La musique qui s’accorde au paysage, à la ville, à l’histoire. Celle d’un homme perdu dans un décor presque irréel. C’est pourtant le désert Mojave, puis Los Angeles où l’inconnu devenu Travis retrouve son fils Hunter qui ne l’a pratiquement jamais connu. Après la virginité du désert, un autre vide que ce passé absent de toutes relations humaines, fraternelles ( il vit un peu chez son frère ), familiales, qu’il va falloir rattraper sans trop d’illusions. C’est la troisième partie de ce film prenant, hypnotique qui ne vous lâche pas. Wenders pointe maintenant vers l’utopie des grandes cités, ses perspectives sophistiquées qu’il noie dans une lumière magnétique. Il donne à voir un temps de pause et de réflexion dans la vie d’un couple qui ne se connait plus. Ce sont de fabuleux monologues confessés, des scènes inoubliables. Le sourire de Nastassja Kinski porté à l’aune d’une interprétation aussi discrète que puissante illumine toute la tendresse qui autrefois l’unissait à Transit. Harry Dean Stanton, inimaginable dans sa pelure squelettique, mutique, hypnotique. Une très grande interprétation à la cadence d’une musique tout aussi … énigmatique ! Ry Cooder s’il vous plait ! Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Magnifique film...dans mon top 5 ! Une photographie digne des plus grands peintres. Une émotion qui reste intacte à chacun de mes visionnages... A découvrir !
Ce film est pour moi un chef d'oeuvre. J'aime tout. La photo, la lumière, les cadres, l'histoire, les personnages, les acteurs (même si je trouve qu'Aurore Clément joue un peu faux parfois), la musique qui habille merveilleusement les images, le montage... Tout quoi... Je n'en changerai rien. Pour moi, il est parfait. Et j'ai toujours un plaisir immense à le revoir. Ce que je fais régulièrement. Parce que non seulement ce film est parfait, mais à chaque fois que je le vois l'émotion est là, toujours aussi vive qui me fait monter les larmes aux yeux. Et oui, j'aime pleurer devant un film !
Magistrale, chaque plan pourrait être contemplé des heures tant la lumière et les couleurs sont hypnotisantes. Une histoire douce, flottante, profondément intriguante. Un des films qu'on ne peut oublier
"Paris, Texas" est un film de Wim Wenders, sorti en 1984. Il sera récompensé d’une palme d’or la même année.
"Paris, Texas" raconte l’histoire d’un homme, Travis Henderson, qui s’est éludé suite au divorce avec sa femme. Pendant 4 ans, il erra dans le désert, jusqu’au jour où il sera amené dans une clinique. Dans son portefeuille, le médecin trouvera un numéro, celui de son frère, Walt Henderson. Frère à qui il a confié son fils. Walt va le ramener à la civilisation et à la réconciliation avec son fils. Avec lui, ils iront à la recherche de Anne, son ex-femme.
Le film se centre sur Travis, qui est un personnage complexe, divisé en 2 parties. Une partie de lui est bonne et une autre mauvaise. Bien que la première soit présente la majorité du film, la deuxième apparaît subtilement à la toute fin, lors de la scène finale, entre Travis et Jane. Les autres personnages sont également abordés avec justesse, laissant leurs émotions et caractères apparaître tour à tour le long du film.
Harry Dean Stanton joue à la perfection, voyant son personnage évoluer tout au long du film, passant d’homme perdu à un homme retrouvant peu à peu sa vie d’avant, bien qu’elle ne peut exister de nouveau. Nastassja Kinski bien qu’elle n’ait pas énormément de temps à l’écran, elle fait de la fin du film une merveille. Le petit Hunter ainsi que Aurore Clément et Dean Stockwell jouent très bien.
Les couleurs utilisées le long du film sont vraiment maîtrisées. Hormis la beauté que ça rajout au film, les couleurs jouent aussi un rôle dans le déroulement de l’histoire ainsi que dans la profondeur des personnages. La B.O réalisé par Ry Cooder est magnifique, épousant avec perfection les différents plans et dialogues du long métrage.
"Paris, Texas" est un film bouleversant et poétique, qui est à voir et revoir !
Vu à sa sortie. J’avoue ne pas en avoir gardé un souvenir mémorable. En le revoyant, je me suis réconcilié. Réconcilié avec cette lenteur qui m’avait marqué. Je le comprends aujourd’hui, elle s’inscrit très naturellement dans le récit : Travis marche dans le désert ; Travis et son frère prennent la route plutôt que l’avion ; Travis apprend à connaître son fils ; Travis et son fils roulent vers Houston ; Travis et son fils attendent à la banque ; Travis fouille scrupuleusement le peep show ; Travis prend le temps de parler à Jane pour recoller les morceaux ou plutôt pour replacer les choses à leur place d’origine : spoiler: une mère se doit de vivre avec son enfant. Enfin, si on veut, Travis parle par voie téléphonique derrière une glace sans tain et en tournant le dos. spoiler: Cette longue séquence résume son impossibilité à regarder Jane dans les yeux tant il a honte de son passé violent. Replacer les choses à leur place, surtout après 4 ans d’absence, cela prend nécessairement du temps. Cette narration étirée est précieuse pour Wim Wenders ; tout ne se reconstruit pas sur un simple claquement de doigts. Travis c’est Harry Dean Stanton. « Paris, Texas » c’est Harry Dean Stanton. Il livre une prestation touchante qui s’étire sur toute la durée du film. Wim Wenders lui a donné l’opportunité d’exprimer tout son talent que l’on décelait (parfois avec frustration) dans d’autres films dans lesquels il était souvent deuxième ou troisième couteau. Je comprends l’acteur pour qui « Paris,Texas » est Le FILM de toute sa fourmillante filmographie. A voir ou à redécouvrir… en V.O si possible pour l’accent frenchi d’Aurore Clément !
Rares sont les films américains qui s'intéressent autant à la psychologie d'une personne frustre (comme il se désigne lui même). Cet homme qui a du mal à s'exprimer parce qu'il n'y est plus trop habitué va se rendre compte que le bonheur de son petit garçon est la chose qui compte le plus dans sa vie. Film magnifique avec un petit défaut, celui de trop insister sur les silences qui ne paraissent pas assez naturels.
Un film bien décevant au regard de son statut de film de légende. Pourtant très intéressant à bien des égards, tant sur le fond que la forme, mais personnellement je me suis endormi 2 fois dans la première partie !
Très difficile de noter un film comme Paris, Texas tellement le film semble venir d'ailleurs. Les personnages semblent tellement sortir d'ailleurs qu'on se croirait tout droit sortie d'une pièce de théâtre absurde façon "En attendant Godot". Le rythme est également très lent et il y a très peu d'action, le film aurait facilement pu être raccourci pour ne durer qu'une heure et demie. Et pourtant, il se dégage une beauté à travers les paysages, les regards et dialogues des acteurs, qui rend le tout parfaitement crédible et touchant. Paris, Texas est un film difficile à cerner mais il reste magnifique selon moi et je ne peux que vous le recommander.
Ce film réalisé par Wim Wenders obtient la Palme d'or au Festival de Cannes en 1984. Un homme (Harry Dean Stanton) disparu depuis quatre ans, refait brutalement surface. Complètement déboussolé, il part à la recherche de son identité, de son fils et de son épouse. Dans la première partie de ce long-métrage, l’histoire dégage une puissance incroyable en raison de l’atmosphère intrigante qui y règne. Les décors désertiques du Texas restituent parfaitement la sensation d’isolement. La musique blues de Ry Cooder qui accompagne ces passages nous permet également de rentrer peu à peu dans la reconstruction mentale de cet individu. Malheureusement, la dernière partie du film, sensée être le feu d’artifice dramatique de cette quête, s’avère décevante. La fameuse scène de la cabine avec Nastassja Kinski ne parvient pas à provoquer l’émotion escomptée. Cette séquence demeure trop bavarde, trop démonstrative alors que tout le reste de l’histoire savait nous prendre aux tripes par son aspect taiseux. Bref, dommage, même si « Paris, Texas » constitue une œuvre de grande qualité.
Je me rappelle être allé voir "Paris, Texas" en 1984 uniquement parce qu'il avait eu la palme d'or à Cannes en étant persuadé de voir un film soporifique... et j'avais trouvé ça magnifique. Après deux ou trois re-visionnages, ma position n'a pas changé : c'est lent, mais qu'est-ce que c'est beau ! Et je ne parle pas que de beau visuellement, mais de beau par les émotions et de tout ce que ce film dégage. Voila, je suis toujours transporté par son histoire, même si j'en connais la fin bouleversante, ses acteurs, sa réalisation et aussi sa musique géniale devenue iconique.
Des images, des cadrages et des couleurs splendides pour filmer le Texas, dans la mise en scène volontairement lente d’un scénario somme toute assez faible et difficilement crédible, le tout accompagné par une musique qui finit par devenir lancinante, comme l'interminable scène du bordel. Palme d’Or 84 mais Wenders a fait beaucoup mieux.
Dommage que ce ne soit vraiment prenant et émouvant qu'à partir de la dernière partie avec l'entrée de Nastassja Kinski et sa scène avec Harry Dean Stanton, d'ailleurs très bien réalisée et interprétée.