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William Dardeau
36 abonnés
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2,5
Publiée le 10 juillet 2019
ROJO entend décrire l'ambiance délétère d'une ville de province argentine juste avant le coup d'état de 1976. Il s'agit de montrer que la petite bourgeoisie argentine était d'une certaine manière complice, de par ses magouilles immobilières par exemple, et son désir exacerbé de ressembler à la bourgeoisie occidentale. Malheureusement la trame policière qui sous tend cet objectif n'est pas très convaincante. Il faut bien avouer que l'ensemble manque de nerf, avec quelques longueurs qui peuvent faire décrocher le spectateur le mieux disposé. Toutefois le climat d'inquiétude lié à de mystérieuses disparitions est certainement bien rendu. Il semblerait que le réalisateur se réfère aux polars des années 70 tel French connection. C'est loin d'être évident. Vu le marasme cinématographique actuel (hormis les films asiatiques) on peut le voir.
Un film qui parle de dictature sans la montrer, bien sûr, car pas encore installée, alors qu'au Chili voisin elle tue. Rien aux nouvelles, ni à la télévision ni a la radio. La télévision locale ne parle que de la visite de cow-boy américains. Et c'est complètement surréaliste. Les longs plans, zooms, silences ou musiques, sonnent comme en décalé. La compromission du notaire apparait comme celle de toute personne ne voulant pas être dérangée. Tout comme l'enquêteur. Personne n'est innocent. Ce film est digne d'un film d'horreur à mèche lente.
un film d'un intérêt mesuré. L'histoire de cet avocat tourne autour d'un "meurtre" et de ses conséquences dans les mois qui suivent….L'histoire de l'argentine est assez obscure et au second plane dans le scénario….Le propos de toute évidence n'est pas politique mais plutôt social...c'est presque une étude sociologique sur les différences entre classes aisées et les classes modestes (le hippie qu'on "assassine")….il y a de beaux plans séquences, spoiler: ( le premier du film, où des gens sortent un par un d'une maison en emportant des objets est assez surréaliste), la scène du restaurant très sociologique ...le début il faut le dire est meilleur que la fin….Au fil du film l'intérêt se dilue….Beaucoup de réunions assez obscures…Au fond le film a quelques scènes formellement réussies, pou le reste on peut discuter….A vous de voirspoiler:
Le film commence de la meilleure des façons avec une scène dans un restaurant assez hallucinante de puissance. Et puis… pas grand chose! En effet, ce film argentin se déroulant en 1975 se veut dénonciateur de la corruption ambiante à travers le personnage de l'avocat mais ne convainc guère. Le réalisateur se perd en route (comme le spectateur) lorsqu'il mélange plusieurs intrigues, certaines au passage n'ont aucune utilité (comme la rivalité amoureuse autour de la fille). Un thriller qui ne tient pas la route sur la longueur.
« Rojo » est le 3ème long-métrage de Benjamín Naishtat, jeune réalisateur Argentin de 33 ans. L’action se situe dans les années 75 donc après le retour au pouvoir du sinistre général Péron dans un pays en état de guerre civile larvée… et quelques allusions y sont faites mais ce film n’est pas un film historique ou politique mais un polar ! Si on fait abstraction de l’Argentine des années 75, « Rojo » est un mauvais polar avec ses clichés : Claudio est un avocat apparemment intègre et respecté mais ne dédaignant pas de recevoir une belle enveloppe pour faire un faux en écriture ; un mariage en train de se disloquer ; une jeune adolescente se cherchant … et Sinclair, un ancien policier de Santiago du Chili devenu animateur de télévision et spécialisée des énigmes non résolues. Or Claudio a eu une altercation violente avec un inconnu dans un restaurant et l’affaire s’est mal terminée, Claudio ayant abandonné mourant dans le désert cet inconnu qui s’est suicidé. Trois mois plus tard, Sinclair va mener l’enquête (à la demande dont ne sait pas qui à vrai dire) et – un peu à la manière de l’inspecteur Colombo – va finir par mettre en difficulté Claudio par des remarques ou questions incongrues. L’histoire est très lente avec bon nombre de scènes dont l’intérêt est discutable pour le film : les répétitions du ballet des Sauvages de Rameau (c’est une des notes politiques du film) ; la bastonnade d’un jeune hippie par 4 adolescents plutôt « fascisants » ; les va et vient de la fille de Claudio face à son petit ami ; la scène de l’éclipse de soleil ; la scène du cabaret avec le prestidigitateur ; les réunions mondaines dont une seule est intéressante sur le plan politique avec l’invitation par un Préfet de 3 cow-boys américains (membres de la CIA ?) pour montrer qu’une fraternité peut exister entre les 2 pays et avec – de façon très symbolique – lors de la remise des cadeaux un service pour déguster le maté (donc plutôt apaisant) et de la part des américains un vieux fouet ayant déjà bien servi ! Certains plans sont très longs et l’image n’est pas toujours à la hauteur … bref un film de 1 h 49 minutes pour pas grand-chose !
Le début est prenant...et puis le réalisateur aligne du grand n'importe quoi : des séquences sans queue ni tête, un détective de télé, une rivalité amoureuse de gamins, des longueurs interminables en plans fixes...on regarde souvent sa montre face à ce qui s'apparente à un montage et un message vaniteux. Ennuyeux et vain.
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1,5
Publiée le 10 juillet 2021
Rojo semble généralement être le mélange de deux films de deux réalisateurs distincts. Les duels impliquent Darío Grandinetti ou Alfredo Castro qui mettent en avant une maturité cinématographique évidente basée sur une photographie irréprochable et des dialogues bien construits. Ces scènes me rappellent l'excellent film El Clan qui se déroule quelques années plus tard au début des années 80. A l'inverse d'autres scènes comme la répétition du spectacle de danse sont presque agaçantes et semblent bizarrement provenir d'un autre film et d'un autre réalisateur Castro. Ce qui nous donne un film mauvais et ennuyeux qui gaspille le talent du réalisateur Grandinetti. Ce film est totalement absurde et comprend une scène très gratuite et grotesque où un taureau est castré ce qui n'est en aucun cas n'est essentiel à l'intrigue du film. On y trouve également une scène où un disque portant l'étiquette A&M passe sur un tourne-disque alors que l'on entend Quieres Ser Mi Amante de Camilo Sesto. Mais la musique de Camilo Sesto n'a jamais été commercialisée heureusement pour nous...
Un film raté, on part d'un événement sans fondement, incroyable et une histoire du même tonneau, en voulant trop en faire on ne croit plus à rien..La musique est anxiogène le film lui même est ennuyeux. L'acteur principal, Grandinetti je l'ai trouvé bon..Grosse déception.
Les films primés dans les festivals ne sont décidément pas forcément les meilleurs à voir pour le spectateur Intrigue mollassonne, scénario décousu, seuls les effets 70's animent un peu le film, qui rate complètement son sujet, qui est, m'a-t-il semblé, les disparitions d'opposants politiques dans l'Argentine de 1975.
Un churro, una birria monumental!! Film désespérant de ringardise et d'amateurisme. Les situations simplistes sont lourdes et surjouées. On a peine à croire ce que l'on voit et entend !!!! Et Dieu sait s'il existe du cinéma et des acteurs argentins méritant d'être exportés. Sálvase quien pueda.
Film psychologique. Face à face entre deux hommes de bords opposés.,Perte des valeurs (solidarité, sacrifice, courage, amour du prochain) dans une Argentine des années soixante-dix proche de la dictature. Ce film possède une dimension théâtrale. Gros plans sur les personnages et leurs choix. Film bouleversant. À voir.