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1000gr2Sci
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4,5
Publiée le 12 juillet 2025
“L’Enfer du dimanche” est une charge électrique sur le sport-spectacle, où chaque match devient une guerre morale et chaque joueur, un corps prêt à se briser pour exister. Oliver Stone capte le chaos du terrain avec une mise en scène frénétique, entre sueur, cris et éclats de lucidité. Al Pacino, en coach usé mais incandescent, livre un sermon inoubliable sur le sens de la lutte et de l’équipe. Un film de gladiateurs modernes, où le bruit des casques masque à peine le silence des doutes.
Faut-il aimer le foot US pour apprécier ce film? Peut-être pas obligatoire, mais ça doit aider. C'est dans l'ensemble assez réaliste, même si le trait est volontairement appuyé parfois et s'il y a quelques "incohérences" (la coach qui ne connait pas le nom de son 3ème quarterback, le personnage de J.Fox qui n'aurait jamais joué à ce poste avec sa taille, etc...) Néanmoins ça retranscrit bien les dessous d'une franchise de foot US (même si, je le répète, c'est parfois un peu excessif. Sans doute pour que ça soit plus accrocheur). Dans l'ensemble tous les acteurs sont crédibles dans leurs rôles. Cameron Diaz, que je n'aime pas plus que ça, est assez surprenante dans son rôle de propriétaire de franchise. Les scènes de matchs sont plutôt bien rendues. Bref, un vrai bon moment. Même si le film est un peu long, il est vrai.
Le sport en général, je m’en tamponne allègrement l’oreille avec une babouche. Et en particulier le football américain. J’étais tout de même curieux de découvrir la vision que pouvait en avoir Oliver Stone, alors qu’il sortait de l’apogée de sa carrière. Bonne nouvelle : « Any Given Sunday » est à des années lumières du mélodrame sportif sirupeux, ou de la success story conventionnelle. Mauvaise nouvelle : ce n’est pas toujours digeste. Le début donne le ton, présentant un match où tout va à 100 à l’heure. Les personnages vocifèrent et s’insultent, les blessures pleuvent, la caméra tremble, le montage ne tient pas en place, la musique est tapageuse. Et c’est rempli de dialogues techniques rigoureusement incompréhensibles pour les Européens. Le reste du film ralentit (un peu), mais dans l’ensemble ça reste lourd, et parfois même racoleur. Par exemple, le film cherche à souligner la beauferie du monde du football américain… et n’arrive pas toujours à éviter le piège de devenir lui-même beauf. Je note au passage une séquences aussi courte que gratuite de nudité masculine frontale, chose rare au cinéma ! J’imagine que Stone a voulu utiliser un style percutant, voire frénétique, pour évoquer la violence de ce monde (sur et derrière le terrain). Néanmoins il a tendance à tomber dans l’hystérie. Et sur 2h40 c’est franchement long. Heureusement, « Any Given Sunday » a plusieurs atouts pour lui. Déjà, le portrait au vitriol du football américain. Propriétaire d’équipe cynique, entraîneur bourrin, médecin peu scrupuleux, joueurs qui ne sont que des bœufs débauchés et dopés, épouses trophées superficielles et intéressées. Tandis que le fric est partout, les contrats à renouveler guidant de nombreux choix. D’ailleurs, peu de personnages sont attachants, à part peut-être celui de Dennis Quaid, un vétéran blessé à deux doigts d’être éjecté. Malgré le chaos général, les personnages sont finalement bien écrits. Beaucoup n’ont que quelques courtes scènes, toutefois le choix des répliques et du montage permet de leur donner du corps. On comprend rapidement d’où ils viennent et quelle est l’origine des conflits. Il faut aussi dire que la distribution 4 étoiles y est pour beaucoup. Al Pacino est parfait en coach vociférant. James Woods est immédiatement détestable en médecin immoral. Cameron Diaz en propriétaire aux troubles desseins. Ainsi que quelques choix originaux, voire prémonitoires. Elizabeth Berkley, dont la carrière avait été anéantie peu avant par l’excessif « Showgirls » joue ici le rôle… d’une prostituée. Jamie Foxx, alors méconnu, incarne un joueur de seconde zone qui va devenir brutalement une superstar mégalo. Une sacrée ironie, quand on sait que Jamie Foxx lui-même a eu la réputation de devenir imbuvable sur les tournages quand il a commencé à être célèbre. Charlton Heston est également de la partie, le temps d’une furtive apparition. Un choix étrange, sachant que pour bien faire comprendre que le football est l’équivalent du cirque antique, Stone diffuse à un moment des images de… « Ben Hur » ! « Any Given Sunday » est ainsi une œuvre qui ne fait pas dans la dentelle, ni sur le fond, ni sur la forme, et qui divisera son public.
À la fin des années 1990, Oliver Stone signe une immersion dans le football américain en racontant l'histoire d'une équipe et d'un entraîneur à la dérive. Comme souvent avec lui, il s'agit d'une épopée sportive effectuée sous le signe de l'hystérie et de la lourdeur. La première partie donne d'emblée le ton : assemblage d'images clippesques, mouvements de caméra à en donner le tournis, et surtout BO incessante et envahissante. Il y avait pourtant suffisamment matière : un casting haut de gamme, une histoire valable, pourquoi en faire des tonnes ? À aucun moment il fait ressortir la fièvre du jeu qu'il prétend capter, au lieu de cela, il s'adonne à souhait au racolage. La seconde partie est à la rigueur plus regardable et se distingue par quelques morceaux de bravoure portés par Pacino. Mais c'est bien maigre au vu du potentiel de départ. Enfin, Stone n'est pas un bon directeurs d'acteurs : tout le monde est en roue libre. Décevant.
D'emblée le rythme nous embarque grâce à une bande-son vibrante et une mise en scène dynamique afin de nous immerger dans l'ambiance survoltée de ces nouveaux jeux de gladiateurs dont nous sont exposés les risques physiques mais aussi les dangers liés à la médiatisation, à l'emprise de l'argent et au poids des sponsors. Soutenu par un casting enthousiaste de l'ambitieuse Cameron Diaz au belliqueux Jamie Foxx en passant par l'intense Al Pacino le récit sportif se double d'un cheminement initiatique quand un anonyme passe de l'ombre à la lumière tandis que son aîné se démène avec ses ténèbres intérieures, permettant ainsi sans didactisme ni pathos une réflexion sur les choix personnels et les ambitions intimes. Même sans connaître les règles du football américain on se laisse prendre au jeu de ce (faux) suspense fort bien mené - bien que la familiarité avec celles-ci doive apporter une plus-value. Un mètre-étalon du genre!
Oliver Stone signe avec "L'Enfer du Dimanche" son dernier grand film. Tout en remplissant le cahier des charges du film sportif (les matchs sont épiques et la victoire finale exaltante), il ne manque pas non plus de signaler avec férocité les déboires, l'orgueil et l'avarice qui règnent dans le sport aujourd'hui. Traînant sa lassitude d'un monde sportif qui n'en finit pas de se corrompre outrageusement, Al Pacino fait merveille face à un Jamie Foxx qui se révélait par ce rôle d'enfant gâté.
Oliver Stone nous fait découvrir un sport qui le passionne et que l'on connait peu. Il parvient à rendre son sujet intéressant en y présentant ses dessous peu glorieux. Corruption, dopage, magouilles et hypocrisie sans oublier la bestialité sur le terrain (le coup de l’œil m'avait marqué). Un sport qu'il compare de façon explicite aux jeux du cirque. Les images sont instables et le montage nerveux ce qui insuffle une certaine énergie au film. Au casting on retrouve beaucoup de grands noms, dont Al Pacino toujours aussi bouillonnant, Cameron Diaz qui change de son registre habituel et un premier vrai rôle pour Jamie Foxx. (Pas mal)
Grosse intensité imposer par olivier stone durant tout le film , ne nous laissant aucun répit . outre l histoire de fond qui tourne autour du milieu du football , Oliver s en sert pour nous mettre en œuvre une histoire de passion d enjeux de jalousie et d envie... De superficiel et du concret de le fort et du travail , de l exemplarité et du leadership au milieu de ce gladiateurs modernes un peu perdu de ces jeunes noires qui deviennent des stars et qui perdent la tête ...la mise en scène de stone et à son image top ! Rythmée gros cadrages des lenteurs ... Les matchs sont vivants. Il nous régale aussi par ce casting fou fou !! Pacino qui est excellent , Cameron Diaz qui me surprend , James Woods, Jamie Fox a peine connu tout comme Aaron ackart , ll cool j , Dennis quaid pas mal quand même.. Un gros plus cette bande sonore au poil rhytmant le Film passant d un genre a un autre et totalement adapté. L histoire ma Foi simple s avéré prenante et on suit avec plaisir ces égos qui s entre choquent jusqu au dénouement vraiment bonnard !!
Manifestement, Oliver Stone n'a pas eu la main légère pour réaliser cette « grande épopée sportive » . Matchs de football américain filmés hystériquement, bande-originale assourdissante et omniprésente, volonté de racoler à plusieurs reprises... Beaucoup d'éléments étaient présents pour faire de « L'Enfer du dimanche » un spectacle infréquentable. Reste que Stone, malgré tous ces défauts, reste un réalisateur talentueux, capable de nous intéresser à un sport dont on se contrefout et d 'envoyer une bonne dose d'adrénaline aux moments cruciaux. Fort d'un casting plutôt bien exploité (hormis James Woods, pourtant génial en seulement quelques scènes) et d'un scénario étonnamment dense, le plaisir est ainsi inégal, mais loin d'être totalement absent, la façon de présenter les différents aspects et enjeux du football y étant notamment pour beaucoup. C'est qu'Oliver Stone parvient plutôt bien à observer les choses en profondeur, certains dialogues s'avérant particulièrement pertinents, à l'image des relations houleuses entre Tony D'Amato et Christina Pagniacci. Bref, ce que le film perd en subtilité et finesse, il le gagne en énergie et puissance : pas sûr que c'était le meilleur calcul qui soit, mais il a au moins le mérite d'être efficace.
Plus qu'un film de sport, Oliver Stone propose une expérience inégalable dans ce type de film ! Sa réalisation rythmé nous plonge dans le stress du monde du sport par un casting XXL. Son histoire impactante retranscrit d'excellentes valeurs pour le sport. Malgré sa durée de 2h30, L'enfer du Dimanche est un drame sportif prenant et impactant ! Une belle surprise proposé par Oliver Stone