Douleur et gloire
Note moyenne
3,9
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423 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2024
Avec Douleur et Gloire, Pedro Almodóvar nous convie à une œuvre qui, sous des atours autobiographiques, transcende l’intime pour atteindre l’universel. En revisitant son passé à travers Salvador Mallo, un réalisateur vieillissant interprété par Antonio Banderas, le cinéaste ne livre pas seulement une confession, mais une méditation sur la mémoire, la création, et les cicatrices physiques et émotionnelles.

D’emblée, le film pourrait inquiéter par sa prémisse : un Banderas à l’image du maître et une nostalgie des années 80. Mais ce serait sous-estimer Almodóvar, qui par une structure fragmentée, épouse les contours de la mémoire.

L’esthétique, toujours minutieusement travaillée, s’affirme loin de l’exubérance pour devenir le reflet d’une vie intérieure tourmentée. Les rouges et oranges rappellent les œuvres passées d’Almodóvar, mais ici, ces teintes vibrantes deviennent des échos de souvenirs, des fragments d’un soleil perdu. Les scènes de l’enfance : un puits de lumière dans une maison troglodyte, des draps tendus sur des roseaux, évoquent une pureté idéalisée, où le cinéma et la sensualité du réalisateur naissent dans la chaleur dorée d’une Espagne rurale.

Au cœur du film, la relation entre Salvador et sa mère (magnifiquement interprétée par Penélope Cruz dans les souvenirs, puis Julieta Serrano dans le présent) est une exploration poignante des regrets et des réconciliations tardives. Almodóvar, en revisitant cette figure maternelle centrale, semble interroger l’héritage émotionnel et artistique qu’elle lui a laissé.

La douleur physique de Salvador, omniprésente, devient une métaphore des blocages intérieurs qui l’empêchent de créer. Cette douleur, qui le mène aux méandres de la dépression et au refuge illusoire de la drogue, est aussi un levier : elle force un retour vers le passé, un examen des blessures qui, paradoxalement, libère.

Douleur et Gloire n’est pas un film testamentaire, mais un film de renaissance. En parlant frontalement de la vieillesse, de la décrépitude du corps et du poids des regrets, Almodóvar livre une œuvre profondément humaine, où le bilan d’une vie devient le point de départ d’un nouvel élan. Le désir de créer renaît, et avec lui, un sentiment d’être à nouveau vivant, allégé de certaines culpabilités.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2024
Certainement l’un de mes préférés. J’avoue, j’ai vieilli avec Almodovar. Je reste en phase. Quand à Antonio Bandera, c’est magnifique. À mes yeux, sa plus belle interprétation. La dimension semi autobiographique du film liée à la subtilité du jeux de Bandera, nous laisse toucher du doigt, des sentiments véritables qui semblent exister au-delà du récit. La relation d’Almodovar et de Bandera n’est pas anodine pour l’un comme pour l’autre. 30 ans après, leurs retrouvailles nous offrent un chef-d’œuvre.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2024
Comme le disait un collègue "La presse, unanime chante les louanges de ce monument d'ennui" Il n'avait portant pas si bonne presse que ça à ces débuts, Almodovar, mais ce fut la période de ses chefs d'œuvre, Attache-moi, Volver, Talons aiguilles et on pourrait en citer plein d'autres. Alors ici on retrouve la patte du maître en bon technicien, les couleurs sont jolies, la direction d'acteurs est impeccable (il réussit même à diriger à merveille un gosse), mais l'histoire ? C'est quoi l'histoire, sinon du nombrilisme saupoudré de longueurs impossibles (le dialogue entre Banderas et sa vielle mère est un véritable supplice) Et puis je suis désolé mais les problèmes de santé de ce réalisateur semi fictif ne m'intéressent pas, ses états d'âmes non plus. Reste dans ce pensum quelques rares audaces mais aussi quelques éclairs de lumière comme le sourire de Pénélope Cruz ou le visage de Nora Navas, on se console comme on peut !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 décembre 2023
Un film qui laisse le temps de réfléchir à sa vie, son enfance, ce que l'on est devenu, à ce qu'on a laissé passer, aux souvenirs, au présent, aux retrouvailles, à la douleur et à la mort.
kespar
kespar

6 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2024
Petit chef d’œuvre du maître Almodovar dans un film largement autobiographique. Il y explore son enfance, ses tourments, ses excès, ses succès, son amour invétéré pour les femmes et sa mère en particulier.

Véritable introspection dans le cerveau de cet auteur aussi déjanté que génial, difficile de ne pas être transporté par cette oeuvre si belle, sincère, émouvante puissante mais drôle et légère. Une ligne de crête, une touche, une patte, une identité… que l’on reconnaît entre 1000. Le style almodovarien trouve son apogée dans cette œuvre miroir.

La scène du théâtre est si prenante si bien amenée qu’elle nous prend littéralement aux tripes !

À noter également la prestation magistrale d’Antonio Banderas : tout en finesse, justesse et sobriété…

Le 5* n’était pas loin ;)
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2023
Décidément, je trouve que, plus ça va, plus Pedro Almodóvar se ramolli avec des films de moins en moins flamboyants ! Effectivement, même si ce film, sorti en 2019, a conquis la majeure partie des critiques, qui pensent d'ailleurs que c'est le meilleur film du cinéaste depuis "Volver" (entre temps, il y a quand même eu "Étreintes brisées" et "La piel que habito" qui étaient dix fois mieux), je dois dire que je me suis bien ennuyé ! En effet, un peu comme avec "Julieta" d'ailleurs, si le film démarre très bien, si la première heure et très bien menée, on tombe petit à petit dans une sorte de lassitude à trop vouloir aller dans ce côté dramatique. Pourtant, ce n'est pas non plus ça le problème puisque le film le plus flamboyant du cinéaste, "Les Amants" passagers", n'était pas une réussite non plus. Non en fait le problème, ce n'est pas l'aspect dramatique puisque qu'il a toujours fait partie de la filmographie du réalisateur, mais plutôt la manière de le traiter. Pourtant, Almodóvar s'est toujours distingué grâce à son approche du mélodrame, jouant beaucoup sur l'humour, parfois noir, mais parvenant toujours à rester sérieux. Ici, cela manque cruellement d'humour et on aurait tendance à tomber ainsi dans du mélodrame classique. Surtout que le film semble ici presque se livrer à une auto-fiction avec un personnage qui lui ressemble beaucoup physiquement et qui est en pleine introspection après des succès passés. On tombe alors de plus dans cette mode de faire des films semi-autobiographiques et même si celui-ci n'est pas aussi nombriliste que la moyenne, il n'en reste pas passionnant pour autant. Sûrement une catharsis intéressante pour le réalisateur mais qui s'avère beaucoup moins passionnante pour nous. Surtout dans sa seconde partie où tout se ramolli de plus en plus, les personnages autant que le rythme. Reste tout de même de très belles scènes et puis un très bon casting dont notamment Antonio Banderas, Asier Etxeandia et Penélope Cruz qui jouent très bien. "Douleur et Gloire" est donc loin d'être mauvais mais fait partie, pour moi du moins, des films les plus faibles du réalisateur.
Carolasticot
Carolasticot

34 abonnés 195 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juin 2023
Ce n’est pas la réalisation que je préfère d’almodovar.
Ses mémoires à peine cachée peinent à décoller.
Alors outre la représentation des tumultes d’un artistes torturé qui tourne à la caricature, on se demande si Almodovar ne s’est pas simplement essayé à la réalisation autobiographique parce qu’il n’avait rien d’autre à raconter.
Pourtant Banderas est impressionnant de détails, au point que l’on finirait par de demander s’il n’est pas le véritable Alberto. Sacré caméo pour ces chaises musicales d’acteurs.
Le seul petit point touchant est finalement sa relation avec sa mère et la disparition de cette dernière.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2023
Un hommage à la gloire de l’art et la douleur des souvenirs
Almodovar se met en scène comme un réalisateur dépressif, hanté par les souvenirs de son enfance, dans une quête de pardon, et qui se noyant dans des addictions diverses pour calmer ses douleurs aussi bien physiques et que psychique. Il s’agit d’une introspection dans le corps du réalisateur pétri de souffrances qu’il peine à faire avancer, dans son esprit en suivant le vagabondage de ses souvenirs, au sein de ses émotions amoureuses, amicales et familiales pour finir au cœur de sa création.
Une véritable mise à nue de l’artiste qui rend hommage à la fiction comme sublimation de la vie comme pour ce petit garçon prodige qui s’évade dans les romans et découvre le désir à travers la magie d’un crayon. Almodovar brouille les pistes entre ce qui viendrait d’un passé vécu ou de son imaginaire. Il n’y a aucun nombrilisme mais des successions de madeleines de Proust qui nous font voyager dans un univers résolument romanesque.
Antonio Banderas est extraordinaire et très touchant, prix d’interprétation à Cannes amplement mérité.
On regrette la palme pour ce chef d'oeuvre.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2023
Eta t un grand admirateur du cinéaste espagnol,je trouve scandaleux qu il n ait jamais eu la palme d or surtout pour ce film la.
C est un auto portrait semi fictif d Almodovar lui-même,on retrouve la même énergie,la photo,les couleurs et surtout le dialogue cynique et drôle parfois collé dans tout ces films
Ce film est touchant car il met ses tripes dans ce film.
L histoire de ce long métrage c est un réalisateur salvador joue par banderas opiomane légèrement hypocondriaque dépressif et surtout sur le déclin se remémore son enfance,son 1 er amour à madrid qui nécessite d assister à des flashback les scènes avec sa mère sont bouleversantes joue par la divine Pénélope Cruz.ses souvenirs d enfance il les retranscrit par la suite en écriture grâce à cela in va peu à peu exorciser ses douleurs et les remords qui rongent son etre
Le reste est a découvrir
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2023
L’introspection filmée est un exercice périlleux, souvent nombriliste, mais Almodovar en évite (presque) tous les écueils. Dans cette œuvre très mélancolique, il plonge son personnage central – un cinéaste établi interprété avec grâce par Antonio Banderas – dans une crise existentielle profonde. Souvenirs d’enfance reconstruits, premier désir, amour perdu, réflexion sur le cinéma comme drogue créative qui permet de vivre, le film embrasse toutes ces thématiques avec l’habituelle virtuosité de conteur d’Almodovar, son sens aigu du décor, et sa grande tendresse pour ses personnages. C’eut été une belle palme d’or…
Félipé El Chaf
Félipé El Chaf

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2022
Sobre, comme rarement chez Almodovar. Tout comme la prestation d'Antonio Banderas, magnifique. Un film touchant et poétique. De loin un de mes préférés de ce grand metteur en scène.
Julien L.1976
Julien L.1976

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2022
Après les excellents "La isla mínima" d'Alberto Rodriguez en 2014, "Contratiempo" d'Oriol Paulo en 2017 et "El guardián invisible" de Fernando González Molina, sorti en 2017 également, le cinéma espagnol nous propose cette fois-ci le long-métrage intitulé "Douleur et gloire" (titre original : Dolor y gloria) du célèbre Pedro Almodóvar. "Douleur et gloire" n'est autre que le récit d'un réalisateur en fin de carrière (Salvador Mallo, incarné par Antonio Banderas), qui se remémore son enfance compliquée et d'une certaine manière "fondatrice", c'est ainsi que Mallo nous emporte dans ses tourments actuels marqués par son addiction à l'héroïne et la dépression ; d'un point de vue plus général, nous dirons simplement que le personnage central tente de donner un sens à sa vie et de surmonter tant bien que mal ses difficultés quotidiennes. Dans ce film, on retiendra en premier lieu la prestation d'Antonio Banderas (récompensé par le Prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes 2019), qui est particulièrement convaincant dans son rôle. Quant au reste, "Douleur et gloire" est une œuvre plaisante, mais à mon humble avis, légèrement surcotée, la faute probablement à quelques longueurs, un scénario décousu et une histoire qui semble tourner en rond, d'où le ressenti d'une certaine frustration, dommage...
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2022
Film fortement autobiographique, Douleur et gloire raconte l'histoire de Salvador, né dans une famille espagnole pauvre qui veut devenir réalisateur. Dépressif, drogué, c'est un homme qui ne parvient à s'en sortir, enchainant ainsi la gloire mais surtout la douleur.
Au-delà du récit biographique, le film altère entre deux narrations, celle de Salvador jeune et celle où il est âgé, permettant de voir le fossé entre deux vies radicalement différentes. Si Almodovar est toujours aussi bon réalisateur et que le scénario reste assez intéressant, beaucoup d'éléments s'enchainent un peu trop vite. Et la fin peut laisser perplexe.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 septembre 2022
J’adorais Almodovar quand je n’avais vu que Tout sur ma mère. Maintenant j’en ai vu deux de plus et j’aime pas trop.
pierrelegrand
pierrelegrand

10 abonnés 91 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juin 2022
Décevant. Amoldovar peu en verve. On a l'impression pendant 1h30 que le film va commencer. L'histoire n'est pas très vraisemblable. Bref, si vous aimez Pedro,
mieux vaut passer son tour.
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