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JCADAM
6 abonnés
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2,0
Publiée le 24 janvier 2022
Je ne comprends pas l'engouement pour ce film. En effet le scénario ne propose rien, et les longs dialogues ne sont pas extraordinaires, seul l'esthétisme visuel est réussi. Puis les deux seuls protagonistes de ce film, deviennent fou (sans raisons) mais je dois avouer que leurs rôles sont très bien interprétés. Enfin les scènes gores qui n'ont aucun sens (avec la sirène notamment) viennent ternir encore un peu plus le film. L'histoire était sans intérêt, on s'ennuie tout le long, comme le métier de gardien de phare, le réalisateur a peut-être voulu montrer comment la vie dans un phare est ennuyeuse au plus au point.
Deux gardiens de phare cohabitent sur une île déserte. Un huit-clos déroutant, à l’atmosphère oppressante et anxiogène, filmé dans un noir et blanc sublime, et porté par les prestations habitées de William Dafoe et Robert Pattinson.
"The Witch", le précédent long métrage de Robert Eggers ne m'avait pas laissé une bonne impression. Si ce dernier était impeccable d'un point de vue formel, le cinéaste n'arrivait pas à créer l'ambiance d'angoisse et de suspens adéquates rendant son oeuvre particulièrement soporifique.
Il retente l'expérience avec "The lighthouse" qui, sans être cette fois une histoire de sorcières, n'en conserve pas moins une dimension oppressante, quasi-horrifique. Et, ce coup-ci, ça fonctionne ! Le cinéaste isole le spectateur sur une île doté d'un phare et avec pour seuls occupants ses deux gardiens. Le sentiment d'isolement couplé à la taciturnité des personnages et à ce temps de fin du monde pose le cadre et nous plonge tout de suite dans une ambiance pesante. Le film oscille entre la folie, l'onirisme et une réalité bien tangible. On commence à douter de ce que l'on voit et entend et on se laisse finalement porté par le rythme hypnotique du film, tout en étant régulièrement secoué par quelques éclats de violence.
A l'instar de "The Witch", "The lighthouse" est une réussite visuelle avec un choix judicieux du noir et blanc et du format format en 1.19 :1 mettant en valeur une sublime photographie et une mise en scène aux oignons. Mais la plus-value vient assurément des deux acteurs: Robert Pattinson et Willem Dafoe. Ils nous livrent chacun une prestation bluffante, un des meilleures de leurs carrières respectives.
Pas sûr que l'ambiance ni la lenteur du rythme plaisent à tous. Mais "The Lighthouse" est indubitablement une oeuvre qui sort des sentiers battus et dépasse le cadre du simple divertissement. Autant le considérer comme une véritable expérience cinématographique.
D'une beauté formelle indiscutable et doté d'un solide casting ce thriller m'a pourtant terriblement déçu ! La mise en scène manque cruellement de vie. Alors oui, le principe de ce film est de mettre le spectateur dans l'ambiance de l'époque en usant des mêmes techniques d'antan mais en 2022 ça ne passe tout simplement pas pour moi. Même l'atmosphère qui se veut pesante et oppressante n'est pas au rendez vous selon moi. Une idée de départ alléchante mais une finalité bien en deçà mes espérances...
Après l’excellent The Witch Robert Eggers revient avec The Lighthouse film aux thématiques peut être moins intéressantes mais à l’esthétique incroyable. On suit donc deux personnages prénommés Thomas l’un faisant vieux loup de mer, l’autre jeune chargés de la surveillance d’un phare au large de la Nouvelle Angleterre. Les deux vont s’opposer, s’épier, se rapprocher se vampiriser. Film de genre très poseur, il bénéficie d’une photo à tomber et d’une mise en scène remarquable. Les différents tableaux qui le composent créent petit à petit un malaise de plus en plus prenant, bien aidé pour cela par deux acteurs qui se livrent entièrement avec des prestations époustouflantes (même Willem Dafoe dont je ne suis pas un grand admirateur). Le tout donne quelques passages admirables comme cette scène de furie ou les visages des deux acteurs semblent se confondre. Personnellement j’ai juste légèrement décroché dans le final, je comprend que cela puisse rebuter mais c’est une superbe proposition de cinéma.
L'image est somptueuse, le noir et blanc à la fois sobre et élégant. Le film atteint des sommets de bizarre et de glauque, allant parfois jusqu'à l'horreur sublime. Dafoe et Pattinson sont formidables. Bref, ce film est une œuvre à part, mais qu'est-ce qu'on s'ennuie !
Magnifique. Deux acteurs sublimes dans un huit clos lent et intéressant. Un phare perdu au milieu de nul part. La photographie est léchée et soignée . Le rythme magnifique
Passées les 20 premières minutes où on peut prendre un certain plaisir à l'image très léchée, rien n'accroche dans cette histoire qui n'a rien de fantastique. Du début jusqu'à la fin, on s'ennuie à tenter de suivre ce "huis clos" entre deux acteurs qui en font des tonnes, avec des dialogues sans aucune originalité. Les rares évocations "fantastiques" sont à pouffer, entre Pirate des Caraïbes et l'Etrange créature du Lac Noir. La "chute" si l'on ose dire donne envie de rire, mais on la retiendra surtout pour son côté libérateur : c'est la fin de ce navet insipide.
Ambiance très prenante avec un esthétisme qui rend cette œuvre si spéciale (c'est du Made In A24). Cependant j'ai l'impression que ça tourne en rond,qu'il y a pas de réel but et donc on se fait vite chier ! C'est dommage j'aurais aimé qu'il y ait une réelle histoire car ce côté noir et blanc est parfait ! 2,5/5
Un jeune homme est embauché pour s'occuper d'un phare avec son gardien, un vieux loup de mer. Mais le travail se révèle difficile et des tensions s'installent... Ce huis-clos donne la part belle aux deux acteurs, avec un fantastique Willem Dafoe, incroyable et même impressionnant dans certaines scènes, avec une représentation théâtralisée. Le film est original à plus d'un point : le format carré de l'image, le choix du noir et blanc et l'utilisation particulière de la lumière. Le scénario est sombre et fantastique, avec une grande part du champ lexical fantastique de la mer et des marins et des scènes oniriques. Beaucoup de questions à la suite du film : spoiler: qu'est-ce qui était vrai ? Est-ce l'avant-poste de l'enfer ou une métaphore du purgatoire ?
Film multi nominé et quelques fois récompensés, je n'ai pourtant absolument pas adhéré. Ce délire psychotique en noir et blanc, format 4/3 est à mon sens, totalement confus en alternant des scènes irréelles avec des scènes communes. Les deux s'entremêlent en permanence et m'ont complètement perdu. La fin du film nous éclaire sur la volonté du cinéaste, mettant en exergue un fond psychologique fort, mais peut-être beaucoup trop complexe pour moi.
L'histoire de deux gardiens de phare dont leur relation est établie sous la forme maitre/esclave. La solitude et l'isolement permettra non seulement de ce rapprocher l'un de l'autre spoiler: camaraderies, beuveries mais également de s'éloigner de leurs consciences spoiler: démence, violence, folie mêlant réalité et imaginaire.
Willem Dafoe et Robert Pattinson sont surprenant, la photographie sublime, le tout filmé en 4/3 monochrome ce qui rend le film encore plus "sombre".
Après "The witch", Robert Eggers franchit un pas de plus dans le cinéma d’horreur expérimental avec "The lighthouse" où Robert Pattinson et Willem Dafoe, coincés sur une île dans l’attente interminable qu’un bateau vienne les chercher, sombrent peu à peu dans la folie.