"une part d'ombre" offre un point de vue original sur une enquête de meurtre, en s’intéressant avant tout au conséquences de la suspicion d'un coupable sur son entourage. Comment réagissent famille et amis quand l'étau se resserre, quand les faits accablent ? Cet aspect est bien retranscrit et offre une vision originale et troublante d'un fait divers.
Ce film vaut surtout par la partie concernant les réactions des amis et de l'épouse face aux accusations et aux doutes qui pèsent sur le principal protagoniste. C'est très bien vu, et même très réaliste, peut-être un peu trop. En revanche, le scénario est un peu faible. Le choix de ne jamais montrer ni les policiers ni leur enquête, ne présente pas que des avantages. Par exemple, on comprend mal comment un juge aurait décidé d'envoyer un suspect devant la cour d'assises avec aussi peu d'éléments concrets contre lui. Ca se laisse donc voir, mais sans passion.
Le film joue tout le long sur l’ambiguïté autour de la culpabilité du personnage principal. est t'il le meurtrier? Clairement, le film est souvent en stand by, les vérités sont distillées au compte goutte (un filet d'eau, clairement), avant la révélation finale dans les 5 dernières minutes. Le film s'attarde plus autour de la relation du personnage principal avec son entourage, avec le doute et la méfiance qui s'installe peu à peu...pas inintéressant, mais scénario un peu plan plan
Ce film belge avec Fabrice Rongione et Natacha Regnier n'est pas mal du tout sauf le milieu comme dans beaucoup de films où l'action et l'intensité chutent un peu. C'est un film psychologique avec peu de véritable action mais pas non plus trop de dialogues et conversations usantes. Le personnage principal est le manipulateur de série: il ne nous dit pas tout et la fin cache une belle surprise.
Une intrigue,et beaucoup de mystère dans cette histoire de meurtre. Je regrette le manque de rebondissement et au final un scénario pas trop original, j’aurai tendance à dire « tout ça pour ça ».
Histoire banale revisitée par la forme et le point de vue. Un parti pris d'absence de contre-champ pour illustrer l'incompréhension des divers protagonistes. D'où une certaine originalité. Mais cela reste un film très masculin. Entendons-nous bien, si je commençais à m'agacer de cet aspect du cinéma, je jetterai aux orties l'immense majorité du cinéma mondial, ce qui n'est pas le cas. Seulement, on peut changer son tablier à la vache, cela reste une vache. C'est quand même l'histoire de 2 types dontspoiler: l'un est témoin complaisant de la double vie et du mensonge quant au vol de l'autre . Le personnage de David est présenté plus comme la victime (1), d'une maîtresse spoiler: qui l'a piégé , (2) spoiler: d'une erreur policière et (3) de la lâcheté de ses amis. Je résume : une maîtressespoiler: qui le fait chanter , une femme bonne pomme sur qui il ne peut plus trop compter, la femme assassinée –spoiler: une bijoutière avec de drôles de fréquentations et les femmes d'amis, qui ne veulent pas le comprendre. Ok, c'est un bon père – dans le sens où il s'implique dans le soin de ses enfants – un bon prof apparemment aussi, mais cela reste la « victime » des femmes... Je suis restée jusqu'au bout, espérant naïvement un retournement de situation vraiment spectaculaire, ce qui aurait été la marque d'un vrai thriller...
Pas convaincu. La mise en scène s'attarde sur les acteurs qui sont inégaux. Le réal mise sur l'âpreté des situations, des lieux, les visages ambiance Dardenne, mais à force de vouloir dépeindre la vie brute, le film s'épuise dans une mise en scène poussive. Le scénario fonctionne, mais c'est long, et la relation des acteurs aux dialogues est un peu boursouflée. Cependant, Natacha Régner est puissante juste par sa présence, et l'acteur principal cultive une certaine ambiguïté avec un quelque chose qui rappelle Daniel Auteuil. Mais il manque à ce film une vraie maîtrise pour faire mouche.
Pour son premier long-métrage de fiction, Samuel Tilman livre un thriller psychologique brillamment executé. Le réalisateur belge sème le doute dans l’esprit des protagonistes et des spectateurs.
Pardon de le dire, mais nous avons eu du mal à comprendre les dialogues, un son très mauvais, donc on finit par ne plus s'intéresser au film. Pas du tout convaincant.