Lauréat à la Palme d'or, on pourrait croire, au premier abord, que ce n'est encore que c'est un de ces films dont on ne comprend pas le succès, mais non, Paris, Texas de Wim Wenders est un bijou dans son genre bien trop inconnu du grand public, et on peut comprendre. Quand on commence la lecture, on ne voit qu'une plaine désertique, puis, Harry Dean Stanton, se montre, fatigué, muet, et on ne comprend pas ce qu'il fait là. Mais on a une intime compassion avec lui. Et à la fin, lorsqu'on a compris pourquoi il a quitté femme et enfant pour aller ici, on est vite submergé par une triste mélancolie. Le film, au final, est indescriptible dans sa forme, mais tout est maîtrisé, la lumière, le jeu des acteurs, le scénario qui, sans faire dans le théâtrale, nous propose beaucoup de thèmes forts, comme la famille, la nostalgie, l'amour, en le nappant pourtant dans un voile de mystère. Tout est terriblement prenant, et il y a vraiment quelque chose de formidable, qu'on retient, le père qui imite son fils après des années sans l'avoir vu, la quête désespérée pour trouver un amour perdu, puis la fin, mélancolique, qu'on ne peut pas comprendre au premier abord, mais qu'au final, on accepte, car l'histoire est devenu très crédible et qu'on comprend les raisons. 5/5