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Le D.
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3,0
Publiée le 25 septembre 2020
"Le diable, tout le temps" est un film plutôt sympa avec une histoire intéressante. Le film a un peu trop de longueurs, je me suis ennuyé à certain moment du film et des personnages plutôt sympa. J'ai trouvé que le casting est très intéressant.
Bon, "Le Diable Tout Le Temps", soyons honnêtes, c'etait franchement mauvais. Le film est long, ennuyeux, n'a aucune action,... Les acteurs sont bons dans les autres films, mais là non. Tom Holland était bien meilleur dans les Spider Man, là, il joue un personnage auquel on ne comprend rien. En plus, sa sœur est moche et le père de sa sœur aussi. Bref, nul nul nul.
Ça c'est mon coup de cœur de 2020. Attention la bande d'annonce est hyper trompeuse et ne reflette pas dutout ce que le film dégage. C'est fort émotionnellement, c'est dure à regarder parfois, mais c'est surtout un mélange de différente histoires sombres qui s'entremêlent. On est pris dans le film, on est autant stressé que les acteurs, c'est impressionnant, Concernant les acteurs, Tom Holland fait un sans faute dans son rôle, Pattinson très fort dans le rôle d'un prêtre un peu limité, sans oublier un Jason Clark très bon, j'en oublie plein mais je vous laisse vous faire votre avis en le regardant, vous ne serez certainement pas déçu...
Le film m'a laissé perplexe mais je ne peux pas lui mettre seulement la moyenne car le film est très beau, sa première partie est une réussite totale, Skarsgard y est très très bon (pour moi il éclipse tout le reste du cast, ça fait plaisir de le voir jouer un vrai rôle et pas un certain clown grotesque). Ce premier segment est presque un film à part entière qui aurait pu gagner à être plus développé. Malheureusement j'ai trouvé la suite bcp moins intéressante car beaucoup trop lente et chargée d'une succession d'évènements qui donne l'impression que le film part un peu dans tout les sens et nous perd en diluant son propos. J'ai trouvé le segment consacré à Pattinson vraiment mal pensé en terme de rythme, bcp trop long. Comme l'a fait remarquer quelqu'un d'autre ici, le format série/4 ou 6 épisodes eut pu mieux fonctionner. Ou bien il aurait fallu ôter certains éléments du matériau de base (tels que les séquences de harcèlements de Lenora, tout ce sujet en fait, le rêglement de compte qui s'en suit etc, avec le recul ces séquences me paraissent plutôt inutiles. Ou bien encore ne pas autant nous montrer le couple de serial killer, être plus elliptique, car leur présence répétée alourdit le rythme d'une trop grande volonté d'avoir une structure d'ensemble très claire), pour gagner un peu de temps car les 2h10 sont assez longues... 1h50 aurait suffi.
On ne sort pas indemne d'un film pareil....Le titre "le diable tout le temps" ne donne pas envie de le voir, pensant à tort voir un film d'horreur de série Z.....Mais pardon, J'ai été captivé par le jeu des acteurs, la musique, le décor, le récit, la voix Off... Le réalisateur voulait nous amener dans ce récit, à réfléchir sur la violence, mais du point de vie des différents protagoniste de l'histoire.
Bref....Une pure merveille, du grand cinéma....Une réflexion sur le bien et le mal, sur les rapports humains, les liens familiaux, la transmission, la justice, les croyances et ses incohérences...Et puis il faut se laisser porter par le film, tout s'imbrique petit à petit, quel boulot pour le montage d'ailleurs !
Donc à voir du début à la fin, sans en louper une miette....Merci ça fait du bien, des films comme ça.
Tout ce qui peut être vécu dans a jeunesse impacte définitivement sa vie d'adulte; c'est d'abord ce que démontre avec force cet excellent film noir et percutant ! En second lieu, on suit avec beaucoup d'empathie le personnage défendu avec brio par Tom Holland qui compte énormément dans la filmographie de qualité d'aujourd'hui. C'est LE PERSONNAGE du film qui symbolise à lui seul une grande partie de la société américaine d'aujourd'hui : se défendre pour ne pas mourir ! Triste topique, mais réel ! Ce film est en ce sens une réussite sur les deux tableaux évoqués : celui de l'enfance déterminante, celui d'une société américaine aux abois ! En un mot, si vous voulez comprendre cette dernière, il faut passer par ce film superbement interprété -même la religion passe à la moulinette avec le personnage complètement schizophrène du très bon Pattinson, qui trouve là l'un de ses meilleurs rôles- par l'ensemble des acteurs qui ont probablement compris entre les mains du réalisateur que nous ne sommes ici que dans la symbolique assumée d'une déliquescence totale d'une société à l'agonie -l'Europe devrait suivre de près... En résumé, si on n'a pas peur de prendre conscience d'une société rongée de l'intérieur par la super puissance des armes à feu, mais aussi de la perte indescriptible de l'optimisme initiale made in USA, il faut regarder ce long métrage exceptionnel. Vous l'aurez compris : j'ai adoré
Antonio Campos a réalisé peu de films et ses quelques précédents essais dans le circuit indépendant n’ont pas eu l’honneur d’une sortie en salles. Le voilà donc qui débarque sur le nouveau moyen d’expression des grands auteurs du septième art, en l’occurrence Netflix. Et c’est souvent quitte ou double avec ce genre de projets allant du carrément raté (Soderbergh et son « The Laundromat ») à l’excellence (Baumbach et son « Marriage Story »). Un peu comme les blockbusters de la plateforme à la qualité très inégale voire le plus souvent vraiment pas terrible, les films d’auteur suivent la même logique en dents de scie. « Le Diable tout le temps » retient donc encore plus notre attention à contrario du totalement incompréhensible et imbuvable dernier film de Charlie Kaufmann sorti en début de mois, le bien nommé « Je veux juste en finir ». Ici c’est du grand et du bon cinéma que ce soit sur le fond ou sur la forme. C’est maîtrisé de bout en bout et doté d’un casting royal. En revanche, il faut s’accrocher, le constat d’un pays et d’une société déjà bien malades plane et ce n’est pas joyeux. C’est même noir de chez noir et sans aucune lueur d’espoir.
Le film est adapté d’un roman à succès. La voix off très présente du narrateur trahit le côté littéraire de ce matériau de base. Mais contrairement à certaines œuvres où elle aurait tendance à alourdir ou trop appuyer le propos, celle de « Le Diable tout le temps » accompagne à merveille le récit et illustre certaines données et ressentis des personnages que les seules images ne peuvent nous donner. De plus, elle est placée toujours au bon moment avec une intonation de voix singulière mais adaptée qui nous fait penser à un conte macabre, cela créant un décalage entre ce qui se joue sous nos yeux et l’apparente quiétude du narrateur. Le propos du film est clair : l’homme est rongé par le mal et le vice et la religion en est un amplificateur. C’est une œuvre profondément agnostique que nous livre Campos et la manière dont est montrée celle-ci est sans équivoque : mauvaise, nuisible et amenant à la folie. Mais ce choix et ces convictions ne sont pas martelées, le récit et les actions des protagonistes se suffisent à elles-mêmes.
Il y une myriade de personnages ici qu’on a du mal durant une bonne partie du long-métrage à saisir quels sont les rapports entre eux avant que tout se décante simplement. Tous joués par une distribution de très haute qualité et de très grands acteurs pour la plupart connus. On retiendra encore un très impressionnant Robert Pattinson avec un nouveau second rôle délectable de fou après « The King ». La fluidité avec laquelle les pièces du puzzle se mettent en place et dont le récit s’articule est admirable. On nage en pleine tragédie dans cette Amérique rurale des années 60 rongée par les blessures d’une guerre passée et de celle du Vietnam à venir. La bigoterie ambiante et les troubles mentaux vus dans le film peuvent facilement encore trouver écho aujourd’hui. Cela fait de « Le Diable tout le temps » un film éminemment politique, actuel et engagé pour qui saura lire entre les lignes. C’est aussi une œuvre qui sonde l’âme humaine et ses dérives sans en rajouter. Certaines progressions de l’intrigue deviennent à contrario du début assez prévisibles dans la seconde partie et tout cela n’est pas follement original ni renversant, il faut en convenir. Et, même si adapté d’un roman à succès, tout cela fait un peu compilation sombre et glauque de tous les maux d’une Amérique emplie de culpabilité. On a déjà vu cela ailleurs et en mieux mais Campos est un excellent copieur et un cinéaste appliqué. Son le travail sur l’atmosphère, la noirceur ambiante, le casting quatre étoiles et le propos clair et assumé font de son œuvre un vrai plaisir de cinéma à l’ancienne.
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Si je devais résumer en un mot ce film, ce serait "crasseux". En effet, Antonio Campos adapte ici le roman sombre et violent de Donald Ray Pollock qui dépeint une Amérique profondément malade, rongée par la culpabilité et la religion. Je suis assez étonné que "Le Diable, tout le temps" se contente d'une sortie Netflix car je trouve qu'il possède une atmosphère particulière et efficace, mené par un casting de haut niveau, qui aurait pu avoir son effet sur grand écran. Tout commence avec un narrateur à la voix grave qui nous immerge entre l'Ohio et la Virginie à la fin des années 50 et qui nous présente des destins brisés par des événements sordides. La volonté du Tout Puissant hante cette histoire, ou plutôt son antagoniste, au point d'en devenir le leitmotiv qui donne raison à toutes les atrocités : fanatisme religieux, folie meurtrière, guerre, abus de pouvoir, viol, harcèlements... Une sorte de galerie des horreurs humaines se dressent devant nous, sans trop de liens apparents entre elles, jusqu'aux rencontres fatales qui écrasent alors chaque pion de l'histoire comme des mouches. Donc oui, cette fresque vénéneuse est lourde, glauque et dérangeante, ne laissant paraitre aucune once d'espoir et de lumière. Plutôt long, j'avais du mal à trouver de l'intérêt à ce film qui, dans son démarrage, fait figure de violence gratuite et redondante, sans pause ni réflexion. Mais progressivement, c'est une histoire d'héritage et de filiation qui se tisse, voire même un regard sur notre karma et nos blessures invisibles mais imprégnées. "Le Diable, tout le temps" (on aurait pas pu trouver meilleur titre !) pose un regard sceptique et perçant sur nos croyances limitées, la notion de rédemption et de libre-arbitre. On s'aperçoit aussi que la ligne entre foi et fanatisme est maigre ! Difficile à regarder et à considérer dans toute sa moisissure, ce film n'en est pas moins une belle surprise, à l'esthétique macabre mais percutante, et aux interprétations toutes aussi habitées et flippantes les unes des autres ! En ligne de mire, on se souviendra du jeu meurtri de Tom Holland, de la folie effrayante de Robert Pattinson et Harry Melling ainsi que de la douce perversion de Riley Keough. Pas besoin d'avoir lu le livre pour s'apercevoir que l'adaptation de ce microcosme pourri de l'intérieur est personnelle et réussie.
J'avais vraiment envie d'aimer ce film, mais clairement il faut se rendre à l'évidence, c'est un peu longuet... Lorsque je pensais être à la fin du film et que je vois qu'il restait 44min j'avais que ça m'a pas mal démoralisé.
En fait le film a ses qualités, c'est loin d'être un mauvais film, disons qu'il propose une ambiance pesante où tout devient de plus en plus sombre, de plus en plus désespéré, mais on peine à voir un peu où tout ça peut bien mener et à la fin on n'est pas forcément plus avancé si ce n'est que toutes les histoires se sont finalement recoupées autour du personnage de Tom Holland qui fait figure de fil rouge pour cette histoire.
Et clairement il y a de bonnes idées, j'aime bien la narration avec sa voix off omnisciente qui sait avant les personnages ce qui va leur arriver, lorsqu'ils rencontrent leur âme sœur... disons que ça rajoute vraiment un côté fataliste au film (comme annoncé dans l'ouverture).
La force du film c'est clairement ses acteurs, tout le monde est bon, sauf peut-être Pattinson qui cabotine un peu (dommage c'était pour lui que je voulais voir le film), enfin rien de bien grave. Je trouve qu'ils ont tous des gueules pas possibles et ça marque immédiatement les personnages, ça leur donne une consistance. Et puis il faut dire qu'ils sont plutôt bien développés, j'aime assez ces aller-retour dans le temps pour expliquer un élément qui a marqué le personnage (comme la crucifixion au Vietnam au début du film), c'est fait de manière fluide. Je ne serais pas surpris que ça soit pareil dans le bouquin et que c'est de là que le film tire sa force.
J'aime ce côté marche funèbre du film, disons qu'il ne se passe jamais grand chose, mais que tout est assez pesant, il ne se passe pas grand chose, c'est lent, mais clairement on va droit vers plus de crimes encore.
Malheureusement comme annoncé précédemment, c'est peut-être quand même trop lent, trop long... et on sent quand même un bon coup de mou.
Ceci dit, je pense que ça reste malgré tout à voir et pour un film sur Netflix on est clairement dans le haut du panier, ça fait plaisir à voir. Disons qu'on sent qu'il y a une intention, un projet, une direction artistique... Bref que quelqu'un a essayé de faire un film, qui a ses défauts, mais qui est un film et pas juste un produit de plus à ajouter au catalogue.
Sur Netflix, ce film est classé dans les thrillers, mais je cherche encore la dimension suspense puisqu'il ne s'y passe absolument rien... Sans intérêt et clairement oubliable.
Cette étoile est pour les jeux d'acteurs. Je n'ai vraiment pas accroché à ce film, alors que c'est clairement le genre de film que j'adore. Je pense que certains livres devraient rester des livres.
« Le diable tout le temps » est une production Netflix sortant quelque peu des sentiers battus caractérisant la plate-forme qui de manière générale souhaite maintenir sa clientèle dans un univers où elle ne sera pas trop bousculée, trouvant sur son site favori ce qu’elle est habituée à visionner sur toutes les chaînes mainstream. Antonio Campos, jeune réalisateur encore relativement inexpérimenté adapte le roman éponyme, paru en 2001, de Donald Ray Pollock, écrivain à la vocation tardive. Situé en Virginie Occidentale, l’intrigue suit le destin tragique et le plus souvent criminel de quelques individus œuvrant dans un périmètre relativement restreint dont les parcours vont s’entrecroiser tout au long de ce qui s’avérera être une boucle fatale où la religion et la culpabilité auront beaucoup à voir. De manière plutôt appuyée, le film comme l’indique son titre démontre que rien n’est totalement dû au hasard et que les mauvaises ondes finissent toujours par interférer. Ceci semble d’autant plus vrai aux Etats-Unis où le fanatisme religieux prépare les esprits à la culpabilité et à la transgression pouvant en découler y compris à la plus perverse. Entouré d’une brochette d’acteurs assez représentative des talents du moment avec en chef de file Robert Pattinson secondé par Mia Wasikowska, Bill Skarsgärd, Tom Holland, Harry Melling ou encore Jason Clarke, Antonio Campos déroule de manière appliquée les situations tour à tour provocantes, repoussantes ou horrifiantes sans toutefois parvenir à transcender son propos par une explication sociologique qui permettrait d’envisager une manière de sortir de cette boucle infernale qui condamne certains à être « le diable tout le temps ». Une sorte de catalogue plutôt bien mené même s'il est un peu convenu et paradoxalement trop sage. Mais surtout manque le petit grain de génie d'un Abel Ferrara dont le catholicisme dévoyé parcourt son "Bad Lieutenant" désespéré incarné par Harvey Keitel ou encore celui qu’un Lars Von Trier injecte dans « The house that Jack built » (2018) avec devant sa caméra un Matt Dillon génial tenant la baraque presque à lui seul et retrouvant dans la scène finale dantesque, un Bruno Ganz livrant sa dernière prestation.