Liberté
Note moyenne
1,5
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23 critiques spectateurs

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5 critiques
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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 septembre 2019
Film sans aucun intérêt si ce n'est celui d'exister. Mon dieu que la chair est triste et laide dans cette forêt où des libertins chassés par le roi tentent de jouer le plus mal possible tout en frottant leurs cache-sexe contre des robes à crinoline. 2H20 de nuit noire, dire que certaines critiques parlent de la beauté sublimes des images...alors qu'en fait on n'a plus l'impression d'être devant un Soulages qu'un Caravage. Si de sadisme il est question s'est surtout celui infligé au spectateur qui certainement un peu maso décide de rester jusqu'au bout de la séance (de torture).
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juin 2019
En 2016, Albert Serra nous offrait l’une des attentes les plus bouleversantes de l’Histoire du cinéma avec “La Mort de Louis XIV�. Il revient trois ans plus tard pour un nouveau film à costumes. Nous sommes cette fois sous le règne de Louis XVI et les libertins ont été expulsés de la cour. Chaque soir, ils se retrouvent dans une forêt pour assouvir leurs fantasmes. “Liberté� est un film de deux heures presque en temps réel sur les excès sexuels et pervers de Ducs et autres noms dont l’identité n’est point importante. Si Albert Serra filme la forêt comme un personnage à part entière, que les plans nocturnes et les sons sont remarquables, il ne fait que présenter un catalogues de pratiques toutes plus obscènes les unes que les autres. Serra met en scène la laideur avec conviction, mais “Liberté� est si long que nous nous sentons prisonniers d’une vision chaotique de l’intimité.
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Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2019
Les dialogues surprennent car ils sont très loin de la conversation naturelle. Mais on doit entendre autre chose que des dialogues. Comme dans le Silling des 120 jours de Sade il y a des allers-retours entre récit et mise en pratique. Le fantasme commence par la parole. C’est d’abord une épreuve mentale. Cependant on ne retrouve pas le niveau de langue de Sade, plutôt une certaine sécheresse.

Le rythme est très lent comme dans les autres œuvres de Serra. Cette lenteur force un regard plus cérébral et abolit les repères moraux. On parle calmement de choses obscènes ou criminelles.

La lumière, le cadrage et les contre-jours nous obligent à nous demander ce que nous voyons, ce que nous imaginons. Sombre forêt, sombres pensées, morbides, scatologiques, sadiques. Jusqu’où ira notre résistance, notre dégoût. On est tout de même très loin de Salò le film de Pasolini.

Les acteurs professionnels comme Helmut Berger désormais âgé et non professionnels comme Lluis Serrat (déjà Sancho de Honor de Cavalleria) se mêlent comme les classes sociales se mélangent, les maîtres et les valets. On est frappé aussi par le caractère monstrueux d’un des personnages masculins au nez raboté, peut-être brûlé ? Cela contraste avec la beauté des femmes.

Le contexte historique, est intéressant. Nous sommes au tout début du règne de Louis XVI en 1774. Cette classe aristocratique qui à l’image de Louis XV a accueilli le libertinage aussi bien intellectuel, religieux, philosophique que sexuel ne semble pas avoir compris qu’il sape l’ordre social sur lequel sa position est bâtie. Un sursaut de morale chrétienne chez Louis XVI chasse ces libertins du royaume de France, mais le nouveau roi est trop faible, il ne peut vraiment imposer un retour à la morale catholique comme l’avait fait Louis XIV dans la dernière partie de son règne et sera emporté moins de vingt ans plus tard. Il est difficile de penser à la liberté à travers ce libertinage, on voit plutôt la décadence d’une classe sociale. La révolution et surtout l’Empire seront le lieu du retour de la morale portée par une nouvelle classe : la bourgeoisie.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 septembre 2019
Festival de Cannes 2019 : le mardi 21 mai, à 21 h 30, la salle qui projetait "Liberté" était loin d'être pleine. Elle était encore beaucoup moins pleine à la fin de la projection : mal filmé, ennuyeux, voilà ce qu'on peut dire de ce film !
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 269 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2019
Radical, liberté est un film esthétiquement très beau. Chaque plan ressemble à un tableau de maître, tout en clair obscur. Cette mise en scène picturale va de paire avec la froideur des dialogues sadien que les acteurs récitent sur un ton monocorde. L'ennui est rapidement palpable et le film, tout en bruissements et chuchotements, finit par n'être qu'une succession de scènes de sexe où moins déviantes. Le film flirt avec la pornographie et le trash tout en gardant son caractère désincarné. Un libertinage fin dix-huitième siècle crépusculaire qui ne convainc qu'à moitié. Trop radical sans doute...
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 septembre 2019
1774. Quelques nobles débauchés ont quitté la cour de Louis XVI. Ils ont trouvé refuge dans un duché allemand.
À la nuit tombée, dans un bois éclairé par la lune, ils se réunissent pour se livrer à leurs vices.

Albert Serra est un réalisateur hors normes. "Le Chant des oiseaux" mettait en scène les Rois mages. "Histoire de ma mort" imaginait la rencontre de Dracula et de Casanova. "La Mort de Louis XIV" montrait un Jean-Pierre Léaud hiératique, cloué dans son lit, interpréter l’agonie du Roi-soleil face à une cour médusée. Ce dernier film avait suscité de ma part un coup de gueule. Sa lenteur surlignée, sa préciosité m’avaient horripilé.

Ce sont les mêmes défauts qu’on retrouve dans "Liberté".

Son titre, pas vraiment subtil, a valeur de manifeste : ces débauchés qui forniquent plus ou moins joyeusement dans les sous-bois ne recherchent pas seulement l’assouvissement de leurs sens mais l’expérience d’une liberté vraie, débarrassée des carcans du temps.

On aimerait le croire ; mais c’est un autre spectacle qui nous est montré. Pendant plus de deux heures interminables, on voit, sans souci de continuité, une succession de scènes de sexe. Urolagnie, coprolalie, candaulisme, anulingus, l’avantage de "Liberté" est d’élargir notre vocabulaire (et je vous imagine, fidèle lecteur, en train de compulser avec gourmandise votre dictionnaire).

L’accumulation de ces scènes ne vise pas à exciter nos sens : Serra ne réinvente pas le porno. Elle ne vise pas un effet esthétique : les corps ne sont pas érotisés. Pénis détumescents, fesses flasques, la chair est montrée telle qu’elle est. Et elle n’est pas joyeuse. On cherche en vain une lecture genrée : "Liberté" peint-il l’humiliation de la femme ou au contraire son triomphe paradoxal (le soumis du couple SM n’étant, on le sait, pas toujours celui/celle qu’on croît) ?

L’accumulation de ces scènes ne sert à rien. Sinon peut-être à épuiser le spectateur. Le film aurait-il duré une heure de plus, il y serait mieux parvenu encore. Mais deux heures et douze minutes auront suffi à faire fuir la moitié des spectateurs.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 septembre 2019
En tant que réalisateur d'un film nommé "LIBERTINS", je ne pouvais qu'être sensible, au départ, à un long métrage consacré au même sujet. Le film de ce même réalisateur "la mort de Louis XIV", ne m'avait pas déplu, même si quelques longueurs persistaient un peu trop à l’écran. J'attendais donc avec impatience de voir ce que le film LIBERTÉ faisait dire ou faire au libertinage du XVIIIe s., époque que j'ai longuement étudié avant d'en faire mon propre film. D'abord quelques mots sur la technique de tournage. Filmer la nuit dans un sous bois a toujours été un défi quasi insurmontable : c'est hélas le cas ici. Des lumières crues de projecteurs blancs à l’époque de Louis XV paraissent totalement saugrenues, des gens qui bavardent dans une chaise à porteur avec pour toute source lumineuse à nouveau une lumière blanche de LED me dérange au plus haut point ! Ni bougies, ni lampe à huile, juste des éclairages improbables et cela pendant tout le film ! Que dire du pitch : des libertins se réunissant la nuit pour forniquer en toute tranquillité est en soit une bonne idée, mais il aurait fallut structurer un peu tout cela : amené des paysans qui observent ce manège, un vrai lien entre les acteurs, une chute digne du film, etc... Au lieu de cela c'est une suite de mouvements hagards des intervenants sans but réels, un assassinat incongrue et injustifié au vue du spectateur, une messe noire évoquée, mais jamais montrée ! Et, comble du ridicule, un homme qui regarde avec une longue vue... en pleine nuit ! Sans compter des plans sans fin, pendant lesquels il ne se passe absolument rien ! J'ai même remarqué un saut d'image dans le montage après 30mn de film. Et pourtant, je le redis, le postulat de départ était bon. Ah, oui, juste une dernière chose : la copie projetée au MK2 quai de seine, était affreuse : du bruit sur toute l'image, y compris sur les premiers plan. Certes, l'image est nocturne, mais en 2019 on fabrique quand même des objectifs basse lumière de qualité !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 septembre 2019
Un si beau sujet si maltraité. Long, sans queue ni tête ... quoi que  ... et sans intérêt. N'y allez pas.
Begur
Begur

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 avril 2020
On peut appliquer à ce film, qui est tout sauf du cinéma, le mot fameux de Napoléon sur Talleyrand : "De la m... dans un bas de soie", encore que ce dernier eût, lui aussi, de l'esprit...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 septembre 2019
Mis à part le son et les quelques belles images de la forêt, tout le reste n est qu ennui.. Une succession de scènes libidineuses soporifiques.. ce film n est que de la poudre aux yeux sans consistance
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 septembre 2019
Sans queue ni tête... et le jeu de mots est fort à propos... Des longueurs pour rien...Un décors Seul décors ! C’est sale, c’est moche, quelques prises de vue un peu erotiques relève la note au dessus de Zéro...Film sadiquo-érotico-morbide-scato !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 octobre 2019
Les libertins de Sade étaient triomphants, ceux de Serra sont las et impuissants à force de jouissance. Hélas sa caméra semble l'être aussi.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2021
Si Liberté fait appel aux sens du spectateur, c’est moins par volonté de lui imposer une façon de sentir que pour lui donner à vivre une expérience, pour partager une initiation à laquelle il prend part de façon personnelle de la même façon que la jouissance des libertins articule le désir singulier à l’énergie d’un collectif. Le long métrage commence et s’achève quand le jour et la nuit cohabitent, offrant ainsi à son récit un cadre temporel et spatial unique composé d’une forêt plongée dans l’obscurité ; un tel choix esthétique symbolise à merveille ce que le libertinage pouvait représenter dans la société du XVIIIe siècle, soit un art de vivre situé à l’écart, en marge de la civilisation quoique l’esprit de cette dernière, marquée par la conversation et la tempérance apparente des plaisirs de la chair, que l’on intellectualise comme un raffinement suprême, demeure malgré tout. La puissance troublante du film réside alors dans la rigueur d’exécution et la place laissée à l’imagination – le travail de la lumière/pénombre, le sens du cadrage ne laissant que rarement l’acte sexuel explicite, les narrations et dialogues incessants invitent le spectateur à participer à l’orgie en lui conférant une position double, à la fois voyeur et membre à part entière de l’expérience qui se joue devant lui. Le titre interroge la notion de liberté au cœur du mot libertinage : il représente des êtres qui se contraignent afin de réaliser leurs fantasmes, des hommes et des femmes qui subissent l’absence de règles comme la plus douloureuse des règles, à savoir la nécessité de brimer le désir pour assurer sa subsistance – le désir est, par définition, marqué par l’inassouvissement et l’absence. La politesse des manières, l’humilité parfois synonyme d’humiliation et la culture font des libertins des honnêtes hommes en puissance, à la seule différence près qu’ils utilisent la religion à des fins impies pour tirer les femmes des couvents dans lesquels elles s’enferment et, à terme, accéder à une béatitude qui les fait rire ou sourire – le rire étant la marque du Malin. Albert Serra livre, comme à son habitude, une œuvre troublante, enivrante et déstabilisante qui retranscrit avec précision et ingéniosité l’esprit du libertinage à la veille de la Révolution française.
Ge P.
Ge P.

21 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2020
Contemporain, tourné sur un parking glauque au bord d’une route, ce film aurait été vain et pathétique (quoi que...). Mais il y a ici quelque chose de fascinant qui tient dans l’unité de lieu, la lenteur excessive, les costumes, la préciosité décadente du XVIIIe siècle (ou ce que j’en imagine), le phrasé des acteurs, les plans magnifiques tels des tableaux de maître, son érotisme.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2021
Un très bon film érotique sur le libertinage au temps de Louis XVI avec des scènes accrues dans la pénombre de la forêt. Une oeuvre dérangeante.
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