait enterrer vivant tout en déclamant un discours halluciné et en avalant quantité de terre... j'imagine que ça a été plutôt pénible à jouer pour lui . Quant à l'histoire, il est évident qu'elle en frustrera plus d'un puisque le film est lent, qu'il ne se passe pas beaucoup de choses. L'horreur est ici purement psychologique et ne repose jamais sur les classiques scènes violentes, gores et autres jump scares, le spectateur est mis dans une position de malaise intense tant l'environnement semble corrompu et malsain, on est très proche d'une ambiance digne de Lovecraft. On ne sait pas où se situe la réalité, l'imaginaire créé par des esprits de plus en plus malades, on ne connaitra finalement pas le sens de tout ça et ça restera bien mystérieux, mais "The lighthouse" a été pour moi une expérience filmique intense, étonnante et rare, j'ai été soufflé par ce que je venais de voir.
Tiré d une histoire vraie , apres , 2 super acteurs , super bien filmé,et une pu....qualité d image , tres bien tourné ....me suffit pour dire que j ai adoré le film ......wowwww merci j ai adoré ce film sans aller jusqu'à la mythologie grecque ? tres intéressant d en apprendre encore plus ...
The Lighthouse de Robert Eggers s'impose très probablement comme l'un des chefs d'œuvre de l'année, tout genres confondus. Une mise en scène brillante, un format presque carré qui renforce l'originalité et la subtilité du film, l'espace clos, le scénario très épuré mais entretient tout de même le mystère et donne lieu à de nombreuses théories, les plans sont magnifiques tels des tableaux avec ce phare, presque vivant, et les acteurs bien sûr, des prestations vraiment convaincantes, la meilleure sans doute de Pattinson, et Willem Dafoe une fois de plus impeccable, crédible et effrayant. En bref, en seulement 2 films, Robert Eggers prouve qu'il arrive à produire ce qu'on attend du cinéma de genre, un cinéma nouveau, révolutionnaire, avec une originalité propre et jamais égalée en la matière. Tout comme Ari Aster, David Robert Mitchell ou encore David Lowery, Eggers s'impose comme l'avenir du cinéma, de ce qu'on attend de lui, en évoluant sans cesse dans l'innovation de la mise en scène. Ce film c'est de l'art.
16 189 abonnés
13 142 critiques
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3,5
Publiée le 18 avril 2023
Des feux placès aussi haut que possible le long des côtes ètaient le seul moyen dont disposaient nos anciens pour faire des signaux! Un phare qui signale la prèsence des rochers meurtriers, une île dèserte et deux gardiens confrontès à l’isolement total et à la dèmence! C'est de cette manière que l'on peut caractèriser ce huis-clos hallucinè et hallucinant gorgè de colère et d'apparitions fantastiques! Le format carrè, inhabituel pour le coup, crèe le sentiment d'être nous même de simples voyeurs! L'histoire n'est pas toujours très claire mais l'ambiance, l'image en noir & blanc et l'extraordinaire travail sonore mèritent d'être saluès! Comme d'ailleurs il faut saluer Willem Dafoe et Robert Pattinson dans des performances habitèes! En rèsulte une histoire d'hommes quasi expèrimentale qui lave le passè et les pèchès dans la chaux et la boue, nourrissant au passage un phare dont on ne sort pas indemne! Fascinant de bout en bout...
Film hyper intéressant et captivant avec un duo d'acteur absolument formidable, pour ce qui est de Williem Dafoe c'est habituel mais Robert Pattinson nous offre son meilleur rôle, même si ce n'est pas très compliqué. Robert Eggers nous offre une réalisation incroyable avec un travail absolument génial sur les lumières, le noir et blanc ainsi que la pénombre mais aussi un gros travail sur l'arrière plan, sur les décors, que ce soit dans le phare mais aussi sur l'île. Le scénario est brillamment écrit, même si il y a un peu trop de questions sans réponses pour moi. La BO aussi est très très bonne ainsi que le montage son qui est très bien travaillé.
S'il est évident que l'ambiance de The Lighthouse est pesante et nous entraîne rapidement dans un univers obscur et cauchemardesque, le film ne parvient pas vraiment à tenir en haleine. Malgré l'excellente performance de Robert Pattinson et de Willem Dafoe, il manque encore ce petit quelque chose qui prend aux tripes. La mise en scène, la lumière et le scénario sont en revanche très convaincants. Mais malgré tout, rien de transcendant si ce n'est une très bonne expérience cinématographique.
Difficile de faire un Huis clos aussi oppressant et déroutant. L'histoire n'est pas forcément passionnante mais les performances ahurissante de Dafoe et Pattinson nous empêchent de fermer l'œil. La photographie et la mise en scène sont également impeccables.
Grande déception pour ce deuxième film de Robert Eggers dont le The Wich laissait pourtant augurer du meilleur pour la suite. Pas grand chose à se mettre sous la dent donc avec ce Lighthouse malgré une esthétique léchée et un duo d'acteurs au top qui ne parviennent pas hélas à masquer la faiblesse du propos. Parce que franchement, autant un tel film aurait pu avoir un quelconque sens il y a 40 ans, autant il est tout simplement impossible de s'extasier devant cette énième exploration Freudienne de l'homo refoulé terrorisé par les femmes, hanté par l'image d'un père abusif l'ayant conduit à s'isoler loin des hommes pour affronter en solo sa honte de ne pas être capable de maintenir son phare debout face aux sirènes. Pas de quoi casser trois pattes à un canard en somme...