Yves
Note moyenne
2,2
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151 critiques spectateurs

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Marjolaine A.
Marjolaine A.

160 abonnés 520 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2020
À force de mélanger les genres on obtient un gloubi-boulga dans lequel on trouve de la romance, plusieurs sujets de thèse sur l'intelligence artificielle, de la comédie, de l'anticipation et pas mal de niaiseries.
Une bonne première demi-heure, mais ça devient vite indigeste avant de devenir indigent.
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2019
Ou comment foirer totalement un film à partir d'un sujet si porteur*, alors que la connectivité à marche forcée, mais intégrée par les masses se met en œuvre pour dépiauter les populations par un système de nasses communicantes, on ne nous sert qu'une lamentable comédie sentimentale qui cumule les situations grotesques. On se dit à certaines remarques que ça va enfin partir dans le sens de la satire sociétale, un peu comme une lancement d'alerte par le sarcasme ou plus simplement le rire, Mais non, ça s'enlise dans la comédie de boulevard ultra-poussive et très axée grivoiserie dont la France persiste à se faire spécialiste, comme si les auteurs et scénaristes étaient muselés, ou parce qu'il n'y a plus de talent, ou bien parce qu'un postulat de systématisation globale, le décrète, un "divertissement" formaté pour une population béate d’être totalement dépossédée de toute initiative personnelle,
Mais constaté avec l’intrusion d’Internet et de la téléphonie mobile, il n’y a plus rien à raconter, les acteurs faisant de la figuration. Sous peu se sont les marques de smartphones ou les moteurs de recherches qui seront crédités tête d’affiche. Avec ici le rap comme vecteur sonore d’annihilation de la créativité, nihilisme dont se fait écho le concours Eurovision de la chanson pour appareils électro-ménagers "intelligents" en compétition avec des humains, et qui gagnent à la fin. dont on se demande pourquoi on ne leur a pas adjoint un jury et un public du même acabit.
spoiler: Notre héros est un rebelle en sucre, qui se rend esclave des smart grids uniquement pour avoir de la nourriture gratis. c'est un mouton parfait pour une tonte très ras. So, la chargée de clientèle de la boite qui lui propose le frigo, n'a pas d'autre vie que celle qui débute avec la rencontre de Jérem dès lors qu'il aura du succès par le mérites d'un frigo qui sait superposer des centaines de voies de polyphonies pour faire une balade et napper la voix de Jérem d'autotune. Effectivement quelle créativité! De même Jérem qui trimballe son frigo partout sur un diable, ce qui n'est même pas ridicule en soi, c'est juste qu'il n'a pas le format portable pour se le coller abjectement aux fesses, un jour qu'il, en assez, ne l'emmène pas à la déchetterie mais préfère le balancer dans un lac.

Détaillons un peu ce frigo qui fonctionne en parfaite autonomie énergétique, qui déconseille de manger des bananes mais pas de fumer toutes les cinq minutes et qui jamais ne propose la réalité de la sauce connectée. Dans son cas, c'est pas la Caf, la banques, le pole emploi, EDF, les services administratifs, les annonces commerciales et les spams en tous genre qui viennent pourrir la vie de Jérem. On dirait que sa mise en réseau n'est faite que d'Instagram, Youtube, Facebook et consorts, bref des applis invasives choisies mais non imposées d'office. Ca perd toute crédibilité mais c'est probablement pour ne pas dégouter le client et le spectateur de toute forme de connectivité .avec son électro-ménager.
On remarquera également dans ce film la béatitude crétine des femmes devant les nouvelles technologies comme si elle ne pensaient pas plus loin que "Génial, tant qu'il n'y a pas d'effort à faire" Et tant pis si la cervelle y passe.
Un aparté à propos de l'actrice principale et/ou du réalisateur, Ils n'ont pas du souvent faire la vaisselle et autrement qu'avec un lave vaisselle parce qu'avec la quantité d'eau, qu'elle utilise - à ras-bord - pour deux assiettes et couverts et le robinet qu'elle laisse couler pour aller s'adonner à une séance de triolisme portes ouvertes avec le frigo, afin de conclure cette histoire. L'économie et l'écologie. c'est pas son souci. Ne pas penser à ça c'est comme signifier via un algorithme imparable que smart-grid et environnement n'ont rien en commun.
Un échange verbal notable – hélas trop court – se tient lors d'un procès totalement acquis à l'invasion de l'intelligence artificielle comme solution finale.
"je préfère rester dans la loose toute ma vie que de devoir mon succès à un frigo" (Jérem)
"Bonjour l'ouverture d'esprit" (Le frigo qu'on appellera "Yves")
Alors que le frigo est totalement formaté par ses routines de programmation, car bien qu'on veuille nous faire admettre qu'il développe une expérience autonome qui enrichit son I.A. il ne s'en tient qu'à des fonctionnalité consensuelles normalisées jusque dans sa vulgarité des propos. Histoire de faire accepter l'idée illusoire d'une IA qui dirigerait la vie du commun comme étant le reflet de lui même.
Dans la même séquence on entend aussi « jeter un frigo comme un chien »
Quelle comparaison scandaleuse d’un objet manufacturé avec un être vivant que l’on dit le plus fidèle ami de l’humain. Ca donne un ordre d’idée du niveau des valeurs colporté par le film/monde actuel. C’est ça l’humour cybernétique ? Minable.
On passera sur l’histoire des « photos volées » par le frigo diffusées sur des tabloïds, cela pour amener une grain de jalousie dans ce ménage à trois. Fait gravissime en soi, mais l’atteinte aux libertés individuelles semble être un dossier clos.
Et la fin est une nouvelle pochade avec la fondation de prise en charge d'appareils ménagers rebelles qui simulent la panne, ça c'est pour donner un semblant de morale, que d’aucuns pensent en réalité totalement réactionnaire à cette histoire.

Alors ce film nécessite-t'il une deuxième lecture? Je ne le pense pas, Il est acquis à une forme d'inéluctabilité dramatique qu'il minimise par la dérision. Prenant le cinéma comme un art sensé me divertir tout en me donnant à réfléchir, Mon désarroi atteint alors des sommets

*Remarque également valable pour le film "Gaz de Frances". Le réalisateur a une bonne idée mais s'avère totalement incapable de la développer en scénario. Du cinéma à la gloire comme au service de la médiocratie donc.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2021
Yves dispose d’une originalité de ton qui rattrape de justesse longueurs et lourdeurs d’un dispositif qui, une fois mis en place, installé en même temps que le réfrigérateur, se répète ad nauseam pendant près de deux heures. Nous ressentons l’influence du cinéma de Quentin Dupieux au niveau de l’absurde des situations dans lesquelles évoluent les personnages – mais évoluent-ils vraiment ? –, de David Cronenberg dans la relation fétichiste qui tend à s’installer entre l’homme et la machine, rappelant lors de sa clausule le film Crash (1996), tout cela passé au mixeur et gonflé à un humour ras de ceinture qui cherche délibérément à provoquer le spectateur, quitte à matraquer vingt fois dans la même minute le verbe « branler ». Nous tairons également les innombrables sous-entendus sexuels et graveleux, des doigts que suce So aux explosions mousseuses de Champagne sur la paroi externe du frigo, souvent gratuits et inutilement appuyés. D’autant que ce goût pour la provocation ne conduit jamais à une réflexion sur la machinisation de nos sociétés contemporaines et l’aliénation des êtres humains, enchaînés dans un rapport servile à une technologie inventée pour les aider. Le postulat de base, éminemment politique, n’est que prétexte à une succession de sketchs parfois drôles et cocasses, mais qui laissent à terme une impression de futilité dommageable.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2020
Je suis habituellement friand des films avec William Lebghil mais je n’ai pas trop apprécié celui-ci. J’ai même trouvé l’acteur Français très suffisant dans sa manière de jouer. Il m’a grandement déçu. À force de faire toujours le même type de rôle, il s’est reposé sur ses lauriers. Je reste tout de même persuadé qu’il fera vite mieux. Concernant le film en lui-même, bien qu’il brille sur son thème, la manière dont s’est tournée fait perdre tout l’intérêt. J’adore le concept de la machine qui prend le pas sur l’homme. Concernant ce point précis, c’est réfléchi et mise œuvre de manière très réaliste. Ça pourrait arriver demain. La relation entre le frigo Yves et son propriétaire laisse songeur sur la manière dont évoluent les rapports entre les hommes et l'intelligence artificielle. Malheureusement, en voulant faire une comédie primaire, le chemin va un peu se perdre. On va tomber dans un excès un tantinet ridicule. Ils ont voulu aller trop loin afin de faire rire mais ça ne fonctionne pas forcément. Le personnage de William Lebghil au début est vraiment drôle mais à force il devient fatigant. Il y avait le potentiel pour nous faire rire sur quelques choses de profond, cependant, c’est pris dans le mauvais sens. La présence de Philippe Katerine est toujours sympathique mais loin d’être suffisante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2019
Absurde, surprenant, juste et hilarant, une très bonne surprise, beaucoup plus accessible que « Gaz de France », le précédent film de B. Forgeard
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2019
‘Gaz de France’, son précédent et premier film, était un objet filmique non identifié, absurde et non-sensique, un délire théorique sur la communication politique qui virait parfois à l’abstraction : quoique pas vraiment concluant dans l’ensemble, il constituait une preuve que Benoît Forgeard était un franc-tireur atypique, une sorte d’alternative (encore plus) excentrique à Quentin Dupieux et quelqu’un qui pourrait faire beaucoup de bien à la comédie française pour autant qu’il atteigne un certain seuil de renommée. ‘Yves’, plus carré, plus dans l’air du temps et qui n’a pas peur de fonctionner sur des gimmicks familiers sans sacrifier ce qui le rend unique, pourrait bien être le film déclencheur de cette métamorphose, même si on sait d’instinct que Forgeard ne sera jamais l’équivalent médiatique d’un Dany Boon ou de Toledano et Nakache. Pour de basses raisons liées à un compte en banque vide et une flemmardise de compétition, un rappeur (très) amateur s’improvise béta-testeur d’un réfrigérateur intelligent,dont l’I.A en perpétuelle expansion lui permet de gérer l’approvisionnement en victuailles et diverses autres tâches domestiques. La machine va rapidement déborder du cadre de sa mission principale, et interférer dans chaque aspect de la vie de son propriétaire, pour le meilleur et pour le pire. Ce soulèvement des machines se passe en douceur, et même avec un humour grinçant : jamais l’appareil ne devient hostile ou menaçant mais face au constat de sa propre intelligence et des résultats auxquels il parvient, il en vient à s’interroger sur ce qui la différencie vraiment de ses créateurs et propriétaires alors que ceux-ci, confrontés à l’évidence des comportement et réussites de Yves - c’est le nom du frigo - , commencent eux-mêmes à douter de la nature d’objet de leur invention. Les situation absurdes se multiplient rapidement, certaines pourraient même figurer parmi les meilleures trouvailles humoristiques de l’année, mais Forgeard se débrouille pour amener le spectateur au point où on considère comme normal et établi l’existence de ce frigidaire parlant, philosophe et envahissant, ce qui constitue généralement la preuve définitive de la réussite d’un concept décalé. On peut d’ailleurs déceler plusieurs niveaux de lecture au scénario, qu’il s’agisse d’analyser la dépendance à la technologie numérique ou une notion de création artistique qui serait spécifique à l’être humain : par exemple, les algorithmes de Yves perçoivent à un degré inaccessible au créateur humain ce qui manque à un morceau de rap pour qu’il cartonne, ce qui peut amener à un intéressant retournement de paradigme sur l’extrême prévisibilité des préférences humaines, un constat qui ferait de nous à peine plus...que des machines. Alors oui, c’est parfois encore un peu décousu, et le récit prend le parti ne pas trop brusquer le spectateur en imaginant une improbable rivalité sentimentale entre l’objet connecté et son propriétaire, ce qui ramène le film sur des rails parfois trop évidents. Il n’en reste pas moins qu’il y a plus d’originalité et de fantaisie dans dix minute de ‘Yves’ que dans cinq épisodes de ‘Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu’.
Marcologie
Marcologie

48 abonnés 249 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 juillet 2019
Même s'il y a quelques bonnes répliques qui font sourire de temps en temps ce n'est pas suffisant pour sauver ce film lourd, lent et vulgaire. Sur le même sujet voyez plutôt l'excellent HER de Spike Jonze sorti en 2013, à côté duquel il fait pâle figure
françoise Devaux
françoise Devaux

40 abonnés 347 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 juin 2022
J’ai failli partir avant la fin, retenue par la personne qui m’accompagnait mais qui avait finalement la même envie… C’est un film totalement creux, censé dénoncer les méfaits de la technologie et ‘IA. C’est souvent vulgaire, mal joué, pas drôle, soi-disant intello, bref, parfaitement prétentieux. Regardez plutôt les épisodes de Black Mirror pour la dénonciation des dangers de l’IA, c’est autrement plus agréable et intéressant à regarder que cette daube sans nom.
Nico H.
Nico H.

19 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2019
Un film inégal qui traîne parfois en longueur et se vautre dans le mauvais goût, mais qui vaut le coup d'œil ne serait ce que pour la scène de l'eurovision, le truc le plus fou et le plus drôle de l'année ! Original malgré tout, et ça c'est déjà beaucoup dans le paysage cinématographique de la comédie française.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 octobre 2019
C'est un film sans intérêt. C'est très mal joué, l'humour est bidon. L'angle est super mal choisit. Je sais pas si certaines parole et scènes sont choisies spécifiquement mais cela donne encore moins d'intérêt au film. Plus le film avance plus je me lasse de tout.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juin 2019
Il fallait oser: transformer un frigo en grand organisateur de vie! Le frigo intelligent, connecte ça existe (parait il), mais là on depasse même HAL de 2001! Comment tout cela allait il finir? Dans la gaudriole, la bonne comedie romantique, le rire franchouillard? Et bien au final c'est drôle, incongru, extremement bien interprété avec une reflexion ( legere) mais relle sur nos attachements maladifs aux machines. Present à la Quinzaine des realisateurs cette année, "Yves" merite le detour!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 juin 2019
Totalement nul
Acteurs et scénario en dessous de tout
De plus, ce film mériterait d’être soumis à une limite d’âge pour les enfants !!!
Ça fait longtemps que nous n’avons pas assister à un navet de ce genre
A fuir absolument
Gustave
Gustave

21 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2023
Film qui m'a plutôt plu, l'histoire était entrainante et drôle, mais personnellement, je pense que le film aurait dû s'arrêter plus tôt ( spoiler: lorsque le frigo se retrouve jeter dans le lac
) je pense que j'aurait pu mettre un 4/5, car par la suite nous sommes plonger dans l'absurdité et nous nous éloignons de la réalité, de plus ce sont 30min qui se sont ajoutées, ce qui peut paraître long pour un film comique qui se plonge dans le fantastique...
alex supertramp
alex supertramp

6 abonnés 117 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 août 2020
Intrigué par ce film et par son acteur principale que j'aime bien je me suis laissé tenter par ce film. Le début est plutôt sympa et nous accroche en attisant notre curiosité. C'est bien jouer et l'histoire particulière et loufoque fait sourire et amuse assez facilement. Mais alors la suite... Plus ça va plus ça ce gâte, jusqu’à devenir ridicule. Encore une fois un film réalisé sur une "presque idée". Comment tenir 1h50 avec une idée aussi pauvre que ça ? C'est vraiment de pire en pire, le film fait de la surenchère de blague nul et s'enterre dans un scénario brouillon, vide et sans queue ni tête... Oui tous ça a la fois c'est dire !!!
On s'ennuie ferme avant même l'heure de visionnage, on ce demande comment peut s'en sortir ce film après autant de maladresse, et bien.... il ne s'en sort jamais et termine dans une apothéose de ridicule. Une réflexion sur l'humanité ? Simplement une comédie loufoque ? Un film pour ado crado ? On ne comprend ni les messages, ni les enjeux...RIEN....
Heureusement William Lebghil, Doria Tillier et Philippe Katerine sont là pour donner cette petite étoile au film et nous sortir de temps en temps quelques scénettes sympathique, mais ils ne sauveront pas ce film du naufrage et de l'oublie.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2019
La menace de l’intelligence artificielle est un peu capillotractée.
Mais deux scènes sauvent le film :
L’Eurovision des ustensiles de cuisine
Le procès, vraiment magnifique.
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