Chef d'oeuvre dans le genre, il est intéressant de noter les réactions que suscite cette histoire de curé un peu brute aux prises avec de pauvres hères jouant simplement à être & ne mesurant pas les conséquences de leurs prétentions : Cette adaptation de roman peut d'ailleurs être vu avec ou sans foi & découvre 1 autre champ culturel un peu ignoré aujourd'hui ; tel les oeuvres de Barbey D'Aurevilly.
Interpretation habitée, surtout celle du père Depardieu. Mise en scène très austère, mais après tout elle sert le sujet. Thème de la foi traité avec plus de profondeur, d'ambiguïté et de philosophie qu'à l'accoutumée. Seulement pour un athée convaincu comme moi, le débat "Dieu ou Satan" est un peu vain, d'où ce sentiment déplaisant ressenti, que les personnages brassaient du vent pendant une heure et demie.
Voiçi le film tant contesté de pialat ( à tort) et probablement son meilleur. Les acteurs , on le sait avec pialat, tiennent une place de choix dans ses films ou toute forme de superflu est soigneusement gommée. Il en va de même avec ce chef d'oeuvre, avec un depardieu qui démontre ce qu'il savait faire lorsqu'il était encore un acteur ...
Cela faisait 20 ans que je ne l'avais pas vu (sortie pédagogique au collège !). Un film court (1h30) qui en parait 2h30 !. L'intelligence du propos et les hésitations d'un écclésiastique sont intéressantes mais la mise en scène trop statique et les dialogues extrèmement bavards saoulent au plus haut point. Le rapport entre le personnage de Sandrine Bonnaire et celui de Depardieu n'est pas approfondit et ça manque. Bref 1 petite étoile tout juste.
Voici le chef d'oeuvre de ces dernières qui provoqua une vive polémique lors du festival de Cannes 1987. On peut se demander pourquoi, tant ce qu'il raconte est d'un vide absolu et aurait pu faire l'objet d'un film 5 fois plus court. Commençons par l'interprétation, avec un G. Depardieu tout bonnement excellent, incroyablement fragile à l'intérieur et massif à l'extérieur, il bouffe l'écran. M. Pialat est en retrait, forcément mais il lui tête. Et puis il y a S. Bonnaire, cas épineux. Son talent est là mais son personnage est tout bonnement insupportable, rasoir et déclame des phrases ampoulées et surfaites qui ne mènent à pas grand chose (ou alors si mais on aurait pu le dire de manière ô combien plus simple, et puis il n'est pas nécessaire de complexifié la parole pour rendre compte de sentiments complexes) et son actrice peine à porter ce texte, pas du tout (mais alors pas du tout) adapté au personnage. Mise en scène moyenne (pas d'ambiance crépusculaire mais une image inondée de lumière, des mouvements infimes de caméra qui ne traduisent rien) et un scénario qui se veut complexe, exigeant mais qui perd du monde en route faute d'une plus grande lisibilité (avec le recul, on comprend mieux mais c'est chiant au possible, désolé pour les "intellectuels"). D'autres critiques sur
Voila enfin un film intelligent sur la foi, et sur Dieu! Loin des images sulpiciene et ridicule des péplum hollywoodiens ou des bondieuseries pour vieille grenouille de bénitiers de Delanoy. Ici l'abbé Donnisant hésite entre doute et fanatisme, c'est un être torturés et non pas sur de lui et de son bon droit il doute de la toute puissance de Dieu allant même jusqu'a dire qu'il est vaincu par Satan. Le film est aussi habité par un violence en sommeil qui explose par petit bout, que ce soit les flagellation de Donissant ou le meurtre et le suicide de Mouchette. Mais le film est aussi une belle leçon de mise en scène Pialat montre comment filmé une expérience mystique, les éclairage absolument magnifique la caméra qui semble flotter autour des personnages et cette superbe séquence baignée dans une lumière bleuté ou Donnisant est soumis a la tentation et ou il affronte Satan. Un grand film qui mérite amplement sa palme.
Une torture d'1h25. J'ai l'impression d'avoir goûté à l'enfer. Finalement, le film porte bien son nom me direz-vous. En 1h25 j'ai expié tous les péchés que j'ai commis depuis trente ans, et même ceux que je commettrai dans les vingt prochaines années. Le roman de Bernanos est un chef-d'œuvre que je n'ai malheureusement pas encore lu, mais ça ne saurait tarder. Le film en tout cas est un voyage dans la 4e dimension. On sent à chaque instant que c'est l'adaptation d'un roman, tout sonne faux. On s'ennuie à mourir. Si vous voulez sauver votre âme, fuyez ce film ...
Une mise en scène assez classique, S. Bonnaire et G. Depardieu sont vraiment magnifiques. Par contre j'ai pas accroché a cette histoire. C'est un peu mou et le récit n'est pas très clair (mais le livre est pareil y parait !).
Film mi-figue mi-raisin entre un propos intéressant sur les doutes d'un prêtre sur la foi et une réalisation beaucoup plus décevante. Gérard Depardieu et Maurice Pialat sont très justes dans leur rôle de prêtre mais le personnage de Sandrine Bonnaire est plus répulsif. De plus, la plutôt mauvaise mise en scène dessert l'histoire. Reste que la réflexion du prêtre sur sa vocation, ses doutes sur la présence du Bien en ce monde alors que nous sommes dans las années folles qui suivent la Première guerre mondiale, au grès des confessions, il perd ses illusions et voit "Satan prince de ce monde" marquant un "Dieu vaincu". Ainsi, le prêtre sceptique est quasiment l'unique intéret du film.
Il s'agit comme toujours chez Pialat d'une intérogation sur le sens de la vie. Les personnages éprouvent les pires difficultés à se connaître eux mêmes et tentent par tous les moyens de donner un sens, un objectif à leur vie. C'est le cas de Donnissan, qui doutant de la confiance que lui inspire sa paroisse, décide de s'infliger les pires suplices pour se sentir plus proche de dieu. Sa tentation est intéreure. Et même si Satan lui apparaît sous l'apparence d'un maquignon, c'est bien dans sa tête que tout cela se produit. Il ne lui reste qu'à accomplir certains actes (auto-flagellation, déplacement du corps suicidé devant l'autel...) pour se rapprocher de dieu, rester dans la ligne du bien et se retirer des griffes du mal. Délicieusement anticonventionnel. Inéxorablement âpre, sombre. Du grand Pialat.
Savoureux mélange entre une jeune meurtrière culpabilisant et un prêtre doutant de sa foie, cette histoire joue énormément sur les convictions profondes de chacuns des 2 personnages plustôt que sur leurs relations. Chacun tirera l'essentiel de l'autre afin d'avancer au mieux dans ses propres dillèmes.
Je n'ai pas bien compris ce qui choqua tant à la sortie de ce film. Est-ce le message subliminal selon lequel la religion et le sadomasochisme sont étroitement liés ? Est-ce cet autre message selon lequel les intégristes se prennent pour celui dont ils ne sont que de pâles et pauvres copies ? Doit-on également comprendre qu'un "homme d'église" ne peut être que d'église, car sinon il ne serait rien, et a eu accessoirement le bol de trouver cette bonne planque pour échapper à la vraie vie ? Devrions nous être offusqués à l'évocation de la lâcheté patente des petits notables provinciaux ? Ou bien encore, est-ce le fait d'illustrer et témoigner de la pauvreté d'âme des populasses crédules, abusées par la religion, qui fait scandale ? Dans les fait, ma foi, tout cela tombe sous le sens. Bernanos n'a rien inventé. Maurice Pialat met des images et du son sur des évidences. Depardieu touche son confortable cachet. Les lumières et les paysages sont sympas. Tout baigne. Le seul scandale est certainement que les gens puissent encore croire. Mais il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Sous aucun soleil.
Très ennuyeux. C'est le premier mot qui vient a l'esprit quand le générique de fin arrive. Je comprend maintenant le scandale qu'a provoqué ce film en 1987 lorsqu'il recût la palme d'or. En effet Pialat signe une mise en scène très terne, sans grande profondeur, sans aucun génie. C'est seulement les prestations habitées de Gerard Depardieu et Sandrine Bonnaire qui font tenir le spectateur jusqu'au bout. Cette étoile est pour eux.