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artaud
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1,0
Publiée le 17 mai 2007
De sacrément bonnes idées mais trop de travail vient à manquer pour faire un film. Même le genre théâtral ne suffirait pas à fluidifier la mise en scène, le dialogue... Même si cela peut paraître maladroit de ma part, il faut rendre exemplaire "Roméo + Juliette"... C'est ce qu'on appelle une adaptation messieurs-dames... ...Où est passée la scripte, j'ai deux mots à lui faire passer ! Comment ça, y'en avait pas ? Un congé maladie ?? DraaaaAAACULAA ??! Si seulement tout ce travail était sincère, toute cette hypocrisie me fait beaucoup renoncer au cinéma français.
La photographie est magnifique, on retrouve l'amour de Rollin pour les vieilles pierres et les paysages de bord de mer. Ce film gothique doit plus, question d'ambiance à Gaston Leroux qu'à Bram Stoker, mais revisité par Clovis Trouille. Il est sans doute impossible de comprendre la nature et la motivation de l'ensemble des protagonistes, mais qu'importe, cette galerie de personnages est tout à fait jubilatoire, de la belle ogresse, jusqu'aux religieuses foldingues en passant par Triboulet, le nain amoureux d'une morte vivante. Mais le plus beau rôle reste celui de de Cyrille Gaudin alias Cyrille Iste, jouant le rôle d'Isabelle, c'est elle la fiancée de Dracula et elle possède un charme fou. Et Brigitte Lahaie, me direz-vous ? Eh bien on ne sait pas trop ce qu'elle vient faire là-dedans, disons qu'elle passe faire coucou. Du charme, du bizarre, du surprenant, du gothique, un doigt d'érotisme, du Rollin, quoi !
Trop de villageois bas du front (ou au regard étonné et bovin), de fils de pasteur introduits et de rombières soucieuses malgré un luxe inoui dans la reconstitution et un acte premier, il est vrai, très sombre.
C'est tellement mal réalisé que ce n'est pas du tour crédible, c'est même drôle à regarder, même stupide, on dirait une pub des années 80. Non il faut oublier c'est tellement mauvais, c'est même navrant. Des dialogues des pires scénarios possibles.
Jean Rollin me fait parfois penser à Mocky pour le manque de moyen et les idées à la pelle sauf que Mocky lui travaille ses dialogues, son casting et un sens inné du cynisme. Rollin lui offre des films qui tiennent plus du néant. Des nonnes qui fument le cigare et la pipe, qui jouent au bilboquet ce n'est pas de l'humour c'est juste le trcu le plus facile qui soit; ce n'est pas avoir des idées c'est justement ne pas en avoir. Prenez un film de vampire de la Hammer (par exemple), prener des acteurs mauvais, des dialogues insipides et surtout des gags qui ne font pas rire, retirer le peu de frisson et vous avez un film signé Jean Rollin. Affligeant.
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1,5
Publiée le 25 juillet 2010
L'oeuvre de Jean Rollin traite essentiellement de la figure du vampire! C'est le cas avec "La fiancèe de Dracula" avec son bouffon qui appartient aux parallèles, ses nonnes qui fument le cigare, la pipe, qui jouent au bilboquet, et qui, pour certaines sont lesbiennes avec même un entonnoir sur la tête pour l'une d'entre-elle! Le presbytère n'a rien perdu de son charme avec la sublime Magalie Madison (le personnage d'Annette dans la sit-com "Premiers baisers") qui joue le rôle de l'ogresse! Entre des bonnes soeurs appartenant à l'ordre de la vierge blanche et une ogresse affamèe de proies vivantes qui ne mourra pas avant d'avoir vu le maître Dracula, tout ceci est plutôt ridicule au premier degrè et drôle au second! Pour amateurs de films Z fauchès...
Ultime effort pour voir un film de Jean Rollin. Plus nul, tu meurs... sans avoir besoin d'être mordu par un vampire. Rollin devait posséder un carnet d'adresse fabuleux pour que des critiques de presse aient pu trouver des qualités à ce grotesque nanar...
La question est juste de savoir si c est volontairement nul ou si c est sensé être sérieux? De toute façon c est la nullité absolue. Si j étais réalisateur j aurais honte de montrer un truc pareil.
L'un des meilleurs films de Jean Rollin. Encore une fois cette façon de filmer les paysage touche au sublime. Et la forme théâtrale de la mise en scène, j'adhère complètement. Les étrangers adoraient le cinéma de Rollin. Nul n'est prophète en son pays.
Un véritable nanard qui n'aura même pas le mérite d'être drôle au second degré. Quels dialogues, quelle mise en scène, quel jeu d'acteurs .... A oublier !
Enfin j'ai eu l'occasion de voir un Jean Rollin, La Fiancée de Dracula n'est pas considéré comme faisant partie de ses meilleurs films et effectivement le film n'est pas formidable mais il dégage une certaine atmosphère qui peut séduire (ou que l'on peut trouver ridicule), les décors sont beaux mais tout cela manque de mystère. Quant à l'interprétation elle n'est pas fameuse , seule Brigitte Lahaie s'en tire.
Toute la poésie de Jean Rollin qui garde sa sincérité si particulière envers le genre fantastique au fil des années, insolite, décalée, faussement maladroite. Quelques faute de gout à la fin mais un excellent cru néanmoins, avec cette patte si unique de l'auteur.
Si vous n'avez jamais vu un film de Jean Rollin, « La Fiancée de Dracula » constitue sans doute une bonne porte d’entrée dans son univers. Artisan du cinéma français, inconnu du grand public, considéré comme nullissime par beaucoup et culte pour quelques-uns, Rollin a réalisé entre 1968 et 2007 un très grand nombre de films fantastiques — notamment autour du vampirisme — ainsi que des films érotiques, voire franchement pornographiques, destinés à financer les précédents. Comme la plupart de ses œuvres, « La Fiancée de Dracula » est un invraisemblable mélange de cinéma d’auteur expérimental (on songe au Rivette d’ « Out 1 : Spectre »), de film fantastique, de roman-feuilleton (Gaston Leroux, mais aussi la série des Harry Dickson de Jean Ray), de surréalisme (le Buñuel des années 70 pour le délire anticlérical, Rollin partageant avec lui l’excellent Bernard Musson, l’un des plus célèbres troisièmes couteaux du cinéma français), et de film érotique. L’histoire est complètement invraisemblable : les adorateurs du « Maître » (Dracula) sont regroupés dans la secte des « Parallèles » et doivent célébrer son union avec une jeune fille gardée par les religieuses de l’ordre de la Vierge Blanche. Défilent alors sœur Bouffarde, sœur Cigare, le nain Triboulet, une ogresse qui mange les bébés tout crus, une vampire qui se promène presque toujours nue (et qui est aimée du nain), un couple de vieux sorciers, un professeur médium et son assistant menant l’enquête pour sauver la jeune femme. On n’y comprend pas grand-chose, les acteurs adoptent un ton déclamatoire théâtral très surprenant — horripilant pour beaucoup — et le film flirte souvent avec le nanar. Mais réduire « La Fiancée de Dracula » à ses maladresses serait passer à côté de l’essentiel. Le cinéma de Rollin est avant tout un cinéma de la marge, réalisé en dehors de toute norme industrielle, esthétique ou narrative. Il ne cherche ni la crédibilité, ni la cohérence classique, ni même la vraisemblance : il obéit à une logique du rêve, de l’errance et de l’association libre, où le sens importe moins que la sensation. Rollin filme des figures exclues — vampires, fous, nains, sorcières, religieuses déviantes — comme autant de reflets d’un cinéma lui-même marginalisé, survivant en périphérie du système. Son goût pour les décors délabrés, les corps nus, les rites absurdes et les dialogues incantatoires relève moins de la provocation que d’une fidélité obstinée à un imaginaire personnel, presque enfantin, imperméable aux modes et au « bon goût ». Ce cinéma bancal, fragile, souvent ridicule en apparence, finit pourtant par dégager une poésie sincère, une naïveté désarmante et surtout un amour absolu du cinéma comme territoire de liberté. À condition de ne pas être totalement anesthésié par le cinéma standardisé, on peut y trouver une émotion rare, précisément née de l’imperfection. Comme l’écrit magnifiquement Vincent Malausa dans Les Cahiers du Cinéma : « Le cinéma de Jean Rollin marche sur le vide à la manière d’un canot titubant pris dans le feu des rêves. Il reste d’un tel film un souvenir scintillant, une persistance diffuse, comme la trace d’un songe lointain et jamais vraiment éteint. »
Espérons, si vous ne connaissez pas Jean Rollin, que cela vous donnera envie de découvrir cet ovni du cinéma français, à la fois maladroit, excessif et profondément émouvant.