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The Rotisseur
57 abonnés
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4,0
Publiée le 2 mars 2019
Parti voir ce film en ayant connaissance que du titre, j'avoue y avoir trouvé quelques petites surprises. De très bons acteurs au service d'une bonne morale. La réal reste relativement simple, mais le tout se joue sur l'écriture que je dois qualifier de réussite. Tout ceci embelli d'une musique assez extraordinaire.
Ce film est une enquête dans un monde relativement secret et inaccessible aux communs des mortels. On y apprend, avec effroi, la négligence de l'Eglise par rapport à la pédophilie pour des raisons sûrement compréhensibles du maintien de cette institution avec des hommes de vocation toujours de moins en moins nombreux ! C'est tout un système religieux qu'il faut repenser. C'est bien de pouvoir s'en rendre compte mais il faudra du temps. Combien ?
" Grâce à Dieu " est un film d'une importance capitale, pour la vérité, pour l'église et, à moindre mesure tant le champ en semble dérisoire, pour le cinéma français en général et François Ozon en particulier. On parle de film polémique en évoquant ce film alors qu'il s'agit d'un film vérité, attendu par tous depuis toujours, et avec un ton d'une justesse respectueuse assez remarquable. L'histoire est absolument monstrueuse et renvoie à énormément d'affaires de pédophilie, notamment dans le milieu de l'église. Le ton de cette enquête est d'une sobriété humaine, glaçante et loyale envers les victimes et les catholiques. François Ozon, réalisateur-scénariste de génie, a toujours su tout au long de sa carrière viser juste. Avec ce film, il passe encore un cap: il passe au delà du culot et du goût du risque, il atteint le stade ultime de la perfection. Il est impossible de décrire ce que ce film provoque, tant il est fort et nécessaire. En ce sens d'ailleurs, le cinéma français montre encore qu'il est le seul à savoir évoquer ce thème avec une telle justesse ("Polisse" ou "Les Chatouilles" sont également de cette veine brute et exemplaire sur un sujet monstrueux). " Grâce à Dieu " est un film nécessaire, bouleversant et brillant. Sa sortie quelques jours avant le verdict qui sera délivré le 7 mars à venir est tout autant courageux qu'important. Rien d'autre à dire que ce film m'a personnellement totalement bouleversé ; peut être aussi pour ça que les mots viennent dans le désordre, sans logique mais avec énormément d'émotion.
Difficile de juger un tel film puisqu'il ne ressemble à peu d'autres de par sa construction, une sorte de vrai-faux documentaire, en fait. Alors le premier critère quand on a vu un film c'est de se demander si c'était intéressant ? La réponse est oui, on ne voit pas passer les 137 minutes. Maintenant la réalisation ? Elle n'est pas parfaite mais ses défauts sont mineurs, il y a certains dialogues qui manquent de naturel, certaines pleurnicheries peuvent agacer et il y a de séquences à mon sens inutiles comme les réminiscences de la femme d'Alexandre. Ozon sait saupoudrer ce film sérieux d'humour insolite, spoiler: comme la bytte dans le ciel, humour loin d'être gratuit puisqu'il permet de poser la bonne question : qu'est-ce qui vous choque le plus, messieurs les curés ? A la fin Ozon affiche carrément le film comme anticatholique ou même anti religieux, c'est son droit et ça ne me dérange pas du tout.
En revenant sur un récent et retentissant sujet d'actualité extrêmement délicat à traiter et par conséquent très clivant, le réalisateur François Ozon livre un film manichéen, démonstratif et manquant cruellement de finesse psychologique dans sa première partie pour ensuite s'étoffer et montrer toute l'étendue et la portée de sa thématique. Une mise en scène rigoureuse, presque froide et des personnages issus de milieux sociaux aisés majoritairement peu attachants, mal dégrossis, un peu à l'instar du film "Le dernier pour la route" avec François Cluzet. Reste tout de même de solides prestations à l'image de Swann Arlaud, Melvil Poupaud ou Denis Ménochet livrant, à mon goût, des interprétations moins fortes que leurs standards habituels. Malgré un message fort émotionnellement et prégnant, un long-métrage qui m'a un peu laissé extérieur au débat.
la méticulosité de la mise en scene et le jeu sublime des comédiens font de ce film qui sera sans doute controversé mais fera date dans le cinéma français . relaté sans haine et sans parti pris que celui de montrer la machination du silence et ses ravages. de l'intégrisme à la négation , de la bêtise a l'ignorance. F Ozon réalise un coup de maitre , un coup de poing , un film sublime important , utile , vital.
Film symptomatique du cinéma de Ozon : un sujet intéressant, traité avec une certaine plateur, beaucoup de longueurs, et des acteurs de premier rang sous-exploités, réduits à des performances somme toute quelconques. Cet opus n’échappe pas à la règle et malgré un démarrage prometteur, on s’enlise petit à petit dans une lourdeur assommante : trop de redites, pas assez d’émotion, on cherche ce second souffle qui ne vient jamais. Des ambitions mais un résultat finalement assez pauvre, comme c’est trop souvent le cas chez ce réalisateur.
Alexandre vit à Lyon, il est père de famille nombreuse et catholique pratiquant. Un jour, il découvre que le prêtre qui a abusé de lui lorsqu’il était scout, le Père Preynat, exerce toujours son ministère auprès d’enfants. Alexandre entreprend une démarche auprès du diocèse et obtient un entretien avec le Père Preynat. Mais ses efforts n’aboutissent à aucune mesure conséquente, c’est pourquoi Alexandre se tourne vers la justice.
Le commissaire de police chargé de l’enquête retrouve plusieurs autres victimes du prêtre. François Ozon brosse le portrait de quelques victimes et suit leur cheminement. Les hommes se rencontrent et créent une association destinée à libérer leur parole. L’Eglise qui a longtemps fermé les yeux sur les agissements du pédophile est la grande accusée de ces hommes.
Le scénario fin et méticuleux permet de suivre précisément l’enchaînement des événements et démarches qui ont mené à la médiatisation et à la pénalisation de cette affaire qui devait rester une affaire interne à l’Eglise catholique. Les victimes du prêtre jouent de façon juste, émouvante, avec retenue.
spoiler: La question de la possibilité de la foi dans ce contexte pervers est bien posée. Les réponses sont plutôt anticléricales, le film se termine par une position agnostique à tendance athée, même si Alexandre affirme que c’est de l’intérieur qu’il faut changer l’Eglise.
C’est un film bien fait, bien joué, très dur par moment, les faits étant insoutenables. Seul l’avenir dira si cette affaire a pu révolutionner durablement l’attitude face à la pédophilie.
Un film bien documenté qui retrace de manière précise le cheminement et les avancées de l'affaire Preylat. Le film permet de rappeler, même si cela est évident, que le principal coupable de cette affaire est bien le prêtre Preylat qui a abusé les enfants et pas le cardinal Barbarin (les médias parlent de l'affaire Barbarin), bien que sa responsabilité soit aussi engagée pour l'avoir couvert . Comme l'a encore montré la récente conférence sur le sujet convoquée par le pape au Vatican, l'Eglise parle et promet beaucoup mais agit peu et très lentement pour réellement mettre fin au fléau de la pédophilie. Alors que les scandales se multiplient depuis 10 ans, les mesures et condamnations concrètes restent rares, une évidence bien mise en exergue dans le film. Une œuvre qui intéressera tous ceux qui veulent comprendre l'une des affaires les plus emblématiques et retentissantes ayant affecté l'Eglise catholique française.
Magistral et bouleversant. Le sujet prend aux tripes, traité avec sensibilité mais sans pathos. La condamnation de Barbarin est une victoire ! Que justice soit faite et pas grâce à Dieu. Toutes mes pensées vont aux victimes.
Ce film a le mérite de mettre en lumière toute la difficulté des victimes à se reconstruire et à lutter pour faire reconnaître la culpabilité de ces gens d’Eglise qui savaient mais ont préféré ne rien dire ou faire. Formidable jeu des acteurs. Édifiant. A voir.
même si on connaît cette monstruosité c’était bien que ce film sorte pour montrer la souffrance des victimes. je regrette, d’où ma note, que lors des échanges entre la victime et l’église, le réalisateur s’est contenté d’enregistrer les voix en off et non de filmer les échanges.
Un bon film qui relate bien l’histoire si célèbre du Diocèse de Lyon. On suit 3 personnages bien différents qui s’unissent pour faite exploser la vérité. De bons acteurs , un scénario qui se tient et de belles images tournées à Lyon.