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Jean-Flavien P
30 abonnés
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4,5
Publiée le 14 décembre 2018
Très beau film, touchant, tant par la cruauté que par la bonté de notre monde. Belle photographie, belle connivence entre les acteurs, tout cela ponctué par beaucoup d’humour. Une belle Palme d’Or (ça faisait très longtemps pour moi).
Magnifique ! Touchant et sensible. Une vision peu habituelle de la vie au Japon à travers la vie d’une famille recomposée peu orthodoxe . A voir absolument !
j'attendais beaucoup de ce film être palme d'or à Cannes ce n'est pas rien. dès le début j'ai senti le malaise , je n'ai pas ri , je n'ai pas pleuré, pas de choc émotionnel, pas d'envie de colère, rien de choquant. ça aurait pu durer 4 heures comme ça car le film se laisse voir les personnages sont attachants mais le scénario indigent. pour moi une palme d'or usurpée.
J'ai trouvé ce film plutôt long et ennuyeux. Le thème, à savoir "qu'est ce qu'une famille ", est traité de façon intelligente et délicate. Vivant de façon précaire, et dans la pauvreté, la plupart des membres de cette "famille" essayent de s'en tirer comme ils peuvent, et tissent malgré la difficuluté et la part d'ombre que porte chacun, des liens de tendresse, de fraternité et d'amour. On sent rapidement qu'il y a des histoires cachées qui précèdent celle de la petite Youri adoptée/enlevée par la "famille" parce qu'elle était maltraitée et il faut attendre la deuxième partie du film pour avoir quelques explications sur le passé des uns et des autres. La fin reste ouverte et oscille entre résignation et optimisme. Malheureusement, même si la lenteur est voulue, même si l'espace où se déroule le film est réduit (un cabanon, une rivière, une aiutoroute, une voie ferrée, un magasin), l'émotion n'est pas au rendez-vous, car on a du mal à s'identifier aux personnages. Pourtant, les acteurs sont, de mon point de vue, excellents.
Kore eda signe un film fort et engagé mais comme toujours porté par une poésie et une justesse infinie On ressort bouleversés par ce film, à la fois intime et universel Comme d'habitude le thème de la famille est abordé de manière passionnante mais cette fois de manière surprenante Une Palme d'or superbe et méritée, une des plus belle de ce siècle
Un film magnifique. Une "famille" de toutes petites gens, réunis par le hasard, la nécessité, l’intérêt, le désir, et l'amour. Une "famille" où les enfants ne disent ni papa ni maman, et pour cause, mais peut-être, un jour, qui sait ... Une "famille" qui vit de presque rien, à la marge de la société, un pied dedans et un pied dehors, dans un minuscule logement, de petits boulots, de petits chapardages, de petites arnaques, de petites allocations, de petits mensonges, de petits rêves et de petits bonheurs ... Une "famille" dont chaque membre, adulte ou enfant, est important pour les autres, comme le renard du Petit Prince ... Et sur tout cela un regard sans pathos, sans misérabilisme, sans embellissement non plus, simplement bienveillant. Une "famille" pauvre, baroque, bancale, et profondément humaine. Et une "affaire" dont le spectateur ressort enrichi et heureux.
Fidèle au registre qu’il explore dans quasiment tous ses films, le japonais Hirokazu Kore-eda aborde à nouveau le thème de la famille, mais pour le mettre en question. Ce faisant, il s’aventure du côté d’une critique radicale de la notion de famille au sens traditionnel du terme. C’était déjà le cas dans certains de ses films précédents, mais dans « Une affaire de famille » la critique est telle qu’on peut avoir le sentiment d’être en présence d’un film à thèse. D’une certaine façon, le cinéaste cherche à prouver que la cellule familiale telle qu’on l’entend habituellement est caduque et qu’il n’y a de vraie famille digne de ce nom que celle qu’on choisit et non celle qui nous est imposée par la naissance. Pour étayer une telle démonstration, il met en scène une famille, en effet pour le moins atypique, de marginaux qui vivent d’expédients et de rapines. Il y a là une femme âgée, Hatsue, un couple qu’elle héberge, Osamu et Naboyo, un garçon (Shota), une jeune fille (Aki) et bientôt une petite fille prénommée Juri. Or cette dernière, découverte abandonnée sur un balcon, est recueillie et bientôt adoptée par toute la tribu, qui jure ses grands dieux qu’il ne s’agit pas d’un enlèvement puisqu’il n’est nullement question de demander une rançon. En vérité, la fillette s’intègre si bien à ce groupe qu’elle en devient un des membres, trouvant là sa véritable famille. Certes, la galerie de portraits que dépeint Hirokazu Kore-eda, toute cocasse et décalée qu’elle soit, n’en est pas moins attachante. Certaines séquences émeuvent sans forcer le trait : ainsi quand Aki, qui s’exhibe dans un peep show, fait venir son client dans une salle privée pour ne rien faire d’autre que de l’étreindre en silence (sans même se déshabiller !). Malheureusement, la plupart du temps, le cinéaste se contente d’aligner des scènes répétitives, au point d’être lassant. Et quand survient le dénouement, avec intervention de la police, le spectateur est placé de force devant l’amer constat : la société, représentée par les forces de la loi, ne veut pas de cette famille de marginaux qui ne ressemble nullement à une quelconque image traditionnelle. Nous voilà donc, à nouveau, avec un film qui, même s’il est plus raffiné que d’autres, ressemble à ce que je dénonce chaque fois que j’en ai l’occasion. Le cinéaste nous a pris par les sentiments pour nous imposer gentiment sa vision décalée de la famille idéale. On peut s’y laisser prendre, comme le jury du festival de Cannes qui a décerné à ce film la Palme d’Or, mais on est aussi en droit de rester dubitatif…
un film d'un ennui abyssale, on passe à côté des personnages, ça traite de fric, de vols et de bouffe, c'est très froid et on croit pas vraiment à l'histoire (dont certains passages sont prévisibles 30 minutes à l'avance, genre on se dit "mais ce personnage là n'est pas encore décédé ? bizarre" ben ça arrive, ne vous inquiétez pas)... aucun intérêt, et la quantité de "nouveaux critiques" inscrits sur le site pour mettre 5 étoiles, confirme mon impression de produit formaté de festival qui panique à l'idée que la palme ne soit pas suffisante pour valider cette affaire auprès du public !
Un très beau film. De l'amour, beaucoup de chaleur dans un environnement de grand dénuement mais aussi, toujours présentes, une durété, une cruauté même, qui font toute la profondeur du film et sa complexité.
" une affaire de famille " récompense par la palme d'or au dernier festival de Cannes est un drame social et familial humain. En effet même si ce film ne semble pas raconter grand chose de prime à bord, le réalisateur prend son temps pour nous décrire toute la société japonaise de A à Z à travers l'histoire de cette " famille " pleine de mélancolie, émotion, douceur et tristesse.
C’est l’histoire d’une « famille » qui n’a pratiquement aucun lien de sang, mais dont les membres sont réunis sous le même toit. Comme à son habitude, le cinéaste manie d’une main de maitre son récit, alternant en un claquement de doigt des moments très drôles à des situations plus dramatiques. Toutes les émotions y passent et on sort de la projection sur un petit nuage.
Hirokuza Koré-Eda dénonce la fracture sociale dans un pays qui cultive une image policée du bien-vivre et de la réussite, en posant un regard attendri et tranquille sur une drôle de famille dans laquelle on est voleurs de père en fils et on arnaque de mère en fille... Il s’acquitte facilement de toute amoralité, car dans cette famille de marginaux on se sent vite accueilli, attendri. Et quand Koré-Eda finit par nous révéler leurs secrets, on comprend que leurs petites magouilles ne parlent finalement que d’amour... Un film touchant réalisé avec une infinie tendresse.
La famille est le sujet qui intéresse le plus à Koreeda. Tous ses films partent de là : la disparition des parents dans Nobody knows, l'échange d'enfants dans Tel père, tel fils et les secrets sinistres dans son thriller judiciare The third murder entre autres. Par contre, c'est dans Une affaire de famille où il perfectionne son analyse des relations humaines au même temps qu'il dénonce l'incapacité de l'État. Koreeda signe alors une critique féroce et courageuse à son pays d'origine.
L'introduction du film suit les habitudes d'une famille de voleurs et le partage des biens gagnés. Les scènes dans la salle principale de la maison sont cadrées comme les films d'Ozu : la caméra presque par terre, à la hauteur des tables basses, lieu de réunion des familles japonaises. Mais le film changera de style quand ils adopteront une petite fille abandonnée dans le quartier.
La convivialité avec l'enfant nous fait comprendre la marginalité de la famille et leurs raisons pour le vol : les invalidités, l'abandon, la précarité professionnelle, l'illettrisme... Koreeda commence à construire sa critique sans qu'on se rende compte. À ce moment on ne suit que l'adaptation de la petite fille dans sa nouvelle maison.
Ce sont deux scènes qui captent à la perfection cette évolution. spoiler: La première, sous la pluie, autour du feu dans le jardin. La caméra tourne lentement ayant comme centre la fille, dans les bras de sa nouvelle maman. La texture de l'image mélange les flammes et les gouttes d'eau au moment que la petite fait sa première déclaration d'amour. La deuxième, toute la famille part à la plage, contents et détendus. On oublie que la fille est une nouvelle arrivée au noyau familial quand on regarde les enfants jouer avec les vagues, leurs réactions étant spontanées. Ceci est le moment le plus heureux du film, juste avant que leur bulle éclate. Un sac d'oranges qui tombe dans la rue nous annoncera l'arrivée de l'orage.
Le troisième acte se démarque des précédents pour que le quid de l'histoire prenne force. Tout au long du film on a suivi la construction d'une famille pour finalement regarder sa décomposition sans qu'on ne puisse rien faire. Koreeda met en évidence l'abandon du bien-être des gens de la part de l'État, mais il ouvre également des débats très pertinents. D'abord, si c'est pire le vol ou obliger les gens à s'en sortir qu'en volant. Puis, si c'est le sang ou l'amour qui forme une famille. Des question très osées tenant en compte l'importance de la figure familiale au Japon.
Une affaire de famille montre un réalisateur en pleine forme qui perfectionne son style. Koreeda s'éloigne du sentimentalisme et du mélodrame pour contrôler l'émotion de façon incroyable. C'est grâce au ton naturel du film que l'irruption finale des forces de la loi nous brise le cœur. En plus, la réalisation de plusieurs scènes assurent que Koreeda continue à évoluer comme cinéaste.
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Je me suis beaucoup ennuyée pendant ce film qui dure 2h15.Peu d’emotion , peu d’ampathie . Il ne se passe pas grand chose et s’il est vrai qu’une famille » d'accueil « peut parfois donner plus d’affection et d’attention que de mauvais parents,l’histoire est brouillonne et peu convaincante. Très déçue.