Sous le soleil de Satan
Note moyenne
2,9
957 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

108 critiques spectateurs

5
13 critiques
4
26 critiques
3
15 critiques
2
26 critiques
1
24 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2012
Audacieux, déstructuré et exigeant, on comprend que le film ne peut faire l'unanimité. On ne peut que déplorer une certaine vanité, une suffisance du réalisateur qui délivre une œuvre brute, directement adaptée, presque sans effort, en laissant le spectateur livré à lui-même. D'un autre côté, on ne peut qu'admirer la finesse et la rigueur de la mise en scène, et on pourrait dire que Pialat fait une infinie confiance au spectateur en lui livrant ce film dense et complexe. En tout cas, Depardieu et Bonnaire sont totalement époustouflants, et cela ne peut faire que l'unanimité.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 505 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2024
Simple et dépouillée, la mise en scène de Maurice Pialat favorise le texte dans des séquences plus ou moins longues, statiques, à l'opposé d'un récit en mouvement. Cette réalisation minimaliste, rehaussée par une belle photographie, accompagne avec à-propos le cheminement fébrile et hiératique de l'abbé Donissan, personnage central de l'oeuvre de Georges Bernanos, tandis que deux scènes sont consacrées à Mouchette, spoiler: une adolescente coupable du meurtre de son amant,
avant sa rencontre tardive, fugitive et dramatique avec Donissan.
Depardieu, habité, incarne cet abbé composant avec Dieu comme avec Satan spoiler: -rencontré au détour d'une route-
confronté au doute et constamment accablé par sa mission. Depardieu donne un réel charisme a son personnage et en dévoile une vraie souffrance.
En revanche, le mysticisme de l'abbé m'est étranger au point d'être inintelligible. Sa méditation, les affres de son âme et de sa foi tourmentées sont sans doute destinées à rester hermétiques au commun des mécréants...La portée spirituelle et intellectuelle du sujet m'a échappé le plus souvent, ce qui limite forcément l'intérêt porté au film.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2018
Belle adaptation du très grand livre de Bernanos où Pialat tente de retrouver la mystique du livre par le biais d'une mise en scène naturaliste. Depardieu est un Donissan tout en concentration fermée. Pour que transparaisse sa lutte intérieure avec le démon, Pialat s’en remet au verbe de Bernanos en reprenant parfois intégralement certains monologues, même si l'on ne retrouve pas l'impression d'exaltation du livre. Sandrine Bonnaire est très bien en Mouchette. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Chaîne 42
Chaîne 42

227 abonnés 3 721 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2022
Un mauvais film à beaucoup de point de vue Pialat prend le roman le plus compliqué de Bernanos de 1926 et en fait en 1987 un film incompréhensible, iconoclaste et prétentieux dont l'intelligentsia arrogante et vaniteuse du cinéma français s'empresse de célébrer les côtés fortement pédants et anti-chrétiens. Film abscons on ne peut mieux, bavard et silence alterné, ponctué de scènes violentes irrationnelles et imprévisibles. Un caractère théâtral, littéraire ampoulé et nauséeux dans les doutes d'un prêtre et même de deux prêtres qui disent une chose et son contraire. Tout un savoir faire d'acteurs récitant, subissant et de faiseur d'images au service de la complexité et de la provocation en ayant des airs de tout savoir et de tout démontrer par de la sombritude déclinée sur différents niveaux.
Jérôme H
Jérôme H

212 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2008
Savoureux mélange entre une jeune meurtrière culpabilisant et un prêtre doutant de sa foie, cette histoire joue énormément sur les convictions profondes de chacuns des 2 personnages plustôt que sur leurs relations. Chacun tirera l'essentiel de l'autre afin d'avancer au mieux dans ses propres dillèmes.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

167 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 novembre 2018
Ce film ne va pas m'aider à mieux comprendre les décisions des décerneurs de palmes. Il a gagné celle d'or, mais je cherche encore une telle valeur à l'œuvre charbonneuse de Pialat. Qu'y a-t-il d'autres que de lentes récitations appliquées et des éclairages ? Éclairages qui veulent d'ailleurs nous faire croire que l'air se charge d'ocre avec le soleil couchant (à moins que ce ne soit le soleil de Satan, mais cela me surprendrait au regard du ton éminément indéridable du reste du film) et que les nuits « noires » ne le sont pas. À part créer quelques contrastes et faire oublier l'intérêt de la couleur, ce procédé ne présente pas vraiment de différences avec les acteurs dont la seule prestation est celle de la déclamation de leurs lignes.

Le livre de Bernanos semble pris au mot, se chargeant arbitrairement de monceaux de sa prose de sorte que les dialogues peuplent son entièreté mais que les passages non parlés faillissent même à constituer des didascalies correctes. Il n'y a de cinématographique que les écarts bienvenus - quoique tout aussi erratiques - de Sandrine Bonnaire dans son rôle agité, mais Depardieu lui-même semble s'être mortifié en tant qu'acteur pour paraître dans une douleur permanente si profonde que sa mort n'a même plus de sens. C'est une espèce de Les Communiants de Bergman, mais sous forme coquillaire et sans l'exutoire d'une signification profonde. Pialat joue bien, mais peut-être aurait-il mieux fait de rester derrière la caméra.

septiemeartetdemi.com
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2010
Pas sûr que cette logorrhée mystico-intellectuelle de Bernanos se prêtait à un traitement cinématographique, même sous la baguette d’un réalisateur aussi compétent que Pialat. De très belles images – celles en surexposition où Depardieu semble terrassé par la lumière, par exemple. Le bon Gérard est remarquable et donne une épaisseur considérable à son personnage. Pialat acteur aussi est très bon. Par contre, Sandrine Bonnaire… actrice surévaluée de mon point de vue, et très mal à l’aise avec les tirades boursouflées sous lesquelles Bernanos l’ensevelit. Pour quelques passages intenses, on ne compte pas les moments où ça part franchement dans la pignolade, et je n’ai jamais été tout à fait convaincu qu’il y a un message assez élevé et original pour justifier tant de salamalecs. Le sentiment d’être resté en dehors… et pas forcément pour de mauvaises raisons.
Patjob
Patjob

45 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2022
Un film ambitieux par son propos, aride et austère par sa forme. Le questionnement et les doutes de l’abbé Donissan sur son ministère, sur ses capacités, sur ses actes et sur le sens de sa vie sont le terreau de cette histoire d’affrontement entre le bien et le mal, où les hommes sont confrontés à la mort. Le film assez inégal : il est très prenant quand il suit l’abbé, culmine lors des échanges entre Donissan et son mentor Menou-Segrais (incarné par Pialat lui-même), mais présente moins d’intérêt lors de la longue digression présentant la vie sentimentale chaotique de Mouchette. Il s’en dégage tout de même, en fin de projection, une impression de puissance et d’importance.
WalkthisWay
WalkthisWay

25 abonnés 670 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juillet 2017
Le film est assez difficile d'accès même pour un habitué du cinéma de Pialat. Le jeu des acteurs et les dialogues sont également assez déroutants... Une palme d'or qui a fait parler d'elle à Cannes et qui continue encore aujourd'hui à diviser.
Barry.L
Barry.L

38 abonnés 136 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2019
Palme d'or au festival de Cannes 1987, ''Sous le soleil de Satan'' est un film réalisé par Maurice Pialat. Son histoire cannoise est fameuse : alors que ''Les ailes du désir'' de Wim Wenders et ''Les yeux noirs'' de Nikita Mikhalkov étaient largement favoris pour décrocher la récompense suprême, le jury en décida autrement en décernant la précieuse palme au film de Pialat. Recevant son prix sous les huées du public, Pialat lâcha la phrase désormais célèbre : ''vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus''. Mais le mal était fait : plutôt que de récompenser des œuvres à portées universelles et esthétiquement superbes, le jury de Cannes aura préféré couronner une œuvre difficile d'accès, très souvent rébarbative et cinématographiquement faible.

Le film est adapté du livre éponyme de Bernanos, publié en 1926. L'abbé Donissan (Gérard Depardieu) est en proie au doute concernant la toute puissance de Dieu. Malgré les conseils avisés de son supérieur Menou-Segrais (Maurice Pialat), Donissan est visité par le Malin. Il rencontre alors Mouchette (Sandrine Bonnaire) qui a quelques temps auparavant tuée son amant.

Soyons honnête : il est difficile de critiquer ''Sous le soleil de Satan''. Le film offre une expérience philosophique très (trop?) poussé sur la question de Dieu et du doute. Le film de Pialat est riche, certes. Le film de Pialat est profond d'accord. D'évidentes qualités sont à porter au crédit du film : sur le papier, l'histoire est belle. L'idée d'un prêtre qui, au désespoir face à l'étendu de l'influence de Satan est bonne. L'élément qui viendrait conforter Donissan dans ses doutes (à savoir, les tourments autour du personnage de mouchette) est bien trouvé. Mais la meilleure idée, exploité seulement le temps d'une scène, c'est la représentation du Satan du titre (Jean-Christophe Bouvet qui offre la meilleure performance du film). Dans une scène très déstabilisante, Satan s'invite dans la peau d'un vagabond. Ni horrifique incarnation, ni séduisante incarnation (car le Diable est souvent représenté comme terrifiant ou au contraire séduisant), ici Satan est au plus près des hommes que ce soit physiquement ou mentalement. Comme si Jésus et Dieu s'étaient éloignés des hommes pour lui laisser la place : celle qui consiste à s'occuper de leurs ouailles. Nous avons affaire à un Satan auquel il est plus facile de s'identifier, par conséquent plus tentateur et dangereux.

Donc, de la matière, il y en a. D'autant plus que Pialat est un génie et qu'il le sait. Il décide de faire un film à son image : génial. Sauf qu'il oublie une chose, c'est que tout le monde n'a pas son génie. Il est tout à fait naturel pour nous, pauvres mortels de trouver son film abscons, prétentieux et filmer n'importe comment. Difficile de dire ce qui endort le plus : la réalisation, le scénario ou la direction d'acteurs. En fait, ces trois éléments sont liés par un dénominateur commun qui s'avère être le défaut principal : l'horrible impression d'être devant du théâtre filmé. On est bien d'avantage devant une œuvre théâtral que cinématographique. C'est la raison qui empêche une réelle critique du film : comment porter un jugement cinématographique sur une œuvre qui emprunte beaucoup au théâtre. Premier problème évident : le scénario. Une seule chose quasiment le constitue : les dialogues. Ça parle, ça parle... ça donne des leçons... ça s'éternise (on en vient à regretter le cinéma muet). Non pas que les films doivent toujours être dans l'action, mais au cinéma, il est délicat de faire comme en littérature. Là où en littérature, les personnages peuvent s'engager dans de longues tirades ou monologues sans que l'attention du lecteur n'en soit affectée, le cinéma, art visuel avant toute chose, se doit de faire passer l'image avant le texte. Car les longues, longues phrases et aphorismes littéraires ne siéent guère aux personnages en chair et en os du cinéma. Bien avant le cinéma, les metteurs-en-scène de théâtre l'avaient compris : leur rôle est de rendre vivant le texte en se focalisant par exemple sur la gestuelle et la diction des comédiens. Ainsi, Pialat avant même de réaliser un mauvais film réalise une mauvaise mise en scène théâtrale. L 'intonation des acteurs ? Elle est plate, sur une seule note du début à la fin (même Bresson est plus vivant, réalisateur pourtant très austère). Les acteurs pourraient réciter l'annuaire que notre intérêt pour le film ne changerait pas d'un iota. La gestuelle des acteurs ? Excepté les rares scènes silencieuses, elle est inintéressante voire inexistante. On a l'impression qu'un fossé existe entre Depardieu, Bonnaire et Pialat comme si les trois n'arrivaient pas à s'entendre ni se comprendre. La profusion de dialogues rigidifie l'ensemble du film. On l'a bien vu, entre un ton monocorde et même donneur de leçon ainsi qu'un jeu d'acteurs bien peu physique et attrayant, ''Sous le soleil de Satan'' ne part pas gagnant. Encore moins quand cette surabondance de dialogues prend le pas sur le Cinéma. En se focalisant principalement sur le texte, Pialat en oublie tout simplement de filmer. Ce qu'il veut, c'est un minimum d'effets (de cinéma) pour se concentrer uniquement sur le texte. Dès lors, le film n'offre que des décors minimalistes et ternes (ce qui renforce forcément l'impression de théâtre), une photographie glacée (saisissons ensemble toute l'ironie du titre : le film baigne dans une lumière déprimante et grisâtre alors qu'il y est question de soleil) et surtout une absence de plan esthétique. Juste des champs contre champs, parfois des plans un peu longs et quelques gros plans. Et le pire, c'est que la logique de Pialat est cohérente : pas besoin d'esbroufe et d'effets de manche si le texte prévaut. Mais le texte doit-il prévaloir au point de totalement abandonner les partis-pris de réalisation. Non, dans les grandes adaptations théâtrales (au pif, les adaptations de Shakespeare par Laurence Olivier et Orson Welles), l'action et les intentions de réalisation sont là pour nous faire oublier l'impression de théâtre filmé. Ici, Pialat (et pas à partir d'une pièce de théâtre mais d'un roman) ne fait aucun compromis et appauvrie considérablement le potentiel de son ''film'' (si tenté qu'on puisse le qulifier de film). Pas sûr que l'austérité extrémiste procuré par l'absence de mise en scène soit une bonne solution pour faire accepter le texte au spectateur.

Les bémols du film (scénario, direction d'acteurs et réalisation) ne sont donc pas isolés mais au contraire bien liés entre eux. Le scénario bien trop riche en dialogues complexes entraîne une direction d'acteurs bien trop rigide (les acteurs récitent, on a la sensation qu'ils n'ont rien compris au scénario). Et cette direction d'acteurs entraîne à son tour une congélation statique de la mise en scène. Le problème de ''Sous le soleil de Satan'' est présent dans une certaine tendance du cinéma français à privilégier les dialogues à l'image. Ces films poseurs et prétentieux, qui croient aborder des thématiques universels ont émergé avec plusieurs réalisateurs de la Nouvell Vague (comme Rohmer, dont certains films sont de redoutables somnifères). Il est à la limite possible d'être touché par les dialogues. Mais qu'on ne vienne surtout pas parler de monument de cinéma pour parler de ce film sans aucun invention visuelle (et qu'on invoque surtout le manque de moyen, les films de Bergman par exemple, eux aussi bavards et froids, sont milles fois plus riches esthétiquement que ce ''Sous le soleil de Satan''). Après le visionnage de ce film de Pialat, on comprend sa pique adressée au public cannois. Oui, pour faire un film pareil, il faut en effet détester son public et ne faire des films que pour soi-même et pour une poignée de cinéphiles bobos.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

37 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2007
Un film d'une force incroyable et dont les images marquent profondément. G.Depardieu, stupéfiant, est remarquablement mis en valeur par la caméra de M.Pialat, également juste dans son rôle. Un terrible portrait.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 janvier 2009
Fondalement parlant, il nous est nécessaire d'être clair avec le spectateur pour lui clamer explicitement que cette adaptation d'une oeuvre littéraire très difficile, qui n'est autre que celle de Georges Bernanos, reste d'une approche épineuse; et encore plus dans le domaine cinématographique. Tout d'abord, Maurice Pialat fait le choix réfléchi de nous laisser dans l'ombre. En effet, Sous le soleil de Satan est un film ambigu, emprunt d'une symbolique complexe et pessimiste. Le personnage de l'abbé Donissan, incarné par l'éblouissant Gérard Depardieu, en est le prototype. Eperdument équivoque, cet homme comme tous les Hommes devient le sujet d'une quête mystique terrifiante, où les hallucinations et la réalité se mêlent, obscurcissent l'être dans le néant d'une vérité glaciale, repoussante. Sa liaison inattendue avec Mouchette, jouée par la virtuose Sandrine Bonnaire, installe une complicité dérangeante entre ses deux proies du destin. D'ailleurs, leurs ressemblances deviennent la seule raison d'être ce qu'il sont : des être perdus. A propos, le personnage de l'abbé Donissan nous fait indirectement penser par moments au personnage de Blaise Pascal, notamment lorsque celui-ci se flagelle. Bien sûr, cela reste est discutable. Mais le ton du long-métrage est de cette envergure. Comment peut-on en en effet comprendre entièrement ce qui d'emblée est fait pour nous déstabiliser ? C'est l'expérience qui est l'essence de l'adaptation de Maurice Pialat. Sous le soleil de Satan est une peinture abstraite de l'être humain et de sa perte, et dont sa faculté à l'entendre l'engage dans une volonté nébuleuse à trouver le chemin de la compréhension : la quête sur soi et de son Salut. Bien sûr, l'interprétation est de mise; elle n'est d'ailleurs jamais exactes. Mais c'est par ce caractère universel que l'on doit placer le film au-delà l'image religieuse et chrétienne que nous impose l'histoire. Et bien qu'il soit controversé à Cannes en 1987, il n'en demeure pas moins fascinant.
Jonathan M
Jonathan M

169 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2015
Peut-on se faner, devant un texte réciter par coeur, dans la plus plate couture, comme une pièce de Molière? Le film mérité débat. Palme d'or, oui. Mais pourquoi? Yves Montand évoque un film qui, je cite : "élève le cinéma". Ce que j'en vois surtout, c'est un virage exotique de Pialat. Car après nous avoir installé dans sa zone de confort qu'est le réalisme, il nous laisse gager ici d'une expérience pour le moins...curieuse. Trop scolaire à mon goût, Satan n'a pas eu faim de mes yeux.
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2009
Un grand film de Pialat porté par le génie de Depardieu. Du grand art.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 748 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 décembre 2022
Palme d’or très controversée du festival de Cannes en 1987, ce long-métrage de Maurice Pialat est complétement insondable. Il bénéficie pourtant d’une réalisation correcte exploitant parfaitement les jeux de lumière. Les acteurs sont également parfaits, en particulier Gérard Depardieu qui semble totalement habité par une âme divine. Néanmoins, les codes mystiques du scénario demeurent très abstraits et nous éloignent du film alors même que l’histoire reste par moment hypnotisante. Ajoutons à cela plusieurs passages où les personnages semblent déclamer des textes appris par cœur sans dégager d’émotion et l’ensemble devient vite imperméable. Bref, il conviendrait certainement de visionner cette œuvre plusieurs fois, mais l’ennui prévisible rebute à un tel effort.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse