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poupicinéphile
1 abonné
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3,0
Publiée le 26 juin 2025
21ème film Compétition Cannes 2000 : Retour du plus célèbre cinéaste hongkongais, 3 ans après son prix de la mise en scène pour Happy Together, dans un mélo romantique se passant dans les années 60, avec en tête d'affiches un couple de stars qui a maintes fois tourné avec Wong Kar Wai, à savoir Maggie Cheung et Tony Leung. On y suit la relation naissante de deux voisins de paliers, tous deux mariés, louant chacun une chambre dans l'appartement de leurs propriétaires, qui vont s'apercevoir ou à tout le moins soupçonner que leurs époux respectifs sont devenus amants. Le réalisateur s'attarde sur la solitude de ces deux êtres, qui vont errer entre leur lieu de travail, le cinéma, le vendeur de soupes et leur domicile, se croisant irrémédiablement dans les couloirs et escaliers de leur immeuble, dans des rues désertes sous la pluie ou derrières des volutes de fumée de cigarette. Dans une société où la solitude est pointée du doigt, la question d'une possible idylle va se poser, tout cela dans une complète discrétion pour ne pas éveiller le regard de voisins bien envahissants. Si la mélancolie, la nostalgie, le sentiment ressortent en général assez bien, c'est surtout en raison d'une mise en scène assez sophistiquée voire précieuse (beaucoup de ralentis, de jeux d'ombres, de lents travellings) appuyés par des musiques entêtantes, la valse d'Umeji d'Umebayashi notamment (qui peut devenir à la longue une ritournelle exténuante limite casse-pieds) ou les tubes de Nat King Cole. Cela vient compenser une grande froideur des personnages qui, à force de trop de pudeur, ne font pas ressentir cette "humeur de l'amour" par eux-mêmes Seul l'artifice du cinéma y permet, à part un plan simple mais émouvant avec une larme furtive coulant sur la joue de Maggie Cheung. Exercice de style brillant mais qui peut s'avérer parfois factice et mécanique.
Si vous attendez rythme et actions, passez votre chemin car vous allez être déçus.
In the mood for love est un chef d’œuvre esthétique, ode à l’amour, à la pudeur. C’est lent, taiseux. Les regards remplacent volontiers les paroles et la musique envoûtante prend une place prépondérante. Le minimalisme des dialogues et actions laisse la place à la rêverie poétique et à cette lenteur, langueur également. Nous sommes plongés dans la moiteur de la ville chaude et humide, que l’on sent presque, dans l’intimité des appartements petits et étouffants, dans lesquels les encadrements de portes jouent souvent un rôle de cadrage photographique. C’est beau.
c'est un des pire film que j'ai vu. Ce film est une longueur à lui tout seul il ne se passe rien pendant 1h30 oui ok ya des plans stylé mais le principe d'un film c'est une histoire quand même bref à l'aide
Wong Kar-wai nous plonge d'entrée dans toute la beauté d'In the Mood for Love avec cette DA fleurie et méticuleuse, présentant la fabuleuse Maggie Cheung qui ne cessera de nous faire tourner la tête.
Il y a une très grande intimité liée à ce film, que ce soit les petits couloirs, l'éclairage, les échanges de regards, les plans à travers les rideaux ou bien les différents reflets (bien qu'utile à une manière bien plus ingénieuse, rapprochant nos deux personnages tout en gardant cette distance).
In the Mood for Love déborde de sensualité tout en faisant preuve de pudeur, la temporalité et les sentiments qui la traversent sont magnifiquement mis en avant.
La multitude de robes incroyables portée par la magnifique Maggie Cheung sont toutes sublimées par l'élégance innée de l'actrice, c'est fou d'apporter autant de charme à une recherche de nouilles.
Tony Leung est superbe dans ce rôle meurtri, et est lui aussi captivant enchaînant les cigarettes afin que le réalisateur rende leurs fumées enivrantes.
Il faut dire que le thème musical de Yumeji participe grandement à cette atmosphère grandiose et envoûtante.
Là aussi, Wong Kar-wai choisi de tourner la plupart de ses séquences sous la pluie apportant une mélancolie sublime.
On est ébahi devant la complicité naissante suite à cette trahison commune, un flirt avec l'interdit plein de respect et de classe.
Un désir brûlant apportant frustration et tristesse, une réalité faisant preuve de justesse, quitte à paraître comme un véritable crève-cœur.
Revoir ce chef-d'oeuvre en 35mm a été l'une de mes plus belles séances, de la musique en passant par l'histoire d'amour presque impossible, tout est incroyable dans ce film.
In the Mood for Love est un film de Wong Kar-Wai sorti en 2000. L'atmosphère qui se dégage de ce long métrage est absolument saisissante. Le réalisateur suit principalement deux personnages (M. Chow et Mme Chan) dont la complicité semble évidente, l'alchimie entre les deux fonctionnant parfaitement. L'intimé créée par la mise en scène donne le sentiment d'être une petite souris découvrant en même temps que les personnages les différentes étapes de leur histoire (spoiler: l'installation, la compréhension du fait que chacun est trompé avec le conjoint de l'autre, les questionnements sur comment ils en sont arrivés là etc. ). Il faut également souligner la bande son magistrale du long métrage qui renforce le côté intimiste de l'ensemble. Il y a quelque chose de charnel sans le dire dans ce film, ambiance qui est contrebalancée avec quelques éléments marrants caractérisés par le personnage de Ah Ping, qui montre également comment la vie a évolué en quelques années dans cet ensemble d'appartement. Ce duo d'acteurs (Tony Leung et Maggie Cheung) est un couple mythique du cinéma dans un film qui l'est tout autant. Indispensable.
Véritable ovni à sa sortie, j'ai eu le privilège et la chance de le découvrir sur grand écran (décidément UGC Lille, vous régalez).
Fresque esthétique et sensorielle sur la beauté douce-amère du sentiment amoureux.
In the mood for love, le bien nommé, est une œuvre dans laquelle il faut accepter de se laisser guider, au gré des va-et-vient d'une danse à motifs plus ou moins récurrents jusqu'à parfois ne plus savoir distinguer le vrai du fantasmé. Le tout servi par deux acteurs divins... Que demander de plus ?
Finalement, le plus tragique réside sans doute dans ce moment suspendu après la séance, au cours duquel, je n'ai su me résoudre à aborder la sublime femme devant moi lors de la rétrospective Wong-Kar Wai.
Quand le cinéma de haute voltige fait corps avec la vraie vie.
J'avais beaucoup entendu parlé de ce film, considéré comme un immense classique du cinéma, et j'ai malheureusement été très déçu... Peut être suis-je passé complètement à côté de ce qui fait la réputation de l'œuvre mais j'ai trouvé le tout très fade. Quelques scènes très belles viennent s'imposer dans une histoire trop contemplative, mélangeant pauvreté des dialogues et longueur inutile des plans pour un drame qui n'avance jamais. Sans parler de la bande son : 2 musiques banales qui se répètent sans arrêt tout au long du film et qui ont finies par me rendre fou. Vraiment surcoté de mon point de vue
Un film simplement magnifique ! Racontant tout en finesse un amour condamné, avant même de naître, à ne mener nulle part. Pourtant pas une grande fan de films romantiques, j'ai beaucoup apprécié In the Mood for Love, sa façon de jouer avec les lenteurs, l'attente et la routine. La musique (aussi belle qu'insupportable) nous rappelle sans cesse, au même titre que les qipaos de Mme Chan, à quel point leur histoire tourne en rond. La mise en scène est particulièrement remarquable. La présence récurrente de rideaux, fenêtres et autres calques entre nous et les personnages nous donne l'impression de les épier. Toujours. Leurs moments ensemble constamment observés, comme vécus à travers le regard des autres. Et c'est justement ce regard qui emprisonne ce couple jusqu'à faire comme s'il n'avait jamais existé.
Existe-t-il histoire plus romantique que celle de deux gens qui s'aiment sans jamais pouvoir se l'avouer ? In the mood for love multiplie les plans iconiques et gracieux sur la même ritournelle de contrebasse pour nous conter rien de plus. Et cela en devient parfait. Son rythme hors du temps confère au sublime. La passion brûlante y est indicible, nichés dans des détails subtils. L'interprétation totalement épurée, tout en non-jeu qui prend la pose comme des gravures, émeut. Bref, c'est une merveille !
Amour platonique à mourir d'ennui. L'histoire est très lente et se répète et il ne se passe pas grand chose. J'ai faillit m'endormir à plusieurs reprises mais je me suis repris en pensant que la romance évoluerait. Mais rien de cela.
Film très esthétisvant, mais à mon avis un peu trop, recherchant à analyser dans leurs contradictions les sentiments du couple, avec subtilité et douceur, A tel point que cela manque de vie. Ce film est irréprochable, parfait. Personnellement la perfection m'ennuie. Il est certain que l’on éprouvé un réel plaisir à sa vision mais sans suffisamment d'émotion en ce qui me concerne,