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lewis
10 abonnés
50 critiques
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2,5
Publiée le 13 janvier 2020
C'est long, c'est lent, et donc c'est ennuyeux... En vain, on attend jusqu'au bout du film un quelconque rebondissement dans cette histoire, autobiographique parait-il, mais qui ne viendra jamais. Restent la patte artistique d'Almodovar, colorée et unique comme toujours, ainsi que son casting fétiche et doué, qui permettent de sauver un film au scénario sans intéret.
Resté "scotché" devant ce film tout à la fois émouvant et techniquement parfait. Ne serait-ce que pour sa magnifique palette de couleurs, le découpage des scènes, et le scénario en général. Je suis sorti très ému de la salle, tant le fond de l'histoire est "vrai", profond et sans mélo. (l'écueil à éviter). Les comédiens sont parfaits., comme d'habitude avec P. Almodovar, et cela vient tout à la fois de leur qualité propre, de leur insertion dans le scénario, et de leur direction. Ai-je besoin de dire que j'ai adoré ce film, et que je le reverrai, à la maison, ou mieux, en salle.
Un bon cru de Pedro Almodóvar. Un peu lent dans la dernière partie. Antonio Banderas joue très bien trop bien un cinéaste fatigué par la vie et son passé...Introspection, flashbacks..Penelope Cruz toujours superbe qui joue la mère du caractère joue par Antonio...Mais le film manque de rythmes par moment..La cinématographie et couleurs comme dans tous les films de Almodóvar sont superbe..on comprend vers la fin que Almodovar parle de Pedro..vous comprendrez à la fin du film...personne donc sauf Antonio Banderas ne pouvait jouer ce rôle et on comprend pourquoi à la fin du film..
Quel ennui... Narratif et caricatural, on perd vite l'enthousiasme que l'on a au début tant on apprécie les films de Pedro Almodóvar. Le sentiment d'avoir perdu mon temps...
Pedro Almodovar fait partie de ces réalisateurs qui mettent beaucoup d'eux dans leurs films. Chose d'autant plus vrai qu'il en signe lui-même les scripts, et intègre des portions largement autobiographiques dans plusieurs d'entre eux (Tout sur ma mère, La mauvaise éducation, Volver). Douleur et Gloire pourrait être celui qui va le plus loin dans l'intimité d'Almodovar, bien que ce dernier aime à brouiller les cartes. Le réalisateur pose un regard simple, léger et mélancolique sur son personnage, lui-même réalisateur. Limite sédentaire depuis le décès de sa mère et accablé par les tares pathologiques, Salvador (magnifique Antonio Banderas) semble attendre la mort puisque la vie ne l'a pas épargné. Une bonne excuse pour s'offrir un ride nostalgique avec un ex-ami, de se replonger dans sa mémoire, de retrouver sa jeunesse et son passé pour faire le point, peut-être même la paix? On peut aisément retrouver les motifs réguliers du maestro (filiation, sexualité, art) qui les dispose sans maniérisme ou narcissisme. Les séquences mettant en scène les souvenirs de son personnage prolongent le mise en abyme avec justesse. Et je suis très satisfait par la pirouette méta qui donne envie de s'y replonger. Pourquoi? Oh, comme son héros, juste pour un dernier trip.
Très beau, très subtil et très intéressant pour la psychologie des personnages, du désir et d'une époque. Les intentions et les vérités à démêler sont troublantes. et l'esthétisme est superbe. Antonio Banderas joue d'une simplicité désarmante la résignation et Pénélope Cruz retrouve l'authenticité de Volver.
Dans Douleur et gloire on suit un cinéaste à la gloire passée dans une série de retrouvailles touchante. Le film est assez formidable. Entre sa puissance émotionnelle vraiment dingue et une écriture qui nous emporte et étonne au fil du récit, je n'ai qu'une envie c'est de rejoindre les personnages (très bien interprétés) et les couleurs de Pedro Almodovar à travers le cadre. Un film à déguster !
L’histoire, les personnages et leurs interprètes, les costumes et les décors, la lumière… tout concourt à faire de cette autofiction brillante et passionnante un très grand film. En parlant de lui, Almodovar, cinéaste majeur, nous renvoie à nos propres parcours de vie.
La sortie d'un film d'Almodovar signifie bien souvent une critique unanime. Celui-ci ne déroge pas à la règle. Pourtant, est-il possible de l'analyser avec suffisamment de recul sans crier au chef-d'oeuvre ? Car "Douleur et Gloire" n'en est pas un. Dans ce film, Almodovar recycle beaucoup, notamment son amour du cinéma ou encore le rôle des femmes dans sa vie et son processus artistique. Ici le cinéaste s'intéresse à un metteur en scène en crise, sujet déjà allègrement traité par le septième art. Les diverses tranches de vie que le protagoniste retrouve ou se remémore forment un ensemble décousu, passant d'un aspect à l'autre sans aucune continuité. Alors certes le cinéaste n'a rien perdu de sa maîtrise technique et visuelle ; chaque plan est une réussite de précision et de beauté. Mais cela sert un sujet creux et ennuyeux. L'autre véritable motif de satisfaction incontestable demeure Antonio Banderas, bon acteur ayant mérité cent fois son prix à Cannes.
Dans ce film testament porté par des Antonio Banderas et Penélope Cruz absolument magistraux, Pedro Almodóvar dresse un bilan de sa vie en se créant un double de fiction – le personnage principal évolue même dans un appartement qui est une reproduction du propre logement du réalisateur. Entre fantasme et réalité, il entremêle l’histoire de son enfance dans la province de Valence et la découverte de son homosexualité, les excès des années 80 et la créativité folle de la Movida, et un présent rongé par le doute, le regret, l’angoisse et les questionnements sur l’utilité de son existence. S’il prend une forme nettement plus calme que ses longs-métrages des années 80 et 90, Douleur et gloire n’en est pas moins un film bouleversant, résolument personnel, à la fois nostalgique et plein de vie.
Un véritable chef d'œuvre signé Almodovar !! Entre mélancolie et passion , l' amour, les amants,le travail , la scène , cinema, la drogue ..... tellement réaliste et touchant
À Cannes, « Parasite » était en concurrence avec « Douleur et gloire ». Avoir été membre du jury, j’aurais sans doute été un peu embêté, D’autant que les deux films sont très différents. Mais je crois que j’aurais opté moi aussi pour le film sud-coréen. Le dernier-né de Pedro Almodovar est pourtant un grand film, un de ses meilleurs. Il est sans doute moins déjanté que des œuvres comme « Parle avec elle », « Talons aiguilles » ou « Femmes au bord de la crise de nerfs », mais plus personnel, toujours juste, généreux et sincère, très touchant et d’une grande tendresse.
Almodovar a choisi de nous raconter une histoire faite de souvenirs et inspirée par sa propre vie. De son propre aveu, « Dolor y gloria » est une autofiction. Difficile de dire le contraire quand on sait que le personnage principal est un réalisateur célèbre et vieillissant, qu’Antonio Banderas, qui l’interprète magnifiquement, arbore la coiffure d’Almodovar et que l’appartement où il évolue est une copie de celui du cinéaste à Madrid.
Le film est traversé par une Penelope Cruz particulièrement solaire. Elle y joue le rôle de la mère du réalisateur quand il était enfant.
Almodovar est au sommet de son art. Je ne me lasserai jamais de cette atmosphère envoûtante et prégnante Un film différent des autres mais toujours aussi sublime Antonio Banderas a eu de la chance de rencontrer Pedro Almodovar.
J'ai trouvé ce film très réussi et touchant. Peut-être parce qu'il y a moins de fantaisie et plus de sincérité dans cette histoire douce amère d'un cinéaste vieillissant confronté à la douleur physique, essayant de régler ses comptes avec le passé. Il y a plusieurs strates dans ce film, car Almodovar sait que le spectateur va se demander ce qui est vrai ou non dans le film, et dans ce film il mélange également les souvenirs du cinéaste et les tournages et séquences de théâtre sur ces souvenirs. C'est très habile de sa part, sans être trop démonstratif, et pour moi ça illustre parfaitement que sa vie et son cinéma se nourrissent l'un et l'autre.