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Lolipop
15 abonnés
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0,5
Publiée le 28 août 2021
Si vous voulez voir un film dans lequel il ne se passe absolument RIEN, courez le voir. Sinon passez votre chemin. L'histoire est censée montrer le tourment amoureux mais ne réussit qu'à provoquer l'ennui le plus profond. On voit les "amoureux" qui se croisent, dinent ensemble, se re-croisent, échangent quelques banalités et puis c'est tout. Ils ne font rien d'autre. Seule la bande son sauve un peu les meubles. Encore un film romantique raté. Je ne comprends pas que les critiques se soient autant emballées à son sujet.
Un film subtil, sensible, tirant sa profondeur dans les non-dits et le montage de ses plans, avec une excellente BO. Mais terriblement ennuyant. Pour être honnête, j’ai regardé ce film par curiosité, devant les bonnes critiques qu’il a pu recevoir. Tout en sachant qu’il appartient à un genre qui ne m’a jamais plu. Et In The Mood For Love n’aura pas changé mon point de vue sur le genre. Et j’estime mon devoir de partager mon avis sur ce film, qu’importe mon ignorance… Car c’est peut-être ce que vous allez me reprocher.
La mise en scène et la photo de ce film valent à elles seules le titre de chef-d'oeuvre. L'histoire est touchante, tendre, nostalgique, intimiste, d'un romantisme rare. Les deux protagonistes sont élégants et leurs regards en disent long. La bande originale est sublime, et colle parfaitement à l'atmosphère du film. Une oeuvre contemplative et ça vaut qu'on s'y attarde.
Envoûtant chassé-croisé de deux trahis, une pépite de l'an 2000. Quelle distinction pour aller seulement acheter de quoi manger ! Ils se devinent puis s'attendent, consentent à flirter avec le vertige pour le plus grand plaisir du spectateur. Beaux du fait de leur empêchement. On plaint leurs triviaux partenaires occupés à s'user, leur histoire est autrement plus éternelle, pleine de variations musicales superposées tout naturellement aux images sans qu'il soit besoin de bavardages ou de frotti-frotta qui gâcheraient tout. On voyage dans l'univers de la jeunesse de Wong Kar Wai le virtuose, rien à jeter, c'est l'excellence. L'indicatif, cette valse aux intonations plaintives, revient serrer toujours plus le coeur, on en redemande. Une nostalgie qui réjouit comme si quelque opium immortalisait ces deux stoïques pour l'élégance bien plus que par peur de tomber dans une trappe. Ne manquent plus que des poupées phosphorescentes à l'image de Maggie Cheung et Tony Leung sur les tables de nuit des couples pour entretenir leur flamme.
Si vous n'arriver pas à faire votre sieste du dimanche après-midi devant Derrick, je vous conseille de voir ce film, ça risque d'être radical. Au bout d'une demi-heure moi et ma femme nous sommes endormis dessus, et bizarrement le générique de fin nous a réveillé (des musiques plus ou moins soporifiques mais assez bien maitrisées même si c'est toutes ou presque les mêmes). Bref, une BO plus intéressante que le soit-disant chef-d'œuvre encensé par les médias.
Une réflexion m'est venue à l'esprit lors du visionnage, et je ne pense pas avoir été le seul: Wong Kar Wai (dont je ne connais pas en détail la carrière) a dû beaucoup regarder Godard à une époque de sa vie. Ce In The Mood for Love ressemble à une adaptation sauce asiatique des films de Godard genre le Mépris, dans sa recherche stylisante, ses silences, sa musique répétitive et lancinante... Sur le plan visuel, je reconnais aisément la qualité de son travail (ce qui justifie en grande partie les deux étoiles que j'accorde) mais pour le reste ça sonne terriblement creux. Les acteurs semblent figés en images d’Épinal de l'amour impossible, on cherche une surprise ou au moins un ressort dramatique inattendu, mais tout passe comme une espèce de rêve éthéré ou de trip planant, sans compter que les dialogues, à force d'être économes, en deviennent terriblement pauvres. Très clairement, c'est le genre de film taillé pour les festivals (pas étonnant qu'il y ait été récompensé) mais je le trouve d'une force évocatrice très limitée, du fait sans doute de son épurement excessif.
Un film magnifique, véritablement puissant dans sa mise en scène et avec une musique obsédante qui vient accentuer la complexité de la relation entre les deux personnages. Avec ses silences, ses jeux de regards, ses quelques beaux dialogues, son côté romantique et réservé, In the Mood for Love est exquis et porté par deux brillants acteurs. Rarement un film n'aura décrit aussi bien la nostalgie amoureuse d'un sentiment perdu.
Je déteste mettre une note si basse à un film avec autant de potentiel. Les acteurs sont charismatiques, la musique est très belle, la photo parfaite, mais qu'est-ce que c'est soporifique... Je n'ai absolument rien contre les films lents, Let The Right One In par exemple était d'une lenteur extrême mais on en ressortait chamboulé par cette histoire d'amour toute en subtilité et finesse. Ici, on est dans le non-dit, le suggéré. Ça marche pour la première moitié, mais au bout d'une heure la redondance de la mise en scène et du scénario commence à ennuyer sévèrement. C'est vraiment dommage, je m'attendais vraiment à aimer ce film, j'ai pourtant apprécié le jeu de déstabilisation du spectateur avec les personnages rejouant les scènes de leur époux et épouse respectifs, mais je trouve que ça ne fonctionne pas dans la durée, malgré sa petite heure et demi. Au final, le film reste à voir pour son esthétisme, mais il n'est clairement pas le film troublant et émotionnel qu'on m'a survendu. Peut-être que le prochain Wong Kar Wai que je visionnerai sera le bon !
C'est un film touché par la grâce. Des acteurs flamboyants, pour une histoire qui démontre parfaitement toute la complexité que peut avoir une histoire d'amour, avec une mise en scène aboutie, ennivrante, magistrale, le tout accompagné par une musique envoûtante, et vraiment très bien trouvée. Avec ce genre de film, on a la preuve flagrante que le jury du festival de Cannes n'est pas toujours très bien inspiré lorsqu'il faut établir le palmarès...
Romance revisitée ... avec une dimension esthétique assez remarquable. Néanmoins cette dimension ne sauve pas le film de sa grande lenteur... ça en devient ennuyeux
Un chef d'œuvre qui joue à la perfection avec nos émotions, nos nerfs et nos attentes en faisant preuve d'une science incroyable pour nous laisser dans le flou puisque rien de la passion entre Maggie Cheung et Tony Leung n'est clairement dévoilée. Un film à l'histoire d'amour teintée de banalité et d'universalité un peu "Sur la route de Madison" d'Eastwood avec l'exotisme de "L'amant" d'Annaud. Des cadrages superbes, une photographie envoûtante, une musique marquante. Un grand moment de cinéma.
Un jour je me suis promené. C'était un de ces jours sombre de l'automne, où la pluie battait intensément. J'étais dessous et j'ai soudainement senti quelque chose de mou sous ma chaussure. C'était les selles de ce que je supposais un chien. C'était du pied gauche et là je me suis dis que ça portait bonheur. Le soir même je voyais ce film et là j'ai compris que la superstition n'avait rien de fondée. Pour faire court je me suis emmerdé comme un rat mort. Pour moi ce film est l'accomplissement même de l'idée de se mettre des bâtons dans le fondement. Une perte de temps.