Douleur et gloire
Note moyenne
3,9
5029 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

423 critiques spectateurs

5
77 critiques
4
144 critiques
3
91 critiques
2
67 critiques
1
28 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2019
Le premier mot qui me vient à l’esprit quand je pense à un film de Pedro Almodóvar n’est certainement pas la douceur… Pourtant c’est celui qui convient le mieux pour qualifier son dernier film « Douleur et gloire » ! En-soi, c’est déjà une énorme surprise, mais elle ne vient pas seule. Car si l’on retrouve nombre d’ingrédients qui garnissent ses tortillas visuelles copieuses et savoureuses, le film est d’un ton et d’un rythme totalement surprenant qui risque de décontenancer les aficionados.
Ces derniers seront rassurés par la fine étude des relations familiales, amicales, professionnelles et amoureuses sur fond de couleurs et de formes typiquement Espagnoles (chatoyantes, un brin psychédéliques et toujours luxuriantes).
La douleur qu’elle soit physique, liée aux relations ou enfin à la création, est sondée avec un humour fin et salvateur. Antonio Banderas est vraiment magistral, tout en retenue et sans chercher à singer Pedro. La mélancolie est présente à tous les étages avec, en point d’orgue, les flashbacks avec la pétillante Penelope Cruz. Une forme de grâce habite le récit inspiré qui va à l’essence même de l’essentiel en prenant des chemins sinueux comme pour mieux brouiller les pistes.
S’il n’est pas forcément utile de démêler ce qui est autobiographique du reste, on sent que le réalisateur solde ses comptes et dresse un bilan de sa vie et de son œuvre qui sont intimement liés et qui sont même totalement indissociables.
Un bijou d’émotions aux nombreuses facettes aussi brillantes que finement ciselées.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2019
Plutot bonne surprise car le sujet de depart d'un realisateur fatigue , vieillissant n'est vraiment pas emballant et vendeur.
La premiere partie du film est assez etonnante et tres reussi avec l'image , le son et les acteurs tres bien. La deuxieme un peu redondante et un peu ennuyeuse mais quand meme au final plutot content de mettre deplacer au cinema.
Rolling!
Rolling!

67 abonnés 53 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 mai 2019
Almodovar ou pas, quand c’est nul pourquoi ne pas le dire ?
Raconter une vie entière en deux heures, dont une consacrée aux fumettes, au mal de dos, aux fausses pistes annexes de maladie grave, laisse peu d’épaisseur pour intéresser le spectateur. Les anecdotes ne forment pas corps, peinent à tirer le portrait du cinéaste qu’on connaît, celui de Talons aiguilles ou de Tout sur ma mère, qui semblait tant aimer ses acteurs. Almodovar ne sait pas parler de lui, il n’a rien à en dire, il n’a pas su trouver le bon angle. Son cinéma se délite. Du vent cannois qui ne devrait pas faire frissonner la palme.
kris-31
kris-31

3 abonnés 144 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 juin 2019
nous sommes 3 adultes à être aller voir ce film dont 1 homme.... aucun des 3 n'a trouvé un intérêt à cette histoire.... il ne se passe quasiment rien... aucun sentiment n'est approfondi.... on subit un long moment de cinéma ennuyeux.... comme nous regrettons d'avoir perdu autant de temps devant ce film car oui.... il ne peut se résumer qu'ainsi : on perd notre temps et notre argent en allant le voir...
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2019
Antonio Banderas nous offre une extraordinaire prestation en réalisateur
souffrant et souffreteux qui se remémore son enfance sa maman décédée
ses premiers émois et qui rencontre aussi en réel des amis d'antan.
c'est vrai que le rythme est lent mais la réalisation est magistrale.
Marius Simon
Marius Simon

9 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2019
Douleur et Gloire se rapproche beaucoup de la définition que j'ai d'un chef d'oeuvre. Le premier Almodovar de ma vie m'a ébloui du début à la fin par ses couleurs, son esthétique, et les émotions extremement diverses et nombreuses qu'il véhicule. Dès le générique, le spectateur est transporté sur une autre planète (la planète Almodovar peut être) avec ce fond coloré, mouvant et matrixant. Puis, celui qui s'est et continue de s'imposer comme l'un des meilleurs acteurs espagnoles, Antonio Banderas, nous enmène avec lui et nous invite à découvrir son présent, marqué par un ennuie destructeur. Mais aussi son passé avec aussi bien le récit de son enfance que celui de sa vie de cinéaste de renom qui, il y a trente deux ans de ça a réalisé un film désormais culte dans la réalité de Douleur et Gloire. Cet homme se remémore ces moments grâce à ses rêves, grâce à ses rencontres mais aussi grâce à l'héroïnes. Et ce pour le plus grand plaisir du spectateur qui se prend d'un affection immédiate pour cet ex-réalisateur que le temps n'a pas épargné.
Un grand film et un récit autobiographique haut en couleur. 4,5/5
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 470 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2019
Un film de Pédro Almodovar, réaliste et singulier comme un aveu et un premier bilan, imprégné d'affect et d'émotions. C'est à la fois nostalgique, réaliste et dur comme la souffrance, la drogue et les désirs qui émaillent le récit, mais surtout comme l'expérience d'une vie peut l'être en tout un chacun. Penelope Cruz est parfaite en mama latine, (on pense à Sophia Loren dans certains de ses films) mère du personnage principal interprété par Antonio Banderas, lui aussi parfait en auteur physiquement et psychiquement torturé, un film empreint d'une émotion nostalgique et sensuelle, comme on s'en doute même avant de le voir, et pour tout cela on n'est pas déçu : Espléndido !
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2019
Un film d'Almodovar est toujours un évènement. La démonstration est d'ailleurs parfaite quand on en juge au nombre de spectateurs dans la salle. Pour autant, le risque pour un tel cinéaste est toujours important en matière de déception des attentes que son absence sur les grands écrans aura générées. C'est à peu près le constant qui ressort de ce "Douleur et Gloire".

Le film, pour une fois, est un film d'hommes. Certes, le cinéaste ne se défait pas totalement de ses figures maternelles qui ressemblent plus à des icones sexuelles que de vrais modèles maternels. La filiation est décrite comme un passage obligé vers une homosexualité où le rapport futur à la femme sera plus celui de l'admiration que du désir. Le héros principal est un réalisateur à succès, empêtré dans ses affres neurasthéniques et ses souvenirs d'un passé dont il ne parvient à se défaire. Le récit alterne entre des scènes d'enfance et le présent du héros, qui permettent d'éclairer la personnalité complexe du personnage. La musique toujours attachante enrobe le récit où évoluent des personnages torturés et sensitifs.

La difficulté scénaristique provient du rapport décomplexé et particulier que les personnages entretiennent avec le crack. Cette drogue très dure est loin des clichés quasi poétiques que le cinéaste donne à voir. Cette vision brouille le scénario qui faillit alors au risque de la complaisance en faveur d'un univers artistique choyé par la vie et en dehors de toute réalité sociale. Bref, le nouveau Almodovar est aussi fascinant que décevant. Peut-être que le cinéaste aurait à gagner en mettant son ego de côté.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2019
Pas facile d’émettre quelques réserves au sujet du dernier film de Pedro Almodóvar. Les critiques sont en pâmoison. Mes amis l’ont déjà vu et adoré : l’un d’entre eux, parmi les plus grands, le plaçant même « au-delà de tout éloge ». Avant même la clôture du festival de Cannes, la Palme d’or lui est déjà décernée – au motif, à mon sens cruellement inopérant, qu’elle n’aurait jamais été donnée au célèbre réalisateur espagnol.

Commençons par l’affiche. Son héros regarde vers la gauche, vers le passé. Bienvenue dans l’autobiographie du réalisateur madrilène dont on reconnaît la silhouette dans l’ombre chinoise de son acteur fétiche. Le nom de Pedro Almodóvar est juste au-dessus de celui de Antonio Banderas qui s’est vieilli de dix ans, s’est blanchi la barbe et frisé le chef pour endosser le rôle. Celui de Penélope Cruz est aussi en gros caractères, un peu plus bas, qui incarne la mère, idéalisée, jeune, belle, aimante et dure à la tâche, du héros.

Le titre "Dolor y Gloria" ne brille pas par sa finesse. L’antithèse est transparente : il n’y a pas d’ombre sans lumière, de célébrité sans servitude, de gloire sans douleur.

Le générique qui lance le film entrelace les images psychédéliques de ces merveilleux papiers marbrés utilisés pour relier les vieux livres. Les couleurs intenses s’interpénètrent et créent les motifs les plus inattendus: marbrures, zigzags, fleurs, tourniquets, plumes, chevrons et cailloux. Chaque image est unique ; la figure qu’elle dessine n’est pas figée.

"Douleur et Gloire", construit comme un patchwork avec de nombreux flashbacks, est une autofiction. Un des plus célèbre cinéastes du moment: Pedro Almodóvar (69 ans) a choisi pour alter ego dans la force de l’âge Antonio Banderas (58 ans) et dans la petite enfance le malicieux Asier Flores, rebaptisés Salvador Mallo, un anagramme quasi-parfait.

Antonio Banderas évite le piège du cabotinage en interprétant ce personnage égocentrique, homosexuel, artiste génial et fortuné. Il vit dans un appartement-musée où se côtoient des bibelots d’exception, un mobilier design rare (le cabinet aux papillons et le secrétaire à armoires "Architettura" de Piero Fornasetti), une admirable commode syrienne, une collection de toiles contemporaines (dont Antonio Lopez Garcia). Les livres d’art et d’architecture (Gaudi, Sottsass) témoignent de la culture du maître qui lit le dernier Goncourt ("L’Ordre du jour" de Eric Vuillard) pendant ses insomnies. Tout est parfaitement agencé, rangé, codifié, mais aussi exhibé dans une furieuse quête d’esthétisme.

Cette carapace ne suffit plus à protéger le créateur. Fragilisé par mille infirmités (acouphènes, pharyngites, maux de dos, migraines, difficulté à avaler), il ne parvient plus à créer. Sa vie n’a plus aucun sens.
C’est avec humour que Pedro Almodóvar nous parle de ses douleurs tant physiques que morales. Les faiblesses du corps le révèlent hypocondriaque et sujet à l’automédication. Les chagrins du cœur dévoilent son incapacité à être aimé, sinon de sa mère Jacinta (interprétée successivement par la sensuelle Penélope Cruz et l’entêtée Julieta Serrano) et de son assistante dévouée Mercedes (Nora Navas).

En pleine dépression, il retrouve l’acteur d’un de ses premiers films avec lequel il s’était brouillé : Alberto Crespo (Asier Etxeandia). Ce dernier lui apprend à “chasser le dragon� en l’initiant aux plaisirs interdits de l’héroïne. Ce puissant véhicule calme les douleurs de Salvador, apaise son spleen et le renvoie à ses souvenirs : la poésie de la vie à la campagne où sa mère et ses voisines lavent le linge à la rivière, l’installation dans une cave sordide qui deviendra, avec sa chaux blanche et ses azulejos chatoyants, le monde enchanté du jeune Salvador, l’éveil à la sexualité avec un jeune maçon analphabète au corps d’albâtre, puis l’amour fou pour Federico (Leonardo Sbaraglia) qui s’expatriera en Argentine pour se marier et faire des enfants…

J’évoquais au début de cette longue présentation quelques réserves. Elles sont de deux ordres. Sur le fond et sur la forme.
Le fond : Almodóvar ne se foule pas. La septantaine approchant, il se filme en artiste vieillissant. Quelle imagination ! Il le fait en enchâssant les flashbacks. Quelle audace ! Un peu de "Volver" (l’ode à la mère), un chouïa de "La Mauvaise Éducation" (l’enfance au séminaire, les sévices sexuels en moins). Quelle originalité !
La forme. Avec l’âge, le porte-drapeau de la movida a perdu son chien. Où est passée l’ironie subversive de ses premiers films ? Almodóvar s’est embourgeoisé. Il s’est institutionnalisé. Tout baigne désormais dans une profonde bienveillance, ni touchante ni drôle. Comme la purée que son héros ingère, tout y est fade.

On me dira que j’ai l’esprit bien chagrin pour ne pas me laisser émouvoir par les retrouvailles de Salvador et de Federico : le long baiser qu’ils échangent – écho à celui du Labyrinthe des passions qui en 1982 avait fait scandale – a vocation à devenir iconique. Et on n’aura pas tort.

Mais une scène ne fait pas un film.
Et la Palme d’or n’a pas vocation à récompenser une œuvre ni à corriger les oublis des palmarès antérieurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2019
J'ai ressenti une émotion durable après avoir vu ce film sensible sur les succès et les passages à vide et ce qui anime l'âme humaine.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mai 2019
Du grand Almodovar. Une histoire, une image, des acteurs ... On est jamais déçu et là, une fois de plus on ne voit pas le temps passer, pour un film pourtant très « intellectuel ».
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2019
c'est un film brillant à tout point de vue : comédiens, décors, récits, dialogue ... il suscite beaucoup d'émotion et de réflexion à propos de la vie de fer artiste
Jeanne Becker
Jeanne Becker

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2019
Plusieurs destinées qui se croisent en un tout émouvant, coloré et épatant !
Une expérience d'exception !
Ben J
Ben J

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2019
Fan d'Almodovar, me voici encore une fois déçu comme si souvent ces dernières années. Convenu, manque de rythme, et ennuyant. Hélas mille fois hélas
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2019
Antonio Banderas est remarquable !!!
On reconnait bien Almodóvar, j’ai un peu du mal à me repérer dans le temps... je trouve la mise en scène forte rétro... c’est l’Espagne ou carrément Pedro ? En tout les cas c’est un bon film 
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse