Bill Condon met en scène avec « L’art du mensonge » son onzième long métrage. Le réalisateur new yorkais avait semblé doté d’une véritable personnalité quand était sorti sur les écrans « Ni dieux ni démons » en 1998, relatant les dernières semaines de la vie de James Whale qui malade et oublié d’Hollywood, mettra fin à ses jours en 1957. Comme Bill Condon, le réalisateur de « Frankenstein » (1931) et de « La fiancée de Frankenstein » (1936) était homosexuel à une époque où il valait mieux ne pas l’être ou que cela ne se sache pas pour pouvoir poursuivre une carrière à Hollywood. Très nuancé et sensible, le film abordait les tourments qui assaillaient James Whale (Ian McKellen) se confiant à son jardinier (Brendan Fraser). Malgré le retour très positif de la critique, Bill Condon s’est assez vite jeté dans les bras d’un conformisme bon teint qui a réduit assez fortement la portée artistique de ses films même s’il s’est toujours évertué à donner le meilleur de lui-même dans des projets moins ambitieux mais sans aucun doute plus rémunérateurs. « L’art du mensonge » s’inscrit clairement dans cette veine, proposant une intrigue s’enroulant en douceur spoiler: autour d’une arnaque virant à « L’arroseur arrosé » sur fond de remugle nazi remontant d’un lointain passé berlinois . Autant dire qu’il ne faut guère s’attendre à être surpris par le scénario tiré d’un roman (« The good liar ») de Nicolas Searle. C’est en réalité la réunion de Ian McKellen et d’Helen Mirren qui vaut le détour. Visiblement, les deux acteurs sont très heureux d’évoluer pour la première fois ensemble devant une caméra de cinéma. Bill Condon en grand professionnel mène le projet à bon port sans heurt en respectant toutes les étapes utiles au maintien du suspense. Malgré tout « L’art du mensonge » ne restera qu’un film de commande sans grande âme d’un réalisateur qui avait sans doute bien d’autres choses à révéler s’il avait voulu en courir le risque.
Voilà une surprise très agréable que ce film. Il commence comme une romance attendrissante entre 2 personnes "d'un certain âge", on se laisse suivre leur relation. Puis tout du coup le film bascule. Sans dévoiler la suite, c'est assez réjouissant. Les 2 acteurs principaux sont excellents. Bref, une réussite !
Un film à voir avant tout pour l'excellent duo d'interprètes, parfaits dans ce jeu de dupes. Le scénario, s'il tient en haleine, est un rien trop invraisemblable...
Très bon Film en dépis de quelques invraisemblance, mais le suspens est bien mené on passe un très bon moment. Je mets 5 étoiles pour compenser des critiques bien trop négatives qui ne sont pas méritées
Scénario alambiqué qui pourrait s'intituler "l'arnaqueur arnaqué". Le film vaut surtout pour le duo d'acteurs et , finalement, on trouve l'ensemble plutôt amusant, à défaut d'être inoubliable, même si le fond est grave. Un paradoxe sans doute assumé.
Ce film cumule un nombre de défauts hallucinant : rythme trop lent, histoire invraisemblable avec ficelles énormes (on comprend le petit jeu dès le début - sauf l’escroc - et donc il n’y a aucune tension), escroc pas crédible, retournements de situation artificiels et qui viennent de nulle part, détours semblant inutiles, McKellen irritant qui cabotine, ambiance téléfilm... quel ennui! J’ai insisté pour l’expérience. Ce film m’a agacé de la première à la dernière minute, c’est rare!
DEBOUT LES VIEUX. Ca commence à Londres par un thé, triste tasse pour les âmes pour finir à Berlin comme une saucisse allemande. Quand pépère rencontre mémère pour une liaison sans viagra. Gandalf non.
Si l'histoire ne prenait pas autant de temps à exprimer sa substantielle moelle, "L'art du mensonge" aurait été certainement un petit bijou de cinéma outre-manche. Les acteurs incarnent des personnages certes stéréotypés, mais le font avec talent et conviction. Un vrai sentiment d'inachevé.
L'un des plus gros problèmes du scénario, c'est qu'on devine immédiatement qui va sortir vainqueur de ce duel. Le duo de deux excellents comédiens ne suffit pas à sauver un film qui part un peu dans tous les sens et accumule les invraisemblances et incohérences grossières. Le thème en or de l'escroquerie est traité de façon maladroite et grossière. On n'y croit pas une seconde. L'arnaque, c'est en fait d'essayer de nous vendre ce film comme le délicieux suspense qu'il aurait pu être...
Ce n'est pas à priori mon style cinématographique et j'ai donc été très surpris par ce film dont le scénario est particulièrement bien ficelé et passionnant de bout en bout.
Bon film classique, bien fait, superbement joué. Même si on se doute rapidement que la victime va se rebeller, la noirceur des péripéties rend le film dense et prenant. A voir !!!
Le film démarre plutôt bien avec deux acteurs, Helen Mirren et Ian McKellen, toujours aussi excellents et une intrigue qui se met doucement en place. On se doute bien que la veuve solitaire n'est certainement pas aussi naïve qu'elle en a l'air et on se délecte d'avance du tour qu'elle va jouer au vieux roublard de McKellen. Mais au milieu, le film prend une tournure inattendue et grave qui rompt avec la légèreté du début et le récit déraille complètement. Un escroc à la petite semaine comme McKellen qui monte des arnaques a quelques dizaines de milliers de pounds ne s'aventure jamais dans les méthodes mafieuses de gros caids ni des homicides en public, c'est invraisemblable. Ensuite les flashbacks et les explications sont interminables et préfabriquées. D'une comédie à l'humour très british on tombe dans un truc ni fait ni à faire. Erreur d'aiguillage en cours de route, dommage pour les formidables acteurs du film.
Jeu du chat et de la souris entre un octogénaire arnaqueur et une veuve fortunée qui n'est pas aussi candide qu'elle en a l'air. Entre le calme feutré des clubs pour gentlemen et la banlieue cossue de Londres et quelques incursions à Berlin, le film déroule un scénario agréable porté par deux acteurs à qui on ne la fait plus, ils totalisent quelques 2OO rôles!. Une oeuvre qui ne demande pas une grande implication intellectuelle, un film du dimanche soir.