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Gaby Fourdini
10 abonnés
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3,5
Publiée le 15 octobre 2018
Très bonne interprétation de V. Postler. On voit une tranche de vie d'un(e) ado mal dans son corps et qui attend que son corps corresponde à son identité sexuelle. Je n'arrive pas à voir si quelque chose est dénoncé dans le film car sa différence est acceptée de tous . Il y a certes des longueurs, mais c'est ainsi que Lara le vit, elle est pressée de voir son corps changer et rien ne vient assez vite.
Malgré un bon sujet qui aurait pu être traité de façon magistrale (si il avait été confié à un metteur en scène de talent), le film ne décolle pas, on s’ennuie avec des scènes répétitives, le point positif est le jeu de Victor Ploster, mais la pauvreté des dialogues fait qu’il n’a pas vraiment la possibilité de révéler tout son talent, filmé camera au point , le cadrage en gros plan est frustrant, j’ai été d’autant plus déçu que les critiques ont été dithyrambiques ..
Girl est un film d’art et d’essai, on ne peut pas mieux dire. C’est la vision personnelle de l’auteur, Lukas Dhont, sur les transgenres : vision très, voire trop, centrée sur le corps ; personnage introverti… C’est son choix de l’acteur principal : Victor Polster, un adolescent androgyne. C’est sa scénarisation : ambiance non conflictuelle autour de l’ado trans à laquelle on n’est pas habitué ; l’ado qui suit deux lièvres à la fois –la danse et la féminisation, et qui finit par ne rien suivre… C’est sa façon de diriger : répétition de scènes très semblables pendant une heure ; visages inexpressifs –ce sont des canons bien nordiques ! Chacun de ces choix, personnels, pourrait être différent. Donc, il ne faudrait surtout pas croire que ce film démontre quoi que ce soit –qu’il s’agisse des ados, de la danse, des transgenres, des cisgenres, des psys, des parents, des médecins, du sexe, de l’amitié. C’est juste une réflexion sur l’identité et sur le dépassement de soi, ce qui est déjà beaucoup –d’autant que c’est une réflexion, non pas chez le premier venu –chez le marginal, vivre son identité est déjà un dépassement en soi. A ce titre, on comprend que Lukas Dhont ait gagné la Caméra d’Or à Cannes, car il mérite vraiment d’être encouragé après ce premier long-métrage difficile (on comprend moins qu’il ait eu la Queer Palm, récompense LGBT). Difficile, car saturé de souffrances : la souffrance du père (un vrai modèle de père) qui ne tire rien de son ado ; la souffrance de l’ado d’être trop fermé, y compris face à son père ; la souffrance de ne pas savoir vivre sa sexualité au présent ; la souffrance de voir sa métamorphose physique perpétuellement différée ; la souffrance de s’exhiber devant ses condisciples à l’école ; la souffrance des pieds du danseur surtout (celle-là on la voit bien) ; la souffrance enfin de ses génitoires scotchés ; et jusqu’à ce bruit d’os de poulet qu’on brise, à la fin (après les dizaines de plans si « David Hamilton » depuis le début). Difficiles, toutes ces souffrances, mais remarquablement filmées. En contrepartie de quoi, elles semblent trop filtrées, épurées, comme refroidies et refroidissantes. Au point qu’on se sente presque dans la peau d’un anatomiste qui dissèque. Au point qu’on prenne la distance comme avec un documentaire. L’effet recherché ? L’effet Lukas Dhont, tout à ses recherches personnelles ? L’effet Victor Polster, sublime, mais emmuré dans ses sourires mous ? Ce film n’est pas pour les amateurs de thrillers, de pleurs, de rires, bref de sensations fortes –ces amateurs s’étonneront en sortant de ne pas avoir été émus plus que ça.
Emballement incompéehensible pour un film qui a oublié de se doter d'un scénario. Les scenes se repetent, le film tourne en rond, rien n'avance...alors soit on est dans l'empathie complete avec Lara, soit on se demande pourquoi s'infliger tant de souffrance, tout le temps, à chaque scène. La sécheresse, cela peut faire un film bien entendu. des personnages bruts, aussi cela fait des grands films. Mais celui la, on se dit juste qu'il aurait été bien meilleur sur une heure...
Le plus grand choc de l'année 2018 vient de Belgique et se prénome "Girl". Auréolé de la Caméra d'or à Cannes, le long-métrage prend sa source dans une école de danse de très haut niveau, dans laquelle évolue Lara, déterminée à poursuivre son rêve de devenir danseuse bien que née garçon. Sans aucune facilité ni démagogie à l'hollywodienne, le cinéaste Lukas Dhont s'empare à bras le corps d'une thématique au combien risquée pour en tirer l'un des plus beaux et justes regards. "Girl" est d'une justesse exemplaire un sur la complexité de l'identité sexuelle, le regard extérieur, ainsi que la dureté des écoles de compétition. Le résultat est à la fois tendre et trash ; entre Cronenberg et les frères Dardenne ! Impossible d'évoquer le film sans parler de la performance exceptionnelle de Victor Polster, dont on ne peut résumer l'intensité. Lukas Dhont signe un très grand premier film, tour à tour vibrant et bouleversant. Le "Billy Elliott" du XXIe siècle.
Très longtemps tabou, le transsexualisme est un thème qui commence petit à petit à apparaître dans la société et par conséquent au cinéma. Girl fait partie de cette mouvance. En suivant le parcours d’une jeune fille de 15 ans emprisonnée dans un corps de garçon, Lukas Dhont réussit à décrire très justement la souffrance de son adolescente transsexuelle malgré le soutien de sa famille proche, notamment grâce à la justesse de l’interprétation de l’ensemble du casting et plus particulièrement de Victor Polster parfait dans ce premier rôle extrêmement complexe. Toutefois, malgré l’extrême sensibilité de l’œuvre, on peut trouver le film un peu long sur la durée : à force de vouloir être crédible, Girl manque de rebondissements pour ne pas créer un peu d’ennui. Malgré ce problème de durée, on retient surtout du film de Lukas Dhont son étude réussie d’un sujet très risqué et la dureté de son final.
Au-delà de la performance incroyable du jeune acteur, "Girl" est un film fort et juste. C'est aussi un portrait touchant des relations entre un père et son enfant.
« Girl » est le récit d’apprentissage d’une adolescente qui comme tant d’autres, je cherche et fait face à son corps qui change. Mais, pour Lara, c’est encore moins simple, car c’est une jeune fille née dans un corps d’homme que filme le cinéaste Lukas Dhont. Le cinéaste a le mérite de ne jouer ni sur le sensationnel, ni sur le scabreux, ni sur le pathos. Lara est acceptée par son entourage, ce qui est déjà très positif. Cela n’empêche pas Lara de se poser des questions, de douter, de souffrir. Lukas Dhont filme son personnage au plus près (les scènes de danse dégagent une tension extrême) et nous offre un portrait sensible d’une adolescence pas tout à fait comme les autres. L’acteur Victor Polster qui incarne Lara est étonnant et constamment juste. Sa prestation est une sérieuse valeur ajustée à ce très beau film.
Œuvre utile et nécessaire sur le regard des autres sur des adolescents mal dans leur peau et en phase de transition vers un changement de sexe. La prestation est incroyable par contre les scènes avec la danse fait trop penser à Billy Elliot et personnellement m’empêche de plonger totalement. De la pure souffrance qui saisit le spectateur.
Très bon film sur un sujet difficile. Où comment un homme mal dans sa peau veut devenir une femme. Qu'il estime avoir toujours été ou presque. La mise en scène est efficace. L'acteur/actrice fait clairement la différence dans ce film. Toutefois, le reste du casting n'est pas en reste. Mention toute particulière pour le père. Beaucoup d'émotion et même un certain malaise car je me vois toute la complexité d'être une sorte d'étranger dans son corps.
Un film poignant et d'une valeur sociale prenante qui décrit un problème difficile à appréhender mais ne s'attarde pas sur les problèmes d'acceptation de l'identité sexuelle mais surtout sur la lutte contre son propre corps.
Super film, interprété a la perfection. L'acteur principal est d'une justesse impressionnante. Grosse déception sur la fin qui nous laisse sur notre fin.
Quel film magnifique ! Le sujet était compliqué à traiter. Mais Lukas Dhont, avec la complicité de son formidable acteur/actrice réussit le prodige d'aborder le sujet dans toute sa complexité et sa frontalité tout en restant toujours à la bonne distance. Un film à voir absolument !