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Scorcm83
122 abonnés
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4,0
Publiée le 26 janvier 2015
La première heure et quarante cinq minutes m'a subjugué. J'étais complètement pris dans cette histoire. Pour plusieurs raisons. A savoir des performances d'acteur mémorables, Harry Dean Stanton en tête mais tout le casting s'en sort plus que bien, mention spéciale pour l'acteur jouant Hunter, proposant un jeu très mature et crédible pour son âge; mais aussi par son ambiance. On peut véritablement parler d'"âme" du film, et c'est suffisamment rare pour le souligner. Il possède une véritable identité, une construction et un esthétisme qui le font sortir du lot. La relation fraternelle de début de film est super bien traitée, sous forme de road movie des retrouvailles, c'est limite du western, en tout cas très intéressant, ça nous donne envie de voir la suite. La seconde partie dans la maison est certainement la meilleure, la relation père fils et plus largement du fils par rapport à sa famille est d'une justesse rare, c'est parfaitement interprété, parfaitement mis en scène et parfaitement dosé, bref, rien à dire. Là où le bat blesse un petit peu plus (à mon sens) c'est sur les trente dernière minutes. Je m'attendais à quelque chose de différent. La dernière relation est traitée de manière très intéressante encore une fois, mais pas d'une manière qui m'a totalement convaincue. Pourtant, encore une fois, tout y est, mais je trouve que ça n'atteignais pas le niveau des trois premiers quarts du film. Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié ce Paris, Texas et Wenders commence à monter de plus en plus dans mon estime. Un très bon film !
La Palme d'Or 1984 offre une œuvre grandiose où chaque plan est une ode au voyage dans les grands espaces américains, où chaque mot est pesé, où chaque moment est un pas dans la phase d'errement et de quête de soi de cet homme, où chaque émotion est pesée. Un film bouleversant et étonnant.
Avec Paris, Texas, Wim Wenders bouleverse le visage du cinéma américain avec une oeuvre profonde servie par une distribution impeccable. L'histoire se veut tout d'abord totalement mystérieuse, pour se développer en un trip incroyable sur les américaines. La mise en scène est impeccable, alternant entre grands déserts et métropoles. Harry Dean Stanton signe l'un de ses rôles les plus mémorables, et également l'un de ses seuls principaux. La beauté de Nastassja Kinski est également difficilement publiable. Un pur chef d'oeuvre.
Un road-movie poétique d'une force inouïe. Le film se construit en 3 phases: le voyage des deux frères, Travis a été retrouvé après avoir disparu pendant 4 ans. Pleins de questions se posent autour de se personnage qui refuse de s'exprimer. Ensuite, la reconstruction d'une relation avec son fils, émouvant. Déjà s'entrevoit ce qui fait le nerf du film, l'ex-femme de Travis, la mère de Hunter. Au début on ne sait que son nom, Jane. Puis on la voit souriante et heureuse à travers un film en Super 8, le mystère est plus grand, plus intriguant, que s'est-il passé réellement entre elle et Travis. Enfin, Travis et Hunter tentent de la retrouver. C'est dans cette partie que le film atteint son apogée, à travers les deux faces à faces sublimes entre Harry Dean Santon et Nastassja Kinski. L'actrice interprète sublimement cette femme mystérieuse et blessée, avec le charme envoûtant qu'il faut. L'intrigue se dénoue peu à peu pour laisser place à une conclusion ni trop optimiste ni trop pessimiste, mais belle cependant.
Road movie et un drame familial qui explore le thème de la rédemption, des pertes et de la quête d’identité dans une Amérique désolée, aride et Los Angeles, devenant symbole d’une tentative de renaissance, mais aussi d'un exil intérieur profond.
Wenders utilise les paysages vastes et désolés du sud des États-Unis pour représenter le vide émotionnel de Travis. La photographie de Robby Müller, faite de longues prises fixes et de contrastes saisissants entre les tons chauds et froids, magnifie cette Amérique mythifiée. Dans cette immensité, les dialogues sont rares.
La scène emblématique de la confrontation finale entre Travis et son ex-femme, Jane, est réalisée à travers une vitre sans tain dans une cabine de peep show, symbolisant la rupture et l’isolement, amplifiant le conflit entre la proximité et la distance émotionnelle, chaque personnage étant à la fois proche et inaccessible pour l’autre. C’est ici que la tragédie du film éclate pleinement : le spectateur comprend que le passé ne peut être réparé, et que l’amour, aussi pur soit-il, est parfois impuissant face aux traumas et aux erreurs du passé.
Enfin, Paris, Texas à travers une esthétique contemplative, des performances intenses et une symbolique visuelle forte, le film incarne un poignant voyage existentiel, où chaque geste et chaque silence racontent le poids des erreurs et la beauté douloureuse du pardon.
Paris, Texas est un film beau, artistique. Wim Wenders arrive à un mélange mélo-dramatique formidable grâce à un scénario intelligent tout en y superposant une description de l'Amérique et plus précisément du Texas. Le monologue/dialogue final est d'une pure beauté tant sur le plan de la mise en scène que pour le jeu de Nastassja Kinski et Harry Dean Stanton.
Le film préféré du regretté Kurt Cobain… C’est déjà pas mal... Non ?
Quelques flashs qui me restent de ce film étrange vu il y a déjà bien longtemps: Une musique mythique de Ry Cooder … Du sable... Des images toutes d’horizontales, magnifiques! Une quête de la mère. La mère, la mère toujours recommencée ! Aussi lisse et vide que le désert… Un road movie… LE road movie !
Un truc qui figera littéralement ceux qui sont adeptes des blockbustériens cinquante plans minutes pétaradants!
Ici pas de sur-jeu… La sobriété… La lenteur qui ressemble à de la douceur !
Poignant !
Avec « Alice dans les villes » et « Les ailes du désirs » l’un des chef-d’œuvre intemporels du très grand réalisateur qu’est Wim Wenders ! CULTE !
Dommage que ce ne soit vraiment prenant et émouvant qu'à partir de la dernière partie avec l'entrée de Nastassja Kinski et sa scène avec Harry Dean Stanton, d'ailleurs très bien réalisée et interprétée.
Très beau film ! Le scénario est très prenant (malgré les longueurs), les acteurs sont tous convaincants... Avec ce 'Paris, Texas' j'avais l'impression de voir de la poésie à l'écran entre les magnifiques images et les dialogues ! A découvrir pour se faire son propre avis, personnellement j'ai préféré 'Les ailes du désir' mais ce film est une réussite !
Le film de Win Wenders prend son temps, raconte une histoire d'amour de manière détachée, calme, réaliste, avec une dimension d'appartenance et mémorielle très bien traitée.
Paris, Texas est un beau film dramatique de Wim Wenders. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, il réussit merveilleusement bien à nous raconter son histoire et nous plonge dans une ambiance juste et prenante. Le scénario est travaillé, recherché et original, le sujet traité est intéressant, parfaitement bien traité et les acteurs comme Harry Dean Stanton, Nastassja Kinski, Hunter Carson ou encore Dean Stockwell sont convaincants dans leurs rôles. Bref, c’est à voir.
De très beaux plans, une belle mélodie, on sent dès les premières minutes que le film va avoir de la gueule ! L'histoire de "Paris, Texas" est prenante, son traitement l'est tout autant (sous la direction de Wim Wenders), les acteurs proposent un jeu épatant, ce long-métrage surprend et captive en deux temps trois mouvements. Une belle réussite pour une belle palme !
D'une beauté esthétique parfaite, "Paris, Texas" vaut à la fois pour la qualité de la mise en scène, et par l'interprétation impeccable de tous les acteurs. Le style, volontairement lent, et qui prend son temps, peut rebuter, mais il sert une histoire sobre, où tout se base sur les relations fortes entre les personnages. La première partie du film, en forme de road movie, présente de belles images. La deuxième, voire troisième partie du film vaut aussi le coup, et est d'une intensité et d'une densité incroyable. Il faut remarquer l'interprétation notable de la part de Nastassja Kinski.
J'ai commencé à découvrir la filmographie de Wim Wenders hier seulement avec Land of Plenty et Don't Come Knocking, relativement moyen tout les deux. Je passe à un niveau au dessus en m'attaquant à Paris, Texas Palme d'Or à Cannes en 1984 et au statut de film culte que celui-ci à conquis ! Après visionnage me voila tout retourné, la dernière demi-heure est l'un des plus grands moment de cinéma que j'ai vécu. Le reste est également plus que satisfaisant et contribue à l’explosion émotionnel final tant les premières minutes sont silencieuse et le mutisme de son personnage principal nous gagne aussi. Le long métrage dure 2h20 mais à aucun moment l'ennui m'a pris tant la cuisine servit est délicieuse, on prend plaisir à suivre le déroulement de l'aventure de Travis et de sa famille. Ces protagonistes sont tous attachants et la performance des comédiens est bouleversante. Harry Dean Stanton, Nastassja Kinski, Aurore Clément, Dean Stockwell, Hunter Carson et les autres ... tous sont brillant ! La mise en scène de Wenders est ce qu'il se fait de plus beau au possible, magnifique paysages et la musique prend sa part dans la réussite de Paris, Texas. Le prochain visionnage sera encore meilleur !
Les 20 dernières minutes ne suffiront pas à me faire oublier les deux heures d’ennui profond que je viens de passer.
C’est très joli. Le film A Une fin. Et ? Et alors ? Est-ce que ça suffit à réussir un film ? À ce qu’il soit intéressant ? Captivant ? Bien ? Ou juste regardable ?
C’est très réducteur parce qu’un film se juge dans sa globalité : de sa première à sa dernière seconde, pour son image ET pour son son.
Et puis c’est un peu facile de trouver ça esthétique : entre les paysages texans, les néons verts, les nuits, les couleurs vives et l’actrice Fraîche…
Les deux scènes de réunion du couple sont tout à fait touchantes et magnifiquement mises en scène, même si très mal amenées et ne suffisant guère à faire tenir le récit : bancal et plat.
L’acteur principal est profondément inexpressif et pas du tout convaincant. L’aspect pédophile dans leur relation n’apporte rien à l’histoire.
Il y a un réel sens du cinéma derrière la caméra mais le résultat est médiocre.