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Un visiteur
4,0
Publiée le 2 juin 2012
Une romance magnifique, sublimée par les images délicates de Wong Kar-Wai, par deux interprètes en état de grâce, et par sa BO mythique. In the Mood for Love est un exercice de style triomphal qui ne souffre que de quelques longueurs.
Une histoire d'amour où les sentiments passent par les regards, les gestes plus que par les paroles, ce qui en fait une oeuvre délicate, sensible, sensuelle. Les acteurs sont d'une élégance incroyable, la bande originale est entêtante et la photographie nous chatouille la rétine.
Une histoire d'amour assez classique, d'une extrême pudeur, pour ne pas dire froideur, et dans ces circonstances difficile de s'enflammer en tant que spectateur, néanmoins, le film dégage quelque chose de fascinant dans sa mise en scène, son atmosphère, son esthétisme, qui fait qu'on ne peut s'en détacher. En effet, Wong Kar Waï propose une mise en scène très recherchée, un peu théâtrale: transitions très abruptes, peu de lieux, peu de personnages (on ne voit même jamais les époux respectifs pourtant au coeur du débat). Ce qui m'a le plus marquée, cependant c'est ce contraste saisissant créé en alternant des passages presque austères (mise en scène très sobre, lumière crue presque blafarde, sans musique) et des passages vibrants, d'une beauté sans pareil accompagnés d'un thème musical envoutant et qui donne tout à coup vie au film; si bien qu'on en vient à attendre ces moments de grâce avec impatience. Et puis, Tony Leung et Maggie Cheung sont tout simplement magnifiques. Un film d'une finesse et d'une élégance inouïes.
Un mélodrame d'un esthétisme rare. Sous ces couleurs chargés se dessine une romance étouffée, impossible, contenue, le rendu est émouvant, les dialogues sont peu nombreux, et implicites ce qui donne toute sa dimension au film. Wong Kar-wai démontre encore une fois son talent d'écriture et de réalisateur.
Une musique envoutante et enivrante, des scènes clefs revenant tout au long du film, on dirait que le film fait une boucle. Et cette boucle se transforme vite en tourbillon, on est accroché à l'écran avec l'impossibilité totale de le lacher. Des décors et des textes en apparence simple renforce leur puissance, et notre implication dans un amour que les deux protagonistes se refusent. Un film à ne manquer sous aucuns pretextes
C'est une belle histoire, on sent bien passer le sentiment désagréable que représente le moment où l'on se rend compte que l'on est cocufié. Idem pour le regard des autres très pesant dans ce Hong Kong des années '60. C'est très bien filmé, je n'ai jamais vu la pluie aussi belle que dans ce film mais à trop s'attacher aux images, on en perd le rythme, car que ce film est lent, très lent. A côté "Rencontre avec Joe Black" (Meet Joe Black), que j'avais trouvé lent, me parait très "speed" ! Le film idéal pour ... s'endormir en douceur confortablement assis dans un fauteuil de cinéma !
MA GNI FI QUE, œuvre esthétique touchée par la grâce Chef d’œuvre absolu, de celui qu'on ressent des les premières minutes Merveille de style, d'élégance, de délicatesse, d’exquis raffinement mais aussi d’émotions incandescentes, terriblement sensuelles dans la mélancolie des amours interdites, La beauté de Maggie Cheung, d’une sophistication infinie au port altier dans ses multiples et magnifiques robes (dont le col enferme la parole), le regard de l’homme qui l’aime vraiment, les images, décors, la musique, tout est "somptueusement somptueux". La bande originale est sublime : lancinante et envoûtante spoiler: (RDV 1h sur you tube) colle parfaitement au propos et aux images Wong Kar-Wai propose ici le meilleur du cinéma d’Orient et d’Occident réunis, en hisse ainsi cette merveille au 2ème rang des plus beaux films du début du 21ème sièclè. Je, Nous, Vous, serez touchés par la grâce
Visuellement splendide (Corneau en donnera une copie consternante dans son Deuxième Souffle), ce film de Wong Kar Wai est la synthèse parfaite de son oeuvre.
Ah la la voici là un film hong-kongais magnifique, sublime et plein de poésie. Le film ne manque pas d’idées de mises en scène avec cette exquise musique utilisée de manière répété tout au long du long métrage. La photographie procure une certaine chaleur que je ne me rappelle avoir vu dans ailleurs dans un autre film. L’interprétation des personnages est sans faille. Je vous le conseille chaleureusement
À part la fin que je trouve un peu longue, c'est un film presque parfait. Ce que j'admire le plus est l'esthétique du film, avec des plans magnifiquement bien travaillés et une superbe mise en scène. On suit l'histoire de Mme Chan et Mr Chow, qui tous les deux voient leurs conjoints avoir un amant qui est le conjoint de l'autre. L'histoire est très centré sur ces deux personnages et c'est quelque chose qui est très bien montré au cadre. Par exemple à de très nombreuses reprises, lors d'un dialogue avec l'un des deux personnages, la personne en face n'est qu'une voix, on a que le champ et pas le contrechamp. On a absolument toutes les émotions que peuvent exprimer Mr Chow ou Mme Chan. Mais cela est pris à contre-pied quand il y a un dialogue entre les deux, comme au restaurant en face à face par exemple. La caméra va même jusqu'à faire des vas et viens entre les deux de profil pour chaque dialogue. Encore une fois à l'image, ce qui est très bien visible est la vitesse d'obturation qui est plus lente dans les moments de doutes, de tristesse ou de questionnement quand l'un des deux personnages est tout seul. Comme par exemple lorsque Mr Chow fume une cigarette seul dans un couloir ou quand Mme Chan se gratte le bras après que Mr Chow soit parti à la fin d'une discussion... Sinon musicalement parlant, on a deux musiques qui dominent le film, une dans la première moitié qui est très reconnaissable et qui apparaît sans dialogue, sans son, mais juste en les montrant, notamment quand ils se croisent. Puis à partir de la deuxième moitié du film, une autre musique arrive, plus joyeuse et plus entraînante, du moins beaucoup moins mystérieuse. Cependant l'autre ne disparaît pas, les deux s'entremêlent, car la tristesse n'est évidemment pas parti.
Rien que ces éléments sonores et visuels qui m'ont bien marqué surtout avec ce deuxième visionnage, font de ce film pour moi, pour l'instant le meilleur de Wong Kar Wai
Ce que nous offre là Wong Kar-Wai est une pure merveille aussi bien sur le plan visuel que sentimental. Le jeu des couleurs et la photographie en filigrane en font une véritable splendeur inégalable dont un final d’un éclat inoubliable dans le temple d’Angkor. La retranscription des sentiments tour à tour conflictuels puis passionnels entre les deux protagonistes y est faite de manière très original grâce à un système de mise en scène remarquable et à une musique envoûtante. Nous partageons pleinement les liens se tissant entre les personnages formidablement interprété par les excellents Maggie Cheung et Tony Leung. Cette œuvre lyrique est d’une beauté sans équivoque.
Si je ne devais employer qu'un seul adjectif pour qualifier mon premier Wing Kar-Waï (mais pas le dernier), ce serait élégant. Tout dans ce film est beau : la réalisation est impeccable (elle a tendance à "enfermer" ses personnages, à ne les cadrer qu'entre des murs), la lumière est superbe, le jeu de couleurs impeccable... Et que dire des deux interprètes principaux, Tony Leung Chiu Wai et Maggie Cheung, sinon qu'ils sont incroyables ? Ils ne disent rien, n'expriment pas forcément leurs sentiments (parce que le rôle le veut), mais on comprend tout ce qu'ils ressentent malgré tout. L'histoire est également très belle, très bien écrite, et sublimée par une belle musique. Non, je pense que si je ne mets "que" 4/5, c'est parce que je plaçais en ce film tant d'attentes qu'il était impossible de les satisfaire. Ça reste un beau film, nostalgique, lent mais poétique.
Un cérémonial du désir qui se déroule dans le même quartier, la même ruelle de Hong-Kong ; une valse hésitation enveloppée de soyeux moments de silence, d'appels sans réponse, de troubles, de regrets et d'hésitations. Car cet amour entre Mme Chan et Mr Chow restera cristallisé en son évanescence pour n'avoir jamais été qu'un phantasme. Attirés l'un par l'autre dès les premiers instants, tous deux ne parviendront jamais à s'abandonner à cette attirance récipropque, comme si la réalisation de leur désir risquait de détruire ce qui, pour eux, était probablement essentiel : son inaccessibilité. Protection contre le réel qui est susceptible de briser la chose phantasmée, peut-être ! Toujours est-il que le récit s'étire, s'enlace à la façon d'un poème avec des fractions de temps subtilisés à l'ordinaire de la vie, comme des heures privilégiées où séduction et dérobade mènent un jeu plein d'oscillations et de tremblements. On se croirait dans un roman de chevalerie où la dame a le devoir de rester en marge de la réalité, afin d'inciter le chevalier à la bravoure et à la conquête perpétuelle. Ici l'approche se fait sans doute plus freudienne mais tout aussi complexe et vécue dans une nuit diamantée où l'élégante égérie devient le symbole parfait de l'amour exclusif et irréel. Splendide.
In the mood for love est le genre de film qui vous laisse sans voix, j'ai été bluffé par la beauté des images, par la lumière présente dans le film et surtout par le jeu des acteurs, Tony Leung joue a merveille et Maggie cheung aussi d'ailleur... La bande son est de toute beautée... Un film bouillant de virtuosité a voir absolument.